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faits divers - Page 3

  • Les sources de la violence

    road_to_perdition.jpgRetour au réel d’une société envahie par la violence. L’histoire de ce lycéen roué de coups ce mercredi après-midi, et qui se retrouve entre la vie et la mort.

    Le lendemain matin, on sait peu sur le déroulement exact des faits exacts, mais finalement que je crois qu’on en sait bien assez.

    C’est lycéen de 17 ans, en classe de première, qui sort du lycée après les cours, et va prendre son bus, à l'angle de la rue Albert et de la rue de Tolbiac. Sur le dos, il porte son sac, qui mentionne un club du XIV° arrondissement. Oui, mais le lycée est dans le XIII°… Pour ce simple motif, une bande de quinze personnes l’attendait, et l’a roué de coups, plusieurs portés avec une barre de fer. Le lycéen est entre la vie et la mort à l'hôpital de Lariboisière.

    Le Parisien ciste deux témoins.

     « C’est un acte de barbarie. Ce pauvre garçon était allongé contre le trottoir. Quand je suis arrivé, il avait des convulsions et sa tête était couverte de sang. Ça fait trente ans que j’habite ici, je n’ai jamais vu ça. »
    « J’ai juste eu le temps de voir un des jeunes lui donner des coups de pied. On aurait dit qu’il voulait l’achever »

    On en est là…  Les phénomènes de bandes ont toujours existé. Ces faits d’une violence totale sont rarissimes, mais il est impossible de ne les limiter aux données individuelles. Une telle violence a des sources profondes.

  • Bettencourt : Le médecin des pauvres entre en scène

    medecin_01.jpgWoerth est tranquille sur ce coup : il n’a aucune compétence médicale. Dans l'affaire Liliane Bettencourt, le centre de gravité se déplace pour quelques jours, mais il faut bien dire que toutes les infos cumulées laissent le sentiment que les fics n’enquêtent sans doute pas pour rien. L'argent ferait-il perdre la boussole ? 

    Sur ce volet médical, beaucoup de rumeurs, et quelques infos sûres. Par exemple que l’Ordre des médecins  a décidé d’entendre une dizaine de bons docteurs. A ce  stade, le conseil départemental prend des renseignements à partir d’infos pouvant traduire des comportements non orthodoxes. Pas d’accusation donc, et encore moins de jugement.  

    Gilles Brücker s’est expliqué dans la presse. Ami de François-Marie Banier, et bon pote de Bernard Kouchner, il est devenu le médecin de Liliane Bettencourt à la fin des années 1990, fait aujourd’hui établi. Il est ausi établi qu'il a été désigné exécuteur testamentaire, ce qu’il a « pris comme une marque de confiance » mais c’est l’officier de police chargé de l'enquête qui lui a appris que cette fonction était assortie d'une dotation d'un million d'euros. C’est aussi l’enquête qui lui a appris que l'île d'Arros devait revenir à François-Marie Banier et à trois associations médicales présidées par lui-même ou sa compagne, Christine Katlama, une chercheuse spécialiste du sida, trois associations financées par la Fondation Bettencourt-Schueller. « Leurs comptes peuvent être fouillés, comme mes comptes personnels » proteste-t-il. Enfin, il confirme que Liliane Bettencourt a offert à sa fille un appartement d'une valeur de 500.000 euros, mais il précise n’avoir vu aucune raison de demander à cette dernière de renoncer à ce cadeau, car « Liliane Bettencourt était très en empathie avec ma fille ».

    Laissons bien l’Ordre des médecins faire la lumière sur ces faits, et sur les sympathiques relations qui existaient entre les médecins gravitant sans la sphère Bettencourt, avec toute la dose de coups tordus et de rumeurs. Mais si l’on ne sait pas grand chose des faits, on sait en revanche très bien ce que dit la déontologie, comme cela ressort des dispositions du Code, et des commentaires publiés par l’Ordre.

    Pas d’immixtion dans les affaires de famille

    Medecin-des-pauvres-1913.jpgArt. R.4127-51 du code de la santé publique. – Le médecin ne doit pas s'immiscer sans raison professionnelle dans les affaires de famille ni dans la vie privée de ses patients.

    Analyse de l’Ordre. Cet article définit les limites de l'action du médecin admis à pénétrer l'intimité de la famille dans le cadre de son exercice professionnel.

    Le médecin est le conseiller naturel des patients et des familles et souvent leur confident. Il ne donne pas seulement des conseils thérapeutiques, d'hygiène de vie mais aussi de psychologie. L'avis du médecin est souvent sollicité sur la nécessité d'un changement de résidence, d'une retraite anticipée, de la pratique d'un sport, etc. De même le pédiatre sera interrogé sur l'intérêt d'un redoublement scolaire, d'un changement d'établissement, le choix d'une région pour les vacances...

    La confiance dont il bénéficie peut le mettre dans des situations délicates et le conduire au-delà des limites de son rôle professionnel s'il n'y prend pas suffisamment garde.

    Le médecin doit s'interdire aussi la curiosité et s'en tenir, dans la vie privée du patient et de sa famille, aux informations nécessaires à la compréhension de la situation qu'il prend en charge. Il est évidemment impensable qu'il puisse exploiter une information obtenue au cours de son exercice professionnel à des fins personnelles.

    Pour s'en prévenir, le médecin ne doit jamais se départir de son impartialité. En cas de conflit, il doit analyser les faits et prodiguer ses conseils sans jamais prendre un parti quelconque. Il peut chercher à concilier les points de vue en présence, mais doit savoir constater l'échec de sa mission et refuser alors de s'ériger en juge de la situation ou effectuer un arbitrage, particulièrement dans les situations de divorce où il ne doit jamais prendre le parti de l'un ou de l'autre, pour la garde des enfants notamment. Il ne doit pas non plus établir à cette occasion un certificat médical imprudent qui pourrait être par la suite sujet à interprétation tendancieuse.

    Il en va de même lors des successions et de tous les actes officiels de la vie du patient auxquels le médecin se doit de rester étranger. Il doit garder une parfaite neutralité en limitant ses conseils à ceux que l'objectivité lui permet de prodiguer.

    Enfin, dans toutes les situations difficiles, quand le discernement n'est pas aisé, il ne trouvera que des avantages à s'en ouvrir au président ou à l'un des membres de son conseil départemental.

    Prohibition des avantages

    medecin.jpgArticle R.4127-52 du Code de la santé publique. – Le médecin qui aura traité une personne pendant la maladie dont elle est décédée ne pourra profiter des dispositions entre vifs et testamentaires faites par celle-ci en sa faveur pendant le cours de cette maladie que dans les cas et conditions prévus par la loi.

    Il ne doit pas davantage abuser de son influence pour obtenir un mandat ou contracter à titre onéreux dans des conditions qui lui seraient anormalement favorables.

    Analyse de l’Ordre. En cohérence avec l'article précédent, le code de déontologie précise désormais des dispositions admises depuis toujours au nom de l'éthique médicale. Cette obligation, dégagée par la jurisprudence de l'ancien régime, inscrite dès le début du XIXème siècle dans le code civil, n'était auparavant définie que par l'article 909 du code civil qui indique : "Les docteurs en médecine ou en chirurgie, les officiers de santé et les pharmaciens qui auront traité une personne pendant la maladie dont elle meurt, ne pourront profiter des dispositions entre vifs ou testamentaires qu'elle aurait faites en leur faveur pendant le cours de cette maladie. Sont exceptées :

    1°) les dispositions rémunératoires faites à titre particulier, eu égard aux facultés du disposant et aux services rendus ;

    2°) les dispositions universelles dans le cas de parenté jusqu'au quatrième degré inclusivement, pourvu toutefois que le décédé n'ait pas d'héritiers en ligne directe ; à moins que celui au profit de qui la disposition a été faite ne soit lui-même du nombre de ces héritiers..."

    Au-delà du cas d'espèce de la dernière maladie, c'est une attitude générale de prudence qui s'impose au médecin en la matière. Il ne doit en aucune circonstance pouvoir être suspecté d'avoir profité de son statut professionnel et de l'influence qui en découle pour tirer un avantage matériel quelconque de la part de son malade.

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  • Mort pour une cigarette

    violencep5.jpgTué en plein Paris pour avoir refusé une cigarette. L'agresseur ne connaissait la victime que depuis une heure. Mort comme çà...

    Vendredi soir, déjà un peu samedi matin. Il est une heure, nous sommes Place du Comtat-Venaissin, un quartier paisible du XV° arrondissement de Paris. Samir, 31 ans, et deux de ses amis sont là, tranquillement, discutant dans la nuit qui s’avance, à la recherche’ d’un peu d’air frais. Un jeune homme passe, et demande une cigarette, en insistant, mais bon : il n’y a pas de cigarettes. Le type peut partir, et la discussion reprend.

    Mais quelques minutes plus tard, le jeune homme revient, cette fois-ci accompagné deux de ses potes, venus pour en découdre. Le ton monte de suite, les trois bousculent les autres, et les coups se mettent à tomber.

    Samir parvient en s’enfuir, mais il est rattrapé. Il reçoit un coup de couteau dans le dos, et s’écroule place Etienne-Pernet, près de l'église Saint-Jean-Baptiste de Grenelle. Les secours arrivent très vite, mais le coup a été fatal : le décès est constaté une heure plus tard, à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière.

    L'auteur présumé du coup de couteau, un jeune homme d'une vingtaine d'années a été arrêté, et ses deux collègues se sont présentés au commissariat dans la journée. D’après Le Parisien, les deux groupes d'hommes ne se connaissaient pas. Ainsi, tout est parti du refus d'une cigarette…

    Y a-t-il intention de tuer ? Oui de manière certaine, au moins lorsque le coup a été porté, dès lors que Samir fuyait. Il a fallu le rattraper, juste pour lui porter le coup… pour tuer. Y-a-t-il préméditation ? Ce n’est pas impossible, mais seule l’enquête pourra le dire. Si le jeune homme qui s’est vu refusé la cigarette, et rentré lui, a pris le couteau, a demandé à ses deux potes de l’accompagner, est venu régler un compte à Samir, et l’a poursuivi malgré la fuite, jusqu’à pour frapper dans le dos, dans une partie vitale, alors ce sera un assassinat. Et ce scénario n’est pas impossible.

    Cette violence contenue… et cette envie de tuer. De tuer quelqu’un qu’on ne connaissait pas une heure plus tôt...  Adieu, Samir...

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  • M6 toujours plus bas...

    media--image-352537-article-ratio_450.jpg« Trompe-moi si tu peux », une géniale émission de M6 prévue pour ce jeudi 8 et annoncée comme sulfureuse. Mais Jipé, l’un des candidats, s’est suicidé il y a quelques jours, et M6 renonce à publier ce divertissement. Misère de la télé…

    M6 est une chaîne qui flatte l’intelligence et la convivialité, c’est bien connu. Après, on imagine, de très nombreux conseils d’administration d’encravatés notoires et impénitents, elle a inventé et programmé pour cet été un jeu génial et créateur de consensus social, en ces périodes de polygamie fantasmée : « Trompe-moi si tu peux ». Comment, dans la joie et la bonne humeur, tromper son chéri ou sa chérie, rien que pour se marrer, et se surcroit, se foutre de sa gueule en public. 16 jours à tenir, pour gagner 39 000 euros. interdiction-penser2short.jpg

    Un vrai petit délice. Dans une grande maison, très bourgeoise et très bonne société, se trouvent enfermés sous les caméras une série de couples. Des vrais couples : amour, sentiments, projet de vie, et tout et tout. Recruté par le comité d’éthique de M6, ce qui donne une sérieuse garantie. Chacun doit cacher aux autres quel est son véritable compagnon, ce qui est encore assez banal. Mais pour rendre l’affaire intéressante, tout le monde est invité à fricoter avec tout le monde : vu que X fait la chose Y, tu crois que X et Y sont en affaires sentimentales, et bien non, c’est Z qui est le cocu notoire, d’ailleurs regarde sa gueule. Génial. Qu’est-ce qu’on se marre... Traduit avec les éléments de langage de M6, ça devient : « Quitte à brouiller les pistes en se rapprochant d'une autre personne... A chaque épisode, qui dure deux jours, le candidat se retrouve avec un nouveau partenaire. Les 20 concurrents, dont un couple gay et un autre lesbien, s'adonnent alors à des jeux intimes, dont des massages, des danses sexy et à un l'effeuillage mutuel. De quoi attiser la jalousie du conjoint (ou de la conjointe) et de pimenter ainsi l'émission ». Chaque couple repéré, genre crétins fidèles, est aussitôt éliminé. L'émission, tournée en avril en République dominicaine, devait être diffusée à partir de ce jeudi 8.

    Mais là survient un drame : l’un des candidats s’est suicidé. Aussitôt, M6 a supprimé la page Internet de l'émission, ainsi que toutes les photos et vidéos officielles. Florence Duhayot, la directrice générale de la société de production, Studio 89, explique : « Rien ne laissait présager ce drame, avant, pendant et après l'enregistrement du programme ». Aussi, nous devrons nous passer du jeu « le plus incroyable jamais créé à la télévision française ».

    tf1-m6.jpgUn homme préfère mourir plutôt que vivre : qui peut se permettre de dire quoi que ce soit de cet homme, quand il le connait, et encore plus quand il ne le connait pas ? Rien à dire, seul reste le silence du recueillement.

    Mais en revanche, l’activisme de M6 pour inventer le plus pourri des jeux, avec des millions d’euros à la clé dans la lutte contre TF1, en amenant de braves gens à solder leur honneur pour l’espoir de 39 000 euros, il y a juste de quoi vomir. S’il faut analyser les naufrages de la société, il suffit de penser à c’est qu’est devenu un outil aussi extraordinaire que la télé.

    Vient l’envie de régler le compte à cette télé par un geste salutaire, mais il faut se rappeler la belle chanson de François Béranger :

    « Rien de changé depuis qu’un jour j’ai pissé

    « Sur la télé tellement c’était chouette

    « Et bien sûr, toute l’électricité

    « M’est passée dans la quéquette ».

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  • Les 35.000 euros du tram de Bordeaux

    Mme-Tete-En-L-Air.jpgLe tram de Bordeaux mieux que le bouclier fiscal. Les 35 000 euros récupérés dans le tram sont une belle énigme. Pour le moment, c’est drôle, sauf pour le propriétaire de la somme, et un papy qui s’est trouvé en garde-à-vue…

    Une mamie, du genre Mammouth écrase les prix, prend le tram avec 35.000 euros en liquide, dans un sac plastique. Bref, comme vous et moi, partant au marché. Bon, mais ça se complique quand notre mamie quitte le tram en oubliant le sac, et les biftons. Un gros malaise, je veux bien le croire, avec les pompiers et l’hôpital. Et là, mamie retrouve la mémoire : ces sont quatre salauds de bulgares qui se sont ligués contre elle, et lui ont piqué les blé. Et comme ses agresseurs ne portaient pas la burqa, elle pourra les reconnaître. Des bulgares dans le tram ? C’est jouable. Problème : on retrouve la vidéo, et pas de chance : le film montre la mamie se lever, paisible comme Baptiste, et oublier le sac plastique. Pas plus de bulgares ce jour-là que de militants socialistes à une réunion de DSK.le_distrait01.jpg

    Ca se complique. Mamie avait peur de se faire engueuler, genre engueulade à 35 000 euros… car les bitons n’étaient pas à elle. Là il faut lire Sud-Ouest dans le texte, en espérant comprendre : « La femme, propriétaire d'un coffre à la banque, s'était vu confier la manne. L'argent était resté dans le coffre jusqu'au début du mois de janvier. En raison d'un déménagement, la banque avait alors demandé aux clients de vider les coffres. La femme s'est exécutée et a caché l'argent chez elle. Lorsque le propriétaire a souhaité récupérer son argent, elle a, semble-t-il, paniqué. Et elle a imaginé un scénario. Les vidéos l'attestent. Avec le sac en plastique déjà plein, elle s'est rendue à la banque, est descendue dans la salle des coffres, a fait mine de le vider et est repartie. Seul élément non prévu, la bourde au moment de descendre du tram ». Ca devient dingue.

    La mamie se prend une admonestation pour dénonciation d’un délit imaginaire, et roulez.

    Là dessus, nos brillants pandores poursuivent l’enquête, et croient identifier le malfaiteur à partir de la vidéo surveillance, genre vidéo qui fait frétiller de bonheur notre bon Brice. Moyenne en quoi un brave papy de 72 ans, qui avait eu la folle imprudence de prendre le tram de Bordeaux en plein jour, se retrouve en garde à vue. Par les temps qui courent, un papy vaut bien quatre bulgares…

    Mais le papy est innocent, et la garde-à-vue n’a été qu’un stage de citoyenneté mal placé. Pourtant, le Parisien avait tout vu : « La bande vidéo va par ailleurs apprendre aux enquêteurs que le sac en plastique est resté près de deux heures là où il était sans intéresser personne. Jusqu'à ce qu'un sexagénaire coiffé d'une casquette et portant des lunettes noires, après avoir hésité, s'en empare ». Pas si simple...

    Remerciements, donc, à celui ou celle qui par mégarde à glissé le sac plien d'oseille dans sa poche, et qui peut le ramener au commissariat de son choix... Ca arrangera bien la propriétaire...

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    "Ma copine a perdu mes 35 000 euros, et je n'ai plus un sou pour faire mes courses"
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