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droit des enfants - Page 3

  • Israël tue même les prématurés

    Un missile de la plus lâche des armées du monde, celle qui attaque les civils car elle ne risque rien, vu l’absence de défense anti-aérienne, a visé et détruit la maison de Shaïma al-Cheikh Qanane, à Deir al-Balah, dans le centre du territoire de Gaza, ce vendredi 25 juillet 2014,  à 3 heures du matin. Pourquoi ? Comme ça, car il y a trop de Palestiniens, alors il faut en tuer de temps en temps. Une grande victoire militaire, qui honore Israël, la seule démocratie de la région.

    Le médecin de l’hôpital de ce camp de réfugiés explique : « Son corps a été amené après un bombardement à 3 heures du matin vendredi. Nous avons essayé de la réanimer, mais elle était morte sur le trajet de l’hôpital. Nous avons ensuite remarqué un mouvement au niveau de son estomac et nous avons constaté qu’elle était enceinte. Elle l’était de 36 semaines ». Ils ont alors pratiqué une césarienne, et est née une fille, à laquelle a été donné le prénom de Shaïma,  comme sa mère. Sa grand-mère, Mirfat Qanana, déchirée par la violence sioniste, a été admirable : « Dieu l’a protégée. Ma fille est morte, mais j’ai une nouvelle fille. Elle m’appellera maman, comme le faisait sa mère ».

    Shaïma, elle a été transférée à l’hôpital de Khan Younès, sous assistance respiratoire. Hier, après six jours, Shaïma est morte.

    Nous, nous n’avons pas droit à la vengeance, et pour ce soir, il ne nous reste qu’à pleurer avec Mirfat Qanana.

    Mais nous savons, nous, où se trouve la civilisation.

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  • Rapt de 250 lycéennes : L’incurie du pouvoir nigérian, et notre indifférence

    J’entends encore les paroles de mon ami Kamel, ce médecin libanais chevronné qui, depuis 40 ans, cherche à organiser des soins partout où ça va mal dans son pays : « Un coup de couteau chez vous, c’est comme cent morts chez nous ». Cette fin avril, la France a été prise de transes pour les quatre journalistes libérés en Syrie. Trois jours à ne parler que de ça… Mais, quelques jours plus tôt, le 14 avril, 250 lycéennes avait été prises en otage par des mafieux djihadistes, se trouvant ainsi exposées aux pires périls. Qui ça ? Des nigérianes. Ah bon,… alors ce n’est pas si grave. 

    Soudain, on se réveille le 5 mai, car le chef mafieux, Aboubakar Shekau, a publié une vidéo provocatrice. Enfin un peu de sensationnel : « J'ai enlevé vos filles. Je vais les vendre sur le marché, au nom d'Allah ».  Là tout s’éclaire. C’est le revival du Mali, le Nigeria est menacé d’une sécession, entre le Nord musulman et le Sud chrétien… Ce qui est fort regrettable pour ce sympathique pays, avec ses 165 millions d’habitants, ses investissements en flèche, et ses réserves pétrolières, qui en font le premier exportateur pétrolier africain et la première puissance économique d’Afrique. Si vous voulez faire du fric en Afrique, ne perdez pas votre temps, misez sur le Nigéria.

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    D’ailleurs, le monde des gens bien ne s’y trompe pas. Depuis mercredi, se presse dans une capitale blindée de forces de l’ordre un Forum économique mondial, qui est une sorte de Davos africain. Une opération de prestige pour Goodluck Jonathan, le président nigérian, candidat à sa réélection en 2015.

    Alors, voici soudain dénoncé à la face du monde ce mal absolu, le groupe Boko Haram,… et ce sont effectivement de vrais salopards. Mais, dans ce pays riche et démocratique, comment un tel groupe, créé il y a plus de douze ans, peut-il prospérer ? Encore un ravage de l’intégrisme ?

    Oui, sauf que l’intégrisme ne prospère pas sans son terreau, toujours le même, l’injustice sociale. Dans le riche Nigéria, 60 % de la population vit avec moins de 2 dollars par jour, et les inégalités s’accroissent depuis le retour à la démocratie en 1999. Cette pauvreté est omniprésente dans le Nord, bordé par le Niger, le Tchad et le Cameroun. Le nom de Boko Haram, qui signifie le « livre interdit » par rejet de l’instruction, est là-bas déjà inscrit par la réalité sociale : dans le Nord, 80 % des jeunes sont illettrés et 50 % des enfants en âge d’être scolarisés ne le sont pas. Des chiffres qui, je l’espère, ne plomberont pas le moral du Davos africain.

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    Mais il y a plus. A l’origine, Boko Haram était un mouvement religieux protestataire, qui recueillait de l’écho dans la population compte tenu de l’inégalité viscérale de l’économie nigériane. Aussi, tout l’appareil nigérian, mis en cause, a engagé une répression violente, parfois erratique, parfois aveugle, toujours incohérente… et sans aborder la moindre réforme sociale sérieuse. Mais taper sur le terrorisme, c’est la recette magique... Résultat : Boko Haram n’a cessé de se renforcer, avec plus de 200 attentats et méfaits graves, dont certains au cœur d’Abuja, souvent contre des écoles. Au total plus de 1500 morts.

    Le rapt massif du 14 avril témoigne de l’incurie de l’Etat. Les faits sont eu lieu à Chibok, dans le Nord du pays, dans la zone où Boko Haram est bien installée. Pour réaliser cet enlèvement massif, une véritable colonne de véhicules a fait la distance, avec une équipe nombreuse et armée. On parle de 200 djihadistes, 20 pick-up, des motos. Les bandits se sont présentés en uniforme de l'armée nigériane, tenant des propos rassurants et prenant tranquillement le contrôle du lycée. Des coups de feu ont alors été tirés, les jeunes filles embarquées manu militari, et le bâtiment a été incendié. Quelques jeunes filles ont pu s’échapper, et ont tout expliqué.

    Des alertes ont été données : aucune réaction des autorités.

    Le lendemain de l'enlèvement, le porte-parole de l'armée a affirmé que la quasi-totalité des filles avait été secourues. En réalité, la police et l’armée n’ont rien fait. Dans cette zone réputée dangereuse, comment le convoi a-t-il pu passer – à l’aller et au retour – sans encombre, sans être repéré ? Aucune patrouille pour contrôler ces routes, alors que l'alerte a été donnée ? Et comment justifier qu’il n’y ait eu aucune contre-attaque par les forces de l’ordre en trois semaines ?

    Ce lundi, Boko Haram a commis une nouvelle attaque dans une autre ville du Nord-Est, Gamboru Ngala, avec un bilan de 300 morts. 300 morts ?...  Trois lignes dans la presse. Il est vrai que c’est moins passionnant que la messe médiatique pour le marathon de Boston, où le monde entier était amené à se recueillir sur les trois morts de l’an dernier. Ça aurait aussi pu être plus intéressant si Boko Haram avait flingué un avion au-dessus de la mer… Mais là, juste un massacre au Nord du Nigéria…

    « Article 1 : Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ». Il y a vraiment des jours où j’enrage. 

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  • L’affaire des Réunionnais de la Creuse

    De 1963 à 1982, 1615 mineurs réunionnais âgés de 6 mois à 18 ans ont été exilés en métropole vers des départements touchés par l’exode rural.BIG_UP-1-2-ad248.jpg

    En 1960, la Réunion c’est pas jojo. Une économie contrôlée par une caste, et la misère, un bon terreau pour des revendications indépendantistes alors que le mouvement de décolonisation se lève dans le monde. Michel Debré, se fait parachuter à la Réunion, pour y imposer la marque de l’Etat, et arrimer l’île à la France. Le pouvoir gaulliste, entre autres projets fumeux, avait celui d’organiser le transfert de Réunionnais vers les riantes campagnes françaises et surtout vers son agriculture qui manquait de bras. Le brave Michel Debré est élu député en 1963, et il amorce cette pompe à transferts.

    Ce plan est mis en œuvre via le Bumidom (Bureau pour le développement des migrations dans les départements d’outre-mer). On commence par des adultes et des mineurs orphelins. Mais les lascars du Bumidom recrutent auprès de familles démunies et de parents illettrés, en faisant miroiter un avenir fait d’études, de beau métier et de bonheur pour tout le monde. Avec pour méthode, l’abandon d’enfant et le consentement à l’adoption. Les liens familiaux sont cassés.

    A Orly, le ton n’est plus le même : direction la campagne profonde, avec comme destinations privilégiées, la Creuse, le Gers, le Tarn… Pour quelques-uns c’est potable, mais pour le plus grand nombre c’est le jeu de massacre : DDASS, enfants placés, adoptions arrangées, travaux de la ferme, main d’œuvre des chantiers, délinquance… Des vies cassées.

    Tout le monde sait que c’est devenu une sale affaire. Les premiers rapports sont publiés, et dans les départements concernés, les services de l’Etat pointent les dysfonctionnements. Mais rien ne change. Il faut attendre 1982 pour l’arrêt de ces migrations forcées et la dissolution du Bumidom. Entre 1963 et 1982, 1615 enfants sont concernés, dont 600 pour la Creuse.

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    En 2002, l’une des personnes concernées, Jean-Jacques Martial, dépose plainte… Un échec assuré, car les faits sont prescrits. Mais l’Etat fait semblant de se bouger et confie à l’IGASS un rapport, qui dénote bien des difficultés – que la vie est compliquée, ma brave Dame – mais écarte toute responsabilité de l’Etat. Objectivement, le doute plane souvent sur le consentement réel des parents à l’abandon de leurs enfants en vue de l’adoption, mais le rapport distribue les indulgences aux services. La coupure des ponts avec La Réunion était alors considérée comme une nécessité éducative... Et puis les dossiers ont été mal tenus, d’autres égarés… On met en avant des réussites individuelles, qui méritent plus que le respect, mais n’ont pas pour effet d’absoudre l’Etat de sa violence comportementale. Bref, admettre ses fautes, reconnaître les dommages causés et payer ? Jamais.

    Ces enfants ont été retirés de leur famille par une violente politique d’Etat, au mépris de la parentalité, de la vie familiale, de la vie sociale et culturelle, et dans un contexte puant la xénophobie. Mais, en fait, il ne n’est rien passé.

    Et il ne se passera rien. Pour se faire un peu de pub, le groupe soc’ à l’Assemblée nationale nous prépare pour demain un joli brassage d’air avec une « résolution » n° 1716 (Constitution, art. 34-1).post-12-1201079671.jpg

    Une motivation grandiloquente : « La France, patrie des droits de l’Homme, dispose aujourd’hui de l’occasion de contribuer à la restauration de ce passé et à la résorption des fractures passées. La déclinaison locale des politiques de l’État a pesé lourdement sur de jeunes enfants. Public qui aurait dû être protégé et tout particulièrement leur identité et leur mémoire. Si le préjudice est inestimable et irréparable, la République doit tenter de réconcilier ses pupilles, ses Réunionnais déplacés, avec leur histoire ».

    Et après, du pur bidon de chez bidon. Je vous laisse prendre connaissance de ce chef d’œuvre.

    Article unique

    « Vu l’article 34-1 de la Constitution

    « Vu l’article 136 du règlement

    « Considérant que l’État se doit d’assurer à chacun, dans le respect de la vie privée des individus, l’accès à la mémoire

    « Considérant que les enfants, tout particulièrement, doivent se voir garantir ce droit pour pouvoir se constituer en tant qu’adultes

    « Considérant que dans le cas du placement des enfants réunionnais en métropole entre 1963 et 1982 ce droit a été insuffisamment protégé

    « L’Assemblée nationale :

    « 1°) Demande à ce que la connaissance historique de cette affaire soit approfondie et diffusée.

    « 2°) Considère que l’État a manqué à sa responsabilité morale envers ces pupilles.

    « 3°) Demande à ce que tout soit mis en œuvre pour permettre aux ex-pupilles de reconstituer leur histoire personnelle ».

    Et donc ?

    De la fumée : approfondir la connaissance, responsabilité morale… et reconstituer les histoires personnelles. Tout ceci, « en demandant à ce que tout soit mis en œuvre… ». On va donc ranimer la guerre des mémoires pour un peu de commisération, un peu de pub frelatée et surtout la volonté de ne pas ouvrir le dossier. 

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  • Maroc : Le roi gracie un pédophile (30 ans de prison)

    C’est une décision consternante du roi du Maroc : la grâce accordée à un pédophile, citoyen espagnol, condamné à trente ans de prison en 2011 pour des viols sur onze enfants âgés entre 4 et 15 ans... Un vicelard qui filmait ses crimes. Un outrage aux victimes et un signe terrible accréditant le Maroc terre du tourisme sexuel.

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    Aussitôt la grâce prononcée, ce criminel, âgé de 60 ans, et qui sévissait dans la région de  Kenitra, au nord de Rabat, a quitté le sol marocain à destination de l’Espagne. Il ne s’agit pas de faire exécuter la peine dans une prison espagnole : non, le mec est gracié. Libre. Cette mesure fait partie d’un lot de quarante-huit détenus graciés par le roi Mohammed VI.

    On résume ? Le mec viole 11 enfants, la cour le condamne à 30 ans, et les rois le libèrent : elle est pas royale la vie ? C’est absolument scandaleux.

    La population marocaine est révulsée car ce fait vient dans un contexte où tout montre que le tourisme sexuel est une réalité, et que les autorités jouent les faux culs, pour ne pas se priver de ces salopards fortunés et influents. Il se dit que ce mec faisait partie des services secrets espagnols. Cette grâce vient après d’impensables décisions de clémence rendues dans d’autres affaires.

    Le ministre de la justice, Mustapha Ramis, a confirmé l'information, pour dire qu’il n'était pas habilité à la commenter : « Il se trouve qu'une personne impliquée dans des crimes ignobles en ait profité, il n'en demeure pas moins que ce dernier a été aujourd'hui expulsé et interdit de séjour sur le territoire marocain ». Il ajoute que « l’administration a pour mission d'exécuter ». C’est donc clairement une décision du roi Mohamed VI.

     

    Ahmed Alhaij, président de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) a été on ne peut plus clair : « Cette mesure favorise l’impunité ».

     

    Les avocats des victimes, le procureur et la cour de Kenitra avaient fait leur travail. C’est le roi qui a merdé. Eh ben, mon roi, il va falloir maintenant que tu assumes ta décision.  

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  • Only God Forgives : C’est Ségolène qui a raison

    La violence peut être la matière de beaux films, et depuis toujours, elle est chez elle au cinéma. Mais si censurer se comprend mal, prendre des mesures pour protéger les enfants est logique, et c’est un devoir prévu par la loi. Ségolène Royal a eu bien raison de dénoncer les pseudos argumentaires d’Aurélie Filipetti, à propos de Only God Forgives.

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    Le film

    Ce film de Nicolas Winding Refn, avec le chouchou Ryan Gosling, fait sa pub sur un thème bien clair : une violence rare. De ce point de vue, tout le monde reconnait la réussite… à faire quitter la salle. L’histoire : un fugitif gagne son fric en trafiquant la drogue à Bangkok, et ça part sur une brochette de meurtres, dans un contexte d'inceste et de vengeances sanglantes. Présenté à Cannes, le film a collé le gerbillon au jury, qui pourtant en a vu d’autres. Pour situer, je peux citer l’une des actrices, Kristin Scott Thomas, qui a rejeté cette violence, en expliquant : « Ce type de film n'est vraiment pas ce qui me correspond ».

    Alors, il peut y avoir des amateurs, ce n'est pas le débat. La question est la diffusion du film pour les enfants de douze ans… et de la démission pure et simple de la « ministre ». Aurélie Filipetti, qui s’est faite chopper par Ségolène Royal, cherche à se planquer bien maladroitement derrière la commission machin-chose.

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    Le système des visas  

    La représentation des films cinématographiques est subordonnée à l'obtention de visas, selon une procédure définie par l’article L. 211-1 du Code du cinéma et de l'image animée : tous publics ou interdit aux moins de douze ans, moins de seize ans ou moins de dix-huit ans. S’ajoutent des hypothèses d’interdiction.

    Le texte est bien précis sur les motifs : « Ce visa peut être refusé ou sa délivrance subordonnée à des conditions pour des motifs tirés de la protection de l'enfance et de la jeunesse ou du respect de la dignité humaine ».

    Le visa est délivré après avis de la commission de classification des œuvres cinématographiques, régie par le décret n° 90-174 du 23 février 1990, modifié par le décret n° 2001-618 du 12 juillet 2001.

    La commission adresse au ministre un avis motivé, et les pouvoirs du ministre sont définis à l’article 4.

    Le texte précise :

    « Avant de statuer, le ministre a la faculté de demander à la commission un nouvel examen. Il transmet, dans ce cas, au président de la commission les motifs de cette demande ainsi que toutes observations utiles.

    « La procédure prévue à l'alinéa précédent est obligatoire dans le cas où le ministre chargé de la culture envisage de prendre une décision comportant une mesure plus restrictive que celle qui a été proposée par la commission de classification ».

    On résume:

    - le ministre peut baisser la classification d’un film, et il n’a pas pour ce faire à demander un nouvel examen ;

    - il peut demander un nouvel examen s'il l'estime nécessaire, par exemple par ce qu'un producteur ou un distributeur est mécontent, mais il doit alors motiver sa demande « avec toutes observations utiles »;

    - ce nouvel examen n’est obligatoire que si le ministre envisage de prendre une décision plus restrictive que celle proposée par la commission.

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    Alors, que nous raconte Aurélie ?

    Dans un premier temps, la commission s’était prononcée sur une interdiction aux « moins de 16 ans », ce qui a un impact économique sérieux : distribution réduite, et non-diffusion sur les chaînes de télé classiques.

    Le producteur a râlé car un film, c’est un plan busines.  La ministre explique qu’il a formé un  « recours », et qu’elle a donc du saisir la commission une seconde fois.

    Bing, deux balourds !  A ce stade le producteur n’a aucun droit de recours. Tout au plus, il proteste, mais c’est tout. Et si la ministre veut baisser la protection, elle peut décider d’elle-même... mais il faut assumer.

    La commission a revu le film, et a changé d’avis – proposant le passage de moins 16 à moins 10 – et la ministre indique alors qu’elle ne peut que suivre cet avis.

    Et re-balourd ! La commission propose, mais c’est elle qui décide, ou alors, ce n’est pas la peine d’être ministre. La ministre explique qu’elle suit toujours les avis de la commission. Donc, c’est pas de sa faute, mais de celle de la commission. CQFD.

    Deux questions :

    - Si la ministre valide toujours ce que dit la commission, à quoi sert la ministre ?

    - Un ministre est garant de l’intérêt public, et en l’occurrence de la « protection de l'enfance et de la jeunesse » et du « respect de la dignité humaine ». Pourquoi refuse-t-elle d’exercer la mission que lui confie l’article L. 211-1 du Code du cinéma et de l'image animée ? 

    Le message d'une ministre expliquant "ras le bol de la contemplation de la violence par des enfants de douze ans", c'eût été pas mal... 

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