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  • Le Sénat : Poubelle obligatoire pour les pauvres

    Le Sénat a hier voté, à l'unanimité et en s’auto-applaudissant, un amendement à la loi Macron obligeant les supermarchés à refiler les invendus alimentaires à des associations. Que c'est beau... Toutes les cornichonnes et tous les cornichons sont à pâmoison.  

    L’amendement « Goulet », du nom de cette pouf en chèfe UDI, rend obligatoire le don des invendus alimentaires aux associations.

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    Nathalie Goulet, une visionnaire, expose sa lumineuse pensée : « De toute façon ces nourritures sont jetées. On est là aussi pour donner un signal et dire que sous les lambris de la République on se préoccupe aussi des gens qui peuvent pas boucler leurs fins de mois ». Vu que c’est jeté à la poubelle, et qu’après les pauvres vont faire les poubelles, autant leur filer en direct. Bien vu.

    Comme alibi, Goulet est allée chercher Monsieur Schmoll de la Glue, président d’Eqosphère, une « entreprise sociale pionnière dans la lutte contre le gaspillage et la revalorisation des invendus alimentaires ». Ouah, on est là dans le philosophique dur... Ce génie des carpettes nous livre sa fine pensée : « Le don obligatoire, c’est plus une idée qu’une solution ». Remarquable ! Ils ont inventé le don obligatoire : je te condamne à donner par la force de la loi. Complément siphonnés les mecs…

    Du fait de ce vote du Sénat républicain et laïc, le message est clair.

    La France, comme le dit la famille Le Pen, a trop de pauvres. La richesse économique du pays et les mécanismes de la solidarité nationale sont mis en échec par ces salauds de pauvres, qui ruinent la France. Heureusement, on va pouvoir les nourrir avec les poubelles des supermarchés.

    Je suis écœuré, à en être malade, par ces enfoirés d’élus qui détruisent l’idée de solidarité. Ecœuré. Ah oui, l’Etat français n’a pas les moyens de nourrir sa population ? Comme la Centrafrique ? La solidarité nationale est mise en échec par les pauvres? 

    La loi, c’est le respect de la Constitution. On part donc de l’alinéa 11 du Préambule de la Constitution : « La nation garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs. Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence »… Et on en arrive à la loi qui refile les poubelles des supermarchés aux pauvres pour les nourrir ? C’est ça le Sénat ? C’est çà l’Etat ? Il n’existe de démocratie que solidaire, et ils affirment la fin de la solidarité pour la remplacer par la charité des poubelles. Ecœuré.

    Dégagez, misérables minables, sortez de notre vue, et ne revenez jamais mendier nos suffrages. C’est nous qui sommes le pays, c’est vous qui le détruisez. Il faut que ces connards finissent dans les poubelles de l’histoire nationale. C’est bien parti, mais nous devons nous assurer que le travail sera bien fait.

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    La prochaine ZAD sur la liste 

  • La République et La Castellane

    Matin, midi et soir, ils n’ont que ces mots à la bouche : République et citoyenneté. Le problème est qu’en agitant ces mots sans leur donner le moindre contenu, à part un catéchisme obligatoire et débilitant, ils créent des problèmes les plus graves encore, car après le crash, il faudra tout réinventer.

    Si on attend des choses concrètes de la République et la citoyenneté, c’est bien à La Castellane, dans les quartiers Nord de Marseille : une population jeune et nombreuse, un quartier à l’écart de la ville, pas d’emploi sur place, l’économie de la drogue, des lieux que les services publics, à commencer par la police, ont déserté. Dans ce quartier de 7.000 habitants, une petite ville, les flics estiment que le trafic de drogue, c’est environ 50.000 euros par jour.

    Le 9 février, El Blancos et Bambi, les rescapés du 49.3, étaient venus à Marseille pour faire la pub de la politique gouvernementale contre la criminalité… mais au même moment, les flics essuyaient des tirs de kalachnikov à La Castellane. Grosse agitation médiatique, et après ?

    Hier, un collectif, « Le Collectif des écoles de la Cité la Castellane », regroupant des citoyens travaillant et vivant à La Castellane, a tenu une conférence de presse sur situation les trois établissements scolaires du quartier : les écoles Saint-André Castellane et Saint-André Barnier qui accueillent 788 enfants, et le collège Henri Barnier, avec 600 élèves.

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    Une zone de non-droit

    Une enseignante : « Incendies de classes, personnels et véhicules caillassés, tirs de kalachnikov à proximité des écoles en plein jour, représailles, intimidations écrites et verbales, cambriolages, vandalisme… La situation géographique au sein de la cité où règne une zone de non-droit, génère de plus en plus un climat d'insécurité psychologique et physique important. On a l’impression d’être abandonnés de tous, on se retrouve seuls, que ce soit dans les écoles ou dans la cité ».

    Une mère de famille : « Moi j’étais élève il y a plus de 30 ans dans l’école où j’emmène aujourd’hui ma fille. J’étais abasourdie en découvrant l’état de l’école, avec le même château pourri, le même sol pourri que quand j’y étais. Mais moi, ma peur principale, c’est la sécurité, une balle perdue… Il n’y a pas de stores aux fenêtres, les portes ne ferment pas ».

    Une autre mère de famille : « De 22H00 à 05H00, la cité est dans le noir, ils mettent des lumières pour guider les acheteurs, il y a même un drive-in. La pression est très forte. Les jeunes marchent cagoulés et personne n'ose parler par peur de représailles.

    Un fonctionnaire, à propos des opérations « d’approche globale », mises en place il y deux ans et qui mêlent répressif et social : « Quand il y a eu l’approche globale, tous les parents ont dit ‘on respire’, mais ils ont coupé une patte de la pieuvre, pas sa tête. Mois après mois, on a dit que les réseaux de trafiquants se renforçaient, qu’ils se professionnalisaient. Il n’y a même plus ce côté affectif ‘je te connais, on a grandi ensemble’. Pour moi, c’est la mafia. La réalité, c’est des mecs masqués qui mettent des barrières pour organiser les acheteurs, qui contrôlent les allées et venues ».

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    Le collectif réclame des actes

    A l’Etat :

    - un désenclavement du quartier,

    - une protection quotidienne des services de Police aux abords des quatre écoles tant que perdurera l'enclavement du quartier,

    - le rétablissement des personnels du RASED (Réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté) et le renforcement du dispositif « plus de maîtres que de classes »,

    - le renforcement des mesures du pacte de cohésion sociale sur Marseille et leurs pérennisations,

    - des effectifs bloqués à 20 élèves par classe,

    - plus de médecins scolaires, d'infirmières,

    - un renforcement des moyens pour instaurer une relation entre les familles et les partenaires médicaux afin d'aborder les questions d'hygiène, de santé et d'alimentation.

    A la Ville de Marseille :

    - l'entretien normal, régulier et réactif des locaux par un personnel formé et en nombre suffisant,

    - une augmentation des effectifs des ATSEM (Agent territorial spécialisé des écoles maternelles) et des agents d'entretien,

    - une ATSEM par classe de maternelle, comme cela se fait dans toutes les autres communes,

    - la mise aux normes rapide des systèmes de sécurisation de nos écoles : portes, fenêtres, alarmes, portails,

    - une température confortable dans les classes dès l'accueil du matin.

    A l’Académie :

    - le remplacement systématique des enseignants en cas d'absence,

    - un soutien constant et fiable de la hiérarchie,

    - une prise de responsabilités juridiques de la hiérarchie.

    Tout ceci est juste et raisonnable. Pas de doute que les prêcheurs radicaux de la République et de la citoyenneté vont aussitôt faire face, pour être à la hauteur des attentes de la population, qui a le droit de faire un rêve d’intégration minimale, et des enseignants, qui sont les vrais défenseurs de la République.

    Par contre, s’ils ne font rien, peut-être qu’on ne votera plus pour ce genre de produits cosmétiques, va savoir…  

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  • La France socialiste persécute et trahit les Roms

    $T2eC16N,!zUFIb8bodvcBSZUrRJrWQ~~60_35.JPGLa Délégation interministérielle à l’habitation et au logement (DIHAL) a fait ses calculs : 17 457 Roms vivaient dans des bidonvilles au 17 novembre 2014. Voici enfin identifiés ces salauds de pauvres qui viennent ruiner la République, alors que les gentilles banques de l’ami Macron font tout pour l’aider.  

    Je résume donc :

    - la France sans les Roms, 65.000.000 personnes, c’est un pays prospère et heureux ;

    - la France avec les Roms, 65.017.000 personnes, c’est un pays ruiné et qui plonge dans le malheur.

    Pour que la France, 5° puissance économique du monde, s’en sorte, il suffit donc de virer ces pauvres.

    Hollande et Valls s’en occupent : en 2014, ils ont détruit les bidonvilles comme jamais, anéantissant à coup de pelleteuse ce qui était le lieu de l’intimité de ces personnes, et ils ont expulsé 13 483 personnes, soit 80% des personnes les plus vulnérables de France.

    Franchement, bravo à notre merdouille socialiste : Sarko était loin de ce chiffre, et il n’est pas sûr que le FN fasse mieux. Cruelle au dernier stade, cette politique est parfaitement débile, car elle ne fait que prolonger le problème : les familles Roms qui vivent dans la précarité, se retrouvent plongées dans la vulnérabilité la plus extrême, exposés au froid, à la pluie, à la plus grande des insécurités.oublier trahir puis disparaitre.jpg

    Les plus fragiles plongent dans les troubles graves de santé, les enfants voient détruits leurs espoirs de scolarisation, et des familles entières sont livrées aux services sociaux des mafieux… C’est criminel.

    « Oui, mais doux rêveur, c’est le seul moyen de sauver le pays… »

    Manon Fillonneau, porte-parole de l’European Roma Right Centre rappelle les faits : « En Italie, alors qu’on estime à 40 000 personnes la population vivant dans les bidonvilles, 56 campements ont été évacués, comptant chacun 25 à 30 personnes ; en Espagne on ne pratique pas vraiment d’évacuation ». C’est donc une politique délibérée de Hollande et Valls.

    La rigolote Ligue des Droits de l’Homme, une filiale du PS, s’est fâchée tout rose pour demander que « les autorités françaises modifient leur politique d’expulsion inutile et déshumanisante en 2015, et concentrent leur énergie et leurs ressources vers des politiques d’intégration globales ». Du pur pipeau… La LDH, bien sûr, ne va pas gêner ses amis avec la moindre procédure sérieuse, et Valls et Hollande feront en 2015 autant de destructions de maisons qu’en 2014.

    Les plus pauvres d'entre nous, persécutés et trahis par la Gauche… 

  • Le maire UMP d’Angoulême nous pourrit Noël

    « Avons-nous le courage d’accueillir avec tendresse les situations difficiles et les problèmes de celui qui est à côté de nous, ou bien préférons-nous les solutions impersonnelles, peut-être efficaces mais dépourvues de la chaleur de l’Évangile? » C’était presque banal de recevoir hier les échos de l’homélie de la Nativité de notre pote le Pape François. Un peu de bien… Juste un peu de bien…

    Sauf qu’on remet trop vite les pieds sur terre avec un bel enfoiré, Xavier Bonnefont, maire UMP d’Angoulême qui, la veille de Noel, a décidé de grillager neuf bancs publics du Champ de Mars, qui étaient devenus la demeure des SDF. Un solide grillage de 2 mètres de haut. Les bancs deviennent ainsi de jolies cages. Dégage les pauvres.

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    Le cornichon de service s’appelle Jean Guiton, adjoint chargé de la sécurité : « Nous tenons compte aussi des doléances des passants, des riverains ». Les gentils commerçants, qui veulent nos gentils sous, jouent les faux culs planétaires en expliquant que l’effet de grille n’est pas heureux, alors que « l’idée initiale était de remplir les grillages avec de la verdure, ou des galets ». Ce qui est beaucoup plus classe, en effet. Thierry Courmont, président de l’association de la Galerie du Champ-de-mars, est plus franc : « Ce n’est pas 0,1 % de la population qui doit emmerder 99,9 % qui veut bosser ».

    Informé, le ministre de l’Intérieur a déploré « une mesure ségrégationniste, qui viole les bases de notre vie sociale » et il a demandé au préfet d’engager une procédure de référé devant le tribunal administratif. Le Premier ministre, après avoir fait vérifier que les SDF d’Angoulême ne s’étaient pas radicalisés en pro-Daech, a sommé le maire de « démanteler ces grillages ignobles, contraires à nos valeurs » rappelant qu’aux termes de l’article 11 du Préambule de la Constitution de 1946, qui fait partie de notre droit positif : « Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence ». Le président-candidat François Hollande a fait savoir qu’il se rendrait sur place le jour de Noel, parce que « le changement, c’est maintenant ».

    Tout est hélas vrai, sauf le dernier paragraphe, qui est hélas faux.

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  • Satya Nadella, la grosse bouse macho de Microsoft

    Les semi-sauvages basanés ne respectent pas les droits des femmes, mais tout change avec nos belles sociétés occidentales, bénies par l’émerveillement du progrès. Sauf que c’est plus compliqué.

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    La grosse bouse macho du moment n’est pas un affreux venu des grottes, mais le sympathique PDG de Microsoft, Satya Nadella. La scène se passe lors d’une conférence organisée en Arizona par le Grace Hopper Celebration of Women in Computing, en honneur à la grande scientifique Grace Hopper : «Que conseillez-vous aux femmes qui ont peur de demander une augmentation?» Réponse de l’instruit : « Le problème n’est pas vraiment de demander une augmentation. Il s’agit davantage d’avoir confiance en notre système pour récompenser votre évolution et vos efforts au moment venu. Ne pas demander d’augmentation donne un bon karma et peut améliorer la relation avec son employeur. C’est à ce genre de personne que je fais confiance et à qui je donnerai davantage de responsabilité dans le futur».

    Et voilà du pur sucre, asséné avec l’assurance tranquille de celui qui sait,… et qui sait très bien car c’est effectivement lui le boss.

    Quelques heures plus tard, ce macho génétique a bavé des excuses (hyper-sincère) sur son compte twitter : « Je me suis mal exprimé dans ma réponse sur comment les femmes doivent demander une augmentation de salaire ».

    Nous ne faisons rien sans les outils que produisent ces firmes, oki. Mais, cela ne doit en rien limiter notre méfiance vis-à-vis de ces firmes de mecs, prêtes à tout pour de l’argent. Le taux d’emploi des femmes est de 29% chez Microsoft, 30% chez Google et 31% chez Facebook (31%). Pour les postes de direction, le chiffre s’écroule à 17%.

    Ces firmes, soi-disant à l’avant-garde de la modernité, entretiennent les modèles sociaux les plus crades. Selon l’American Association of University Women, les femmes, quelque soit leur âge ou leur milieu social, le salaire des salariées américaines est très inférieur à celui des hommes, et cette situation est pire pour les femmes de couleur.

    Excellents motifs pour faire la leçon aux autres.

     

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