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affaires criminelles - Page 2

  • Trop fort : Le blog était à Notre Dame

    Pour reposer mes pauvres oreilles qui se fatiguent à entendre trop de sonneries, je suis allé faire un tour Notre-Dame de Paris, pour l’homélie d’André Vingt-Trois, lors de la cérémonie hommage au Père Jacques Hamel. C’était pas mal : « On ne construit pas l’union de l’humanité en chassant les boucs-émissaires. On ne contribue pas à la cohésion de la société et à la vitalité du lien social en développant un univers virtuel de polémiques et de violences verbales. Insensiblement, mais réellement cette violence virtuelle finit toujours par devenir une haine réelle et par promouvoir la destruction comme moyen de progrès. Le combat des mots finit trop souvent par la banalisation de l’agression comme mode de relation. Une société de confiance ne peut progresser que par le dialogue dans lequel les divergences s’écoutent et se respectent ».

    Mes oreilles, toutes contentes, m'ont demandé quand on reviendrait... Mais bon, faut pas abuser des bonnes choses, parait-il. 

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    Seigneur, nous as-tu abandonnés ?

     

     

    "Serais-tu pour moi un mirage, comme une eau incertaine ?" En ce moment terrible que nous vivons, comment ne ferions-nous pas nôtre ce cri vers Dieu du prophète Jérémie au milieu des attaques dont il était l’objet ? Comment ne pas nous tourner vers Dieu et comment ne pas Lui demander des comptes ? Ce n’est pas manquer à la foi que de crier vers Dieu. C’est, au contraire, continuer de lui parler et de l’invoquer au moment même où les événements semblent remettre en cause sa puissance et son amour. C’est continuer d’affirmer notre foi en Lui, notre confiance dans le visage d’amour et de miséricorde qu’il a manifesté en son Fils Jésus-Christ.

     

    Ceux qui se drapent dans les atours de la religion pour masquer leur projet mortifère, ceux qui veulent nous annoncer un Dieu de la mort, un moloch qui se réjouirait de la mort de l’homme et qui promettrait le paradis à ceux qui tuent en l’invoquant, ceux-là ne peuvent pas espérer que l’humanité cède à leur mirage. L’espérance inscrite par Dieu au cœur de l’homme a un nom, elle se nomme la vie. L’espérance a un visage, le visage du Christ livrant sa vie en sacrifice pour que les hommes aient la vie en abondance. L’espérance a un projet, le projet de rassembler l’humanité en un seul peuple, non par l’extermination mais par la conviction et l’appel à la liberté. C’est cette espérance au cœur de l’épreuve qui barre à jamais pour nous le chemin du désespoir, de la vengeance et de la mort.

     

    C’est cette espérance qui animait le ministère du P. Jacques Hamel quand il célébrait l’Eucharistie au cours de laquelle il a été sauvagement exécuté. C’est cette espérance qui soutient les chrétiens d’Orient quand ils doivent fuir devant la persécution et qu’ils choisissent de tout quitter plutôt que de renoncer à leur foi. C’est cette espérance qui habite le cœur des centaines de milliers de jeunes rassemblés autour du Pape François à Cracovie. C’est cette espérance qui nous permet de ne pas succomber à la haine quand nous sommes pris dans la tourmente.

     

    Cette conviction que l’existence humaine n’est pas un simple aléa de l’évolution voué à la destruction inéluctable et à la mort habite le cœur des hommes quelles que soient leurs croyances et leurs religions. C’est cette conviction qui a été blessée sauvagement à Saint-Étienne du Rouvray et c’est grâce à cette conviction que nous pouvons résister à la tentation du nihilisme et au goût de la mort. C’est grâce à cette conviction que nous refusons d’entrer dans le délire du complotisme et de laisser gangréner notre société par le virus du soupçon.

     

    On ne construit pas l’union de l’humanité en chassant les boucs-émissaires. On ne contribue pas à la cohésion de la société et à la vitalité du lien social en développant un univers virtuel de polémiques et de violences verbales. Insensiblement, mais réellement cette violence virtuelle finit toujours par devenir une haine réelle et par promouvoir la destruction comme moyen de progrès. Le combat des mots finit trop souvent par la banalisation de l’agression comme mode de relation. Une société de confiance ne peut progresser que par le dialogue dans lequel les divergences s’écoutent et se respectent.

     

    La peur de tout perdre

     

    La crise que traverse actuellement notre société nous confronte inexorablement à une évaluation renouvelée de ce que nous considérons comme les biens les plus précieux pour nous. On invoque souvent les valeurs, comme une sorte de talisman pour lequel nous devrions résister coûte que coûte. Mais on est moins prolixe sur le contenu de ces valeurs, et c’est bien dommage. Pour une bonne part, la défiance à l’égard de notre société, – et sa dégradation en haine et en violence – s’alimente du soupçon selon lequel les valeurs dont nous nous réclamons sont très discutables et peuvent être discutées. Pour reprendre les termes de l’évangile que nous venons d’entendre : quel trésor est caché dans le champ de notre histoire humaine, quelle perle de grande valeur nous a été léguée ? Pour quelles valeurs sommes-nous prêts à vendre tout ce que nous possédons pour les acquérir ou les garder ? Peut-être, finalement, nos agresseurs nous rendent-ils attentifs à identifier l’objet de notre résistance ?

     

    Quand une société est démunie d’un projet collectif, à la fois digne de mobiliser les énergies communes et capable de motiver des renoncements particuliers pour servir une cause et arracher chacun à ses intérêts propres, elle se réduit à un consortium d’intérêts dans lequel chaque faction vient faire prévaloir ses appétits et ses ambitions. Alors, malheur à ceux qui sont sans pouvoir, sans coterie, sans moyens de pression ! Faute de moyens de nuire, ils n’ont rien à gagner car ils ne peuvent jamais faire entendre leur misère. L’avidité et la peur se joignent pour défendre et accroître les privilèges et les sécurités, à quelque prix que ce soit.

     

    Est-il bien nécessaire aujourd’hui d’évoquer la liste de nos peurs collectives ? Si nous ne pouvons pas nous en affranchir, en nommer quelques-unes nous donne du moins quelque lucidité sur le temps que nous vivons. Jamais sans doute au cours de l’histoire de l’humanité, nous n’avons connu globalement plus de prospérité, plus de commodités de vie, plus de sécurité, qu’aujourd’hui en France. Les plus anciens n’ont pas besoin de remonter loin en arrière pour évoquer le souvenir des misères de la vie, une génération suffit. Tant de biens produits et partagés, même si le partage n’est pas équitable, tant de facilités à vivre ne nous empêchent pas d’être rongés par l’angoisse. Est-ce parce que nous avons beaucoup à perdre que nous avons tant de peurs ?

     

    L’atome, la couche d’ozone, le réchauffement climatique, les aliments pollués, le cancer, le sida, l’incertitude sur les retraites à venir, l’accompagnement de nos anciens dans leurs dernières années, l’économie soumise aux jeux financiers, le risque du chômage, l’instabilité des familles, l’angoisse du bébé non-conforme, ou l’angoisse de l’enfant à naître tout court, l’anxiété de ne pas réussir à intégrer notre jeunesse, l’extension de l’usage des drogues, la montée de la violence sociale qui détruit, brûle, saccage et violente, les meurtriers aveugles de la conduite automobile… Je m’arrête car vous pouvez très bien compléter cet inventaire en y ajoutant vos peurs particulières. Comment des hommes et des femmes normalement constitués pourraient-ils résister sans faiblir à ce matraquage ? Matraquage de la réalité dont les faits divers nous donnent chaque jour notre dose. Matraquage médiatique qui relaie la réalité par de véritables campagnes à côté desquelles les peurs de l’enfer des prédicateurs des siècles passés font figure de contes pour enfants très anodins.

     

    Comment s’étonner que notre temps ait vu se développer le syndrome de l’abri ? L’abri antiatomique pour les plus fortunés, abri de sa haie de thuyas pour le moins riche, abri de ses verrous, de ses assurances, appel à la sécurité publique à tout prix, chasse aux responsables des moindres dysfonctionnements, bref nous mettons en place tous les moyens de fermeture. Nous sommes persuadés que là où les villes fortifiées et les châteaux-forts ont échoué, nous réussirons. Nous empêcherons la convoitise et les vols, nous empêcherons les pauvres de prendre nos biens, nous empêcherons les peuples de la terre de venir chez nous. Protection des murs, protection des frontières, protection du silence. Surtout ne pas énerver les autres, ne pas déclencher de conflits, de l’agressivité, voire des violences, par des propos inconsidérés ou simplement l’expression d’une opinion qui ne suit pas l’image que l’on veut nous donner de la pensée unique.

     

    Silence des parents devant leurs enfants et panne de la transmission des valeurs communes. Silence des élites devant les déviances des mœurs et légalisation des déviances. Silence des votes par l’abstention. Silence au travail, silence à la maison, silence dans la cité ! A quoi bon parler ? Les peurs multiples construisent la peur collective, et la peur enferme. Elle pousse à se cacher et à cacher.

     

    C’est sur cette inquiétude latente que l’horreur des attentats aveugles vient ajouter ses menaces. Où trouverons-nous la force de faire face aux périls si nous ne pouvons pas nous appuyer sur l’espérance ? Et, pour nous qui croyons au Dieu de Jésus-Christ, l’espérance c’est la confiance en la parole de Dieu telle que le prophète l’a reçue et transmise : "Ils te combattront, mais ils ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi pour te sauver et te délivrer. Je te délivrerai de la main des méchants, je t’affranchirai de la poigne des puissants."

    "Mon rempart, c’est Dieu, le Dieu de mon amour."

    Amen !

    Cardinal André Vingt-Trois,

    archevêque de Paris.

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    Victime d'un crime 

  • Nice, 14 juillet : Aucune protection du périmètre piéton


    Voir l'image sur Twitter

    La police nationale ne protégeait pas l'entrée du périmètre piéton le 14 juillet http://bit.ly/29NVGxN 

  • Radicalisation expresse : Il nous faudra des preuves

    Moi, je suis un bon p’tit gars, et j’écoute beaucoup ce que disent les autorités, lesquelles sont informées et responsables m’avait-on appris quand j’étais à l’école.

    « Terrorisme islamique » ?

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    Pour ce qui est de la dramatique tuerie de Nice, Hollande et El Blanco ont très vite parlé de « terrorisme islamique ». Cazeneuve n’était pas d’accord, mais hier il a parlé d’une radicalisation très rapide. J’ai beaucoup de raisons de donner du crédit à ce que disent ces hautes personnalités, mais il se trouve que mon cerveau est encore à peu près en état de marche, et il a un peu de difficulté à assimiler les informations déraisonnables, et qui me prennent pour un cornichon.

    Le premier problème, c’est de parler sans savoir. Je sais que c’est très tendance, mais quand même, c’est pas fameux quand il s’agit de faits de cette importance. Pour parler des motivations du criminel, avec un acte si démesuré, il faudrait quand même disposer d'un minimum d’informations : recueil d’indices matériels liés à de la propagande, informations générales sur l’activité et le comportement de l’auteur, recueil de renseignements auprès de son environnement et de sa famille, perquisitions et fouille de l’appartement, étude de l’environnement informatique, du téléphone portable au PC, recoupement des infos… Ça prend un peu de temps, mais ce peu de temps est rien par rapport à la sincérité de l’information que l’on doit aux victimes, à leurs familles, et à la société qui, légitimement, s’inquiète. Par charité chrétienne, je ne listerai pas ici ceux qui savaient tout où presque alors que la police ne savait rien.

    Alors que sait-on trois jours plus tard ?

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    Au casier judiciaire, des faits de violences, désagréables, mais bon, une délinquance tellement partagée.

    Rien du côté des services de renseignements. Le mec n’était pas fiché « S ». Je rappelle au passage qu’être fiché S n’est pas une accusation, faute de quoi le procureur vous poursuit. Les « fichés S » sont des personnes susceptibles de fournir ou donner des informations.

    Lien avec les réseaux djihadistes ? Rien d’avéré pour le moment. Ecoutons Cazeneuve : « Il ne s'était pas distingué, au cours des années passées, soit par des condamnations soit par son activité, par une adhésion à l'idéologie islamiste radicale ».

    A priori, on aurait trouvé dans le téléphone le nom d’une personne qui elle-même pouvait être contact avec des réseaux. C’est plus que douteux. On ne sait rien de la fréquence et de la nature des appels, et un écho venu de la police indique que ce n’est pas une piste.

    En revanche, sur le plan du comportement individuel et de la fragilité psychologique, c’est plus consistant.

    Le type avait quitté sa famille dans la banlieue de Sousse depuis dix ans, pour rompre avec elle. Lors des derniers temps passés en Tunisie, le père avait invité son fils à consulter un psychologue, compte-tenu d’un comportement devenant erratique et violent. Cette mise en cause personnelle, avec la nécessité de se soigner, avait conduit à la rupture familiale.

    En France, il était marié depuis une dizaine d’années, père de trois enfants, et actuellement en procédure de divorce, un divorce décrit comme conflictuel avec des violences sur l’épouse, qui auraient conduit à des dépôts de plaintes. Il vivait depuis séparé, de nombreux témoignages des voisins le décrivant comme « solitaire » et « silencieux ».

    Sa sœur s’est manifestée auprès des services de police pour décrire les problèmes psychologiques rencontrés par son frère : « Nous avons remis à la police des documents qui prouvent qu'il a consulté des psychologues pendant plusieurs années ». Son père est intervenu dans les médias pour décrire les troubles de comportement de son fils, décrivant quelqu’un de colérique, qui cassait tout en cas de crise. Les proches de l’épouse décrivent des actes plus que borderline : défécations intempestives, peluches éventrées, violences sur la belle-mère…

    Le père confirme que son fils n'avait aucun lien avec la religion : « Il ne faisait pas la prière, il ne jeûnait pas, il buvait de l'alcool, il se droguait même ». Les voisins décrivent « un homme qui n’était pas religieux, qui aimait les filles et la salsa ».  Selon eux, il ne fréquentait pas la mosquée, ne priait pas, ne respectait pas le ramadan, buvait de l’alcool et mangeait du porc.

    Cette année, le ramadan a pris fin le 6 juillet, et le type n’avait pas été concerné. Il a loué le camion le 11 juillet, et on peut donc penser que sa décision a  été prise le 10. Ce qui signifie que lui qui se contrefichait de la religion est devenu musulman intégriste en 4 jours. Fulgurant dit la presse, fatiguée et fatigante… Je ne doute pas un instant qu’on va nous amener toutes les preuves, car les autorités de l’Etat ne parlent pas sans preuves, c’est certain. Ce sera très important et intéressant…

    - Les gens qui nous gouvernent, ou qui plutôt croient nous gouverner, devraient s’imposer un minimum de sérieux dans leurs méthodes.

    - Oui, c’est grave. Manier les grandes émotions collectives avec de telles manips, c’est destructeur. Il y a de grosses additions à attendre. 

    - Ce n'est plus un gouvernement, c'est la blaireau-compagnie...

  • Robot tueur : Un problème éthique ?

    C’est passé comme une lettre à la poste. A Dallas (Amérique du Nord, territoire indien occupé) la police a envoyé contre un délinquant un robot tueur chargé d’explosifs, pour faire péter le mec. Et c’est exactement ce qui s’est passé. Donc, dans une des plus grandes villes des Etats-Unis (1,3 millions d’habitants), le chef de la police renonce à maîtriser une situation, et fait exploser un concitoyen.

    - L’enquête progresse ?

    - Fous nous la paix avec ton enquête. Notre robot a liquidé le mec.9782080700575.jpg

    Et des commentaires hallucinants : Oui, mais bon,… ça pose un problème éthique. Ethique ? Non, strictement juridique : un assassinat (meurtre avec préméditation) commis par le chef de la police ! Spinoza, reviens, ils sont devenus fous…

    Je me garde bien de parler de la police de Dallas, dont je ne sais rien, et qui a priori rend des comptes assez sérieux sur son action.

    La question posée, c’est le fait d’avoir le 8 juillet 2016 lâché contre Micah Johnson, un jeune retraité de la guerre en Afghanistan, 25 ans, un robot guidé pour faire exploser une bombe et tuer.

    David Brown, le chef de la police, n’a pas été trop loquace, expliquant que remplir sa mission – arrêter les délinquants et les présenter à un juge – « aurait fait courir un grand danger aux policiers ». Certes. Mais ça ne va pas suffire à nos cerveaux rationnels.

    Le robot tueur est une arme. Dans un Etat de droit, les armes confiées à la police sont listées par les textes. Première question : quelle loi ou quel décret décrit les caractéristiques de cette arme ? Qui décide de l’acquisition de telles armes ? Les robots sont utilisés en temps de guerre, sur le théâtre des opérations. Comment une arme de guerre peut-elle se retrouver dans les mains de la police ?

    Tuer avec intention est un crime. David Brown affirme que c’était la seule solution possible. Qui a pris la décision, et comment ? Y-a-t-il une réunion de staff ? Il y a sûrement une concertation avant de constater que la police est impuissante à tel point que la seule solution est d’envoyer une bombe sur le type. Alors ça se discute où, le choix de tuer ? A partir de quelles infos ? De quelles lois ? De quels critères ? Y-a-t-il le contrôle d’un juge ? D’un procureur ? L’ordre est-il écrit ? Qui a accès au compte rendu ? Mike Rawlings, le maire de Dallas, a approuvé. Mais le maire a-t-il des pouvoirs judiciaires ? Et il a quelles infos pour se prononcer ? Il sait quoi de l’arme ? La police a-t-elle violé le secret en lui donnant des informations confidentielles ?

    C’est quand même sidérant : un robot tueur a largué une bombe sur un concitoyen, et il n’y a pas le moindre contrôle judiciaire. J’espère vivement que la famille de Micah Johnson va déposer plainte, pour que l’on sache dans quel cadre juridique et en fonction de quelles décisions humaines un robot peut tuer.

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  • L’arme qui a tué Trayvon vendue aux enchères

    Voici quelques news du pays de la dégénérescence raciste, avec les invraisemblables suites de l’affaire Trayvon Martin. Je vous assure, ces mecs sont de malades.

    Le drame était survenu le 26 février 2012, en Floride. George Zimmerman, un ancien vigile de quartier avait abattu un adolescent black, Trayvon Martin. Le gosse n’était pas armé, mais un an plus tard, la justice du bled avait retenu la thèse de la légitime défense. Une justice raciste et les larmes de crocodile du président... Rien à dire sur cette justice tribale, qui refuse tout contrôle international... Une justice tellement erratique et dédiée au pouvoir qu’elle refuse de rejoindre la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme. Vous imaginez la justice en France sans la Cour européenne des droits de l’homme ? 

    Grand innocent, notre ami George, qui a besoin d’un peu de fric, a décidé de vendre le pistolet qui a tué Trayvon. Il vante le pistolet, un Kel-Tec PF-9 9 millimètres, comme « l'arme utilisée pour défendre sa vie et mettre fin à l'agression brutale de Trayvon Martin », et souligne que c’est une « occasion d'acquérir un morceau d'histoire des Etats-Unis ». Attention de ne pas en avoir trop lu dans l’annonce.

    Le site United Gun Group Auction a accepté de gérer cette vente publique, avec un prix de départ de 5.000 dollars, pour des enchères sur 5 jours. En vingt-quatre heures, on en était à 65,039 millions de dollars. Des acheteurs hostiles bousculent les enchères, mais les accros du racisme armé anti-noir suivent. Si vous voulez enchérir et devenir l’heureux propriétaire de l’arme qui a tué Trayvon, c’est là.

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