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politique - Page 4

  • De la politique sans racine

    législatives 2017Juridiquement, les élus sont les représentants de la nation, et ils tirent leur force du suffrage universel, comme portés par un lien organique. Les élections nationales sont le moment où doit se créer l’adhésion autour d’un projet, et la victoire née des urnes est un puissant ferment d’unité du pays, unité dont nous avons tant besoin. Mais avec la séquence que nous vivons, nous ne trouvons rien de cela, et franchement, ça inquiète.

    C’est le fait majeur, cette élection ne crée rien.

    La présidentielle s’est construite sur un rejet : moi, le meilleur rempart contre Le Pen. Donc mon projet compte peu et ne vous intéresse pas, mais peu importe, vous devez voter pour moi car je suis le barrage au FN. C’est un vote sans adhésion.

    On aurait pu se rattraper avec que les législatives, le pouvoir conforté par la victoire à la présidentielle cherchant à unifier le pays autour d’un projet. Non, la consigne est de donner une majorité pour éviter la cohabitation. C’est un vote par nécessité.

    Alors que restera-t-il de cette phase électorale ? Une équipe au pouvoir, d’accord, mais faite d’alliages incertains, et sans aucun projet porté par le peuple.

    Hollande a fait la même politique que Sarko, et Macron assurera la continuité, no problem. Ce que nous devons craindre, c’est l’instabilité, et une majorité à l'Assemblée ne suffira pas. L’incapacité à avoir su créer l’adhésion autour d’un projet marque une fragilité constitutive. Comment le gouvernement tiendra-t-il a-t-il face aux épreuves qui, inévitablement, l’attendent ? Comment peut tenir un pouvoir sans racine ?

  • La négroïde de service est une ex-sportive, chargée des sports

    Pour comprendre que ce gouvernement est un repère de vieilles badernes conservatrices, pas la peine de faire trois années de sciences-Po. Il suffit de chercher la place laissée aux blacks, blacks qui sont tous issus - c’est un fait - de notre politique ancestrale (400 ans) d’esclavage et de colonisation.

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    Et là, le résultat est net : la négroïde de service est Laura Flessel, une ex-sportive, chargée des sports. Donc, l’avenir du black, dans la France progressiste, c’est de faire du sport et de compléter les castings. Sur la photo du gouvernement, il ne faut pas de muslim - c’est un point acquis, qui ne se discute pas - mais il nous faut un black. Et si en plus, le black est une jolie black, qui ne sait parler de rien d’autre que de sport, alors là, c’est parfait. Laura Flessel sera très compétente pour le sport et pour le dopage, vu qu’elle avait été sanctionnée pour cela.

    Cela permet aussi de deviner la suite. Cette logique méprisante est la signature des petits mâles blancs, atteints par le syndrome du singe dominant. Président, un mec ; Premier ministre, un mec ; Secrétaire général de l’Elysée, un mec ; Ministre des affaires étrangères, un mec ; Ministre de l’intérieur, un mec ; Ministre de la justice, un mec ; Ministre de l’économie, un mec ; Ministre de l’énergie, un mec ; Ministre du budget, un mec ; Ministre de l’enseignement, un mec ; Ministre des relations avec le parlement, un mec. Et, sauf erreur, tous les directeurs de cabinets – les ministres-bis- sont des mecs. Le président du Conseil constitutionnel est un mec, le président du Sénat et de l’Assemblée nationale seront de mecs, et les présidents des groupes majoritaires des deux assemblées seront des mecs.

    Le ministère de la Défense, rebaptisé de manière utilitaire « ministère des Armées », est confié à une femme qui aura une marge de manœuvre à zéro, tant que Le Drian sera Ministre des affaires étrangères. Seul ministère important confié à une femme, celui du travail, mais Macron a déjà défini l’action à conduire.

    Allez, un petit plus, juste pour rire. Dans la course à la meuf ministre, il a fallu faire vite, et un peu trop. Pour la santé, se trouve nommée une prof de médecine, qui était à la tête de la Haute Autorité de Santé, Agnès Buzyn. Toutes les qualités, parcours remarquable, et allez et allez... Sauf que le lendemain, on s’aperçoit d’un petit problème : son époux, Yves Lévy, est directeur de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), la pièce maîtresse de la recherche médicale en France. Alors, Bichette va-t-elle assurer la tutelle sur l’activité de Chouchou ? Trop drôle... Du coup, il a été décidé que l’INSERM ne dépendrait plus du ministère de la santé. Pour aller où ? Au ministère de l’agriculture ? ou du sport ?

    Allez, je sens qu’on ne va pas s’ennuyer avec cette joyeuse équipe. Tout le problème est que, sur le papier, ce sont eux qui dirigent le pays…

  • Valls a vocation à rentrer chez lui

    Comme les Roms avaient vocation à rentrer en Roumanie ou en Bulgarie, Valls a vocation, semble-t-il, à rentrer chez lui. Le mal que ce type a fait au pays… De trahison en trahison,… c’est juste le prix. Mais ce climat n’est pas bon.  

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    Valls avait pourri le débat parlementaire de Macron sur son immense loi de libéralisation de l’économie en interrompant les débats pour passer au 49-3, alors que Macron – que Valls appelait affectueusement le microbe – était sûr d’obtenir une majorité, et il en avait été tout fâché.

    Macron le malin avait alors acté sa rupture avec Valls le bourrin, et on connait la suite... On comprend aussi le manque d’enthousiasme des En Marche ! pour accueillir un type à ce point borné, instable et prétentieux.

    Mais attention.

    En Marche ! rêve d’une majorité absolue avec pour les législatives, avec un vote légitimiste donnant une majorité au président. Oki, mais à supposer que ce soit possible, est-ce vraiment la bonne solution ?

    S’il obtient une majorité absolue, Macron va faire du Macron, donc avec l’adhésion des 24 % du premier tour, et cinq ans c’est long… La société française est très diverse, et celui qui ne partage pas le pouvoir creuse sa tombe politique.

    S’il n’a pas la majorité absolue, Macron devra jouer avec une coalition. Ça plaira moins à cette sorte de secte qu’est En Marche !, et il faudra faire un peu de place aux non-membres, mais c’est la garantie de durer.

    Ce journée de veille des investitures, c’est mal barré, et le microbe a tout fait pour humilier El Blanco. Ce n’est pas fort.

    Je n’attends rien, ni de l’un, ni de l’autre, mais notre pays a besoin d’un pouvoir politique stable, et là, franchement, je commence à flipper.

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  • La gonflette En Marche !

    Sensible au bonheur attendu par mon pays, je me suis intéressé à la part que je pouvais prendre dans le parti En Marche ! de notre excellent président. Après avoir bien recherché, j’ai trouvé en tout et pour tout « le » site internet, c’est-à-dire un site pour tout le pays. Il n’y a mention d’aucune instance dirigeante, ni d’aucun congrès, ni d’aucune fédération… Bizarre…

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    Pour adhérer, il suffit de cliquer, et c’est gratis, pas de cotisation. Bizarre… Mais avant d’adhérer, je me suis intéressé à cette annonce en évidence sur la première page : « Des centaines d’événements gratuits chaque semaine. Ateliers de réflexion sur le programme ou actions de terrain à la rencontre de ses concitoyens, les événements vous permettent d'agir très concrètement pour notre projet », les événements étant ouverts à tous, adhérents ou non.

    Tout émoustillé de pouvoir participer à ces heures glorieuses des marcheurs, j’ai recherché « l’évènement » proche de chez moi pour ce 9 mai, et là j’ai été un peu calmé.

    Voici ce que l’on trouve, en tout et pour tout.

    A Lagny-sur-Mer, « Ensemble pour fêter la victoire et maintenir notre mobilisation », avec 6 inscrits.

    A Gennevilliers, « Fin du commencement », avec 3 inscrits.

    A Montigny-le-Bretonneux, « Victoire, trinquons ensemble », avec 3 inscrits.

    A Dourdan, « Epilogue des présidentielles et prémisses des législatives », avec 6 inscrits.

    A Levallois-Perret, « Notre victoire et notre soirée », avec 8 inscrits.

    A Vélizy-Villacoublay, « Fêtons le présent, préparons l’avenir », avec 5 inscrits.

    A Saint-Ouen, « Réunion Saint-Ouen En Marche ! », avec 1 inscrit.

    Ah zut, rien de bien joyeux près de chez moi, et je me suis résigné à attendre mercredi 10 mai, pour entrer dans la magie citoyenne du « Penser printemps », mais ça n’est pas mieux :

    A Goussainville, « Loi sur la moralisation de la vie politique », avec 2 inscrits.

    A Paris 14eme, « Et après », avec 22 inscrits, pour un arrondissement qui compte 140 000 habitants.

    A Claye-Souilly, « Loi sur la moralisation de la vie publique », avec 1 inscrit.

    A Paris 9eme, « After drink de victoire #6 : et maintenant ? », avec 12 inscrits

    A Paris 19eme, « Gagner les Législatives », avec 9 inscrits

    A Vert-le-Petit, « Repas pour la victoire d’Emmanuel Macron », avec 4 inscrits

    A Milly-la-Forêt, « Repas de fête », avec 1 inscrit

    A Paris 10eme, « On n’a fait !!!!!!!! », avec 11 inscrits

    A Argenteuil, « Réunion de la victoire et préparation des législatives », avec 6 inscrits.

    Voilà où nous en sommes. No comment… sauf pour vous pour vous signaler cet article de Lyon Capitale, qui vous donne une idée de la joyeuse ambiance à Lyon, en terre de Macronie... Avec cette ambiance, les militants d'En Marche ! vont bientôt partir en courant.

  • Le Code du travail battu à la présidentielle ?

    Emmanuel et Brigitte veulent zigouiller le Code du travail, pour « donner de la souplesse aux entreprises », et donc en limitant les droits des salariés :

    - accords d’entreprise pour librement fixer le taux de majoration des heures supplémentaires, en écartant le minimum légal de 10% ;

    - accords d’entreprise étendu aux salaires, aux conditions de travail, et à la formation, donc tout est en live ;

    - fusion du comité d’entreprise, des délégués du personnel et du CHSCT en une instance unique, le but étant de casser la défense collective des droits des salariés ;

    - plafonnement des indemnités en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse, mesure inique qui avait été annulée le Conseil constitutionnel dans la loi El Khomri.

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    Il n’y a jamais eu une seule étude pour expliquer qu’une entreprise embauchait ou non en fonction de la législation du travail, qui est – tout le monde le sait – aussi souple que non coûteuse pour les premiers mois, et même les premières années. Dézinguer le Code du travail créera combien d’emplois ? Où est l’étude ? Une entreprise embauche quand elle a des carnets de commande. Et le must : limiter l’action du CHSCT, qui veille sur la santé et la sécurité des salariés… une mission quasi-marxiste !

    En réalité, c’est un choix de banquier : améliorer les résultats des grosses entreprises, et tant pis pour la fragilisation de la société.

    Dans leur belle aventure, Emmanuel et Brigitte vont rencontrer un petit obstacle qui s’appelle la loi, mais tous deux sont tellement mignons et « progressistes » qu’ils veulent marginaliser de cet obstacle dérisoire.

    Premier tracas, l’article L1 du Code du travail :  

    « Tout projet de réforme envisagé par le Gouvernement qui porte sur les relations individuelles et collectives du travail, l'emploi et la formation professionnelle et qui relève du champ de la négociation nationale et interprofessionnelle fait l'objet d'une concertation préalable avec les organisations syndicales de salariés et d'employeurs représentatives au niveau national et interprofessionnel en vue de l'ouverture éventuelle d'une telle négociation.

    « A cet effet, le Gouvernement leur communique un document d'orientation présentant des éléments de diagnostic, les objectifs poursuivis et les principales options.

    « Lorsqu'elles font connaître leur intention d'engager une telle négociation, les organisations indiquent également au Gouvernement le délai qu'elles estiment nécessaire pour conduire la négociation ».

    Emmanuel et Brigitte connaissent bien cet article, qui est la marque d’un droit du travail de la négociation et de l’inclusion, et qu’ils n’avaient pu faire abolir par la loi El Khomri.

    Alors, cette concertation ? Eh bien, ils ont clairement annoncé que ce serait une concertation a minima, comme une formalité creuse. Hors de question d’entrer dans une négociation.

    Deuxième tracas, le vote de la loi au Parlement. Là, les choses sont claires : la loi réformant le code du travail ne sera pas débattue au Parlement. Emmanuel et Brigitte veulent se faire autoriser à réformer le Code du travail par ordonnances,… et pendant l’été. Même pas la peine de se fatiguer avec le 49-3 : ce sera des ordonnances prises en conseil des ministres après avis du Conseil d’État. Je rappelle qu’il fallait voter Emmanuel et Brigitte pour défendre la démocratie.

    La question d’un vote salutaire créant une majorité sérieuse à l’Assemblée nationale, pour bloquer ce genre de progressistes, s’impose comme un enjeu décisif. Logique : sagesse n’est pas folie.

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