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affaires criminelles - Page 4

  • Dans l’Oregon, les braves terroristes blancs…

    Décidément, ce 2 janvier 2016 était le jour des terroristes, et pas seulement en Arabie Saoudite. Aux Etats-Unis (Amérique du Nord, territoire indien occupé) dans l'Etat de l'Oregon, comté de Harney – sur la côte nord-ouest – une centaine d’hommes armés a pris le contrôle de bâtiments de l’Etat et d’un vaste parc. Ils demandent que leur soient attribués à titre privatif des terres qui relèvent du domaine public, terres qui en réalité ont toutes été volées par la force armée aux Indiens.  

    Ces truands expliquent qu’ils resteront le temps qu’il faudra, et qu’ils sont « prêts à tuer ou à être tués si nécessaire ». Donc, si les flics s’approchent, ils se feront tirer. Ils se sont constitués sous la forme d’un « Etat islamique »… euh d’un « Etat cow-boy », dénommé « Les Citoyens pour la liberté constitutionnelle ».

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    Au départ, le prétexte était de manifester leur soutien à deux péquenauts du coin – Dwight Hammond, 73 ans, et son fils Steven, 46 ans – condamnés à cinq ans de prison pour avoir mis le feu à des terres fédérales,… sauf que ceux-ci se sont constitués prisonniers, et se démarquent de l’action des terroristes radicalisés.

    Le shérif de Harney, Dave Ward, a bien vu le problème : « Ces hommes, qui revendiquent leur appartenance à une milice soutenant les éleveurs locaux, ont en réalité des motivations tout à fait différentes qui sont de tenter de renverser le gouvernement local et fédéral dans l’espoir de lancer un mouvement à travers les Etats-Unis ». Des terroristes, quoi.

    La réaction de l’État a été impressionnante : état d’urgence, perquisitions en masse, changement de la Constitution, déchéances de nationalité… Allez, cool,… je rigole : ces terroristes sont des blancs de chez blanc, enfants de colons, alors on ne va pas se fâcher au prétexte qu’ils défient l’Etat et menacent de tuer les forces de l’ordre… Après 48 heures de réflexion, les autorités leur ont lancé cette impressionnante mise en demeure : « Rentrez chez vous ! »

    Obama, qui fait semblant de verser sa larme sur les gosses tués par les « américains » armés, n’a pas eu un mot contre ce groupe armé qui défie l’Etat, et la question est largement éludée par la campagne électorale.

    Seule la presse intellectuelle de l’Est ose poser la question : « Pourquoi n'appelle-t-on pas les occupants de l'Oregon des terroristes ?»

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  • Assaut de Saint-Denis : Des questions majeures sans réponse

    Le 18 novembre au matin, toute la France saluait l’extraordinaire travail du RAID dans l’assaut de Saint-Denis. Un groupe de terroristes lourdement armé, une femme kamikaze qu’il avait fallu neutraliser, des échanges de tirs impressionnants décrivant une véritable scène de guerre, et au final un assaut tellement violent qu’il a ébranlé l’immeuble. Félicitations à la police qui a donc neutralisé ce groupe hyper-armé. 

    Sauf que... il y a plus qu'un doute. 

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    Tout le problème est que du côté des assaillants, la seule arme retrouvée dans les décombres est un Browning semi-automatique. De même, la thèse de la femme kamikaze n’a duré que quelques heures. Par ailleurs, d’autres interrogations sont venues, et le groupe de cinglés réunis autour d’Abdelhamid Abaaoud, apparaît chaque jour plus amateur.

    Il est aujourd’hui acquis que le commando qui avait semé la terreur à Paris – tirs à la kalachnikov sur des innocents, non armés, et aucun acte contre un lieu représentant le pouvoir – ne disposait d’aucune logistique : Abaaoud, qui avait eu la trouille de se faire exploser, était allé se planquer trois jours dans un buisson, avant de trouver refuge dans ce squat de Saint-Denis. L’activité des cours d’assises montre que les délinquants amateurs sont souvent les plus dangereux,… mais le danger qu’ils causent ne suffit pas à les qualifier de professionnels.

    Surtout, Le Monde et L’Express ont eu accès au rapport établi par le RAID à destination des juges d’instruction du pôle antiterroriste, et ce rapport pose des questions sérieuses sur ce qu’a été la réalité de cet assaut.

    Le résultat est impressionnant, avec des corps déchiquetés. Ici, « une tête humaine à laquelle demeure attaché un morceau de colonne vertébrale ». Là, « une partie de visage ». Plus loin, une dent humaine. Ceci, ajouté à la description de destructions matérielles conséquentes, accrédite le fait que les terroristes se seraient au final fait exploser.

    En revanche, tout le problème est qu’aucune arme de guerre n’a été retrouvée, contrairement à ce qui avait été annoncé. Un mois après les faits, la seule arme identifiée est le Browning, qui porte une empreinte d’Abdelhamid Abaaoud.

    L’équipe du RAID a utilisé une masse de munitions. Le rapport de la police judiciaire a retrouvé 1 500 étuis percutés et 4 étuis percutés de grenade. C’est la logique des « tirs de saturation » pour tenir les terroristes à distance,… mais tout ceci manque dramatiquement d’explications et de crédibilité.

    Le Monde ajoute : « Aucune mention non plus des raisons pour lesquelles les explosifs disposés par le RAID sur la porte de l’appartement n’ont pas fonctionné. Aucune précision sur les échanges que des hommes du RAID ont eus avec Hasna Aït Boulahcen lorsqu’elle a demandé à deux reprises de pouvoir sortir. Rien sur le moment où l’un des terroristes a déclenché sa ceinture d’explosifs. Rien enfin sur le fait qu’un seul pistolet automatique ait pu à lui seul donner le sentiment aux équipes du RAID d’être visées par un feu nourri. Ni la direction du RAID ni la direction générale de la police nationale n’ont souhaité répondre à nos questions ».

    Il y a en effet de quoi se poser des questions, et ces questions, on se les pose : un mois après les faits, peut-on envisager de trouver des armes qui auraient été utilisées par les terroristes ? Pourquoi ce déluge de feu par les forces de police si les terroristes étaient à peine armés ? Pourquoi ces informations viennent-elles si tard, et de manière si fragmentée, alors qu’elles étaient connues dès l’origine ? 

    Merci de ne pas nous prendre pour des demeurés. 

    police,terrorisme,propagande

  • Barre : « Nous ne pensions pas que le RPR allait assassiner Boulin »

    51kns3y9RIL._SX323_BO1,204,203,200_.jpgHier le procureur de la République de Versailles a annoncé qu’il avait ouvert une information judiciaire s’agissant des circonstances de la mort du ministre Robert Boulin, pour « arrestation, enlèvement et séquestration suivi de mort ou assassinat ». Un juge d'instruction va être nommé. Petit détail : la mort de Robert Boulin date du 30 octobre 1979.

    Robert Boulin était alors ministre du travail du gouvernement Barre, sur la fin du septennat de Giscard d’Estaing. Les batailles au sein de la Droite étaient féroces, avec un certain Jacques Chirac qui voulait tout reprendre à sa main. Ancien résistant, plusieurs fois ministre, le gaulliste Robert Boulin était un poids lourd du gouvernement, et du RPR.

    Depuis le début octobre, la presse avait sorti des informations sur une opération immobilière crapoteuse du ministre, à Ramatuelle. Assez lamentable, mais ce n’était pas une affaire d’État.

    Le 30 octobre à 6 h 30 est donné l’ordre de rechercher le corps d’une haute personnalité, et à 8h45, est retrouvé par des gendarmes le corps de Robert Boulin, dans la forêt de Fontainebleau, entre Saint-Léger-en-Yvelines et Montfort-L’Amaury. Le corps du ministre est dans une sorte d’étang : 40 cm de vase et 50 cm d’eau, là où il s’est noyé. Sur lui, une lettre d’adieux : « Messieurs, j’ai décidé de mettre fin à mes jours. ». Plusieurs autres lettres posthumes seront ensuite retrouvées.

    Dans la matinée, une dépêche AFP – informée à la source officielle, nous sommes en 1979… – fait comprendre qu’il s’agit d’un suicide par absorption de barbituriques. À midi, avant l’examen du corps par les légistes, le procureur de la République de Versailles confirme la thèse du suicide.

    Tout le problème est que, progressivement, cette thèse va s’écrouler. Les examens ne retrouvent pas de barbituriques, mais plutôt la molécule du Valium. Des photographies remises à la famille, trois ans plus tard, montrent un visage tuméfié, et un corps portant des traces de violence. Autopsie, contre-autopsie, examens partiels quand ils sont encore possibles… La thèse du suicide est de plus en plus affaiblie. Les chaussures et le bas des jambes du pantalon sont propres, alors que Robert Boulin est censé avoir marché dans les 40 cm de boue avant de trouver les 50 cm d’eau où il serait parvenu à se suicider… Et beaucoup d’autres incohérences. Pour autant, la scène ne donne pas assez d’éléments pour retenir l’alternative, à savoir l’assassinat.41qrYDrl0fL._SX339_BO1,204,203,200_.jpg

    La justice s’est prononcée à plusieurs reprises pour conclure à des non-lieux. Vous trouverez sur ce site créé par la famille Boulin beaucoup d’informations.

    L’affaire rebondit ces dernières années, car un témoin affirme avoir vu la veille au soir Robert Boulin dans sa voiture, en compagnie de deux autres personnes, alors qu’il n’avait pas de rendez-vous officiel ce jour-là. C’est un élément nouveau, car on quitte la scène de l’étang pour une séquence qui aurait commencé la veille par une séquestration. La justice qui n’entendait plus revenir sur ce qui avait été si mal enquêté, trouve là une occasion d’instruire sur du neuf, et de redonner une crédibilité au scénario d’une mort violente.

    A cet égard, l’un des points déterminants est qu’il est désormais acquis que, lorsque les autorités gouvernementales ont donné l’ordre de recherche, à 6h30, elles savaient déjà que Robert Boulin a été trouvé mort. Depuis quand ? D’après certaines publications, car il en est beaucoup, l’information circulait depuis la veille en fin de soirée.

    Nous suivrons donc avec beaucoup d’intérêt cette information judiciaire qui va nous plonger dans les mœurs politiques de l’époque. L'enquête ne sera pas simple car beaucoup de choses vont reposer sur des témoignages anciens. À cette époque, pas de téléphone portable, pas de GPS, pas d’ordinateur à faire parler… Et beaucoup de personnes qui auraient du être entendues ne sont plus de ce monde.

    Vous souhaitez une piste pour éclairer l’affaire ? Alors je vous propose cette interview de Raymond Barre en mai 2005, qui, explique que lui-même, alors premier ministre, avait été au courant à trois heures du matin…, et qui lâche avec une décontraction déconcertante : « Nous ne pensions pas que le RPR allait assassiner Boulin ». Un peu de sincérité…

  • Tianjin : En attendant l'enquete

    Comment un fait d'une telle ampleur peut-il survenir, dans une si grande et si belle ville ? 

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  • Une idée du crime

    Comme un enfant, notre sur-informée (de conneries) société soudain le découvre le crime avec l’affaire de Saint-Quentin-Fallavier : une personne au profil commun, et donc avec de grosses taches, pour un motif futile bascule dans le crime, et ajoute des actes de barbaries… La vie de tous les jours de cours d’assises… Pas la peine d’en faire une apoplexie…

    Je n'ai pas eu besoin de chercher longtemps pour trouver une affaire, racontée par Ouest-France d'hier. 

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    Acte de barbarie : deux frères jugés aux assises

    « Le vol est puni de la réclusion criminelle à perpétuité, lorsqu’il est accompagné de violences ayant entraîné la mort, ou d’actes de barbarie. » Bien que noyée dans l’ordonnance de mise accusation, la phrase a résonné dans la cour d’assises, dès l’ouverture du procès.

    Les deux hommes l’ont encaissée, bras croisés, dans le box des accusés. Il est reproché aux frères de 21 ans et 22 ans, d’être les auteurs d’un vol avec violence ayant entraîné la mort de Sylvain Cormary.

    Les faits remontent au 1er juillet 2013, à Saint-Hilaire-des-Loges. Le duo, sans domicile fixe, se rend ce soir-là chez la victime. Sylvain Cormary qui vit également dans une très grande précarité, se fait agresser d’entrée.

    Il est roué de coups. La maison est retournée pour être cambriolée… L’acte de trop : un seau d’excréments est versé sur la tête de la victime, puis les frères détalent avec divers objets de pacotille.

    L’homme de 43 ans décédera le 4 juillet. Et pourquoi les frères SDF auraient commis de tels actes sur un homme autant démuni qu’eux ? Selon l'aîné « La première idée était de pouvoir se faire héberger. En même temps, on avait bu, et on a décidé de le voler. »

    L'accusé, totalement enlisé dans ses explications, a soudain minimisé son implication. Il a chargé son cadet. « Je ne pensais pas qu’il aurait pu être aussi violent que ça. Moi, j’ai juste donné un coup de pied dans le dos. . »

    Son jeune frère avoue avoir joué de la bombe lacrymogène dès l’ouverture de la porte, puis avoir asséné un coup-de-poing, ou encore divers coups de pieds.

    « Par contre le seau d’excréments, c’est pas moi. J’ai dit à mon frère que c’était dégueulasse de faire ça. » Son aîné jure que c'est l’inverse. Les débats reprennent ce mardi, à 9 h ».

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    Au moment des faits, Ouest-France avait ainsi raconté l’affaire, et notez les propos du maire.

    Coups et actes de barbarie : un homme décède

    Agressée à son domicile de Saint-Hilaire-des-Loges, en Vendée, dans la nuit de lundi à mardi, la victime est décédée hier. Deux suspects, deux frères, ont été placés en garde à vue.

    C'est une amie qui a découvert la victime, dans sa maison située rue de l'Ancien-Bourg, à Saint-Hilaire-des-Loges, une commune située à l'est de Fontenay-le-Comte. Inquiète de ne pas avoir de nouvelles depuis plusieurs jours, elle s'est rendue à son domicile, mercredi en milieu de journée. Agé de 43 ans, Sylvain Cormary était inconscient. Son corps, tuméfié, portait de nombreuses traces de coups.

    Transporté à l'hôpital de Fontenay-le-Comte puis au centre hospitalier de La Roche-sur-Yon, l'homme est décédé hier matin. « Les enquêteurs ont vu que divers objets avaient été volés au domicile, dont un téléphone portable. Les investigations ont conduit à interpeller deux hommes, mercredi en fin d'après-midi, vers 17 h 30 », indique le procureur de la République de La Roche-sur-Yon, Hervé Lollic. Ils sont soupçonnés d'être les auteurs des vols et des coups.

    Bernard Boeuf, maire de Saint-Hilaire-des-Loges, est sous le choc: « J'ai été appelé par les gendarmes qui m'ont informé que Sylvain Cormary avait été attaqué. Mais je ne savais pas qu'il était décédé. C'était un homme discret, qui travaillait. Il vivait seul et sans enfant », précise-t-il.

    Interpellés à Saint-Hilaire-des-Loges, les deux hommes ont été placés en garde à vue. Il s'agit de deux frères, d'une vingtaine d'années, décrits par le procureur comme « appartenant au milieu SDF ».

    «Ce sont deux jeunes de l'assistance publique, je connaissais la famille où ils étaient, s'étonne le maire. Mais ils n'ont jamais posé de problème dans la commune. » Bernard Bœuf évoque l'aîné des deux « qui s'en est bien sorti, avec un bon travail ». Et un plus jeune, « qui traînait depuis son départ de la famille d'accueil, sans travail ». L'un d'eux aurait reconnu avoir porté des coups, dans la nuit de lundi à mardi.

    Les deux frères avaient-ils l'intention de voler la victime quand ils se sont présentés à son domicile ? Voulaient-ils seulement se faire héberger ? « Les versions divergent », affirme le procureur.

    Selon lui, la victime a pu être agressée avec une bombe lacrymogène, mais aussi « attachée avec du ruban adhésif ».

    Les deux jeunes suspects seront présentés au parquet aujourd'hui vendredi. Le procureur indique qu'il devrait ouvrir une information judiciaire pour « vols avec violences ayant entraîné la mort, avec actes de barbarie ». La victime aurait probablement été aspergée avec le contenu d'un « pot de chambre ».

    *   *   *

     

    Ils sont venus se faire héberger chez une connaissance… Sans savoir pourquoi, ça tourne à l’hyper-violence, pour un vol de pacotille. La victime est rouée de coup… Les agresseurs laissent la victime mourante, lui vident un sceau d’excréments sur la tête, et prennent la fuite… Crime avec actes de barbarie… pour rien. C’est ça, le crime. C’est ça, la violence. 

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