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  • Cesaria Evora, 2004

    Une telle chanteuse, un tel orchestre, et un concert, parmi tant d’autres, comme un moment de grâce…

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  • Trump met fin au programme de la CIA en Syrie… Qui n’existait pas ?

    Comme chacun le sait, le mouvement de rébellion de la population syrienne, depuis 2011, contre son gouvernement était totalement sincère et spontané, et quiconque ose émettre une hypothèse contraire, par exemple un jeu d’influences étrangères pour casser un État souverain jugé trop proche de l’Iran, et une armée nationale un peu trop forte face à l’ami Israël, est un complotiste négationniste, affilié à la fachosphère.  Bref un traitre à la patrie, car dans la guerre il faut choisir son camp, et le camp de la France c’est ce mouvement totalement sincère et spontané.

    Très bien, sauf que le Washington Post révèle que Trump a décidé de mettre fin au programme de la CIA d’armement et de formation des rebelles syriens qui combattent le régime… La décision date d'un mois, après un entretien avec le patron de la CIA, Mike Pompeo et le conseiller à la Sécurité nationale, le général H.R. McMaster.

    Donc, vu de France, c’est simple : Trump a mis fin à un programme qui n’existait pas, le mouvement de rébellion étant « totalement sincère et spontané »... L’aveuglement de la France à soutenir les positions saoudiennes, pour y vendre des armes, conduit notre diplomatie dans une impasse qui fait rire le monde, mais qui est dramatique.  

    Ce programme de déstabilisation armée d’un régime reconnu par l’ONU, en violation de toutes les règles de droit international, a été décidé et organisé en 2013 par ce grand bandit qu’est Obama. Des milliers de combattants, de la mouvance El Qaida, ont ainsi été formés et armés, et ils vont désormais se trouver en live… disponibles pour tous les coups tordus, et les plus désespérés. Aussi, je ne doute pas un instant que les US vont aussi financer les programmes de « déradicalisation » de ces djihadistes, la surveillance du retour au pays de ces gentils « rebelles modérés », et aussi abonder le fonds d’indemnisation des victimes des attenants à venir en Europe.

    Vraiment, ces US sont nos amis éternels, et rien ne pourra nous séparer !

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    Complicité de crimes de guerre,

    et association de malfaiteurs ayant un but terroriste

  • Le Prince qui aime tenir la main

    Dans une interview au New York Times, Trump parle de son voyage chez les Gaulois, et il se fout ouvertement de notre bon Prince…

    TRUMP: He’s a great guy. Smart. Strong. Loves holding my hand.

    HABERMAN: I’ve noticed.

    TRUMP: People don’t realize he loves holding my hand. And that’s good, as far as that goes. I mean, really. He’s a very good person. And a tough guy, but look, he has to be. I think he is going to be a terrific president of France. But he does love holding my hand.

    Traduction

    TRUMP: C’est un type super. Intelligent. Fort. Il adore tenir ma main

    HABERMAN: J'ai remarqué.

    TRUMP: Les gens ne se rendent pas compte comme il aime tenir ma main. Et c'est bien, si ça ne va pas plus loin.

    Je veux dire vraiment que c'est une très bonne personne. Et un mec dur, mais, c’est ainsi. Je pense qu'il va être un excellent président de la France. Mais il aime prendre ma main.

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  • Notre princesse menacée de trois ans d’emprisonnement ?

    Sous la présidence de mon excellente consœur, bonne gaffeuse par ailleurs, Yaël Braun-Pivet (La République en marche), la Commission des lois a adopté des mesures radicales contre l’emploi de la proche famille par le personnel politique : interdiction totale, pour le conjoint, le partenaire de pacs, le concubin, les parents et les enfants, et en case de manquement, c’est passage direct en correctionnelle avec à la clé trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.

    La première chose qui m’a rassuré, c’est cette maîtrise du législateur pour encourager l’illégalité, si ce n’est l’immoralité : un politique peut embaucher sa maîtresse ou son amant, mais ni son épouse, ni son époux. Donc si tu entretiens une relation cachée car contraire à la loi, tu peux encore embaucher ta petite chérie, ce sera parfaitement légal. Ouf ! Les parlementaires sont rassurés.

    La seconde chose qui m’a inquiété, et beaucoup, c’est le sort de notre princesse, qui est la collaboratrice de notre bon et juste prince, mais qui est aussi son épouse, ce qui va lui valoir trois ans de prison… Que faire, alors que son rôle est manifestement indispensable au bon fonctionnement des institutions de la République ?

    La première solution serait de divorcer, mais il faudrait aussi ne plus cohabiter, car le concubin est également visé par la loi. Il faudrait donc redevenir aux amours clandestins, mais est-ce compatible avec le bon fonctionnement des institutions de la République ?

    Aussi, la seconde solution a été de créer un statut spécial pour la princesse, pour que, de tout le monde politique, elle soit la seule à pouvoir être collaboratrice de son mari. Le statut discriminatoire a pour mérite de souligner que nous ne sommes pas de la même classe. De plus, on va lui attribuer budget, ce qui est une première dans l’histoire du pays, et va permettre de mettre fin à cette hypocrisie sur l’égalité des êtres humains, qui a fait tant de mal à notre société.

    macronie, inégalité

  • L’histoire du prince qui rêvait de devenir un chef

    Le Général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, publie régulièrement des lettres aux jeunes soldats. Je vous propose cette excellente lettre du 14 juillet 2017, intitulée « Confiance ».

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    Confiance

    Mon cher camarade,

    « Confiance, confiance encore, confiance toujours ! ». C’est par ces mots que le général Delestraint conclut ses adieux à ses compagnons d’armes, au mois de juillet 1940, à Caylus. Alors même que la défaite est actée, son discours est une exhortation ferme à rejeter toute « mentalité de chien battu ou d’esclave ».

    Quelques mois plus tard, conformant ses actes à ses paroles, il prend la tête de l’Armée secrète. Arrêté, torturé puis déporté, il meurt au camp de Dachau, le 19 avril 1945, moins de trois semaines avant la victoire, dont il a été l’un des artisans les plus actifs.

    Ce qui m’a toujours frappé dans cette recommandation du général Delestraint, c’est d’abord ce qu’il ne dit pas. Il ne dit ni « en qui », ni « en quoi » avoir confiance. A ses yeux, le plus important est, avant tout, cet état d’esprit singulier – cet « optimisme de volonté » - qui choisit de voir la plus infime parcelle de lumière au cœur des ténèbres les plus noires.

    La confiance, c’est le refus de la résignation. C’est le contraire du fatalisme, l’antithèse du défaitisme. Et, en même temps, il y a dans la confiance une forme d’abandon. Agir sans s’abandonner, c’est faire preuve d’orgueil. S’abandonner sans agir, c’est se laisser aller.

    Choisissons, donc, d’agir comme si tout dépendait de nous, mais sachons reconnaître que tel n’est pas le cas. Autrement dit, si toute notre foi, tout notre engagement et notre détermination sont nécessaires, ils sont à jamais insuffisants pour envisager la victoire. La vraie confiance réconcilie confiance en soi et confiance en l’autre.

    La confiance en soi, d’abord. Vertu essentielle qui se construit dès l’enfance. Vertu qui naît des obstacles surmontés. C’est le cas dans les stages d’aguerrissement, que certains d’entre vous ont vécus. Ils vous révèlent vos capacités réelles qui dépassent, de beaucoup, ce que vous auriez pu imaginer. La confiance en soi est un moteur. Elle libère les énergies et encourage à l’action. Les fausses excuses tombent. Tout ce dont je suis capable devient possible !

    La confiance dans l’autre, ensuite. Celle par laquelle je reconnais que je ne peux pas tout ; que le salut passe autant par mon camarade, mon chef, mon subordonné que par moi-même. Par cette confiance, je m’assume dépendant. Cette reconnaissance est le ciment de nos armées. La confiance mutuelle fait notre unité, en même temps que notre assurance. C’est elle qui fait dire au capitaine de Borelli, considérant ses légionnaires : « Par où pourrions-nous bien ne pas pouvoir passer ? ».

    La confiance dans le subordonné est, particulièrement, féconde. On a pris l’habitude de lui donner un nom savant : la subsidiarité ; mais ça ne change rien. Comme chef d’état-major des armées, je mesure chaque jour davantage à quel point je suis dépendant de l’action de chacune et de chacun d’entre vous. Seul, je ne peux rien. Ensemble, rien n’est impossible !

    Je terminerai par une recommandation. Parce que la confiance expose, il faut de la lucidité. Méfiez-vous de la confiance aveugle ; qu’on vous l’accorde ou que vous l’accordiez. Elle est marquée du sceau de la facilité. Parce que tout le monde a ses insuffisances, personne ne mérite d’être aveuglément suivi. La confiance est une vertu vivante. Elle a besoin de gages. Elle doit être nourrie jour après jour, pour faire naître l’obéissance active, là où l’adhésion l’emporte sur la contrainte.

    Une fois n'est pas coutume, je réserve le sujet de ma prochaine lettre.

    Fraternellement,

    Général d’armée Pierre de Villiers

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