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01.05.2012

Une campagne qui pue le racisme et l’islamophobie

ImageIstratiPelerin.jpgJ’ai vraiment honte pour la classe politique qui co-gère cette campagne électorale pourrie, puant le racisme et l’islamophobie.

Il est impossible à cinq jours d’un second tour de présidentielle de débattre des causes de cette fureur et de dégager des pistes pour en sortir. Nous sommes sous la vague, et il faut encore attendre quelques jours.  

Mais, chères amies et chers amis, cela n’empêche pas de faire le constat : avec cette campagne électorale, nous avons vu les principaux partis politiques se vautrer dans les thèses de la xénophobie et de l’intolérance. Dans le spasme de cette campagne sans idées ni projets, les vérités enfouies sont ressorties, et ce n’est pas beau.  

C’est Marine Le Pen qui donne le la. Il n’y a pas de FN light : c’est génétique, et c’est la tradition de la France nationaliste, planquée dans les frontières de la trouille. C’est une permanence d’un siècle dans la vie politique française. N’imaginez pas de tourner la page, et arrêtez d’être surpris quand on annonce des scores à 18-20%.

Ce qui a été plus nouveau, c’est de voir le Président-candidat larguer toute réserve pour légitimer le discours xénophobe et islamophobe. Lors de son discours de Villepinte, il a fait huer par ses supporters « l’étranger qui vient en France pour le seul attrait de nos prestations sociales ». Jour après jour, il n’a cessé d’enfoncer le clou, d’excès en excès, allant jusqu’à dire que « Marine Le Pen est compatible avec la République ». Aujourd’hui d’ailleurs, leurs mots sont les mêmes.

Ce qui a été consternant, c’est de voir le PS se planquer sous la table devant les hauts-parleurs xénophobes. François Hollande s’est montré incapable de dénoncer, et il a au contraire accrédité. Par son silence, par ses silences, et plus grave, en légitimant. Pour la première fois, un candidat « de Gauche » a dit qu’il y avait trop d’immigrés légaux, et il s’est engagé en fonction de chiffres – il a déclaré qu’il garderait le niveau de régularisation que Sarkozy – et non pas en fonction des droits des personnes. Et avez-vous entendu Ségolène Royal ces jours-ci, qui se lâche à son tour ? Le PS est aussi engagé sur la pratique des lois antimusulmanes, qui donc violent le droit. Enfin, voir les soc' agiter leur ridicule projet de droit de vote achève le tableau. Clairement, ils sont dépassés.

9782070372539.jpgTous les trois s’expriment de manière différente, mais tous partagent la même conviction, qui s'exprime de manière simple : il y en a trop. Même quand ceux qui sont de trop sont français... Ils ne s'arrêtent pas à cela. Etranger, c'est pour la vie.

On peut d’ailleurs poursuivre. Cette ambiance pourrie crée quelques soubresauts dans la presse, chez les intellectuels ou les artistes, mais la masse acquiesce en silence. Le monde de la culture ? Aux abonnés absents.

Les racines de la maladie sont profondes, mais la parole s’est libérée il y a une dizaine d’années quand Houellebecq est venu donner un maquillage d’écrivain au discours bien connu de Le Pen. Il a scellé l’alliance entre le racisme et l’islamophobie, pour en faire un thème honorable de discussion. Tous s’en sont nourris.

Il faudra donc combattre les idées de tous ces braves gens pour les amener au respect de l’égalité et leur rappeler que sans solidarité, il n’y a pas de vie sociale. Leur dire aussi que la liberté n'est pas un mal.

Il faudra qu’ils cessent de nous saouler avec leurs discours de fin de banquet, et qu’ils apprennent à regarder le monde tel qu’il est. Ils ont le contrôle des appareils politiques, mais ils n’ont plus la considération de la société civile, qui vaut bien mieux qu’eux.

Pour le moment, autant se planquer et lire un bon bouquin. Je vous propose Panaït Istrati, cet écrivain du début du XX°, vagabond venu des Blakans, génial constructeur d’une pensée au milieu d’une époque fracassante, et qui a adopté la langue française pour nous dire tant de choses. Vous trouverez ses textes dans deux recueils publiés chez Phebus.

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25.04.2012

Mon Sarko, tu confonds la loi et la République !

« Le vote pour Marine Le Pen n’est pas répréhensible, sinon la République lui aurait interdit de se présenter. Si vous avez le droit de vous présenter, vous êtes compatible avec la République ». Alors mon Sarko, voilà maintenant que tu confonds la protection légale des idées et la défense de la République ?  

présidentielles 2012,psychiatrie

L’expression d’une idée est répréhensible par le droit (républicain et européen) lorsqu’elle atteint les seuils de la diffamation, l’injure, la provocation à la haine, le cas échéant avec la circonstance du racisme ou de l’intolérance religieuse.

Le principe légal (républicain et européen) est de laisser s’exprimer les plus pouraves des idées, même les idées antirépublicaines, pour les connaître et les combattre.

Lors de ton meeting de Villepinte, tu avais dénoncé « l’étranger qui vient en France pour le seul attrait de nosprestations sociales ». Alors, écoute bien, mon pauvre ami : l'expression  de ton idée puante est protégée par la loi, alors même que la loi la désapprouve. Si on veut réellement protéger la République, il faut que cette idée, qui existe, ne reste pas cachée. Elle doit être mise sur la table pour être combattue au nom des principes républicains. C’est d’ailleurs pour cela qu’on va te filer une rouste électorale le 6 mai.

C’est dire la distance entre « légal » et « républicain ». Gardien de la légalité et président de la République, ce n’est pas la même chose, vois-tu.

Si ça te parait trop compliqué, réfléchis à cette réalité simple : un parti politique qui aurait pour projet l’abolition de la République et le retour à la royauté pourrait très bien se présenter aux élections républicaines.

Mon pauvre Sarko, tu es en perdition. Tu as raté la première partie de la campagne en renonçant à ta posture de chef de l’Etat, rassembleur du pays, et pour le second tour tu accélères à fond  alors que ta voiture dérape sur une plaque de verglas.

Je me demande d’ailleurs s’il n’y a pas un truc psy dans ton comportement. Tu avais toutes les cartes en main, et avec une énergie extraordinaire, tu organises ta défaite… pour être sûr d’être rendu libre d’un destin qui t’écrase. D’ailleurs, pour libérer ton discours sur Le Pen, tu nous dis, quasi-désinvolte : « Pas de tabous ». Pas de tabous ? Dis-moi, tu as lu « Totem et tabou » de Sigmund Freud ?  

Pour ma part, je ne reste pas indifférent à la souffrance, alors je vais faire tout mon possible pour te libérer de cette charge qui te pèse tant.  

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22.04.2012

Le CDD de Nicolas ne doit pas être renouvelé

Bientôt la fin de l’errance sarkozienne, cette course éperdue vers l’Extrême-Droite? Ce soir, c'est possible, mais rien n'est fait, loin de là. Ca bouge, mais le flou domine pour le second tour.

présidentielles 2012

L'UMP laisse un champ de ruines. Oki. Mais qui va gagner le 6 mai ? La Gauche, minoritaire ce soir, va-t-elle emballer la machine?

En quelqueschiffres :

- Marine Le Pen est au plus haut. Les résultats ce soir montrent un enracinement, et dans toutes les couches sociales. Il faut voir la réalité en face.

- François Hollande fait plus que Ségolène Royal en 2007. Il est bien placé pour gagner. C'est un score honnête, mais comme le dit Ségolène, il faut "amplifier"...

- Le score de Nicolas Sarkozy est très mauvais, avec un net recul sur 2007, et un recul jamais connu pour un président sortant.

- Très grosses déceptions du côté de Mélenchon et de Bayrou. Ce sont des signes très mauvais pour qui souhaite la défaite du sarkozisme.

Maintenant, quelles premières analyses ?

Marine. Si la Droite ne retrouve pas son histoire, Marine peut avoir de grands projets.  Les chiffres ne sentent pas bon, mais les électeurs ont voté, et çà, çà se respecte. Il faudra étudier la carte électorale de près car le FN va tout miser sur les législatives. On estime ce soir à une centaine le nombre de triangulaires possibles. Le jeu de Le Pen est d'éviter la victoire de Sarko, pour avoir les mains libres.

Sarko. Le résultat est très contrasté. Bien sûr, c'est ce soir, à titre personnel, une raclée. Sarko n’a jamais été président. Il donne l’impression de n’avoir rien compris à la fonction présidentielle, à des années lumières de l’homme au dessus de la mêlée qu’attend la Constitution. Il est passé totalement à côté de sa campagne du premier tour, ignorant le jeu naturel de rassembleur du président élu. Il est resté cet insupportable excité, jonglant en toute décontraction avec les thèmes de l’Extrême-Droite.

Certes. Mais dans le même temps, les idées pourries UMP-FN sont à plus de 45 %. Le perdant de ce soir peut-il se rétablir en quinze jours ? C'est hélas bien possible, et c'est toute la mécanique d'un deuxième tour de la présidentielle. Le deuxième tour, c'est une autre donne. Sarko va tout faire pour récupérer les voix de Le Pen, et les chiffres cumulés ont de quoi l'enivrer. Sarko et Le Pen, d'un côté à 45 %, alors que Hollande et Mélenchon, de l'autre, sont à 40%. L'échec personnel, cuisant, de Sarko, ne doit pas cacher les bases qui ne sont pas bonnes.

Hollande. Son immense projet était un référendum anti-Sarko. Ouaip, le bilan un peu juste... Et sur les plateaux-télé, les "leaders socialistes" ce soir n'étaient pas follement enthousiasmants (Did you see Touraine, gentille, supergentille, mais... un autre monde). Hollande devait attaquer, et vivement, Nicolas et Marine. Il a passé son temps à esquiver les coups et à jouer le superconsensuel en refusant de porter le fer sur les terrains de Nicolas et de Marine. Il va falloir maintenant s'en occuper.

Bayrou. Bayrou devrait discuter. Le fera-t-il ? Et avec qui ? Je crains qu'il en reste à sa philosophie un chouïa onaniste. Dans ce cas, son électorat se divisera.

Mélenchon. Son mauvais score, malgré une excellente campagne, est un très, très mauvais signe, alors qu'on pouvait attendre enthousiasme à Gauche. Mélenchon, avec tous ses défauts, a été le seul à combattre en face les thèmes puants du FN. Le résultat n'est pas à la hauteur.

Ce soir, nous sommes dans le plus grand doute. Ce calamiteux mandat de Sarko ne conduit pas à une Gauche forte. Il faut savoir le constater.

Pour le moment, il faut garantir le non-renouvellement de son CDD, et attention, chères amies et chers amis, rien n'est fait. Or, le virer, c'est une impérative nécessité. On verra la suite après.  

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Tchao, Sarko !

Un grand coup dans les urnes

Suffrage universel et élections libres, y pas à dire, ça le fait. On en reparle dès ce soir (20 heures !...) et on commencera aussitôt à écrire le nouveau chapitre. Mais pour aujourd’hui, le message est clair : l’avenir passe par les urnes, alors allons-y joyeusement. 

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18.04.2012

22 avril : Sarko et Bayrou aux urgences de l’hôpital

Les journalistes d’investigation du blog étaient ce dimanche 22 avril en soirée au service des urgences de l’Hôpital La Pitié Salpetrière où ils ont retrouvé, peu après 20 heures, les deux éclopés du premier tour, Nicolas et François.

Scène 1présidentielles 2012

Nicolas et François attendent leur tour pour la visite de l’interne (en réalité un médecin à diplôme étranger). Ils sont couverts de bleus et portent de larges bandages d’Albuplast (importé de Chine). Ils attendent de passer à la radio. Je veux dire à la radiographie, car vu leur score, pas un journaliste de la radiophonie ne s’intéresse à eux. Une dépêche AFP vient d’ailleurs d’annoncer que Philippe Val, le sarkozien locataire de France-Inter, a pris la fuite et a demandé l’asile politique à la Corée du Nord.

 -          Ouh la la, mon Nico, tu es venu toi aussi…

 -          Ouh la la, mon François, j’ai essayé de tenir. Carla m’a fait des tisanes mais je n’en peux plus.

 -          J’ai mal de partout. Une vraie rouste…

 -          M’en parle pas, j’ai fait du footing pendant des années, mais j’aurais dû apprendre la boxe, au moins j’aurais pu me défendre.

 -          J’ai tout le côté gauche endolori.

 -          Ah bon. Pour moi, c’est un côté dénervé, alors je n’y ai jamais rien senti. C’est de naissance. Mais sur le côté droit, atroce : ce ne sont plus des côtes, mais des touches de piano.

 -          Les électeurs de Gauche m’ont laminé. En 2007, Ségo était tellement hallu que j’avais récupéré les invendus. Mais l’autre, avec sa tête de Camembert Le Président, il a tout raflé.

 -          Ne m’en parle pas. Depuis cinq ans, j'ai tout fait pour être plus à Droite que la SARL Le Pen, et au final je ne récupère pas une voix. J’ai passé cinq ans à taper sur les eurocrates, les patients psy, les énarques, les immigrés, les musulmans, les couples homos, les Roms, les syndicalistes, les juges, les journalistes du Canard Enchaîné, les Africains-qui-ne-sont-pas-entrés-dans-l’Histoire… J’ai passé cinq ans à supporter la mère Morano, l'enfoiré Buisson, le clown triste Guéant, le lunaire Hortefeux, la danseuse du bide Besson, le planqué congénital Fillon, … et au final, je fais moins de voix qu’en 2007.  Oh purée, cette raclée…

 -          C’est ta faute, tu as tellement fatigué les gens qu’ils ont envie d’un séjour en colonie de vacances, avec comme animateur le neveu adoptif de la Mitte.

 -          Arrête, c’est ta faute, tu as passé ton temps à faire comme si t’étais de Gauche. Oh, banane, tu te rappelles pas qu’on a été tous deux ministres de Chirac et que tu n’as jamais fait d’alliance électorale qu’à Droite ?

 -          C’est ta faute. Tu m’avais gavé avec tes amours contre nature avec Borloo et Mercier. Mais, je pleure quand je vois Hollande qui ramasse toutes les voix sur l’air : « Je suis moins pire que l’autre, aimez-moi et je vous aimerai ».

 -          Attends, le toubib arrive. On va voir ce qu’il dit. A de suite. 

Scène 2présidentielles 2012

Une heure après, Nicolas et François se retrouvent dans le hall des urgences. Le médecin a prescrit une piqûre de réconfortant, avant le retour à la maison.

 -          Alors, François, c’est grave pour toi ?

 -          Non, il m’a dit quelques bleus sur le côté à Gauche et une dépression réactionnelle…

 -          Et moi, quelques bleus sur le côté à Droite et une dépression réactionnelle…

 -          En tout cas, il n’y a rien de cassé, je me sens ragaillardi.

 -          Rien de cassé non plus, et il a refusé de me donner des jours d’arrêt-maladie.

 -          Ca, c’est à cause de tes lois contre les malades. Moi, je vais quand même me mettre au repos, c’est ce que j’ai de mieux à faire…

 -          François ?

 -          Oui, Nicolas, quoi encore ?

 -          Ca te dirait d’être Président de la République ?

 -          Mais arrête tes salades, je ne suis même pas au second tour !

 -          Laisse-moi t’expliquer. T’as vu la tronche des parlementaires UMP ? Ils savent qu’ils sont tous morts si je ne suis pas réélu.

 -          Oui, Nicolas, mais tout çà c’est fini, il faut passer à autre chose. Moi, je vais m’occuper de mes chevaux, et Hollande va me nommer au Conseil Economique et Social pour arrondir les fins de mois.

 -          Attends, l’infirmière vient nous faire les piqûres et on continue dans cinq minutes.  

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 Nicolas et François sont à nouveau ensemble.

 -          Génial, je me sens tout neuf. Et toi François ?

 -          Itou, je pète le feu. Bon, ça m’intéresse d’être Président de la République ? C’est quoi ton idée, Nicolas ?

 -          D’abord, tu appelles franc et massif à voter pour moi et tu mouilles la chemise pour que je sois élu. Je te nomme Premier ministre et je te laisse 100 circonscriptions pour les législatives. Comme ça, tu auras un super groupe à l’Assemblée nationale. Tu organiseras ta fortune et tes réseaux. Les parlementaires UMP sont dans les choux, ils n’auront pas le choix. Si je ne suis pas élu, ils sont tous chomdus. Alors, autant limiter la casse. Réfléchis, car si tu ne fais pas un accord avec moi, tu es cuit.

 -          Oui, Nicolas, mais tu es un chef trop nerveux, je te supporterais pas. Je préfère retourner dans mon doux Béarn. De toute façon, c’est pas Premier Ministre qui m’intéresse, c’est Président de la République.

 -          Réfléchis-bien, mon François. Tu sais que je ne peux pas me représenter en 2017.

 -          En effet.

 -          Tu n’imagines pas que je fais chauffer la place à cette andouille de Fillon ou à cette crapule de Copé. Je ne peux voir ni l’un ni l’autre. Et puis, regarde l’Histoire : tout grand chef politique part en faisant gagner un adversaire, pour montrer qu’il était indispensable et qu'il faut le regretter.

 -          En effet.

 -          Voilà, tu commences à comprendre. Tu arrêteras Premier Ministre trois ans plus tard, et tu t’organiseras les réseaux que tu auras créés en trois ans pour te faire élire en 2017. Et moi je savonnerai la planche de ces crétins de l’UMP qui n’ont pas su m’admirer au juste niveau. Si tu veux être Président, c’est la seule solution.

 -          En effet.

 -          Parce que si Hollande est élu, ca va pas être facile de le déloger en 2017. Et quand je vois le sourire épanoui d’Hollande accueillant tous ceux qui ont trahi, ça me donne une très mauvaise idée ce qui pourrait suivre. Le Parti A-Socialiste, c’est l’OFPRA : accueil des réfugiés politiques.

 -          En effet.

 -          Réfléchis bien, François. Tu n’as jamais été de Gauche, et tu ne vas quand même pas commencer à ton âge. Premier ministre, ça qualifie pour être Président.  

 -          En effet. Mais c’est sûr que je pourrais être Président, tu me feras pas un tour de cochon ?

 -          Ecoute François, ne viens pas me chauffer : c’est ça, ou tu retournes faire les ménages.

 -          En effet,…

présidentielles 2012

La fièvre du soir de premier tour

 
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