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02/08/2011

Bachar-al-Assad toujours sur le site de l’Elysée !

On l’a peut être un peu oublié, mais Bachar-al-Assad a été l’une des grandes conquêtes diplomatiques de l’Elysée. Chirac connaissait l'histoire du Liban, et il avait fixé des limites saines. Mais pour Sarko, il faut ne faut pas s’arrêter à ces petites péripéties. Avec Moubarak, Ben Ali, Kadhafi et Bachar-al-Assad dans la main, « l’Union pour la Méditerranée » allait lui permettre de réécrire le Moyen Orient.  

Trois ans plus tard, chacun peut faire le bilan.

Sur la sellette ces jours-ci, Bachar-al-Assad qui lance ses chars contre les Syriens, avec de véritables tueries. A croire les déclarations officielles de la diplomatie française, c’est l’abomination de l’abomination. Mais à voir le site de l’Elysée, cet ami de la France est toujours en bonne place. 

 

3 septembre 2008

Le premier épisode, c’était une visite en Syrie du Président de la République et de sa cour, le 3 septembre. Regardez comme ils sont beaux. L’avenir leur appartient.

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http://www.elysee.fr/president/mediatheque/photos/2008/septembre/visite-d-etat-en-syrie.2801.html?search=syrie&xtmc=&xcr=&offset=0&context=null

 

12 juillet 2008

Le 12 juillet 2008, Bachar-al-Assad est reçu à l’Elysée, et il en était tout attendri : « Le changement de président en France a facilité le rapprochement entre Paris et Damas. Jacques Chirac avait fait dépendre la relation franco-syrienne de la relation de Damas avec l'une des parties libanaises. La politique de Sarkozy est plus réaliste." T’as raison, mon fils, soyons réalistes.

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 http://www.elysee.fr/president/mediatheque/photos/2008/juillet/entretien-avec-m-bachar-al-assad-president-de-la.3446.html?search=bachar&xtmc=&xcr=&offset=0&context=null

 

13 novembre 2009 

Nouvelle rencontre à l’Elysée le 13 novembre 2009 : les amis ne se quittent plus !

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http://www.elysee.fr/president/mediatheque/photos/2009/novembre/entretien-avec-m-bachar-al-assad-president-de-la.3122.html?search=bachar&xtmc=&xcr=&offset=0&context=null

 

9 décembre 2010

Et un déjeuner de travail  le 9 décembre 2010.

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http://www.elysee.fr/president/mediatheque/photos/2010/decembre/dejeuner-de-travail-avec-m-bachar-al-assad.10197.html?search=bachar&xtmc=&xcr=&offset=0&context=null

Le Journal officiel de l’Elysée, camouflé sous le nom de Figaro, était aux anges : « Un an après sa dernière visite à Paris, Bachar el-Assad déjeune jeudi avec Nicolas Sarkozy à l'Élysée. Le président de la République, qui a relancé la relation franco-syrienne en 2008, continue de parier sur l'influence modératrice revendiquée par Damas au Moyen-Orient ». Influence modératrice, quel sens de la formule…

Le peuple syrien n’a surtout pas besoin du soutien de l’Elysée, avec un BHL à la manœuvre, son cortège d'insignifiances, et une belle coalition de l’OTAN toujours prête à vendre son matériel.

Respectons par-dessus le courage et la détermination de ce peuple.

Mais le maintien de ces photos est tout simplement indécent. Combien de temps vont-elles rester encore ?

21/07/2011

Les procès communistes devant la CEDH

L’histoire remonte au coup d’Etat communiste de février 1948, dans ce qui était alors la Tchécoslovaquie. Pour faire table rase, avaient été organisés plusieurs procès politiques destinés à éliminer les adversaires politiques, avec un Tribunal d’Etat et un Parquet d’Etat, placés sous le contrôle politique direct du parti.

 

 

Le procès le plus important fut mené en 1950 contre Milada Horáková et d’autres opposants au régime communiste pour haute trahison et espionnage.

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Plus tard, il a été établi que le procès avait été totalement bidon : les questions de culpabilité et de peine avaient été tranchées par les autorités politiques bien avant le procès et les accusés avaient été contraints, à l’aide de méthodes d’enquête inhumaines, d’avouer les faits qu’ils n’avaient pas commis. A l’issue de ce procès, quatre accusés furent condamnés à la peine capitale et les autres se virent imposer de lourdes peines de prison. Les condamnés à mort furent exécutés en juin 1950.

 

 

Après la chute du régime communiste, le procureur général en juin 1990 prononça un non-lieu à l’égard de tous les inculpés, qui avaient été condamnés à tort au terme d’une procédure pénale visant à liquider pour des raisons politiques les opposants à la dictature totalitaire du régime communiste.

 

 

Et là, le vent s’inverse

 

 

En 2005, des poursuites pénales ont été ouvertes contre plusieurs de ces « magistrats », accusés d’avoir, par leur participation dans ce procès pourri, contribué au meurtre des quatre condamnés à mort.

 

 

Le 1er novembre 2007, le tribunal municipal de Prague les a déclarés coupables, et  condamnés à des peines de prison, jugeant qu’à l’époque, ils savaient que les peines capitales infligées ne constituaient pas un acte juridique et ils avaient accepté de créer une apparence de légalité, permettant le meurtre de ces opposants  politiques. Un jugement confirmé par la  Cour suprême le 19 mars 2009.

 

 

La CEDH n’a pas à se prononcer sur les responsabilités pénales individuelles. Elle doit examiner si en 1950, l’action des « magistrats » constituait une infraction définie avec suffisamment d’accessibilité et de prévisibilité, pour permettre une sanction pénale. C’est la question de la légalité des incriminations, définies par l’article 7 de la Convention européenne.

 

 

Par des décisions motivées, les juridictions tchèques ont estimé que le procès de 1950, qui a abouti à des peines capitales et à l’exécution des condamnés, constituait un mécanisme meurtrier auquel les agents de l’Etat, faisant partie de l’appareil de justice, avaient participé comme coauteurs.

 

 

Selon la CEDH, l’interprétation par les juridictions tchèques des dispositions de droit pénal en vigueur à l’époque des faits ne revêt aucun caractère arbitraire. Le meurtre était défini par le code pénal de 1852, et en 1950, il revenait à ces « magistrats » d’analyser ce qu’on leur demandait de faire.

 

 

L’un des arguments opposés en défense, était que ces agents de l’Etats n’avaient fait qu’obéir aux instructions de supérieurs. Pour la CEDH, nul ne peut complètement et aveuglément se référer à des ordres violant de manière aussi flagrante les principes de la législation nationale et les droits de l’homme sur le plan international, surtout le droit à la vie. Ils avaient contribué à créer l’apparence de légalité du procès politique et s’étaient identifiée avec cette pratique inacceptable. Ils savaient donc qu’ils se situaient dans un processus criminel.

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03/07/2011

La "Principauté" de Monaco : une farce née du crime

ubu_roi.jpgQu’ils s’appellent Charlène et Albert, ou Gertrude et Alphonse, s’ils s’aiment, qu’ils se marient, et qu’ils soient heureux. Mais que les merdias nous en fassent des tonnes, et que les images envahissent les écrans, c’est tout simplement insupportable. Je précise : pour ceux qui ont un cerveau viable dans le crâne, et ne relèvent pas du droit vétérinaire. Par rapport à Monaco, Ubu était un amateur.

La principauté de Monaco…

Quelle blague,... mais quelle blague puante.

Depuis 1419, Monaco était une grosse ferme, dont le fermier s’appelait Grimaldi. En 1939, Monaco était au RMI. Miracle : en 1945, la ferme était opulente. Un mystère ? Non, les nazis avaient fait un gros bisou sur la bouche du sbire Grimaldi de l’époque, et cette principauté de mes deux vit encore des dividendes.

Comme tous les dictateurs, les nazis étaient des voleurs : l’idéologie pour donner une dimension à l’appât du gain. Je n’ai jamais vu un dictateur pauvre : ils ne savent rien faire, alors ils volent les biens des autres.

Le prince pourade du moment a craint que Mussolini le croque, et il a fait des mamours au traitre Pétain, embauchant son aide de camp, et appliquant le droit pétainiste, dont le statut des juifs. A partir de 1942, les Allemands sont là-bas chez eux. L’argent afflue avec l’installation du siège des sociétés nazies, et la Grimaldi connexion crée Radio-Monte-Carlo pour vanter les mérites du nazisme européen, avec comme vedette Maurice Chevalier, cet enfoiré mondain.

Les nazis volaient tout ce qu’ils pouvaient. Pour la France, par exemple, c’était un racket, légitimé par Pétain : entretien de l’armée d’occupation à prix d’or, contrôle des secteurs vitaux de l’économie, détournement de tout ce qui arrangerait les nazis. Le fric affluait. Plein de fric, mais comment le recycler alors que les banques avaient conservé leur personnel, qui savait toujours établir une comptabilité en deux colonnes.

La première machine à laver l’argent a été la Suisse, c’est  bien connu, et la seconde a été la Principauté de mes deux, c’est moins connu.

Le 5 mai 1944, quand le nazisme reculait devant les glorieuses armées soviétiques, Monaco est devenu un ami de Berlin : rayé de la liste des ennemis du Reich. 350PX-~1.JPG

Le 21 juillet 1944, soit plus d'un mois après le débarquement du 6 juin en Normandie, le « prince » Grimaldi régnant, Louis II, a autorisé le banquier nazi Karl-Anton Schaeffer à créer la banque Charles, du nom de Johannes Charles, un financier suisse mandaté par le Reich. C’était la panique, car il fallait récupérer tout les avoirs nazis possibles, planquer ce qui pouvait l’être via l’immobilier et les casinos, et en évacuer une part vers la bienveillante Espagne de Franco.

Personne n’a autant profité des crimes nazis que Monaco. Lors de la Libération, on a séquestré sur Monaco autant d’argent nazi que sur l’ensemble du territoire français. Trafics d’armes, marché noir, spoliation des juifs, pillage des entreprises : les banques de Monaco étaient un nirvana criminel. Une course, pour récupérer l’argent et le filer chez Franco.

Et malgré tous les efforts des traites pro-nazis de Monaco pour vider les comptes des derniers jours, il restait dans les banques de Monaco autant d’argent volé que pour toute la France. Surtout, le fermier Grimaldi avait pris sa part. Aujourd’hui, il en vit encore des dividendes de l’argent nazi. Répugnant.

Depuis, c’est l’émerveillement devant course des abrutis – le grand prix auto – les soirées de charité et la chronique de la famille du fermier.

Pour la nationalité, Monaco pratique le droit du sang, matinée de la culture de l’apartheid : le Prince de mes deux, par décision souveraine – merci de ne pas rire – peut vous accorder la naturalisation, si vous êtes assez riche. Avec à la clé un joli régime en noir et blanc : la principauté pourade compte environ 32 000  habitants, mais les citoyens Monégasques ne sont qu’environ 7 000. Ils sont les seuls à disposer du droit de vote et sont dispensés d'impôts directs.

Il y a longtemps que cette farce grotesque aurait du prendre fin.

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10/06/2011

Tarek Aziz demande à être exécuté

0964208001252867543.jpgHier, le vieux Tarek Aziz, 75 ans, condamné à mort par un tribunal en treillis, épuisé par une santé chancelante, a demandé à être exécuté car il ne veut pas mourir en prison. Le désarroi d’un homme abandonné. 

 

Une dictature intelligente ne se salit plus les mains, comme le faisait un Franco de base, qui garrotait encore des militants anarchistes en 1974. Non, elle crée une succursale, y nomme ses affidés et lui décerne le titre de « Haute Cour ». Le 26 octobre dernier, Tarek Aziz a été condamné à la pendaison par la Haute Cour Pénale irakienne, le grand tribunal des basses manœuvres, et depuis la peine a été confirmée.

 

Tarek Aziz était l’inamovible ministre des Affaires étrangères de Saddam Hussein, et la meilleure porte d’entrée des occidentaux dans le monde arabe. En France, tous ont adoré l’entregent de ce grand diplomate chrétien. Tous ont usé de la base irakienne et ont glorifié ce pays arabe laïc.

 

Mais que vaut un ami, quand il est arabe, et que le seul projet, depuis septembre 2001, est d’humilier le monde arabe, pour lui imposant la colonisation économique ?

 

Qui, parmi les amis affichés de Tarek Aziz, a fait quoi que ce soit de palpable après sa reddition, en 2003 ?

 

Lequel de ces grands défenseurs de droits de l’homme blanc a-t-il été au-delà d’un communiqué mollasson pour dénoncer le procès inique fait au grand diplomate ?

 

Lequel de ces coqs pérorant sur les plateaux de jité a-t-il dénoncé la bouffonnerie de la justice irakienne ?

 

Donnez-moi le nom d’un seul qui ait honoré les liens affichés quand tout allait bien, en demandant un droit de visite pour se rendre dans la prison de Kazimiyeh, à Bagdad… Et s'il était fimé avec les menottes dans le dos, ça les réveillerait nos belles consciences à deux balles ?

 

L’an dernier, Tarek Aziz a été victime de deux crises cardiaques. Les dernières images sont celles d’un homme exténué. Son fils Ziad décrit un état physique alarmant, et les « autorités » irakiennes refusent les droits de visite : «  Il y a deux semaines, ma mère et ma sœur sont venues à Bagdad pour lui rendre visite, sans succès. Le vice-ministre de la Justice ne répond d'ailleurs plus à nos appels téléphoniques ».

 

Le 11 novembre 2010, Jalal Talabani, un kurde, réélu président, a dit qu’il refuserait l’application de la peine de mort.

 

Malade, isolé, abandonné, Tarek Aziz vient d’écrire à ses bourreaux qu’il refusait de mourir en prison, et il a demandé la mise à exécution de la sentence. Chirac, Chevènement et Le Pen n’ont rien entendu. Les bidochons qui nous gavent avec leurs incantations d’un monde arabe laïc n’ont rien entendu non plus.

 

Ils préfèrent s’enthousiasmer pour l’intervention des hélicoptères de combat en Libye, applaudir le 213° génial plan de paix au Proche Orient et refouler comme des voyous les Tunisiens qui annoncent un monde nouveau, fondé sur l’égalité.

 

Aussi, abandonner Tarek Aziz…

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07/06/2011

Affaire Khodorkovskiy : Poutine est un bandit

657852_mikhail-khodorkovski-se-tient-dans-le-box-des-accuses-le-30-mai-2005-lors-de-son-proces-a-moscou.jpgL’affaire Khodorkovskiy, la grande chronique judicaire de Russie, est finalement assez simple : Vladimir Poutine voulait éliminer Mikhaïl Khodorkovskiy, un magnat du business russe, qui s’était enrichi en flèche avec l’écroulement du soviétisme.

C’est une affaire à volets, et le premier est arrivé devant la CEDH, qui s’est prononcé le 31mai (n° 5829/04). Pas fameux pour la Russie de Poutine, condamnée pour traitements inhumains et dégradants, arrestation illégale, détention illégale et violation des droits de la défense.

En 2002, Mikhaïl était au top de son plan business, principal actionnaire de Ioukos, la grande société pétrolière, et d’un brochette d’autres entreprises minières, industrielles et financières. Mais, drôle d’idée, il s'est intéressé à la politique, finançant des partis d’opposition et dessoudant le gouvernement de Vladimir, qualifié d’antidémocratique, ce qui est très exagéré, nous en conviendrons tous. Où vont-ils chercher tout ça…

Le 23 octobre 2003, il a été convoqué pour déposer le lendemain comme témoin à Moscou, dans le cadre d’une affaire pénale. Mais Mikhaïl était en virée d’affaires à Novossibirsk, dans l’Est de la Russie, et il a informé les autorités qu’il se présenterait dès son retour. Mais Vladimir ne rigole pas avec la justice, et le 25 octobre 2003, au petit matin, des agents de sécurité armés sont venus arrêter Mikhaïl pour le rapatrier dare-dare à Moscou. Mikhaïl a été interrogé le matin même, à 11 heures, comme témoin avant d’être inculpé à 14 20 d’un certain nombre d'infractions économiques, par la lecture d'un rapport de 35 pages, et à 21 heures, Mikhaïl a été entaulé. Détention renouvelée le 17 décembre 2003, sur la base d’un rapport de 300 pages, non communiqué aux avocats, et ont suivi sept renouvellements, jusqu’en mars 2005.

Pendant les audiences, Mikhaïl était installé dans une cage et il ne pouvait communiquer avec ses avocats qu’en présence des agents d’escorte.

Pour les prisons, c’était au niveau : surpeuplées, caniculaires en l’été et glaciales en hiver, des toilettes humiliantes, une douche par semaine, des visites médicales impossibles...

Procès le 31 mai 2005, toujours dans la cage : coupable et huit ans de prison.

Voici la distribution des prix par la CEDH. 9782268062907_image.jpg

Traitements inhumains et dégradants (Art. 3)

Pendant 4 mois, Mikhaïl avait un espace personnel limité à 4m², dans des conditions sanitaires déplorables.

La violation de l’article 3 est également retenue pour les mesures de sécurité qui lui étaient imposées dans le prétoire lors des audiences : il était accusé d’infractions non violentes, son casier judiciaire était vierge et il n’existait pas la moindre preuve d’une prédisposition à la violence. Il n’en avait pas moins été placé dans une cage tout au long du procès et exposé ainsi aux regards du public, une situation humiliante, à ses propres yeux du moins, et la source d’un sentiment d’infériorité.

Arrestation et détention illégale (Art. 5 § 1, b).

Le 23 octobre 2003, alors qu’il était convoqué comme témoin, Mikhaïl a été arrêté et transféré comme un criminel dangereux. L’enchaînement de quelques heures pour l’inculcation et la mise en détention sont autant de violations du droit.

Procédures irrégulières (Art. 5 § 1, c)

A sa sortie du parloir, l’avocate de Mikhaïl a été fouillée, et les policiers ont saisi des notes de travail, versées au dossier comme pièces à conviction.

Vices de procédure relatifs à la détention (Article 5 § 4)

Les avocats de Mikhaïl n’ont reçu que peu avant la tenue de l’audience consacrée à la détention du 23 décembre 2003 les 300 pages de réquisitions écrites du ministère public demandant le placement en détention et n’ont pas eu la possibilité de communiquer en toute liberté avec leur client. L’audience du 20 mai 2004 ayant abouti au prolongement de six mois de la détention de Mikhaïl s’est tenue en l’absence de l’intéressé et de ses avocats, d’où l’impossibilité pour lui de se défendre lui-même ou par l’intermédiaire de ces derniers. Les demandes de mise en liberté n’ont pas été traitées dans des délais sérieux.

Bon. Eh bien, tout ceci est encourageant pour Poutine, qui trouve là de bonnes marges de progression.

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Poutine sur la bonne voie
 
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