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  • Excellente mesure gouvernementale : Soins de santé gratuits pour tous les réfugiés

    Le gouvernement vient d'annoncer le rétablissement d'un programme de soins de santé gratuits pour tous les réfugiés et demandeurs d'asile, qui avait été démantelé par l'équipe au pouvoir en 2012. Ce programme couvre les soins hospitaliers et médicaux, les médicaments sur ordonnance, ainsi que les soins de la vue et les soins dentaires. Le gouvernement va également prendre en charge les examens médicaux et les vaccins pour tous les réfugiés accueillis.

    Une sacrée bonne nouvelle… qui nous vient d’Ottawa !

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    L’ancien gouvernement, conservateur, avait en 2012 instauré un système de privation de soins par des coupes budgétaires, qui visait surtout à stigmatiser les réfugiés. Le 4 juillet 2014, la Cour fédérale avait rendu un magnifique arrêt de 300 pages, décryptant le système et démontrant ce que devenait la vie des personnes concernées, pour conclure que ce plan constituait un traitement «cruel et inusité», au sens de la Charte canadienne des droits et libertés, pour les réfugiés et leurs enfants, et mettait des vies en danger.

    Le gouvernement avait fait appel, mais le nouveau gouvernement de Justin Trudeau a renoncé à cet appel, et a mis en place ce plan de soins, complets et gratuits.

    John McCallum, le ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté confirme : «Cette réforme garantira que tous les réfugiés et demandeurs d'asile puissent bénéficier de services en fonction de leurs besoins en matière de santé». Dans un premier temps, le plan est à la charge de l’Etat fédéral, mais le relais est pris ensuite par le régime d'assurance maladie des provinces.  

    Sur le plan humain, c’est tellement évident qu’il n’y a rien de plus à dire… Sur le plan économique, cette dépense immédiate permet la prise en charge médicale le plus tôt possible, au stade de la prévention ou dès les premiers signes, ce qui évite l’aggravation des pathologies avec des hospitalisations et des soins à long terme, ce qui limite donc globalement les dépenses.

    Ecoutons Jane Philpott, la ministre de la Santé : « Le rétablissement du Programme fédéral de santé intérimaire est une bonne nouvelle tant sur le plan de la santé publique que sur celui de l'économie. Il s'agit de la bonne chose à faire. Je suis aussi heureuse du fait que, en 2017, le gouvernement commencera à assumer les coûts liés à certains services offerts aux réfugiés réinstallés avant leur départ pour le Canada. L'existence d'un programme solide de soins de santé aux réfugiés permettra d'améliorer les résultats en matière de santé, de protéger la santé publique pour tous les Canadiens et d'aider les gouvernements provinciaux et territoriaux à réduire les coûts à plus long terme liés aux soins de santé. »

    Humain et économique : tout simplement,… tout simplement canadien !

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  • Sarko et Copé : Ça plane pour les irresponsables

    Hier soir, toute la presse était encore sur sa lancée, qui avait illuminé sa journée : Sarko plongeant dans l’affaire Bygmalion. Très bien, sauf que c’est faux : Sarko reste étranger aux manips qui ont permis à Bygmalion de détourner 18 millions €, pour le profit de Sarko.

    Oki. En attendant, regardez ces nullards : Copé était le président de l’UMP, et il est mis hors de cause ; Sarko a été le seul bénéficiaire de ces fonds, et il est mis hors de cause. La vie est belle pour les irresponsables,… mais qu’ils ne nous demandent pas de leur faire confiance.

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    Une affaire de financement politique

    Dans cette affaire de financement politique, il y a deux volets bien distincts.

    Pour toutes les campagnes électorales, la loi a mis en place un système qui repose sur deux principes : le montant des dépenses est limité en fonction d’un plafond, et le candidat qui obtient un score raisonnable, en général plus de 5 %, obtient un large remboursement d’environ 50% de ses dépenses. Pour la présidentielle de 2012, et avec les deux tours, Sarko et Hollande ne devait pas dépasser 22 millions €.

    Sarko disposait déjà de moyens importants, par le brassage politique qu’il effectuait en qualité de Président : c’est le jeu. Mais il y a eu aussi la « vraie » campagne, donc 22 millions maximum. Sauf que Sarko a dépensé beaucoup plus, en ajoutant 18 millions. Donc une campagne à 40 millions, déloyale à l’égard de son concurrent qui restait aux 22 millions.

    Pour planquer cette somme, les prestations étaient effectuées par la société Bygmalion, des copains de Copé, et tout ce qui dépassait les 22 millions a été facturé à l’UMP. Ceci est parfaitement établi. Ceux qui avaient les mains dans le cambouis - treize anciens responsables de l'UMP, tous mis en examen – ont confirmé les chiffres, qui résultent des factures.

    Et là, vient le miracle de l’irresponsabilité

    Je pensais que dans une société digne, ceux qui ont dirigé ou qui ont profité, assumaient à la place de ceux qui ont cru devoir rendre service. A l’UMP/Les Rep’, c’est l’inverse : les boss sont inatteignables, et ce sont les tricards qui dérouillent. Joli.

    Copé veut être président de la République. Certes. Mais il explique que quand il était le patron de l’UMP, ses plus proches collaborateurs l’ont enfumé, en lui faisant passer sous le nez 18 millions d’euros en quelques mois, et que lui-même ne s’est pas rendu compte que la campagne de Sarkozy doublait son budget. Le mec ne sera pas poursuivi, mais franchement, comment faire confiance à une nullité pareille ? Soit le mec n’a rien vu et c’est une tanche ; soit il a vu et il se planque, et c’est une ficelle. En toute hypothèse, on ne peut voter ni pour une tanche, ni pour une ficelle.

    Idem pour Sarko

    On ne sait pas ce qu’il y a dans le dossier, donc prudence, mais on se nourrit des déclarations de notre ami François Molins, procureur de la République de Paris, que l’on a parfois connu plus expansif (…). Hier, c’était service minimum, avec ce communiqué :

    « Nicolas Sarkozy était convoqué ce jour devant le magistrat instructeur premier saisi du dossier dit "Bygmalion-compte de campagne" et a, à l’issue de son interrogatoire de première comparution, été mis en examen du chef de « financement illégal de campagne électorale pour avoir, en qualité de candidat, dépassé le plafond légal de dépenses électorales (article 113-1 3/ du code électoral). Il a par ailleurs été placé sous le statut de témoin assisté des chefs d’usage de faux, escroquerie et abus de confiance ».

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    On décrypte ?

    Témoin assisté, c’est le minimum syndical des droits de la défense. Dès lors qu’une personne est nommément visée par un réquisitoire et qu’elle n'est pas mise en examen, elle ne peut être entendue que comme témoin assisté. On passe à autre chose avec la mise en examen, qui relève du sérieux : le juge d'instruction met en examen les personnes « à l'encontre desquelles il existe des indices graves ou concordants rendant vraisemblable qu'elles aient pu participer, comme auteur ou comme complice, à la commission des infractions dont il est saisi ».

    Donc :

    - il n’existe pas d’indices graves ou concordants rendant vraisemblable que Sarko a pu participer, comme auteur ou comme complice, aux magouilles de Bygmalion ;

    - il existe des indices graves ou concordants rendant vraisemblable que Sarko a déclaré un compte de campagne qui explosait le seuil autorisé.

    En résumé

    Pour financer la campagne de Sarko en perte de vitesse, il a fallu doubler le budget autorisé. Donc tu dépenses deux fois ta paye, et quand le banquier t’appelle pour dire que tu as explosé ton découvert, tu dis que tu n’es pas au courant.

    Tant mieux pour ces deux irresponsables candidats à la présidence de la République, qui échappent à la répression pénale, ces angelots innocents, qui vont laisser leurs subordonnés patauger devant le tribunal correctionnel. Tant mieux, mais des planqués comme ça qui viennent ensuite donner des leçons...

    Sarko quand même mis en examen…

    Sarko se trouve mis en examen, donc avec « des indices graves ou concordants rendant vraisemblable qu'il a pu participer, comme auteur ou comme complice, à la commission d’une infraction », à savoir celle prévue par le troisième alinéa de l’article L. 113-1 du code électoral :

    « I.- Sera puni d'une amende de 3 750 euros et d'un emprisonnement d'un an, ou de l'une de ces deux peines seulement, tout candidat en cas de scrutin uninominal ou binominal, ou tout candidat tête de liste en cas de scrutin de liste, qui :

    « 3° Aura dépassé le plafond des dépenses électorales fixé en application de l'article L. 52-11 ».

    Cette infraction sanctionne un fait : le signataire du compte de campagne a dépassé le plafond des dépenses électorales. Il y a  violation de la loi, donc le financement est illégal, mais cela ne veut pas dire que ce financement était frauduleux.

    La mise en examen prononcée par le juge d'instruction Serge Tournaire ne légitime aucune implication de Sarko dans le système des fausses factures Bygmalion. On reste à la théorie du demeuré crédule : il a signé un compte de campagne qui explosait le plafond, mais il ne se doutait pas un instant que c’est l’UMP qui payait la différence.

    Une infraction purement formelle ?

    Ayant évité la mise en examen pour le volet Bygmalion, mon excellent confrère Herzog avait hier soir d’excellentes raisons de vouloir pousser son avantage en expliquant que le Conseil constitutionnel s’était déjà prononcé sur ce dépassement de campagne, pour se contenter de rejeter le compte de campagne et faire payer une pénalité. Sous-entendu, on va régler ça en cinq minutes, car la sanction a  déjà été prononcée, et l’irresponsable Sarkozy pourra se présenter aux primaires comme l’irresponsable Copé.

    Mais là, l’ami Herzog va un peu vite en besogne.

    Le Conseil constitutionnel s’est prononcé par une décision n° 2013-156 du 4 juillet 2013, qui laisse entier le jeu du pénal. Les procédures comptable et pénale ont des objets différents, la preuve étant que la loi a prévu d’un côté une sanction financière par la Commission des comptes, contrôlée par le Conseil constitutionnel, et de l’autre côté, l’infraction pénale de l’article L. 113-1, 3°.

    De plus, le Conseil constitutionnel avait été saisi d’un recours formé contre la décision de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques qui, le 19 décembre 2012, avait rejeté le compte de campagne de Sarko. Mais à l’époque on ignorait tout de l’affaire Bygmalion, et des 18,5 millions d’euros de dépassement Sarkozy. Le compte avait été rejeté pour un excès de dépenses électorales de 466.118 euros, soit 2,1%, le plafond autorisé.

    Alors, cette mise en examen est à la fois minimaliste et maximaliste. Elle est minimaliste, car l’infraction consistant à avoir dépassé le compte de campagne n’a rien à voir avec l’implication dans des manœuvres frauduleuses pour détourner de l’argent. Dans le même temps, elle est maximaliste, car il sera bien difficile à Sarko d’expliquer qu’il n’a pas «dépassé le plafond des dépenses électorales ».  

    Donc, à prévoir un passage devant le tribunal correctionnel pour notre ami Nicolas, ce qui sera un grand moment d’émotion, Sarko expliquant « je ne savais pas » devant toute l’équipe qui s’est décarcassée pour trouver l’argent indispensable à sa splendide campagne… Et ce mec veut redevenir président de la République…

    Alors Sarko, tu assumes ou tu te planques ?

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  • COP21 : Ségolène et Jean-Louis collent Fafa au tapis

    Et voici mon génial Fafa qui commence sa fonction de président du Conseil constitutionnel par une splendide humiliation. Il renonce à cumuler cette fonction avec la présidence de la COP 21, en gardant un bureau au Quai d’Orsay et tout ce qui va avec. Une bataille perdue, mais pas la guerre.

    Pour ceux qui ne connaissent pas trop les affaires du Parti socialiste, il faut rappeler en quelques mots le souverain mépris de Fafa à l’égard de Hollande. Il était Premier ministre en 1984 alors que Hollande était encore simple conseiller de Mitterrand, et Fafa s’est tracassé pendant des années à constituer son courant dans le Parti pour lui assurer son pouvoir, alors que Hollande n’a jamais su le faire, ce qui reste la première cause de sa fragilité.

    Lorsque, pour 2012, Hollande avait déclaré sa candidature alors que DSK était en tête des sondages, Fafa avait décrit la situation comme les éléphants du Parti socialiste découvrant une fraise des bois… Trop sympa.  

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    Les attraits du pouvoir étant si doux, Fafa - perdant de la primaire - s’était rangé derrière Hollande, qui reconnaissant, l’a nommé sinistre des Affaires étrangères.

    Très vite, Le Drian a préempté l’Afrique, le vrai secteur d’influence de la France, et Fafa a dû chercher à s’illustrer sur le reste. Il s’est ridiculisé sur la question iranienne, puis sur la question syrienne,… mais il restait la COP21. Comme le précédent épisode, à Copenhague, avait été un échec, Fafa s’est donné les moyens de la réussite médiatique : un accord rédigé au conditionnel, et dénué de procédé de sanction. Du bidon, déjà remis en cause par la justice des Etats-Unis (Amérique du Nord, territoire indien occupé).

    Au final, tout ceci est secondaire : simplement, Fafa a vu l’opportunité d’être nommé Prix Nobel de la Paix, et ça, ça le branche. D’où sa désinvolture ces derniers jours.

    Il n’a pas attendu que le président de la République prononce la dissolution du gouvernement, utilisant sa méthode bien connue de quitter la réunion avant la fin pour faire les annonces lui-même à la presse. Donc, il n’est plus ministre, il va être nommé président du Conseil constitutionnel par « fraise des bois », et il reste président de la COP21 avec un bureau au Quai d’Orsay.

    Le minable Ayrault, amputé d’une fonction importante, n’a rien dit car il n’a rien à dire, comme d’hab’.

    Ségolène Royal était fumace, car elle a négocié avec Monsieur Ex pour voir les compétences du ministère de l'Environnement élargies aux « Relations internationales sur le climat ».

    Jean-Louis Debré, l'actuel président du Conseil Constitutionnel, a dû lui aussi faire comprendre que ce mélange des fonctions juridictionnelles et exécutives était impossible.

    Hier, Fafa a écrit à « fraise des bois » pour dire qu’il renonçait à la fonction de président de la COP21, alors que « fraise des bois » n’avait jamais songé lui laisser. L'autorité du Conseil constitutionnel n'en ressort pas renforcée, mais s'il faut s’arrêter à ce genre de détails...

    Pour autant, ne croyez pas que le match en restera là. Fafa garde les clés des grands réseaux qui vont se charger de le sponsoriser pour le Prix Nobel.

    - Ségolène a gagné.

    - Mouais...

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  • 2017 sans Sarko, sans Hollande et avec Le Pen dans les choux : Les paris sont ouverts !

    Voici une solide concurrence pour le PMU avec la course des canassons pour la présidentielle de 2017. Juppé a peut-être un petit plus s’agissant de la méthode, mais sur le fond, tous partagent les mêmes objectifs politiques – ceux qui permettent de faire les malins à Davos – aussi, c’est avec la plus grande décontraction que nous allons suivre la course.

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    Le plus simple, c’est la mère Le Pen. Aux élections locales, elle a fait un joli pourcentage parce qu’il y avait une abstention de 50 %. Malgré la faiblesse des adversaires, le vote protestataire qui la porte n’a permis d’obtenir aucune victoire significative. Les présidentielles vont montrer un net recul, ce d’autant plus que le programme du FN reste aussi arriéré qu’hallucinant. Qui veut sortir de l’euro ? À quoi ressembleront nos retraites et nos rémunérations lorsque, bien planqués dans nos frontières, nous aurons retrouvé le franc ?... Le vote Le Pen, c’est du vent dans une baudruche, mais quand on arrête de souffler, il ne reste qu’une image fripée.

    Hollande y croit encore, mais de moins en moins. Ce type connaît la politique par cœur, et vu la place qu’il occupe, il centralise maintes informations. Changer nettement de gouvernement aurait pu être l’occasion de relancer la donne politique, cherchant à se placer sur un courant ascendant. Mais il a choisi une autre solution, de renforcer la maison en interne par de petits accords, ce qui vise surtout à éviter un effondrement en fin de mandat. De fait, il faut être réaliste… Hollande est en échec de partout. Il a lié une nouvelle candidature à l’inversion de la courbe du chômage, qui malgré un invraisemblable plan de formation, est loin d’être acquise. La croissance est en berne, et la dette s’accroît. Sa politique étrangère a conduit à l’importation du terrorisme. La société est morcelée, en pleine déprime. Il lui restait l’espoir de l’union nationale contre le terrorisme, mais il est en train de se gaufrer lamentablement sur sa question de la déchéance de nationalité. Et il va se gaufrer tout autant avec que son référendum impossible sur Notre-Dame des Landes. Hollande reste aux aguets, prêt à tout pour une victoire qui se jouera 0,1 %. Depuis son élection, c’est de recul en recul, d’échec en échec. Il n’échappera pas à d’autres candidatures à gauche, qui minent son premier tour. Faut-il ajouter à tous ces échecs une élimination lors du premier tour de la présidentielle ?

    Et notre Sarko ! Il est dans une bien mauvaise phase. La semaine dernière, il a vu le groupe parlementaire contester son autorité à propos de la déchéance de nationalité. Juppé collectionne les excellents sondages, avec un écart de plus de 10 points qui, dans notre monde médiatique, commence à ressembler à un décrochage. Hier, c’était le Conseil national de Les Républicains, censé être l’occasion de la sacralisation du pouvoir de Sarko. Pour la présidence, son candidat Luc Chatel a été élu avec un petit score de 55 %. L’influent Raffarin a expliqué qu’il allait faire campagne avec Juppé, plus sérieux. Lorsque Sarko a commencé son grand discours, la moitié de la salle s’est vidée… Et alors que Sarko était programmé sur TF1 à 20 heures, Copé s’est fait inviter sur France 2 à 20 heures pour annoncer sa candidature aux primaires, sur une posture bien à droite qui va prendre quelques points de pourcentage à Sarko. Copé affirmant, la main sur le cœur, qu’il ne se serait jamais présenté candidat s’il avait été mis en examen dans l’affaire Bygmalion, qui est l’affaire du financement de la campagne de Sarkozy 2012, et pour laquelle Sarkozy avait obligé Copé à la démission. Lequel Sarkozy est mis en examen pour corruption dans l’affaire Tapie… Sarkozy comptait imposer sa loi en interne en distribuant les investitures législatives avant les primaires, mais les candidats aux primaires refusent cette grosse combine, et Sarko, sans majorité, va devoir se plier. Oui, sale temps pour Sarko.

    Comme il n’y a aucune différence dans les programmes, et que tout se joue sur des positionnements médiatiques ou des combines d’appareil, le PMU des présidentielles va nous réserver quelques surprises. Mais ce soir, l’hypothèse de présidentielles sans Hollande, sans Sarko et avec que Marine Le Pen dans les choux est une piste sérieuse.

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  • Festival Joe Pass

    Comme c’est bientôt le printemps (…), voici le premier festival de jazz de l’année, avec comme invité ressuscité l’excellent Joe Pass, ce virtuose qui jouait de la guitare comme d’un piano, avec un swing tout en douceur et un son qui va vous arracher des larmes, de joie bien sûr. Joe Pass fait partie des musiciens qui ont fabriqué le jazz de New York. Il a vécu, bien vécu dans la grande ville du jazz, avant de s’accrocher à la drogue et à ses travers, avec à la clé dix ans de prison et de centre de réhab. Aussi, désolé pour les pisse-froids sécuritaires, mais vous êtes invitées et invités à admirer un repris de justice, avec un casier noir comme un corbeau. Vive la vie pour qui sait tourner les pages.

    D'abord, pour nos amis guitaristes, voici une petite leçon sur le blues qui nourrit le jazz : « The Blue Side of Jazz ». Merci Joe !

    On démarre en 1975, à Hanovre, avec Joe seul sur scène, avant d’être rejoint par Ella Fitzgerald. Un enchantement qui annonçait le disque Again. Prenez le temps et dégustez, cette musique va avec toutes sortes de boissons… Testé et garanti par le service qualité du blog.

    On se retrouve en 1989, en trio avec Bob Magnusson à la basse et Jim Plank à la batterie. Ca swingue, et les notes déferlent… Un immense bonheur.  

    On enchaine avec ce grand concert solo, en 1991, qui s’ouvre avec un des titres fétiches de Joe, All The Things You Are. Quelle inventivité, quelle musicalité dans ce jeu intime. Si vous découvrez le jazz, voici le chemin pour une plongée expresse : collez-vous à 20:40 pour Beautifull Love, c’est du cristal de jazz.

    Pour clore ce festival, voici le Joe de la plénitude, au JazzBaltica 1992, avec à la contrebasse de son complice NHOP. On retrouve Beautifull Love à 9:30.

    Notre ami Dieu a appelé Joe deux ans plus tard, ce qui n’était pas très sympa car on aurait bien continué l’aventure sur cette basse terre. Mais bon, restons cool : là-bas, Joe a retrouvé Django, et depuis tous deux jouent au paradis… Tout le monde doit se régaler !

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