Avertir le modérateur

- Page 3

  • Notre princesse menacée de trois ans d’emprisonnement ?

    Sous la présidence de mon excellente consœur, bonne gaffeuse par ailleurs, Yaël Braun-Pivet (La République en marche), la Commission des lois a adopté des mesures radicales contre l’emploi de la proche famille par le personnel politique : interdiction totale, pour le conjoint, le partenaire de pacs, le concubin, les parents et les enfants, et en case de manquement, c’est passage direct en correctionnelle avec à la clé trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.

    La première chose qui m’a rassuré, c’est cette maîtrise du législateur pour encourager l’illégalité, si ce n’est l’immoralité : un politique peut embaucher sa maîtresse ou son amant, mais ni son épouse, ni son époux. Donc si tu entretiens une relation cachée car contraire à la loi, tu peux encore embaucher ta petite chérie, ce sera parfaitement légal. Ouf ! Les parlementaires sont rassurés.

    La seconde chose qui m’a inquiété, et beaucoup, c’est le sort de notre princesse, qui est la collaboratrice de notre bon et juste prince, mais qui est aussi son épouse, ce qui va lui valoir trois ans de prison… Que faire, alors que son rôle est manifestement indispensable au bon fonctionnement des institutions de la République ?

    La première solution serait de divorcer, mais il faudrait aussi ne plus cohabiter, car le concubin est également visé par la loi. Il faudrait donc redevenir aux amours clandestins, mais est-ce compatible avec le bon fonctionnement des institutions de la République ?

    Aussi, la seconde solution a été de créer un statut spécial pour la princesse, pour que, de tout le monde politique, elle soit la seule à pouvoir être collaboratrice de son mari. Le statut discriminatoire a pour mérite de souligner que nous ne sommes pas de la même classe. De plus, on va lui attribuer budget, ce qui est une première dans l’histoire du pays, et va permettre de mettre fin à cette hypocrisie sur l’égalité des êtres humains, qui a fait tant de mal à notre société.

    macronie, inégalité

  • L’histoire du prince qui rêvait de devenir un chef

    Le Général Pierre de Villiers, chef d’état-major des armées, publie régulièrement des lettres aux jeunes soldats. Je vous propose cette excellente lettre du 14 juillet 2017, intitulée « Confiance ».

    0211612326671_web.jpg

    Confiance

    Mon cher camarade,

    « Confiance, confiance encore, confiance toujours ! ». C’est par ces mots que le général Delestraint conclut ses adieux à ses compagnons d’armes, au mois de juillet 1940, à Caylus. Alors même que la défaite est actée, son discours est une exhortation ferme à rejeter toute « mentalité de chien battu ou d’esclave ».

    Quelques mois plus tard, conformant ses actes à ses paroles, il prend la tête de l’Armée secrète. Arrêté, torturé puis déporté, il meurt au camp de Dachau, le 19 avril 1945, moins de trois semaines avant la victoire, dont il a été l’un des artisans les plus actifs.

    Ce qui m’a toujours frappé dans cette recommandation du général Delestraint, c’est d’abord ce qu’il ne dit pas. Il ne dit ni « en qui », ni « en quoi » avoir confiance. A ses yeux, le plus important est, avant tout, cet état d’esprit singulier – cet « optimisme de volonté » - qui choisit de voir la plus infime parcelle de lumière au cœur des ténèbres les plus noires.

    La confiance, c’est le refus de la résignation. C’est le contraire du fatalisme, l’antithèse du défaitisme. Et, en même temps, il y a dans la confiance une forme d’abandon. Agir sans s’abandonner, c’est faire preuve d’orgueil. S’abandonner sans agir, c’est se laisser aller.

    Choisissons, donc, d’agir comme si tout dépendait de nous, mais sachons reconnaître que tel n’est pas le cas. Autrement dit, si toute notre foi, tout notre engagement et notre détermination sont nécessaires, ils sont à jamais insuffisants pour envisager la victoire. La vraie confiance réconcilie confiance en soi et confiance en l’autre.

    La confiance en soi, d’abord. Vertu essentielle qui se construit dès l’enfance. Vertu qui naît des obstacles surmontés. C’est le cas dans les stages d’aguerrissement, que certains d’entre vous ont vécus. Ils vous révèlent vos capacités réelles qui dépassent, de beaucoup, ce que vous auriez pu imaginer. La confiance en soi est un moteur. Elle libère les énergies et encourage à l’action. Les fausses excuses tombent. Tout ce dont je suis capable devient possible !

    La confiance dans l’autre, ensuite. Celle par laquelle je reconnais que je ne peux pas tout ; que le salut passe autant par mon camarade, mon chef, mon subordonné que par moi-même. Par cette confiance, je m’assume dépendant. Cette reconnaissance est le ciment de nos armées. La confiance mutuelle fait notre unité, en même temps que notre assurance. C’est elle qui fait dire au capitaine de Borelli, considérant ses légionnaires : « Par où pourrions-nous bien ne pas pouvoir passer ? ».

    La confiance dans le subordonné est, particulièrement, féconde. On a pris l’habitude de lui donner un nom savant : la subsidiarité ; mais ça ne change rien. Comme chef d’état-major des armées, je mesure chaque jour davantage à quel point je suis dépendant de l’action de chacune et de chacun d’entre vous. Seul, je ne peux rien. Ensemble, rien n’est impossible !

    Je terminerai par une recommandation. Parce que la confiance expose, il faut de la lucidité. Méfiez-vous de la confiance aveugle ; qu’on vous l’accorde ou que vous l’accordiez. Elle est marquée du sceau de la facilité. Parce que tout le monde a ses insuffisances, personne ne mérite d’être aveuglément suivi. La confiance est une vertu vivante. Elle a besoin de gages. Elle doit être nourrie jour après jour, pour faire naître l’obéissance active, là où l’adhésion l’emporte sur la contrainte.

    Une fois n'est pas coutume, je réserve le sujet de ma prochaine lettre.

    Fraternellement,

    Général d’armée Pierre de Villiers

  • Des photos de victimes

    Le débat n’est pas si simple, car même quand la victime est identifiable, et qu’elle peut apparaitre dans une situation très dégradante, la publication de la photographie reste une information, et la question réelle est de savoir si cette intrusion dans la vie privée est légitimée par l’intérêt de l’information. Complexe ? C’est un débat ô combien fréquent, en rappelant que l’information doit être protégée même quand elle heurte, choque ou inquiète, tout dépendant du message qui est porté.

    L’exemple le plus célèbre est la photo de Kim Phucla jeune vietnamienne de 9 ans, qui venait de subir, le 8 juin 1972, le bombardement au napalm de son village de Trang Bang par l’armée fantoche « sud-vietnamienne », en réalité US. La photo est terrible : l’enfant est nue et hurle se souffrance, grièvement brulée, le napalm ayant ravagé les tiers de sa peau, et la peur de la mort a envahi son visage. Cette photo est une atteinte à sa vie privée et à sa dignité, mais elle reste légitime car la photo de cette infinie violence disait beaucoup, et elle a été le début d’un basculement de l’opinion.

    Je reproduis ci-dessous deux photos qui portent atteinte à la vie privée et à la dignité de très jeunes enfants, parfaitement reconnaissables, deux photos publiées par Damien Carême, le maire de Grande-Synthe. Il s’agit de très jeunes enfants de migrants, vivant dans le bois du Puythouck, avec des conditions qu’on refuserait à des animaux. Damien Carême entend ainsi dénoncer les effets de la politique du pouvoir actuel qui s’oppose à tout procédé d’installation à Grande-Synthe, et a donné ordre de détruire les baraquements existants.

    Selon l’article 3.1 de la Convention de New-York du 26 janvier 1990 relative aux droits de l'enfant, ratifiée par la France, « dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu’elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale ». Visant les articles 3-1 et 12-2 de cette Convention, la Cour de cassation juge de manière constante que « dans toutes les décisions qui concernent les enfants, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale (Cass. Civ. 1ere, 18 mai 2005, n° 02-20613, publié).

    Donc, une question, avec réponse au choix :

    1/ la France doit respecter ses engagements internationaux, surtout s’agissant des droits des enfants ;

    2/ la lutte contre les migrants étant une priorité nationale, tous les coups sont permis, même contre les enfants.

    Lire la suite

  • Incroyable : Le gouvernement va devoir appliquer le droit européen de l’environnement !

    Spéciale dédicace à mes amies et amis qui veulent rejeter l’Union européenne en bloc comme étant celle du grand capital.

    C’est l'histoire d'une belle victoire de la très sérieuse association écologiste, des vrais - Les Amis de la Terre - qui vient de faire condamner le gouvernement français à respecter le droit européen de l’environnement. Un truc qui compte un peu, c’est quand même notre santé qui est en cause

    Le cadre juridique européen

    Le cadre juridique, c’est la directive n° 2008/50/CE du 21 mai 2008 concernant la qualité de l’air ambiant, qui fait obligation aux États membres de surveiller la qualité de l’air ambiant sur leur territoire. L’article 13 fixe des valeurs limites de concentration de polluants, notamment de dioxyde d’azote et de particules fines PM10, le tout étant détaillé à son annexe XI.

    - De la paperasse technocratique qui mine la souveraineté !

    - Du calme Papy, et prends tes gouttes.

    La France a transposé cette directive à l’article L. 221-1 du code de l’environnement, les valeurs limites étant explicitées à l’article R. 221-1 de ce code.

    Le nécessaire devait être fait dans les deux ans, soit fin 2010, selon l’article 23 de la directive, et les articles L. 222-4 et L. 222-5 du code.

    Le gouvernement a mis en place des « plans de protection de l’atmosphère », qui en fait ne sont restés que des usines à gaz.

    Chez nos amis british, c’était pas mieux, et dans un arrêt du 19 novembre 2014, ClientEarth C-404/13, la Cour de justice de l’Union européenne s’est un peu fâchée, en expliquant que la directive fixe une obligation de résultat et que le fait d’établir un plan n’a aucun intérêt, le seul impératif étant de respecter les valeurs limites de concentration de polluants dans l’atmosphère.

    La procédure des Amis de la Terre (et de l’air)

    L’association a d’abord fait un constat, à savoir le dépassement persistant des valeurs limites de concentration en particules fines et en dioxyde d’azote dans plusieurs zones du territoire national au cours des trois années. Donc, l’impératif n’a pas été respecté.  

    Elle a alors, le 25 juin 2015, demandé au Premier Sinistre et aux Sinistres chargés de l’environnement et de la santé de prendre les mesures nécessaires pour ramener les concentrations en particules fines et en dioxyde d’azote à l’intérieur des valeurs limites impératives, définies par à l’annexe XI de la directive 2008/50/CE et à l’article R. 221-1 du code de l’environnement.

    Réponse : « Mauvaise pioche: tout va très bien, notre politique est géniale ».  

    L’association a alors saisi le Conseil d’État pour annuler ce rejet, et demander qu’il soit fait d’injonction au gouvernement d’agir pour respecter le droit européen.

    Et le Conseil d’État… a appliqué le droit.

    Les « plans de protection de l’atmosphère » n’ont pas permis le respect des valeurs limites, et il faut donc prendre de nouvelles mesures. Et comme le Premier Sinistre et le Sinistre de l’environnement se sont montrés réfractaires au droit, le Conseil d’État leur colle une injonction de faire le nécessaire avant le 31 mars 2018.

    Bien joué, car cette affaire commençait à nous pomper l’air.

    maxresdefault (2).jpg

  • Gérard Depardieu parle de l’Algérie

    Tiens, une bonne interview de quelqu’un qui a des choses à dire, à sa manière, entier et sincère, et avec le lot de conneries inévitables s'agissant de Depardieu, et qui parle bien de la si belle Algérie. 

    o-ALGER-LA-NUIT-900.jpg

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu