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Histoire - Page 4

  • La religion dans l’Algérie coloniale

    De grands pays musulmans accèdent à la liberté et vont construire leur avenir. Déjà, on s’apprête à leur demander des comptes : quoi, ce n’est pas encore la démocratie absolue et parfaite ?! Affiche_800.jpg
    Vingt ans après l’écroulement soviétique, Poutine gave ses réseaux et viole les droits fondamentaux au jour le jour (Je le regrette d’autant plus que je pense que tout ira bien quand la Russie ira mieux) ; les révolutions US des anciennes républiques soviétiques, dix ans plus tard, pataugent encore dans les approximations ; ailleurs, la France-Afrique post coloniale donne encore le rythme. Les révolutions de la Tunisie, de l’Egypte, de la Libye, du Yémen, de Bahreïn ont le grand avantage d’être spontanée : aucun grand frère pour vouloir ensuite récupérer les dividendes.
    Bon mais ça sera très compliqué, car ce ne sont pas seulement les dernières années sanglantes des dictatures qu’il faut gérer, mais des décennies d’oubli du droit.

    Voici à ce propos quelques repères sur ce qu’a été la liberté de religion en Algérie, du temps de la colonisation : 130 ans.

    Deux dates principales ont marqué cette période de l’histoire : 1830, avec l’administration française de l’Algérie et 1905 avec la non-application de la loi sur la séparation de l’Etat et des cultes
    1830 : le double langage du droit
    L’histoire contemporaine de l’islam et de la France commence en 1830, par l’annexion de l’Algérie. Avec la convention du 5 juillet 1830, conclue entre le Bey d’Alger et le général en chef des armées françaises, le pouvoir français s’impose, préfigurant le rattachement de l’Algérie à la France. Dès 1848, l’Algérie devient « territoire français », divisé en trois départements, sans être pour autant placée dans une égalité de droit avec la métropole. La France qui avait fondé un empire colonial, s’affirme volontiers comme puissance musulmane, dans une société internationale encore manquée par l’empreinte de l’empire ottoman.alg50107.jpg
    Les relations de la France et de l’Islam sont évidemment plus anciennes. Il s’agit d’abord des croisades et des échanges entre Haroun al Rachid et Charlemagne, ou entre François 1er et Soliman le Magnifique. C’est aussi la présence durable des Musulmans au moyen âge, en Provence et en Languedoc notamment. La présence française en Afrique musulmane a été permanente depuis le 19ème siècle: Saint Louis, alors capitale du Sénégal, disposait d’un représentant au sein de l’Assemblée nationale. Mais ce qui allait compter le plus dans ce domaine, a été le « fait algérien », c’est-à-dire l’irruption dans la vie politique, économique, culturelle et sociale d’un pays européen, de tout un peuple musulman avec son histoire, ses coutumes, ses règles de vie et sa religion. Un peuple très majoritairement musulman, resté encore à un stade de développement de type traditionnel, devenait partie intégrante d’un pays de culture chrétienne. L’imbrication humaine, culturelle, politique ne cessera de se développer.
    Dans cette région islamisée très tôt, le fait musulman est présent dès l’origine : la Convention du 5 juillet 1830 prévoyait que la France devait « ne porter aucune atteinte à la liberté des habitants de toutes les classes, à leur religion, leur propriété, leur commerce et leur industrie ». Or dans le même temps, le droit métropolitain est venu organiser la société algérienne, en rupture avec le droit musulman. S’il est exact que le droit musulman souffrait d’archaïsme, l’esprit de la Révolution des Lumières n’a pas eu droit de cité sur l’autre rive de la Méditerranée : l’accès à la citoyenneté française a été refusé aux personnes de confession musulmane. C’est la doctrine coloniale : l’Algérie est française, mais le musulman relève d’un statut personnel spécifique. Le colonialisme crée les bases du communautarisme. Le sénatus-consulte du 14 juillet 1865 énonce : « si l’indigène musulman est français, néanmoins il continuera à être régi par la loi musulmane ». L’application du Concordat a été écartée sous prétexte qu’il n’existait pas d’organisations représentant de l’islam. Aussi, l’Etat français a-t-il été dès le début omniprésent, y compris pour régler la pratique du culte, avec une préoccupation particulière pour le maintien de l’ordre public. Il n’existait pas en terre algérienne de droit à la liberté de religion, et la  pratique du culte, pour les musulmans, s’avérait souvent aléatoire. En 1848, a été créé un service de l’administration civile indigène, ayant pour mission le contrôle du culte musulman. L’Etat colonial qui régissait tout, n’allouait que des moyens très limités, et n’hésitait pas à réquisitionner les lieux de prières pour les affecter à des besoins jugés plus légitimes.image001.jpg
    1905 : La non-application de la loi
    Le schéma n’a pas été modifié par la loi de 1905, bien que l’article 43.2 invitait le gouvernement à déterminer les conditions d’application de ce texte à l’Algérie et aux colonies. C’est le décret du 27 septembre 1907 qui régla la question, pour reconnaître la loi inapplicable et organiser le statu quo, soit une religion sous contrôle de l’administration, avec de maigres financements. La circulaire signée par le Préfet Michel le 16 février 1933 qui a institué un contrôle de l’administration sur le recrutement du personnel cultuel a prévu des indemnités pour ce personnel qui devait prêcher dans les lieux de prière reconnus par l’Etat.
    Ce n’est que beaucoup plus tard que le nouveau statut organique de l’Algérie, édicté par la loi du 20 septembre 1947, a rendu le culte musulman indépendant de l’Etat. Les projets réformateurs sont restés lettre morte jusqu’à ce que l’Assemblée algérienne crée en 1951 une commission du culte musulman, parvenant à établir le projet d’une Union générale des comités cultuels, financée par l’Etat. Mais le Conseil d’Etat a estimé en 1953 que la création par l’Etat de ce type de structure était contraire au principe de séparation des Eglises et de l’Etat, et c’est le schéma ancien qui est resté en cours jusqu’à l’indépendance de l’Algérie en 1962.
    Dans le même temps, le maintien du statut personnel spécifique pour les musulmans, faisait de la croyance religieuse une condition de la reconnaissance juridique, créant ainsi un communautarisme légal. L’accès à la citoyenneté répondait à une logique discriminatoire sur le plan religieux : les musulmans devaient renoncer au statut personnel, lié à leur foi, pour adopter celui du code civil. Ce n’est qu’à partir de 1947, que fut acceptée la citoyenneté dans le statut, c’est-à-dire le fait d’être français et musulman, mais en portant le titre de « français musulman ».
    Un constat d’évidence s’impose donc : durant la période coloniale (1830-1962), les musulmans vivant sous l’autorité de l’Etat français ont connu un statut juridique caractérisé par une double violation du droit : le non-respect des engagements contenus dans la convention de 1830 et la non application de la loi de 1905.
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  • Egypte : Le monde bascule ?

    heroes%20hulk%20dale%20K%20Wtc.jpgLeon Panetta, le patron de la CIA, qui se fourre le doigt dans l’œil sur l’Egypte, et en direct…

    Hier matin, il exposait savamment le travail de ses services lors d’une audition devant une commission du Congrès : « J'ai les mêmes informations que vous, à savoir qu'il y a une forte probabilité que Moubarak démissionne ce soir ».

    Quelques heures plus tôt, un des boss de l’armée s’était présenté Place Tahrir, pour annoncer de grands changements dans la soirée. Déjà tout était à la fête.

    Moubarak allait prendre la parole dans la soirée. Son départ pour raison de santé, c’est comme si c’était fait. Son rat busqué, Omar Souleimane, l’homme de toutes les crapuleries, n’était plus chargé de la transition, mais juste de la corvée des chiottes.

    Et quand Moubarak prend la parole, c’est pour dire qu’il reste. Obama mange son chapeau. Le guignol du discours du Caire et de grandes négociations israélo-palestiniennes, patauge dans le caniveau.

    Si Moubarak s’est rebiffé, c’est parce que l’Arabie Saoudite a dénoncé les ingérences extérieures dans les affaires égyptiennes et assuré Moubarak de son soutien financier. L’Arabie Saoudite, qui a accueilli Ben Ali, avance son fric et son influence sur les marchés pétroliers en croyant pouvoir étouffer l’idée de démocratie. Tout devient plus clair.

    « Plus tu montes dans l’arbre, mieux on voit tes fesses » dit le dicton. Grâce au courage et à l’intelligence des manifestants de la Place Tahrir, on voit bien ce soir le jeu des affairistes qui nourrissent l’intégrisme pour conforter leur pouvoir moyen-âgeux et leur fric.

    Les chevaliers du choc des civilisations et les traqueurs de poils de barbe musulmane sont ce soir plantés devant l’abîme de leur prétention. Ouvrez les yeux : ce sont les Saoudiens qui sauvent la tête de Moubarak, pendant que les Frères musulmans reconnaissent eux-mêmes la limite de leurs forces. Tu piges, mon pote ?

    Il va falloir une grande douche de la pensée pour se débarrasser de la propagande US, avec la lutte contre l’Empire du mal.

    La grande culture de l’Islam, sunnite et chiite, est celle de la paix et de la civilisation, qui lui a permis de briller pendant de siècles. Pour contrôler les richesses du pétrole et conforter Israël, l’Etat colonisateur qui chasse les Palestiniens de leur maison, les US ont tout accepté et tout financé. L’intégrisme est leur affaire. La lutte contre cet intégrisme qu’ils ont créé et financé est le pilier de leur action.

    Avec la Révolution égyptienne, un mouvement de masse, ils sont perdus, loin du contrôle des commandos et de leurs coups tordus. L’Afghanistan, comme l’Irak, ont montré qu’ils n’assuraient rien ; la journée égyptienne d’hier marque leur nullité. Les Saoudiens, alliés – pour combien de temps encore ? – des US, financent l’avenir des dictateurs.

    Le revirement de la journée d’hier marque un cap : les US sont dépassés.

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    Trop compliqué pour Obama

  • Lyon : Le scandale de l’Hôtel Dieu

    lyon-hotel-dieu-lyons-f1305.jpgLyon perd son histoire, et le soldeur s’appelle Collomb Gérard. Il faut réagir et sauver l’Hôtel Dieu des mains des marchands.

    Notre ami Gégé

    D’abord, je dois vous présenter notre chef de chantier local, Collomb Gérard, dit Gégé.

    Gégé est l’exemple même des types de Droite qui ne se supportent pas de Droite, cause références morales de papa et maman, et qui vont se réfugier à Gauche en se flagellant tous les matins. Marginalisé après le succès de Noir, il s’est retrouvé élu en 2001 quoique minoritaire en voix, car la Droite était divisée en 4 groupes. Mieux que d’autres, il connaissait sa fragilité électorale, et il a passé six ans à draguer quelques vaisseaux de la Droite, pour faire une liste plaçant en belle posture d’éminents sarkozystes. Cette alliance Gauche/Droite l’a emporté, avec au final chez les adjoints, les socialistes minoritaires et une omniprésence du Grand-Orient. Aussi, quand on vous dit « modèle politique lyonnais », pensez à une soupe trop cuite.  

    C’est dans ce cadre que vient l’affaire de l’Hôtel-Dieu

    L’Hôtel-Dieu, c’est l’histoire de Lyon. C’est l’histoire de la médecine et de l’humanisme à Lyon. Un imposant ensemble immobilier, 62 000 m2 exploitables, dans la presqu’île, le long du Rhône, à  cent mètres de la Place Bellecour. Le bâtiment s’est structuré à partir du XI° siècle. Depuis l’origine, l’Hôtel Dieu est le grand hôpital du centre ville. L’hôpital a été le lieu toujours ouvert pour accueillir ceux que la misère rejetait. Rabelais y a exercé, et cet hôpital, depuis des siècles, est synonyme  d’excellence. Au XVIII° siècle, il était une expression de la réussite. L’Hôtel Dieu a été le cadre de grandes avancées médicales, et il a toujours été l’emblème d’une médecine ambitieuse, ouverte sur la ville. Excellence scientifique et conscience sociale, l’Hôtel Dieu a été une base pour ce qui allait devenir les Hospices Civils de Lyon, le 2° CHU de France.

    Oui mais voilà. L’Hôtel-Dieu ne correspond plus à ce que doit être un hôpital, alors que de grands centres hospitaliers se développent à la périphérie de la ville. Tout le monde est d’accord. Il faut tourner la page. Le CHU doit quitter ce bâtiment.

    Collomb cède l’Hôtel Dieu à l’industrie du luxe

    Tourner la page, oui. En profiter pour se débarrasser de l’histoire, non. Or, c’est que veut Collomb Gérard : faire du lieu qui doit sa notoriété au social l’emblème de la richesse s’imposant en centre-ville. z_13z.jpg

    Le bâtiment appartient aux Hospices Civils de Lyon, dont le maire est, de par la loi, le président. Le même est par ailleurs le président de la communauté d’agglomération, le Grand Lyon. De quoi faciliter la synergie. Tu parles. Il en a profité pour tout filer au privé.

    La restructuration de l’ensemble immobilier a été confiée au groupe Eiffage, pour réaliser un programme de luxe : un hôtel, des bureaux et des commerces, le tout top niveau. Eiffage investit 150 millions d’euros, et la ville pas un centime.

    C’était l’argument factice posé comme principe incontournable par Collomb Gérard : « Il n’y a plus un sou ». Sous entendu : « La collectivité aurait tellement aimé pouvoir investir, mais je dois me résigner pour ne pas augmenter vos impôts… ». A d'autres... 

    La ville a tous les moyens pour agir

    Il n’y aurait pas un centime public pour conserver la main sur l’Hôtel-Dieu, et éviter de le céder à l’industrie du luxe ?

    Précisons d’abord que l’Hôtel-Dieu n’est pas une ruine mais un lieu affecté à un hôpital, répondant à toutes les normes de sécurité et d’hygiène.

    Fallait-il 150 millions d’euros pour faire vivre le bâtiment sans l’hôpital, et lui garder une mission sociale, scientifique et éducative ? Certainement pas. Car à ce niveau, on parle du financement d'équipements de luxe. 100 millions pour faire correct est très raisonnable.

    De plus, il peut très bien y avoir une mixité, car personne n’est hostile à l’installation de boutiques ou de bureaux. Prenons la moitié des 62 000 m2, réaménagée avec mesure. Un coût d’investissement de 50 millions, et en contrepartie des rentrées sous forme de loyer ou de revente.

    La Ville de Lyon et le Grand Lyon ne peut investir 50 millions, ou même 100, pour sauvegarder un Hôtel Dieu restant un grand centre ouvert à tous, et pas seulement aux cartes platine ?  

     

    hopital-hotel-dieu-lyon.jpgLe budget de la Ville de Lyon, c’est 693 millions d’euros, avec une section d’investissement aux environs de 200 millions d’euros. Celui du Grand Lyon, c’est 1 665 millions d'euros. Le vice-président aux finances, Jacky Darne, estime indispensable de « maintenir un taux d’investissement très élevé » et donne des chiffres : « Le budget d’investissement pourrait passer de 445 millions d’euros en 2010 à 492 millions en 2011 ».

     

    Bien sûr, il ne s’agit pas de dépenser 100 millions d’euros, mais d’en emprunter l’essentiel, sachant des rentrées sont attendues. Des entreprises investies dans la santé s’étaient même offertes pour des projets de type fondation ou mécénat. Aussi, l’argument « la ville ne dépense pas un centime pour l’Hôtel Dieu » est un choix délibéré de Collomb Gérard de remettre le bien aux entreprises de luxe.

     

    La remarquable reconversion des prisons

     

    D’ailleurs, et dans le même temps, Lyon a connu la transformation d’un autre grand ensemble immobilier, celui des prisons, toujours dans le centre ville. Le propriétaire était l’Etat, qui a arrêté un projet impeccable pour ces 60 000 m2. 35 000 sont cédés à l'Université catholique pour 25 millions d’euros. Le reste est aménagé en des logements et une résidence étudiante, sous la gestion de l’Opac et du remarquable « Habitat et Humanisme », avec aussi des commerces de proximité. Le tout dans un projet architectural audacieux.

     

    Il faut recadrer notre Gégé

     

    Peut-on encore bloquer la passion du luxe de Collomb Gérard ? Certainement, car toute folie se soigne, et l’Hôtel Dieu est bon lieu pour cela.

     

    Il faut d’abord écarter ce présupposé idiot selon lequel l’équipement phare doit être un hôtel de luxe. Les lieux ne manquent pas, mais il est inacceptable de donner à cet hôtel, réservé à une clientèle très riche, une notoriété acquise par l’humanisme, la science et le social.

     

    Ensuite, il faut rétablir le principe d’une maitrîse publique totale du projet, car c’est la moindre des choses que le plus grand ensemble immobilier légué par l’histoire soit géré par la ville. Eiffage ne vient pas se ruiner, mais faire du profit. C’est dire que l’investissement est très jouable, s’il le faut par une société d’économie mixte.

     

    Il faudra ensuite un concours de projets, sincère, visant à assurer cette présence sociale et scientifique au cœur de la ville. Nombre d’acteurs attendent d’être sollicités : entreprises de la région exerçant dans la santé, acteurs de l’économie solidaire, groupes scientifiques et universitaires... Les soutiens sont innombrables pour faire renaître l’Hôtel-Dieu dans la fidélité.  

     

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  • Noël dans le Vieux Lyon

    Mais pourquoi ne viennent-ils pas tous à Lyon ? Je n’ai jamais bien compris pourquoi les Français ne venaient pas tous en vacances à Lyon, et pour quoi les touristes étrangers allaient se perdre à Paris ou à Deauville, alors que Lyon est la plus belle ville du monde… La plus belle, dès lors qu’on se pose au Vieux Lyon, cet alliance sublime de la France et de l’Italie, cette enclave de la Renaissance qui pousse les feux de l’humanisme, accueillant à table ouverte tous les esprits perdus de nos économies sauvages et chancelantes.

    Chères amies, chers amis, laissez tomber votre précieux bidon de glycol, dites adieu à Roissy, et traversez la Saône : cinq siècles de civilisation, donc de raffinement, vous attendent !

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    Le voilà, ce Vieux Lyon, et la Saône
    (Les promoteurs immobiliers voulaient raser le quartier, mais Malraux les a calmés)
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    De plus près..., avec la Tour rose qui émerge
    ("La Tour rose" a été un grand restaurant et un grand hotel, mais pour le moment ça patine)
    (Je conseille "Les Adrets" ou "Les Retrouvailles", des valeurs sures)
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    Non, mais vous avez déjà vu un truc comme ça ?
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    Et la nuit, c'est à craquer
    (Je vous avais prévenus)
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    Pour arriver au Vieux Lyon, on peut descendre de la colline de Fourvière
    (La colline qui prie)
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    Mais le mieux c'est quand même de traverser la Saône
    (Lyon pourrait se passer du Rhône, mais pas de la Saône)
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    Un autre monde
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    La passerelle Saint Georges est un must
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    La même, un jour de crue
    (Car la Saône est comme les lyonnais : sage en apparence)
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    Mais un jour de brume, vous resterez sur le quai, car la lumière est magnifique
    (C'est le seul endroit où je peux rester des heures à pêcher)
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    Quelques mètres de recul, et vous voici place Bellecour
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    Aïe, aïe, aïe ...
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    Bon, il faut y aller !
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    Vous pouvez prendre le pont Tilsitt...
    (Au fond, le quartier Saint Georges)
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    ...mais le mieux, c'est la passerelle du Palais de Justice
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    Attention : la nuit, c'est tellement beau qui vous risquez de virer dans la Saône
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    Là, vous êtes dans le Vieux Lyon, la partie Sud, Saint Georges
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    Rue du Boeuf : on se rapproche de Saint Jean
    (Le "Sol Café", la meilleure paëlla de Lyon)
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    Ca, c'est le centre du monde
    Au fond, vers le Sud, c'est Saint Georges
    Sur le côté, vers l'Ouest, c'est la montée du Gourguillon, qui conduit à Fourvière
    Derrière vous, le Nord, et Saint Jean qui vous attend
    Au pied de la montée du Gourguillon, le lieu historique du théatre de Guignol

    (Prenez la deuxième à gauche, et vous arrivez chez mon amie Christina qui vous sert des Mojitos à tomber à la renverse)

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    L'ancienne maison des avocats
    (La nouvelle a émigré à la Part-Dieu)
    (J'y ai usé mes fonds de culotte... Que d'émotions)
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    La cour d'appel est à quelques mètres
    (Une grande rénovation est en cours, et ce sera à voir (comme simple visiteur))
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    La rue Saint Jean, depuis la Place Neuve Saint Jean
    (Un pur morceau d'Italie)
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    Quelques mètres, et c'est la place Saint Jean...
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    ... où vous attend la cathédrale
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    La même, vue depuis Fourvière
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    La même encore, vue côté Saône
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    Pour la fête de lumières, ça donne ça...
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    Une autre vigie du Vieux Lyon, la Tour rose
    (Elle est déjà sur les photos 2 et 3)
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    Continuez vers le Nord, en vous êtes sur la magnifique Place du Change
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    Le temple du Change, un chef d'oeuvre
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    Le plus au Nord, le quartier Saint Paul
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    Le quai Pierre Scize, avec, pour les veinards qui y habitent, vue sur la colline de la Croix Rousse
    (La colline qui travaille)
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    Retour à Saint Jean, pour la visite des traboules...
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    ... qui conduisent vers d'incroyables cours intérieures
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    Toute l'Italie...
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    ... et toute la Renaissance
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    Laissez vous guider...
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    ... et là, on se retrouve sur le quai de Saône
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    A toutes et à tous
    Bonnes fêtes de fin d'année
  • Katyn : La Douma vote l’histoire

    afp_courrierdelouest_e49a543609b122f47e3cbe81415c4c4e_apx_470_.jpgStaline a personnellement ordonné le massacre de Katyn : c’est vrai, et c'est légal. Car c’est un vote de la Douma, ce vendredi, qui a jugé !

    1939, c’est le Pacte germano-soviétique. L’Europe entre les mains des plus sanguinaires des dictateurs. Si aujourd'hui on a parfois l’impression que tout va de mal en pis, un petit coup d’œil dans le rétroviseur ne fait pas de mal. Au mois de septembre, l'URSS s’empare des régions polonaises de l'Est, et des milliers de soldats polonais sont faits prisonniers par l’armée Rouge. En avril 1940, plusieurs milliers sont abattus dans la forêt de Katyn et à Mednoïe (Russie), ainsi qu'à Kharkiv (Ukraine). D’autres exécutions massives sont ordonnées, un nombre total estimé à plus de 20 000. Après la rupture du Pacte et lors de leur avancée, les troupes allemandes découvrent ces crimes, mais la propagande russe imputera ce massacre aux nazis. Une propagande efficace, non démentie par le procès de Nuremberg. Départ de 60 ans de mensonge officiel.

    En avril 1990, Mikhaïl Gorbatchev a reconnu la responsabilité de son pays, ce qui était déjà dit par tous les historiens sérieux.

    Depuis ça pataugeait. Aujourd’hui, l’heure est au rapprochement avec la Pologne, alors l’affaire a été soumise à la Douma, la chambre basse du parlement, dominé par les soutiens de Poutine. Tout un travail et de vrais débats, pour cette conclusion : « Les documents publiés ne font pas que dévoiler l'ampleur de cette terrible tragédie, mais témoignent aussi du fait que le crime de Katyn a été commis sur l'ordre personnel de Staline et d'autres dirigeants soviétiques. La responsabilité de ce méfait a été imputée dans la propagande soviétique aux criminels nazis, ce qui a entretenu la colère, l'amertume et la défiance du peuple polonais ».

    Bien sur, le rétablissement de cette vérité est une grande chose, et voir les vieilles barbes du Parti communiste se prendre un râteau en défendant encore l’ami Staline est un spectacle réjouissant. C'est aussi une étape pour la mémoire des victimes, et tant mieux si cette avancée permet de conforter les liens entre la Russie et la Pologne. Lenin+stalin.jpg

    De toute part, on approuve et on félicite. On ne m’en voudra pas de rester plus circonspect.

    La Russie n’en a pas fini avec Staline. L’URSS s’est disloquée pour faire renaitre la Russie et les nombreux Etats satellites. Mais la Russie reste une immense fédération, et Moscou est hanté par le départ de nouvelles républiques … Tout ce qui concours au sentiment national est bon, et le cas Staline, dont l’image reste comme vainqueur des nazis, n’est pas simple à gérer. La ligne est certes la déstalinisation, et depuis longtemps, mais pas trop tôt, et pas trop vite… Ici, un pas a été franchi.  

    Mais il reste deux failles, majeures.

    D’abord, c’est un vote de la Douma, et les élections en Russie ne sont qu'une mise en scène. Poutine et Medvedev ont fait avaler leur décision par une chambre à leur botte. Une assemblée cadenassée fait l’histoire, et juge les hommes et les faits : personne ne peut être d’accord. L’histoire n’est ni légale ni illégale. Elle résulte de la connaissance. Un processus correct aurait une commission mixte d’historiens, russes et polonais, pour une recherche correspondant à ce qu’est la méthode scientifique, et la publication des travaux.

    Ensuite, que veut dire ce vote parlementaire ? S’il y avait un soupçon de sincérité, il y aurait eu, au minimum, la création d’un fonds d’indemnisation, pour ouvrir la compensation des crimes commis pendant cette période à l’égard du peuple polonais.

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    Le petit père des peuples
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