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Droit - Page 2

  • Présomption d’innocence : La pie n’est pas voleuse

    Honte à nous : voici deux cents ans que notre droit proclame la présomption d’innocence, et depuis des siècles, on condamne – sans procès et sans respect des droits de la défense – les pies : les pies sont voleuses. Eh ben non.

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    La pie ? Une sale bête, acoquinée au diable, et qui pour ce motif s’était faite virée de de l’arche de Noé. Wahou, ça rigole pas… La perversion des esprits a même gagné notre ami le divin Rossini, qui a signé en 1817 l’opéra La gazza ladra (La pie voleuse), dans lequel une domestique manque de se faire zigouiller pour avoir volé une cuillère d’argent,… alors que c’est une pie la véritable coupable.

    C’est la Cour européenne des Droits de l’Homme qui… Non, c’est le magazine Animal Cognition qui vient de rétablir l’honneur des pies : elles ne volent pas bijoux, et bien au contraire, elles auraient plutôt peur des objets scintillants.  

    Les chercheurs de l'Université britannique d'Exeter spécialisés dans l'étude du comportement animal, ont placé des pies devant des séries d’objets, les uns brillants, et les autre neutres, et l’étude est formelle : les pies n’avaient rien à battre de ce qui brille, avec à peine 3% des contacts. Au contraire, elles montraient « plutôt des signes de néophobie, l’angoisse des choses nouvelles », précise Toni Shepard, auteur principal de l'étude, qui conclut » : « Il est probable que le folklore qui entoure les pies ne s'appuie pas sur des preuves mais soit le résultat d'une généralisation culturelle à partir de faits anecdotiques ».

    Toni, arrête de déconner, ce n’est pas du folklore mais de l’atteinte grave aux droits fondamentaux, de la pie-phobie de la pire espèce, fondée sur l’insidieuse rumeur. Mais que fait donc la police ? 

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  • « L'ange blond » : La violence à l’état pur

    Une photo à la une. Un terroriste ? Un violeur ? Un serial killer ? Non, la plus innocente des enfants, surnommée par l’assemblée générale des décérébrés, « l’ange blond ».

    Elle a 4 ans. Lorsqu’elle a été arrêtée par la police grecque, « l’ange blond » jouait avec d’autres enfants. Oui, elle jouait… Insouciante... C’est grave. C’est très très grave,… car elle jouait dans un camp de Roms. Tout a lâché…

    Qui a le droit de raconter votre vie et de publier votre photo, surtout quand vous avez quatre ans ? Personne, sauf si vous êtes un enfant Rom. C’est un carnage. Je suis ulcéré par cette publication tous azimuts, alors que le droit à l’image est un élément de l’intimité de la vie privée, et surtout s’il s’agit d’un enfant. Un voyeurisme infâme…

    Un enfant est sur terre pour construire sa vie, pas pour solder les conflits que nous avons pas su régler. Respect, please.

    On sait maintenant tout de « l’ange blond », et c’est très simple. Les parents vivent dans un ghetto, à Nikolaevo, en Bulgarie. En 2009, ils sont entrés illégalement en Grèce, pour la cueillette des poivrons, poivrons vendus ensuite très légalement. On tape sur le Qatar, mais cette affaire montre que les firmes agricoles grecques recourent à du quasi-esclavagisme : emploi d’une femme enceinte dans les derniers mois, sans papiers, sans Sécurité sociale, sans bulletins de paie, sans droits… Comment ces entreprises peuvent-elles avoir droit de cité en Europe ? Que fait donc la police ?

    Les parents de « l’ange blond », en situation illégale, ne pouvaient pas obtenir de papiers d'identité pour ramener leur fille en Bulgarie. Ils ont trouvé sur place une famille d’accueil, et ont récupéré 300 €, avant de rejoindre la misère de Nikolaevo. La famille d’accueil s’est très bien occupée de l’enfant, et ses frères et sœurs d’adoption l’adorent. Ils réclament son retour.

    Une association-fromage – « le sourire de l’enfant » – a dealé avec une justice pourrie, et « l’ange blond » a été retirée à sa famille adoptive. Quelle violence, je suis atterré.

    Ces héros avaient inventé l’amour. Il ne manquait qu’un papier, et les chacals ont fondu sur leur proie.

    L’asso « Sourire de l’enfant », filiale putassière du ministère de l’Intérieur grec, a organisé le retour de l’enfant en Bulgarie. Chez ses parents ? Non, pour rejoindre un centre d'assistance sociale, avant de décider d’un placement.

    Tant de violence, tant d’aveuglement, tant de méchanceté… « L’ange blond »,... ce soir je ne peux hélas rien t’offrir, à part mes larmes.

  • Les Françaises du 4 x 100 disqualifiées : La règlementation bidon de l’athlétisme

    Aux championnats du monde de Moscou, les Françaises du 4 x 100 se sont fait voler la médaille d’argent. Le règlement de la fédération internationale est aberrant, mais les athlètes et les fédérations l’acceptent...

    On a tous vu la même chose : l’équipe française du relais 4 x 100 m finit deuxième, aucune contestation n’est enregistrée, le résultat est validé, le podium formé et les athlètes reçoivent leur médaille. Elles sont au comble de la joie, et la fête peut commencer. 

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    Mais deux heures plus tard, le résultat est annulé, et les Françaises doivent rendre la médaille.

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    Motif : le passage du témoin. Il doit être passé d’une coureuse à l’autre dans une zone bien délimitée, et au moment où est franchie la limite de cette zone, le relais ne peut plus être qu’en une seule main. Or, il y a eu deux mains sur le témoin hors de la zone sur le deuxième passage, entre Ayodelé Ikuesan et Myriam Soumaré. C’est vérifié.

    http://www.francetvinfo.fr/sports/athletisme/mondiaux-d-athletisme/video-mondiaux-d-athletisme-le-passage-de-temoin-litigieux-du-relais-4x100m-feminin-francais_392659.html

    Alors pourquoi je râle ? Eh bien tout simplement parce que la course avait été examinée et validée, et que dans un monde logique, un résultat proclamé est acquis.

    Autour de la piste, il y a une kyrielle d’arbitres, qui surveillent les passages de relais et signalent les fautes en levant un drapeau. Ils peuvent aussi dès la fin de la course former une réserve, et on vérifie les vidéos. Toutes les équipes peuvent former des recours. Là, c’est un arbitre russe qui s’est réveillé quand tout était fini,... qui a imposé l’annulation du résultat proclamé !

    Les psychorigides de la réglementation vont me dire « un texte est un texte », et formellement, l’annulation respecte le texte. Ce à quoi je réponds deux choses.

    D’abord, un organisme doit défendre les décisions qu’il rend. Sinon, c’est le bazar de chez mémé. Quand après respect de la procédure, on prend une décision et qu’on proclame un résultat, cette décision est définitive. Il y a une exception, c’est le cas de fraude, genre les dopés du Tour de France (qu’on débusque soudain dix ans plus tard, quelle franchise... ah ah ah...). La fédération française a fait un recours mi-chèvre mi-choux en expliquant que c’était dur pour les athlètes… Mais le problème n’est pas moral, il est juridique. Il fallait plaider l’autorité de la chose décidée (Excellente jurisprudence française, parfaitement exportable : Conseil d'Etat, 8 novembre 2004, n° 252236, validée par la CEDH sous la notion de sécurité juridique : CEDH, 21 juillet 2011, n° 16574/08, Fabris c. France).

    Ensuite, l’application littérale du texte est contraire à toute logique sportive, où l’on joue pour vaincre. La course n’intéresse que parce qu’il y a la victoire, ce sont les deux faces de la même pièce. Aussi, en tuant le résultat, on tue la course. Non, mais imaginez la fin d’un match de foot, la victoire, la coupe… et deux heures plus tard, l’arbitre rentre à la maison, regarde la vidéo, voit que le but était hors-jeu, et donne un coup de fil pour inverser le résultat.

    Alors, Céline Distel-Bonnet, Ayodelé Ikuesan, Myriam Soumaré et Stella Akakpo (Attention, elle va vite et elle ira loin !) vont devoir reprendre cent fois leur technique de passage de relais. Mais qu’elles prennent aussi cinq minutes pour faire rectifier ce règlement de malades.  

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  • Tchao la morale laïque… et vive le Droit !

    Ce devait le grand jour de la « morale laïque », mais de la montagne laïque n’est sorti qu’un petit ruisselet,… en fait un mirage. Le Sinistre de l’Education Nationale a fait semblant de gargariser du mot, mais son projet, c’est de la bouillie pour les chats. Alors, tournons la page, et allons vers l’enseignement du Droit…

    L’idée du départ était simple. C’était de s’emparer de ces jolis mots pour partir mater les banlieues. Quand un politique dit « laïcité », on sait bien à quoi il pense… Le vieux fond colonialiste du PS, toujours prêt à blanchir les arabes…

    Un rapport insipide de trente pages

    793002_4288515.jpgQu’a-t-on vu hier ? Rien. Ne parlons pas d’une loi ou d’un décret ! Même pas une circulaire… Juste un rapport insipide d’une trentaine de pages, rédigé par Laurence Loeffel, une prof’ en sciences de l'éducation, Alain Bergounioux, annoncé comme inspecteur général de l'éducation nationale et qui est surtout un permanent historique de la rue de Solferino, et le drôlatique Rémy Schwartz, conseiller d’État, qui fut le génial rapporteur de la commission Stasi et concepteur de la loi du 15 mars 2004 sur les signes religieux à l’école… Une loi dont se vante le rapport, en omettant de préciser qu’en novembre 2012, le Comité des Droits de l’Homme de l’ONU a condamné la France pour l’application de cette loi… Or, du point de vue moral, le mensonge, ce n’est pas bien, élève Rémy ! Il va falloir s’amender…

    Les rapporteurs ont visiblement peiné pour pondre ces trente pages. Ils abandonnent la notion de « morale laïque » pour celle d’ « enseignement laïc de la morale », et donc en fait d’ « enseignement de la morale », car tout enseignement est laïc par principe dans l’école publique.

    Après, on enfonce les portes ouvertes, mais c’était bien obligé pour calmer l’allumé Peillon : « La morale commune ne peut plus, à l’image de la morale laïque du passé, prescrire et imposer la conception d’une vie bonne, ce qui reviendrait à imposer une conception du bien parmi d’autres, en violation de la neutralité laïque, et pourrait mettre les élèves et leur famille dans une situation délicate. Le principe et le fait du pluralisme doivent être respectés. Mais l’École a en même temps pour rôle et pour mission de faire respecter les valeurs qui fondent la République et la démocratie. La marge est étroite ici entre imposer et faire respecter : c’est l’espace de l’éducation. Celle-ci ne peut bien entendu pas être comprise comme une inculcation »… T’as pigé ?

    Pour le reste le rapport explique qu’il s’agit en fait de donner une nouvelle impulsion à l’enseignement de la morale remis au goût du jour par Darcos, et qui n’a pas marché. Mais on comprend que ça ne marchera pas mieux, car on ne dispose ni des enseignants, ni des programmes.  D’ailleurs, le rapport se conclut en expliquant qu’il faut faire un autre rapport, pour définir les programmes. Gentils, les enfants…  

    Un joli plouf, qui n’est pas une surprise

    declaration-universelle-des-droits-de-l-homme-168810-250-400.jpgApprendre les savoirs, oui, mais inculquer une morale, c’est une autre paire de manches ! C'est le jeu d’une morale d’Etat, qui avait été annoncée comme un enseignement assorti de contrôles. Or, s’il existe un fonds moral commun autour de quelques concepts flous, on entre dans la diversité et les oppositions dès qu’on aborde les données opératoires.

    Par exemple, la morale commune s’accorde sur l’idée que « tu ne dois pas tuer ». Mais quand Barack Obama décide en moyenne de trois assassinats par jour (4.700 assassinats ciblés au cours de son premier mandat) il revendique ces décisions comme morales, alors que j’estime profondément amoral qu’une personne décide de tuer une autre, et que je ne vois pas comment une référence morale peut se concilier avec la loi, qui réprime l’assassinat.

    Il n’existe donc pas une morale, mais des morales, très diverses et très changeantes. Il est d’ailleurs à souhaiter qu’une personne dispose en elle d’assez de ressources intellectuelles pour évoluer dans ses choix moraux, au cours de sa vie.

    Et puis, parce qu’apprendre à construire une pensée fatigue et fait peur à des gouvernements qui ne vivent que de l’assentiment de l’opinion, on préfère relativiser la loi, qui ne statue que sur les rapports entre les personnes et laisse trop de place à la liberté, pour refiler une morale approximative, qui n’a en fait qu’un objet : apprendre à obéir.  

    L’envahissement de la morale molle

    droits-des-enfants.gifIci, c’est un délire permanent. « Valls fait honte à la France ». Oui, sans doute, mais ce sentiment est devenu la première référence ? Les choses sont plus simples : « Valls conduit une politique illégale vis-à-vis des Roms, mais il le fait car cette illégalité le rend populaire chez les xénophobes ». Donc, on attaque ses décisions devant les tribunaux, et on s’organise pour le combattre politiquement. Oki ?

    Ce cirque moralisant du royaume des gris-gris est permanent. Une vraie glue ! Nouveau chapitre, la moralisation de la vie politique : « Les hommes politiques doivent être exemplaires ! ». Ah bon ? Mais c’est juste le fantasme de ces incapables... Connaissez-vous, parmi vos proches, quelqu’un qui admire les hommes politiques pour en faire son exemple ? Si tel est le cas, ne le laissez pas souffrir... Emmenez le vite boire un bon coup, et si ça ne suffit pas, prenez rendez-vous pour lui chez un psychiatre.  

    La morale dicte les devoirs, et chacun doit apprendre, par les connaissances, l’expérience et la réflexion, à trouver en lui la force et l’intelligence pour construire une pensée, et entendre la voie de sa conscience, qui l’aide à faire le point sur ses devoirs. Par la morale, trouve ta règle, et organise-toi pour pouvoir te sanctionner en conscience. Ta morale est souple, celle de ton ami est stricte, et celle de ton voisin, tu ne la comprends pas... Mais vous vivez bien ensemble car vos relations sont réglées par la loi.

    La loi est la même pour tous

    ART13FR.jpg« La legge è uguale per tutti ». Nos amis italiens, ces grands connaisseurs de la civilisation, ont inscrit cette devise dans les salles des tribunaux. La loi est la même pour tous, donc on peut l’enseigner comme une norme. Mais attention, pas comme une norme obligatoire, sinon on retrouve le caractère globalisant de la morale. Tu peux vivre en dehors de la loi tant que tu ne gênes pas les autres.

    Là où le commandement moral te dit : « tu ne dois pas voler », la loi se contente de : « si tu voles et que la police t’arrête, tu risques trois ans de prison ». Tu dois obéir à ta morale, alors que, vis-à-vis de la loi, tu es libre et responsable. Pour les conceptions morales, ta conscience est ton seul juge, et selon les jours elle sera sévère ou bienveillante. Pour la loi, tu es dessaisi de la sanction, qui est le fait du juge.

    Le Code civil prescrit la fidélité entre époux, mais si les époux pratiquent les petits amusements et que chacun s’y retrouve, ils feront leur affaire en toute décontraction des violations de la loi,… jusqu’au jour où l’un d’eux demandera, par un choix réfléchi, son application.

    Je dois obéir à la morale, car c’est une affaire de conscience et ça ne regarde que moi. Mais pour ce qui est la loi, laissez-moi une liberté responsable, et sanctionnez-moi si je heurte l’ordre public.  

    Et si on apprenait le Droit à l’école ?

    warin.gifCet entourloupeur de Peillon, que Hollande appelle « le serpent », va remballer sa bimbeloterie laïcarde. Et j’espère qu’on va nous fiche la paix cinq minutes avec la moralisation avachie, et cette baliverne du « vivre ensemble ». Quelle plaie ! Quand vous n’avez plus rien à dire, prenez l’air préoccupé, et poussez la chansonnette du « vivre ensemble ». C’est vraiment l’argument idéal, moitié caméléon, moitié placébo… Ça ne veut rien dire, mais ça fait gentil, alors tout le monde est content… Mais bien sûr, banane, qu’on va vivre ensemble, calme-toi ! Tu veux aller sur la planète Mars, avec un voyage aller seulement ?

    Nous vivons ensemble grâce à des règles objectives, qui sont des lois, et respectent les principes du Droit. En démocratie, la base est de connaître la loi, et de prendre ensuite ses arrangements. Alors, apprenons le Droit, et dès la primaire. Il n’y a aucune réserve quant à la mission de l’école, car le Droit est un savoir, et c’est le même pour tous.

    Oui, mais enseigner le Droit est difficile ? Moins que la morale, car justement tout repose sur des références communes et indiscutables. On peut commencer par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, et il existe déjà maintes éditions destinées aux enfants.  

    Bien sûr, il y a un inconvénient : le résultat n’est plus la culture de l’obéissance, mais l’encouragement à une réflexion autonome, à partir de normes communes…

    Alors, vive la loi, vive la liberté, et du fond de mon cœur, un heureux bras d’honneur aux moralistes à la petite semaine, ces trouillards impénitents !

    droit,loi,morale

  • La liberté n’est pas une cochonnerie

    Les histoires d’amour finissent mal en général… Oui, mais les histoires de liberté ? A voir la vidéo ci-dessous, on peut craindre qu’il en aille de même… Il est vrai qu'ici, c'est un cochon qui était épris de liberté. Si notre joyeux cochon a eu la bonne idée de s’évader, il a fait le mauvais choix d’aller se promener sur une route. Les automobilistes ont appellé la maréchaussée, et là, commencent pour lui les difficultés, et pour nous une bonne rigolade…

    Vive la liberté !  

    http://www.youtube.com/watch?v=t0JlUDJdfNU&feature=youtu.be

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