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affaires - Page 3

  • Emplois fictifs : La Mairie de Paris devra-t-elle rembourser l’UMP ?

    4u9zzcjg.gifAu procès des emplois fictifs, le réquisitoire a réussi le tour de force de rendre hilare le ténébreux Georges Kiejman, l’un des avocats de Chirac. Un vrai conte de fée…

    Cet abandon des poursuites n’est pourtant pas une surprise. Le Parquet s’était opposé au juge d’instruction, et le juge avait ordonné le renvoi en correctionnelle du club Chirac contre les réquisitions du parquet. Le visage illuminé de joie de Kiejman ne relevait donc pas de la surprise, mais sûrement de la force de la démonstration : la défense doublée par l’accusation, c’est quand même assez rare.

    Il n’en reste pas moins que le procès se poursuit : le tribunal est saisi des faits, et il a l’obligation de se prononcer. S’il estime que les faits sont constitutifs d’infractions, il devra le dire et prononcer des condamnations. Après les plaidoiries, l’affaire sera mise en délibéré, et le jugement sera rendu quelques semaines plus tard. Le tribunal nous dira s’il a été convaincu par le procureur, ou si la thèse du juge d’instruction lui semble meilleure. Juppé avait été condamné dans une affaire très proche.

    Nous verrons bien.

    Mais à ce jour, il reste tout de même un point très rigolo : dans cette affaire, l’UMP et Chirac ont, au terme d’un protocole de septembre 2010, remboursé à la Ville de Paris une somme de 2,2 millions d’euros, et la Ville estimant que son préjudice était réparé, s’était retirée du procès. Du côté de l’UMP, c’était de la haute voltige : « Nous n’avons commis de faute, et tous les gaullistes sont aussi innocents que des agneaux ; mais nous sommes d’accord pour indemniser le préjudice causé par les fautes que nous n’avons pas commises ». Très drôle. 

    Bien sûr, l’UMP n’a pas payé pour des prunes. D’ailleurs, l’excellent Delanoë Bertrand l’avait bien expliqué dans Le Monde : « Notre ténacité s'est exprimée autour d'un triple objectif : vérité, reconnaissance des faits, réparation. C'est précisément ce à quoi répond le protocole soumis aujourd'hui au Conseil de Paris : vérité, car les faits sont établis ; reconnaissance, car s'il y a restitution c'est bien qu'il y a eu préjudice ; réparation, enfin, puisque les Parisiens, qui avaient été lésés, vont être remboursés ». Le 28 juin 2011, le tribunal administratif de Paris a rejeté un recours formé contre ce protocole.

    « Vérité, car les faits sont établis »… Ca ne parait plus si simple, si l’on en croit le procureur. Si le tribunal rejoint cette lecture du dossier, cela signifiera que l’UMP a payé pour des fautes non commises, et que la Ville s’est enrichie sans cause.

    Alors, l’UMP va-t-elle demander sa money back ? Le bon Delanoë Bertrand pourra-t-il accepter de garder dans les caisses de la Mairie de l’argent indu ? La Mairie de Paris entrain de piller l’UMP ?

    A coup sûr, la Mairie gardera l’argent. Ces protocoles sont conclus selon une forme juridique très précise, qui est celle de la transaction. Selon l’article 2044 du Code civil, « la transaction est un contrat par lequel les parties terminent une contestation ». Une transaction a la force d’un jugement, dit l’article 2052 : « Les transactions ont, entre les parties, l'autorité de la chose jugée en dernier ressort. Elles ne peuvent être attaquées pour cause d'erreur de droit, ni pour cause de lésion ».

    Pour Delanoë, c’est donc in the pocket. La Mairie, qui se prétendait victime, fait un bénef de 2,2 millions d’euros. Et l’UMP, qui a payé cette somme sans raison, en est ravie.

    Un enchantement, je vous dis…   

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  • Affaire des mallettes : Bon courage aux flics !

    02a.jpgDe la corruption, des millions de dollars, le financement occulte de campagnes électorales… D’urgence, ouvrons une enquête. Oui, bien sûr, mais bon courage aux flics…

    Hier, le feu a pris par cette interview de mon excellent confrère Robert Bourgi. Notre ami nous explique que 1995 à 2005, il remettait de l’argent en liquide à Chirac et Villepin, par millions, en provenance de chefs d’Etat africains. Tout ceci a pris fin, car Villepin l’a viré avec un coup de pied au cul.

    Fâché, il est allé voir Sarko et lui a tout raconté. Sarko l’a embauché et il est devenu son Monsieur Afrique. Sur RTL, il avait expliqué il y un an comment il avait géré le limogeage de Bockel, un peu trop regardant. Il nous dit encore que depuis qu’il travaille avec Sarko, pas un seul billet frauduleux n’est passé. Donc, tout propre de chez propre depuis six ans. Oui, mais voilà, son esprit est hanté par ces choses qui n’étaient pas bien, et il veut se mettre d’équerre avec sa conscience. Il a donc décidé de donner une interview au JDD.

    Attention, grosses manips en vue !

    Mon excellent confrère ne saurait ignorer l’article 40 du Code de procédure pénale. Les infractions, on les raconte d’abord à la police, pas à la presse, surtout si c’est pour « libérer sa conscience ».

    Le problème est qu’un pv de la maison poulaga est moins visible que la Une et trois pages du JDD. Donc, il ne s’agit pas de libérer sa conscience mais de foutre un gros barouf médiatique. Et personne ne peut croire que le Monsieur Afrique de Sarko balance dans la presse sans le feu vert de qui vous savez. couv.jpg

    Ensuite, mon excellent confrère a pu contenir ce besoin de tout dire (Enfin, presque…) pendant six ans, mais il craque soudain le 11 septembre 2001. Il n’est jamais trop tard pour bien faire, certes. Mais, je ne crois pas un instant à ce besoin pressant.

    Cette interview vient ce dimanche pour une seule et bonne raison : parce que mercredi sort le livre de Pierre Péan, « La République des mallettes ». Un livre pour dézinguer mon excellent confrère ? Pas du tout. Robert Bourgi est cité dans le livre, mais Pierre Péan explique qu’il faut être plus que prudent car personne n’est en mesure de confirmer ou d’apporter des preuves tangibles.

    Non, la cible principale de Pierre Péan est Alexandre Djouhri. Profil plus qu’atypique pour un ancien petit roublard de Sarcelles des années 1980 devenu un grand entremetteur aux confins de la finance et de la politique. Pierre Péan a cerné le rôle de cet inconnu du grand public, omniprésent d’après lui sur tous les dossiers chauds : infirmières bulgares, manœuvres dans le nucléaire français, divorce présidentiel, Clearstream, Angolagate, armements… Le livre de Pierre Péan se termine par cette phrase prêtée au sympathique Alexandre Djouhri : « Je les tiens tous par les couilles ».

    Alors, un contre-feu pour détourner l’attention ? La confession subite au JDD devient plus compréhensible… D’autant plus que l’enquête des flics s’annonce particulièrement difficile.

    Pieds_Nickeles_4.jpgRobert Bourgi va être entendu et il va raconter des histoires qui sont bien plausibles, certes. Mais quelles preuves ? De l’agent liquide, chiffré en million, sans écrit, ni témoin. Impossible de faire un procès avec çà. Les anciens de l’équipe Gbagbo vont confirmer, mais ont-ils gardé le moindre indice de preuve ? Et après le lâchage par la France, quelle fiabilité ? Il sera difficile de prendre pour « argent comptant » les déclarations de ces personnes qui expliquent avoir organisé des trafics insensés pendant plus de dix ans… C’est mal barré.

    On en saura un peu plus via les procès en diffamation qui vont suivre la publication du livre de Péan, mais ça restera limité. Ce qui est demandé à un journaliste, c’est de faire une enquête sérieuse. On ne lui demande pas d’être une cour d’appel, qui ne condamne qu’en explicitant les preuves. Le tribunal peut écarter la diffamation même si la preuve exacte des faits n’est pas rapportée.

    Or, il y a de très fortes raisons de penser que le critère du sérieux de l’enquête est atteint. Péan est un grand pro. Il a de la méthode mais il n'est pas infaillible. De plus, les confessions subites de Robert Bourgi accréditent le travail de Péan. Et puis, des témoins ont accepté de dire quelques mots. Dont un certain Hervé Morin, qui alors ministre de Défense, avait mis en garde Sarkozy : « Nicolas, fais attention, dans ton entourage, il y a des gens pas nets et dangereux. J'ai trop de retours sur Ziad Takieddine et Alexandre Djouhri ». Hervé Morin vient de confirmer.

    Que les journalistes fassent leur travail, c’est surtout d’eux qu’on pourra en apprendre. En attendant, j’ai demandé à mon libraire de mettre un exemplaire du livre de Péan de côté (Fayard, 450 pages, 23 €), car il va y avoir de la demande.  

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  • Ferry et la philosophie de l'argent

    9782081224735.jpgMinistre dégagé pour son incompétence notoire, Ferry avait fermé son bec car il s’était fait promettre par Chirac la tête de liste aux Européennes dans le Nord. Ce gros malin s’en est senti très honoré,… mais il attend encore le coup de fil de Chirac lui confirmant cette place si confortable.  

    Alors, plus ministre, et pas élu, il fallait que Ferry reprenne son travail, ce qui était d’une cruauté sans fin. Le gouvernement l’a nommé directeur délégué d’un truc créé pour lui « le Conseil d’Analyse de la Société » chargé de pondre des rapports destinés à éclairer le gouvernement sur ses choix stratégiques. Ce qui est évidemment du foutage de gueule absolu quand on liste le nombre de structures étatiques qui font exactement la même chose.

    Allez faire un tour sur le site de ce machin. Vous serez frappé par l’intensité du travail et le caractère percutant des analyses. Si le pays va si bien, c’est grâce au Conseil d’Analyse de la Société, pas de doute.

    Enfin,… L’essentiel est que ce travail harassant justifie un plein temps pour  notre héro philosophique, qui n’a pratiquement plus le temps de passer sur les plateaux télé.  Sur le plan administratif, Ferry obtient une dispense d’enseignement et garde sa paie, vu les immenses services rendus à la patrie. Le système a duré de 2004 à 2010. C’était légal, mais très copain copain.

    Oui, mais voilà, le système se coince la rentrée 2010. La dispense de cours n’est pas renouvelée, et le président de l’Université Paris-VII demande à notre Ferry d’assurer ses cours. Après deux lettres des 14 octobre et 15 novembre, le président se fâche le 31 mai en le sommant d’effectuer ses heures de cours, qui justifient un salaire de 4 499,04 €. quand même (pour 192 heures de cours au total dans l’année…)

    Ferry était bien au courant, et s’en était ému auprès de Valérie Pécresse, le 7 mai.

    « Madame la ministre, chère Valérie,9782081214682.jpg

    « aurais-tu la gentillesse de donner les instructions à tes services afin que ma dispense de cours puisse être renouvelée pour une nouvelle période de trois ans, à compter du 1er octobre 2010.

    « Je t’embrasse. » 

    Et voilà ! Elle est pas belle la vie ? Tout à fait en phase avec le sinistre Laurent Wauquiez : « Quelle est pour moi la principale injustice dans notre pays ? C’est que celui qui travaille n’ait pas un véritable écart avec celui qui bénéficie des minima sociaux. »

    Le problème est qu’avec la loi sur l’autonomie des universités, « ma chère Valérie » ne peut plus donner ordre qu’on me dispense de cours, même si « je l’embrasse ».

    Hier, l’info est tombée : Matignon va rembourser l’université, et j’imagine, rehausser d’autant la rémunération directe du président-délégué du  Conseil d’analyse de la Société. On atteindra les 7 000 par mois. A ce stade, ce n’est plus du droit administratif, mais le plus élégant des ballets entre le moralisme et la bonne gestion.

    Mais il reste une bonne nouvelle. En effet, personne n’est obligé de lire les rapports essoufflés du Conseil d’analyse de la Société, alors que les étudiants auraient du subir les cours de Ferry. Un prédateur philosophique mis hors d’état de nuire… Je reconnais bien là toute l’humanité de « ma chère Valérie » et « je l’embrasse ».

    Et pour remplacer le cours, je me permets de vous conseiller:

  • Procès DSK : La nausée

    Procès DSK, apprêtez-vous à plonger… Après l’alibi – il ne s’est rien passé car je n’étais pas là et je ne connais pas cette personne – , après le complot franco-russe – il s’est passé une chose, mais cette femme a été programmée par des ennemis de la grande finance mondiale pour me détruire –, voici la troisième version : c’était de l’amour ! Le procès DSK, ce sera la nausée.

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    Le paradis et l'enfer
    rôme Bosch (1450 – 1516)

     

    La défense de DSK n’est pas un secret. Il n’a pas parlé, mais tout est dit.

     

    DSK a écrit le 22 mai aux fonctionnaires du FMI, huit jours après son arrestation : « Je démens de la manière la plus forte les allégations auxquelles je suis confronté ; je suis confiant que la vérité éclatera et que je serai exonéré ». Il a écrit… Non, il a signé la lettre écrite par ses avocats, qui cherchent à garder toutes les issues ouvertes.

    Son avocat, Benjamin Brafman, entonne un air connu : la femme a voulu mais elle n’assume pas. La nausée, oui.

    Nouvelle couche hier, avec mon excellent confrère Léon-Lef Forster, qui nous sort une bulle aussi grosse que lui : « Un séducteur ne contraint jamais. C’est donc avec une certaine sérénité, un certain courage qu'il doit être amené à affronter cette situation ».

    La partition est écrite.

    L’alibi est bidon. Détruit par la reconstitution de l’emploi du temps, et la présence du liquide séminal de l’ancien directeur du FMI sur le chemisier de la femme de service.

    Le complot... La défense ne s’y est pas arrêtée une seconde.

    Restent, car tout les établit, les actes sexuels, mais avec consentement. Consentement ? La défense sera plus subtile que nos bovidés locaux, genre Lang Jack ou Kahn Jean-François. Car il sera difficile de nier les marques corporelles, même légères, la violence objective de la scène, et la femme qui cherche à se faire vomir. Autant d’éléments matériels incontournables.

    Alors que restera-t-il ? Ce qu’on entend à longueur d’audiences aux assises. Du rabâché…

    Ce sera de savantes élucubrations sur la séduction, qui passe nécessairement par la nécessité de rompre la glace. « Un séducteur ne contraint jamais ». On va nous refiler cette mouise puante : le drame des séducteurs est que le fruit est défendu, et qu’il faut toujours briser un petit quelque chose pour que ça marche.

    Dans la foulée, l’accusé nous lâchera, presque la larme à l’œil, qu’avec le temps qui passe, il a beaucoup réfléchi. Il a cru que …, mais qu’il se rend compte que …, mais pour autant il conteste toute idée de violence dans un contexte si subjectif… Surtout quand la femme de service pousse la provocation à faire le ménage une demi-heure trop tôt. Faute impardonnable.

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    Je me trompe ? Peut-être. Nous verrons, et mon texte restera. Pour moi, l’affaire DSK, c’est le récit de la victime, sans avoir à changer une virgule.

    Pour comprendre, il nous manque juste un regard.

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  • Luc Ferry, présumé abruti

    confusion_2.jpgQuel abruti... N’accablez-pas Luc Ferry, qui a droit lui aussi à la présomption d’innocence.

    Que nous dit ce mec ? Il sait qu’un ex-ministre s’est fait chopper dans une partouze avec des mineurs à Marrakech. Il n’y était pas, et n’a pas de preuve alors il ne dénonce pas l’ex-ministre dont tout le monde connait le nom, et même un ancien premier ministre.

    D’après le présumé abruti, il ne faut pas dénoncer les personnes quand on n’a pas de preuves. Ces propos sont sidérants, et d’une gravité exceptionnelle par les confusions qu’il induit.

    D’abord, on ne dénonce pas les personnes, ça serait de la délation. On dénonce des faits auprès de la police, et la police, sous le contrôle des magistrats, conduit l’enquête. Elle vérifie si les faits sont crédibles, non-prescrits, et elle cherche alors à identifier les auteurs.

    C’est l’article 40 alinéa 1 du Code de procédure pénale : « Le procureur de la République reçoit les plaintes et les dénonciations ». Plainte si ça me concerne, dénonciation si ça ne me concerne pas.  

    -          Moi, Monsieur, j’ai un honneur, et je ne donne pas de noms !

    -          Tu as surtout une couche de connerie bien épaisse pour confondre dénonciation et délation.  

    Ensuite, on n’attend pas les preuves pour dénoncer. On dénonce quand on a connaissance d’une infraction, et c’est la police qui cherchera les preuves. Qu'est-ce qu'il veut comme preuve, Ferry ? Un poil ?

    Lorsqu’il s’agit d’atteintes sexuelles commise sur des mineurs de quinze ans, la non-dénonciation est une infraction, définie par l’article 434-3 du Code pénal : « Le fait, pour quiconque ayant eu connaissance de privations, de mauvais traitements ou d'atteintes sexuelles infligés à un mineur de quinze ans ou à une personne qui n'est pas en mesure de se protéger en raison de son âge, d'une maladie, d'une infirmité, d'une déficience physique ou psychique ou d'un état de grossesse, de ne pas en informer les autorités judiciaires ou administratives est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende ».

    L’obligation devient générale pour les agents publics, comme le prévoit l’article 40 alinéa 2 du Code de procédure pénale : « Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs ».

    Donc, tu dénonces les faits, et c’est la police qui voit s’il faut enquêter, et comment. C'est juste un peu son métier. A supposer que les faits soient precrits, la police se posera des questions du genre : si ça faisait si facilement, on peut craindre que ça se fasse encore, et on va essayer d'enquêter sur les réseaux.

    Si Luc Ferry était un mec sérieux, il aurait dénoncé les faits à la police, et le procureur aurait demandé une enquête. Et s'il fallait alors donner un coup d'accélarateur, le philosophe satisfait aurait pu dire dans les médias: " « J'ai dénoncé les faits, la police fera son travail ».

    Ah mon pauvre Ferry, que ne faut-il pas faire pour qu’on parle de toi...

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    Le retour de Luc Ferry dans la lumière (Allégorie)
    *   *   *
    Herbert James Draper, Ulysse et les Sirènes (1909
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