Avertir le modérateur

Libertés - Page 3

  • Orlando : Killary dézingue les alliés de la France

    Un monde vit, et l’autre s’endort. Sidérante réaction hier de l’ex-président du Conseil général de la Creuse : « L’effroyable tuerie homophobe d’Orlando a frappé l’Amérique et la liberté. La liberté de choisir son orientation sexuelle et son mode de vie ». Dotée du meilleur staff des agences de com’, c’est la bulle catastrophique du roi du pédalo : le terrorisme d’un cinglé a atteint le choix d’une orientation sexuelle et d’un mode de vie… Dramatique aveu d’une société qui réduit les droits de l’homme à leur dimension strictement individuelle : « J’ai le droit de sodomiser des femmes dans la panade, à partir du moment où elles l’ont accepté pour un peu d’argent », ou : « J’ai le droit de licencier car je suis propriétaire de mon entreprise ».

    Alors ? En (1), je dirais pauvre gauche ; mais en (2), je dois dire pauvre de nous, car la droite me paraît tellement nulle, fonçant sur tous les pièges qui l’attendent, à commencer par l’identité nationale, que le risque d’un second mandat de Hollande prend chaque jour plus de consistance. Hélas…

    main-alberta-neuroscience-01.png

    Bref. Le gros problème de Hollande après l’attentat d’Orlando est que, à cause de Daech, il devient plus difficile de choisir son orientation sexuelle. Dont acte.

    Là-bas, la maîtresse de maison s’appelle Killary Clinton, et hier, elle s’est située un peu au-dessus, lors d'un discours à Cleveland, dans l’Ohio : « Il est plus que temps que les Saoudiens, les Qataris, les Koweïtiens et d'autres empêchent leurs ressortissants de financer des organisations extrémistes. Il faut qu'ils cessent de soutenir les écoles et les mosquées radicales qui ont conduit trop de jeunes sur le chemin de l'extrémisme dans le monde ». 

    Vous avez bien lu ? Ça vous parle ? Nos chers alliés critiqués ? 

    Killary Clinton se situe dans un jeu post moyen-oriental. L’enjeu des États-Unis, c’est le leadership mondial, et donc d’abord l’affrontement – militaire, économique et financier – avec la Chine et la Russie. C’est ensuite la question du pétrole, alors qu’avec leur politique d’exportations excédentaires, l’Arabie Saoudite, le Qatar et le Koweït menacent le développement étasunien du pétrole et du gaz de schiste. Enfin, l’enjeu est moins le financement des mosquées que celui des groupes leaders de l’économie, alors que l’Arabie Saoudite s’est engagée sur un programme de sortie du « tout pétrole », et menace de déstabiliser toutes les entreprises  - votre gentil Uber - et tous les secteurs industriels par son argent. Même l’ONU.

    Ça, c’est le réel. Obama avait commencé le retrait, et Killary, qui se projette à 10 ans, a tranché la question : les États-Unis ne lâcheront jamais Israël, certes, mais le Moyen-Orient n’est plus une question, les clefs ayant été cédées à l’Iran et à la Russie.

    - Oki, mais c’est bien fâcheux parce que la France a tout misé sur l’Arabie Saoudite. Des commandes d’armement en milliards d’euros, et des cautionnements pour les marchés passés avec l’Égypte et le Liban.

    - Oki, mais imagine bien que si la France a récupéré ces marchés, qui au demeurant laissent quasi-intacts les grands flux de livraison d’armes depuis les États-Unis, c’est parce que les États-Unis se dégagent de cette région du monde, qu’ils ont entièrement pourrie. Tu crois que la France peut gagner un marché d’armement contre les États-Unis ?

    - Oki, mais le reflux des États-Unis laisse alors première place à la France…

    - Oki, oki, sauf que les États-Unis se cassent pour de bon. Tu as vu à quoi ressemblait leur pseudo-conférence de Paris après la pseudo-visite diplomatique de El Blanco en Israël et en Palestine ?

    - Oki, c’était totalement bidon.

    - Et…

    - La France se fait une petite place là-bas en fonction des positions abandonnées par les enfants de Georges W. Bush.

    - Mais alors, c’est fin de race pour notre diplomatie ?

    - Oui.

    - Et même la « guerre contre le terrorisme », ça ne va plus marcher ?

    - Tiens, voilà l’adresse d’une bonne boutique. Ils peuvent te rebrancher le cerveau.

    Debranche-cerveau-001.jpg

    « Merci ! Je suis entre de bonnes mains»

  • Le Web sous contrôle : Tim Berners Lee alerte les foules (qui s’en fichent)

    Internet pour communiquer,… et Internet pour nous contrôler : c’est tout le problème. Le Web a permis la démultiplication des échanges, c’est un bienfait quotidien, et chacun le vérifie chaque jour. Mais c’est aussi un contrôle généralisé de nos données individuelles. Les grandes agences étatiques, genre la CIA et consorts, nous épient et contrôlent tout, et les grandes firmes du web, des groupes goulus prêts à vendre père et mère pour développer leur CA, espionnent, collectent et utilisent toutes les données de notre vie privée.

    surveillance-numerique-sergey-nivens.jpg

    Pour le moment nous n’avons pas beaucoup de solutions de rechange. Quand tu achètes un ordi, on te colle d’office le système d’exploitation, et il faut vraiment être le dernier des crétins pour ne pas comprendre que nous sommes suivis à la trace. Nos ordinateurs sont de véritables mouchards, d’un côté pour les systèmes de surveillance, et de l’autre pour les magnats de la pub. Liberté de façade pour encore mieux nous contrôler, tout ce système est insupportable. Aussi, si vous avez des messages particuliers, que ce soit pour les affaires ou pour les amours, je ne peux que vous recommander le plus sérieux des systèmes : une enveloppe fermée et un timbre-poste.

    Ce week-end se tenait à San Francisco le premier Decentralized Web Summit, une réunion d’experts prenant la suite de biens d’autres, pour se poser la question : comment guérir le web de sa maladie de la surveillance, en niquant les flics, sécuritaires et financiers.

    L’un des principaux organisateurs n’est autre que Tim Berners Lee, qu’il faut considérer comme l’inventeur du Web il y a 25 ans, et qui explique dans The New York Times qu’il veut le réinventer : « Les revenus publicitaires sont devenus la principale source de revenus d’un trop grand nombre d’acteurs du Web. Tout le monde assume que le consommateur d’aujourd’hui est obligé de passer un deal avec un énorme appareil marketing en échange de services gratuits, quand bien même nous sommes horrifiés de ce qui est fait de nos données. Le problème provient du fait que le web est dominé par un seul moteur de recherche, Google, un seul service de microblogging, Twitter, un réseau social. Notre problème n’est pas technologique, il est social. » La question est de parvenir à une grande décentralisation, pour compliquer la surveillance par les services secrets et les publicitaires : « Ce fut génial, mais l’espionnage, le blocage de sites, le détournement du contenu des gens, vous faire aller sur les mauvais sites web… tout ça mine complètement l’esprit d’aider les gens à créer ».

    Dans GeekWire de ce 6 juin, Tim Berners Lee expliquait : « Nous sommes au bord de découvrir qu’une entreprise peut en arriver au point où en réalité elle contrôlera tout ce que chacun d’entre nous voit. Elle décidera des posts de ses amis et des articles de journaux qu’une personne voit, et nous réalisons que nous parlons d’une seule grande multinationale qui a soudainement le contrôle complet sur la perception qu’a quelqu’un de la planète sur laquelle il habite. C’est une bataille constante et nous en sommes très proches tout le temps ».

    Alors quoi ? Peut-être commencer par MeWe, qui se revendique comme débarrassé de la marchandisation des données de Facebook. D’autres structures, d’autres systèmes ?...  Je ne connais hélas rien au fonctionnement de ce monde-là, mais je veux bien croire que les informaticiens ont des moyens de nous faire échapper, et dès que possible, aux empires que sont Google, Facebook, Microsoft… et à leurs connexions scandaleuses avec les systèmes de renseignements des Etats. Les pouvoirs sont peureux… fondamentalement peureux car ils redoutent moins le terrorisme que leur propre population. Aussi, c’est le succès final : « c’est pour ton bonheur que je te contrôle ». Et ça marche…

    7e24dc7c6c7727f33adb282ef9809.jpg

    - Oui, mais comprends, notre société est menacée, nous avons besoin de citoyens parfaits…

    - Mais je suis un citoyen parfait ! Je suis en règle avec la loi, et je n’ai jamais été condamné par un tribunal.

    - Allons, sois sérieux. Face à la rapidité des menaces, nous serions bien faibles si nous annoncions à l’avance par la loi ce que nous allons faire, et nous n’aurions aucune certitude si nous nous en remettions à des juges, en plus indépendants… Ça c’est bien, c’est intéressant, mais c’est d’une autre époque. Sois réaliste, un peu...

    - Et comment prouver alors que je suis innocent si le fait de ne pas être condamné par un tribunal ne suffit plus ?

    - C’est pour ça que nous sommes arrivés au contrôle, il n’y a pas d’autres solutions, sauf pour les rêveurs… et pour les amis des terroristes. Si tu n’as rien à te reprocher, pourquoi refuses-tu que je te contrôle ? Je fais cela dans ton intérêt. Si tu as le moindre problème, je pourrais attester que toutes les données personnelles sont vérifiées, et que tu es un honnête homme.

    - Donc, c’est pour assurer ma liberté que tu me contrôles.

    - Mais bien sûr. C’est aussi pour te rassurer, pour te prouver que nous te distinguons des méchants. Nous sommes en guerre, tu le sais, et il faut être avec nous ou contre nous.

    - Bien sûr, je suis avec vous.

    - J’en étais persuadé. D’ailleurs, tu te doutes bien que, vu l’intensité de la guerre que nous menons contre ceux qui luttent contre nos valeurs, nous ne pouvons pas cibler que nos ennemis. Ça n’aurait pas de sens. Nous sommes bien obligés d’élargir le cercle, pour remonter les filières et les discerner les parcours de ceux qui flanchent. C’est pour cela que nous surveillons tout le monde. Eh bien, je dois te dire que, jusqu’à maintenant, nous n’avons rien de compromettant contre toi. Mais quand même, un petit conseil : sois prudent, car tu ne te contrôles pas toujours assez…

    - Quoi ?

    - Bon ce n’est pas vraiment grave, mais c’est embêtant. L’autre jour, tu étais au stade, et tu as parlé de politique et des mouvements sociaux. Évite ce genre d'excès.

    - Mais ce n’est pas illégal… Et c’était pour dire du bien du gouvernement, je ne suis pas du tout du côté de la CGT.

    - Oui je suis au courant. Mais quand même, réfléchis un peu. Ça ne sert à rien de s’afficher ainsi. La politique, ce n’est pas ton truc. Mène ta vie tranquille, et on te laissera tranquille. Tu pourras apprécier pleinement ton bonheur, en toute sécurité.

    alarme-videosurveillance-informatique-domotique-narbonne.jpg

  • Ça m’énerve grave, de Siné

    Siné est allé voir là-bas comment ça se passe… Voici son dernier texte, écrit le 4 mai.

    572b13e735702a22d70f104c.jpg

    Ça m’énerve grave

    Depuis quelque temps, vous avez dû remarquer que je ne nageais pas dans une joie de vivre dionysiaque ni dans un optimisme à tous crins, ce qui est pourtant mon penchant habituel.

    Je ne pense, depuis quelque temps, qu’à ma disparition prochaine, sinon imminente, et sens la mort qui rôde et fouine sans arrêt autour de moi comme un cochon truffier.

    Mon moral, d’habitude d’acier, ressemble le plus souvent maintenant à du mou de veau !

    C’est horriblement chiant de ne penser obsessionnellement qu’à sa mort qui approche, à ses futures obsèques et au chagrin de ses proches ! Je pense aussi à tous les enculés qui vont se frotter les mains et ça m’énerve grave de crever avant eux !

    Heureusement que vous êtes là, admirateurs inconditionnels, adulateurs forcenés… vous ne pouvez pas savoir comme vos messages me font du bien, un vrai baume miraculeux !

    Quand je lis vos mots d’encouragement, c’est comme si j’éclusais un délicieux verre de vin nature, à la température idéale, dans un hamac, au soleil, avec un chat sur les genoux : le bonheur parfait !

    Je sais que vous n’êtes pas des lèche-culs, vos compliments tombent pile-poil là où ça fait du bien et où j’en ai besoin !

    Merci, merci… c’est bon de se sentir aimé surtout dans ces moments merdiques et désespérants, difficiles à supporter.

    Voilà, je n’ai rien d’autre à vous dire cette semaine, mais je suis bien content de vous l’avoir dit !

    Et banzaï malgré tout !

    PS : Puisqu’une fois évacuée, la flotte continue d’envahir mon poumon, après maints revirements et changements de cap, l’opération est finalement programmée pour aujourd’hui, mercredi.

    Alea jacta est, comme dirait ce connard de César !

    Je n’en mène pas trop large, je vous l’avoue et je serre les fesses comme un pressoir à olives pour évacuer le stress !

    une_sine_mensuel_novembre_2012_0.jpg

    2013710979.jpg

    49351973.jpg

    sine-hebdo-71.jpg

    sine-hebdo-61.jpg

    unesinehebdo38.jpg

    SineMensuel-n48-decembre2015.png

     

  • Attentats : La déclaration de Charles Michel

    Quelques heures après les attentats de Bruxelles, cette remarquable déclaration du Premier ministre, Charles Michel,

    « Mesdames et messieurs, ce que nous redoutions s’est réalisé : notre pays et nos concitoyens ont été frappés par des attentats aveugles, violents et lâches

    « Dans ce moment de tragédie, dans ce moment noir pour notre pays, plus que jamais je veux appeler chacun à faire preuve de calme, mais aussi de solidarité. Nous sommes confrontés à une épreuve, à une épreuve difficile, et je veux dire à ceux qui ont choisi de se porter en ennemis barbares que nous allons rester unis et rassemblés.

    « Nous sommes déterminés à tout mettre en œuvre pour sauvegarder nos libertés fondamentales. La liberté a été frappée dans son cœur ce matin à Bruxelles. Comme elle l’avait été à Paris, Londres et Madrid. »

    7367789.jpg

  • Le Canada abroge la loi sur la déchéance de nationalité

    Dans leur œuvre de destruction de la Gauche, Hollande et El Blanco piquent les idées les plus pourries des autres. Pour le droit du travail, le programme du Medef. Pour la déchéance de nationalité, la loi votée par l’ancien gouvernement conservateur du Canada, de Stephen Harper. Cette loi permettait de déchoir les Canadiens binationaux de leur nationalité canadienne s'ils étaient déclarés coupables de « terrorisme », une mesure destinée à « lutter contre la menace de terrorisme djihadiste »… Ça ne vous rappelle rien ?

    La grande gueule de service était Chris Alexander, Sinistre de l'Immigration : « Nous n'avons jamais hésité à appeler franchement le terrorisme djihadiste par son nom, c'est pourquoi nous adoptons des mesures pour lutter contre la menace de terrorisme djihadiste ». Ça ne vous rappelle rien ?

    Oui, mais voilà, Justin Trudeau a gagné les élections contre ces loosers avec un joli programme, et il l’applique. Avec l’excellent John McCallum à la manœuvre, ils viennent coup sur coup de rétablir les soins gratuits pour tous les réfugiés, et d’engager le processus pour abroger cette loi débile sur la déchéance de nationalité.

    Pour Justin Trudeau, « un Canadien, c'est un Canadien » et, quel que soit son crime, le système judiciaire saura répondre. Assumant le pouvoir d’Etat, il a rétabli dans sa nationalité canadienne la seule personne, actuellement emprisonnée, qui s'était vu retirer sa citoyenneté à l'automne dernier, en pleine campagne électorale.  Il s’agit de Zakaria Amara, condamné à perpétuité pour avoir planifié en 2006 des attentats à Toronto, et qui était destiné à être expulsé en Jordanie au terme de sa peine.

    La Droite est aussitôt partie s’empaler sur les bites molles de la dérive laxiste, alors que John McCallum a tenu le discours des vrais responsables : le Canada possède un système de justice pénale, des tribunaux, des prisons et des centres de détention appropriés pour ce genre de situation de criminalité. Et d’ajouter : « Quand des criminels ont servi leur peine en prison et doivent être relâchés, il est fréquent qu'ils puissent encore constituer une menace, et ils sont donc suivis par les autorités ». De plus, expulser de telles personnes ne les empêcherait pas de « commander à distance des attaques » sur le sol canadien ou d'« en commettre contre des Canadiens » à l'étranger.

    Des leaders politiques qui raisonnent logiquement, ça fait bizarre… On n’est plus habitué.

    2377968679.jpg

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu