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faits divers - Page 4

  • Polygamie : Du bidonnage absolu

    deux-nigauds-et-la-momie-affiche_18925_10418.jpgBrice et Eric, nos grands deux nigauds, partant à la chasse à l’épouvantail à moineaux. Mieux vaut en rire !  

    Le plus étonnant, c’est leur air instruit et un peu mystérieux, sur le thème : « On va voir ce qu’on va voir ». Car c’est vite vu.

    La polygamie est un infraction, ainsi définie par l’article 433-20 du Code pénal :

    « Le fait, pour une personne engagée dans les liens du mariage, d'en contracter un autre avant la dissolution du précédent, est puni d'un an d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende.

    « Est puni des mêmes peines l'officier public ayant célébré ce mariage en connaissant l'existence du précédent ».

    Donc, c’est très très simple. Tu es polygame si tu te maries devant le maire alors que tu es déjà marié. Comme le premier document qui est demandé par la mairie, c’est un acte de naissance, qui porte la mention de l’état matrimonial, il est en pratique impossible d’être polygame en France. Sauf si le maire est de mèche, et qu’il a fermé les yeux, et c’est pour cela que la loi pénale a prévu que, dans ce cas, il part en prison comme toi pour un an.

    Alors, pour savoir si Bernard ou Paulette sont polygames, pas besoin d’une enquête très compliquée. Pas comme pour la rumeur : il ne sera pas besoin de mobiliser le boss du contre-espionnage. Une vérification à l’état-civil de Bernard et de Paulette. Et un « mariage religieux », si tant est que cela soit établi, ce qui n’est pas le cas ? Mais, diable républicain, le mariage religieux n’a pas force de loi, calmez vous !  Et pourquoi ? Justement, parce qu’il est religieux.

    Donc, c’est plouf ! Brice et Eric ont parlé pour rien, pour rien de rien du tout. Et attention ! La polygamie est en France une infraction pénale. Or, imputer à Bernard ou Paulette d’avoir commis une infraction alors qu’ils sont innocents constitue à son tour l’infraction pénale de diffamation. J’en connais un qui doit avoir des démangeaisons du côté de la citation directe en correctionnelle.2nigaudscontredrjekyllaff.jpg

    Après, Brice et Eric viennent nous dire « retrait de la nationalité ». Et de prendre à nouveau l’air instruit et un peu mystérieux qui leur va si bien. Alors que la réponse est tout aussi simple.

    Lisons l’article 25 du Code civil.

    « L'individu qui a acquis la qualité de Français peut, par décret pris après avis conforme du Conseil d'Etat, être déchu de la nationalité française, sauf si la déchéance a pour résultat de le rendre apatride :

    « 1° S'il est condamné pour un acte qualifié de crime ou délit constituant une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ou pour un crime ou un délit constituant un acte de terrorisme ;

    « 2° S'il est condamné pour un acte qualifié de crime ou délit prévu et réprimé par le chapitre II du titre III du livre IV du code pénal ;

    « 3° S'il est condamné pour s'être soustrait aux obligations résultant pour lui du code du service national ;

    « 4° S'il s'est livré au profit d'un Etat étranger à des actes incompatibles avec la qualité de Français et préjudiciables aux intérêts de la France ».

    On peut éliminer les 1° et 3°. Le 2° aussi, qui concerne les agents publics ayant abusé de leur autorité.  

    Il reste donc le 4° pour nourrir la réflexion profonde de Brice et Eric : Bernard et Paulette se livreraient à la polygamie au profit d'un Etat étranger. Fine analyse pour deux grands nigauds.

    Tout cela est assez consternant.

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  • En prison pour un gifle

    460_0___30_0_0_0_0_0_prisonniers_robots.jpgLa culture Le Pen a nourri le fantasme : « la justice est laxiste ». Pire : désarmée. Plus de deux siècles de civilisation du droit ont été réduits à néant par les juges rouges, roses, verts et, au final, arc-en-ciel. La démocratie est molle devant les voyous, et il est temps de redresser la barre. Suivent tous les slogans à deux balles, du genre « Tu l’aimes ou tu la quittes » ou « Le mouton dans la baignoire ».

     

    Le problème, pour ceux qui au quotidien se coltinent les Palais de Justice, c’est que c’est pile l’inverse. En correctionnelle, ça tombe comme à Gravelotte. C’est la saison des pluies toute l’année ! Afrique équatoriale everyday ! Une seule solution, la prison. Notre pseudo-déliquescente justice n’a jamais collé autant de personnes  en taule.

     

    Tiens, un exemple, qui vient de se jouer à Toulouse.

    Le 10 mars, une jeune fille de 16 ans, élève dans un collège, se fait virer pour indiscipline de son cours d'anglais. En pleurs, elle appelle papa, lui expliquant qu’elle a été frappée. Bon papa se précipite sur place, trouve sa fille boulversée, qui lui désigne la CPE comme l'auteure de la gifle, et le père va s’en prendre à la CPE, lui collant une gifle. Appel de la police, qui arrive dare-dare. Arrestation car flagrant délit, commissariat, garde-à-vue, auditions, présentation au procureur qui renvoie le papa nerveux devant le tribunal correctionnel dans le cadre de la procédure de comparution immédiate,  et notre papa se retrouve en prison. Il n’a pas fallu 48 heures, et ce pour une gifle. La CPE, victime, n’a pas eu le temps de s’organiser pour faire valoir ses droits, et le tribunal renvoie l’affaire à un mois, pour jugement. Mais papa attendra en taule. dyn003_original_324_356_gif_12527_a6ba7fe61b53a0c817a8e5df6a31f943.gif

    L’audience de jugement a eu lieu ce 21 avril. Le tribunal correctionnel de Toulouse a condamné papa à cinq mois de prison, dont trois avec sursis, et à verser 1.500 euros à la victime au titre de préjudice moral.

    Quant à la collégienne, elle est passée en conseil de discipline, et a été exclue de l’établissement.

    Alors, juste ou pas juste, logique, car il faut préserver la paix des collèges, ou illogique, car c’est pour la famille un massacre, chacun se fera son opinion. Mais pour ce qui est de la justice qui remet des décorations aux délinquants, vous repasserez.

    Le père entaulé a sans doute perdu son travail, c’est assez classique dans ce genre de situation. La loi Sarko, écrite à l’encre Le Pen, va couper les allocs à la famille, et le petit frère, qui s’accroche en misant tout sur les études, va en prendre un max.

    Accroche toi, mon p’tit gars, et fais moi confiance : tu trouveras toujours de bons profs pour te tendre la main…

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  • Quand la victime doit déménager…

    1227746826.jpgImpossible de remettre la main sur mon karcher... Carlita l'a rangé, et quand j’en ai besoin, je cherche et je cherche.

    Parce que vous savez, les Français ne m’ont pas élu pour faire des choses faciles. C’est même pile l’inverse ; dès que c’est difficile, c’est pour ma pomme.

    Moi, je suis contre les délinquants affreux, que la Gauche laxiste a laissés prospérer. La vie, c’est les gentils contre les méchants, et moi, je protège les gentils contre les méchants. Un peu simple, je sais, mais n’oubliez pas que j’étais conseillé par Brice et Rachida. Et puis ça nous a quand même permis de gagner les présidentielles. Donc, mon karcher, pour mettre les banlieues bien propres.

    Et voilà ce que j’apprends par un rapport du contre-espionnage, euh, non, un article du Parisien.

    C’est l’histoire d’une famille d’origine malienne qui vit dans l’Essonne, aux Ulis, avec trois enfants. Début avril, la jeune fille de la famille, 14 ans, a porté plainte auprès de la police pour avoir été violée par plusieurs jeunes du quartier. En décembre déjà, elle avait déjà subi le même sort dans une cave de la cité. Le 3 avril, cinq jeunes de 15 à 17 ans ont été mis en examen pour viols en réunion sur un mineur de moins de 15 ans et placés en détention.

    Et là, l’enfer a commencé pour la famille de la victime. Ecoutons le père : « Dès que nous avons porté plainte, des groupes de jeunes, parfois des filles, sont venus sonner à l’interphone. Je leur ai dit de s’en aller, que l’on ne voulait parler à personne. Ils sonnaient en continu, j’ai dû appeler plusieurs fois la police. Nous étions barricadés chez nous, nous n’osions plus sortir. » Ensuite, après l’arrestation, un douzaine de jeunes sont venus frapper à la porte de la petite famille. « Ils exigeaient qu’on ouvre sur un ton menaçant. » Le père, la trouille au ventre, a alerté la police, est allé à la mairie et a rameuté les services sociaux pour pouvoir déménager : aucune solution, liste d’attente, dossier non prioritaire… 156188.jpg

    Le lendemain, les jeunes sont revenus, et ont lancé un cocktail Molotov dans le hall de l’immeuble. « Quand j’ai vu la fumée monter dans l’escalier, je me suis dit que nous ne pouvions plus vivre dans ces conditions. Ce que nous vivons est inadmissible, je n’ai pas d’autre mot.» La famille s’est enfuie. Depuis, elle est hébergée par des amis à l’autre bout de l’Ile-de-France… « Nous vivons à huit dans un deux-pièces ». De fait, les trois enfants sont déscolarisés. « Nous ne pourrons pas supporter de revenir aux Ulis, nous craignons les représailles.»  Mais, il était hors de question de ne pas porter plainte : « Il faut empêcher que cela ne se reproduise. Si d’autres victimes se sont tues, je leur en veux. Ces jeunes doivent être punis. Cela ne pourra pas rendre l’honneur à ma fille, mais il faut que justice lui soit rendue. » Le préfet de l'Essonne aurait trouvé un appartement, loin d’ici, disponible dans quelques semaines.  

    Voilà, donc, je cherche mon karcher et je file aux Ulis, pour faire le job. Dès que je rentre, je fais voter une loi prévoyant des peines très sévères à l’encontre des copains de jeunes mis en prison et qui font pression sur les victimes. Encore, un problème de réglé… Et puis quand Copé, ou Juppé, sera président de la République, je me ferai nommer ministre de l’Intérieur, et je débarrasserai les banlieues de cette racaille.

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    Bilan de dix ans de politique "sécuritaire"
  • Folie : Garder la raison...

    m-Main_dans_la_main_2.jpgQui n’a pas été un jour sur le quai du RER ? Qui n’est pas pétri de trouille en pensant qu’un mec hallu peut vous balancer sur les rails ?

    Mes pensées sont pour cet homme dont on ne sait rien, pour sa famille, pour ses proches et ses amis. Mourir comme ça, broyé par un train, parce qu’un gus en vrac a cru discerner un regard bizarre, et parce qu’en un instant, sans raison, il a pensé que sa vie passait par votre mort. Nous sommes peu de choses sur terre… Et que dire de sa vie, de ceux qui l’aimaient de tous ceux à qui il apportait de l’amour, de l’amitié, de l’humanité… La seule réponse serait le silence, un recueillement devant la vulnérabilité de nos vies.

    Mais ni la pudeur, ni l’intelligence, n’ont tenu.

    La mère est perdue, et je le serais à moins. Mais si je comprends ce qu’elle dit, je ne peux adhérer : « J’avais tiré le signal d’alarme. Je sentais que mon fils pouvait commettre l’irréparable à chaque instant ». En février, son fils avait refusé l'injection mensuelle destinée à stabiliser son comportement : « Sa dernière injection remonte au 6 janvier. Depuis, il n’a plus pris ses traitements et dans ces cas là, il devient incontrôlable ».

    Ca, c’est la mère. Mais, les jacasseries ont pris le dessus en moins de 24 heures.pourquoi.gif

    Maître Machine-à-parler parle : « Il y a eu des dysfonctionnements. Il faudra que des personnes s'expliquent. La mère a vu le comportement de son fils se dégrader à grande vitesse. Elle a appelé les services médicaux et la police mais la réponse donnée n'a pas été à la hauteur de la situation ». Certes, mais quelle est cette hauteur ? Et où est le mètre pour mesure cette hauteur ?

    Le directeur du cabinet du maire (PCF) de Fontenay, Jean-Jacques Joucla, s’avance dans la lumière : « La mère avait sollicité une élue. La mairie a fait plusieurs fois des démarches, qui ne sont pas habituelles, en alertant le médecin psychiatre traitant du jeune homme et le commissariat ». Notre andouille directoriale poursuit : « Le 23 mars, nous avons joint l'hôpital où son fils était soigné et conseillé à la mère de prévenir la police, qui est intervenue le même jour avec les pompiers dans l'appartement de la famille. Ils ont sorti le jeune homme de l'appartement puis l'ont relâché ».

    entraide.jpgEt ça embraye. La Fédération des Usagers des Transports et des Services Publics annonce, sur son site internet SOS-Usagers qu'elle va se constituer partie civile. Consternant.  

    Essayons de reprendre ça dans l’ordre.

    Respect pour les faits, d’abord et avant tout. Qui sait ce qui s’est passé, à part la certitude de cette mort ? L’enquête commence, et nous aurons tout le temps de tout savoir. Mais il est tellement délicieux de parler de ce qu’on ne sait pas.

    Ensuite, cette psychiatrie à tout faire… Non, elle ne sait pas tout faire, la psychiatrie. Un cardiologue expérimenté arrive à se tromper sur le tracé d’un électrocardiogramme. Alors, un psychiatre sur une résurgence de la plus intime des maladies, la souffrance psychique… L’injection dont parle la mère semble être celle de « neuroleptiques retards », qui, administrés avec un support gras, distille leurs effets dans le temps. L’injection, remède absolu… Soyons sérieux ! Et le refus d’un traitement… Le traitement soulage, et peut donner envie de ne plus se soigner, c’est vrai. Mais comme le traitement soulage, la plupart des patients s’y accrochent, car il est le chemin de l’avenir. Tout est dans la relation individuelle, dans le petit quelque chose qui fait que…francais-sous-estiment-symptomes-sante-mental-L-1.jpg

    Je devrais en rester là. Mais il faut poursuivre, car Maître Machine-à-parler nous assomme !

    Des dysfonctionnements de la psychiatrie publique ? C’est ignorer le réel que se vautrer ainsi. Faut-il parler budget ? Recrutement ? Formation des infirmiers psy ? Moyens pour la politique de secteur, c’est-à-dire la psychiatrie hors les murs ? Six mois d’attente pour un rendez-vous auprès d'un centre médico-psychologique ! Maître Machine-à-parler tire dans le vide, avec un pistolet à eau.

    Et « la psychiatrie » qui n’a pas pris ses responsabilités ?

    Je ne vais pas m’en prendre à la mère, mais vu le torrent de n’importe quoi qui déferle, je dois rappeler que le Code de la Santé Publique confie d’abord aux proches d’intervenir quand tout bascule. C’est l’hospitalisation à la demande d’un tiers, prévue par l’article L. 3212-1. Une personne atteinte de troubles mentaux peut être hospitalisée sans son consentement sur demande d’un membre de la famille si ses troubles rendent impossible son consentement et que son état impose des soins immédiats assortis d'une surveillance constante en milieu hospitalier.

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    Vient ensuite notre brave directeur de cabinet. Lorsque les proches ne répondent pas, c’est au maire de prendre le relais, par l’hospitalisation d’office, régie l’article L. 3213-2. « En cas de danger imminent pour la sûreté des personnes, attesté par un avis médical ou, à défaut, par la notoriété publique », le maire prononce l’hospitalisation d’office et en réfère au préfet pour le renouvellement. Alors, dysfonctionnement ?

     

    Maître Machine-à-parler ferait bien de se taire. Pour ce qui me concerne, je me garde de mettre en cause, de quelque manière que ce soit, les proches ou le maire. La souffrance psychique, lorsqu’elle atteint ces abymes, devient impénétrable. Cette souffrance, c’est une angoisse qui en un instant vous percute, qui tue en vous tout ce que vous avez de la vie. Parfois, parce que maints critères sont réunis, on parvient à prévenir cette souffrance. Mais pour le reste, cette angoisse, comme la braise qui couve, attend un souffle pour devenir un feu destructeur.

    Si la famille, si le maire n’ont rien fait, ce n’est pas parce qu’ils ignorent la loi, où qu’ils se fichent de leurs proches. Non, c’est parce que la souffrance psychique, régulièrement, nous dépasse. Mais ça, ça dépasse Maître Machine-à-parler.

     

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    On est seul avec la souffrance
  • UGC : La police fait son cinéma

    TRUC-DE-FOU.jpgCe samedi 30 janvier, un groupe d’amis et leurs enfants, au lieu de se rendre gentiment à la préfecture pour assister à un débat passionnant sur l’identité nationale, choisit l’UGC Ciné Cité des Halles, de Lutèce (Gaule), avec à l’affiche un meeting entre Martine Aubry et Valérie Pécresse. Euh, non, avec le dernier Walt Disney, La Princesse et la Grenouille.

    Parmi les amis, un couple et leur jeune enfant, Gabrielle, âgée de 2 ans et 10 mois. Les tickets en poche, achetés au guichet, cette équipe de malfaiteurs sans foi ni loi s’avance vers la salle au motif impensable de s’assoir dans un fauteuil et de voir le film.

    Mais l’ogresse d’accueil fait rempart de son corps. No passa ! Motif : la petite Gabrielle n’a pas atteint 3 ans. Infraction caractérisée à l’article 198 de l’ordonnance de la préfecture de Paris du 1° janvier 1927, traitant de l'organisation des spectacles : « Toute entrée est interdite aux enfants de moins de 3 ans ». Motif de cette réglementation quasi-centenaire : le niveau du son, susceptible de nuire aux enfants, et la tranquillité que doivent observer les enfants.

    Les parents croient à une plaisanterie faisandée, et entrent dans la salle, où se trouvent d’autres parents, avec d’autres enfants.

    On s’installe, attendant le spectacle,... qui sera inattendu. Alors que la salle se trouve dans l’obscurité, la projection ayant commencé, déboule une équipe de policiers, lampe torche à la main, qui repère les contrevenants et expulse Gabrielle et ses parents manu militari. Force doit rester à la loi.

    Une affaire élucidée, qui souligne l’efficacité de notre vaillante police nationale, et sa capacité à discerner les priorités. J’espère qu’ils ont pensé à saisir et placer sous scellés la grenouillére de Gabrielle, à titre de pièce à conviction.

    Planquez-vous : ils deviennent dingues.  

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    Un blogueur inquiet
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