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Société - Page 2

  • Olivier Roy : « Ces terroristes sont des pieds nickelés, les mettre sur le même pied que la nation française est une insulte à cette dernière »

    A nouveau, le blog reproduit un écrit d’Olivier Roy, cette fois-ci sous forme d’une interview à Atlantico: « Ces terroristes sont des pieds nickelés, les mettre sur le même pied que la nation française est une insulte à cette dernière ». Merci Olivier... 

    Dans le même temps, je vous recommande cette autre interview d’Olivier Roy donnée à Libération le 3 octobre 2014 : «Le jihad est aujourd’hui la seule cause sur le marché». Remarquable capacité d’analyse… un an avant les attentats du 13 novembre 2015. 

    Il est toujours intéressant de lire Olivier Roy, car c’est un vrai connaisseur de l’Islam, historique et contemporain. Auteur de nombreuses publications, il dirige le Programme Méditerranéen à l'Institut Universitaire Européen de Florence en Italie.

    Atlantico, un vent nouveau sur l'info

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    Atlantico : Le 19 novembre dernier, Manuel Valls annonçait la mise en place d’une structure de "déradicalisation" visant "des repentis que nous mettrons à l’épreuve afin de mesurer leur volonté de réinsertion dans la durée". Selon vous, une telle déradicalisation serait "absurde", puisque c’est précisément cette radicalité que ces jeunes recherchent. Comment expliquez-vous ce phénomène ?

    Olivier Roy : La formule de Valls rappelle un peu trop la "ré-éducation" à la chinoise ou bien la "repentance" de l’inquisition catholique. Bref elle reste dans une vision très religieuse. Il y a deux problèmes ici : "déradicaliser" suppose que l’on perçoive le radical soit comme une victime qui s’est fait laver le cerveau (c’est la vision des parents), soit comme un repenti du style "maffia" c’est-à-dire quelqu’un qui négocie sa reddition, en échange d’informations ou de contrition. Ce que l’on manque ici c’est la trajectoire politique du radical, sa liberté, si j’ose dire : il a choisi, et, en tout cas de plus en plus, en connaissance de cause, car tout "radicalisé" sait ce qui se passe en Syrie, ou ce que font les terroristes, c’est-à-dire ce qu’il s’apprête à faire.

    Donc s’il se "déradicalise" c’est qu’il a compris l’impasse où l’emmène cette violence, bref il fait à nouveau usage de sa raison et de sa liberté. Il est normal qu’il paie un prix, surtout bien sûr s’il a participé à la violence. Ce qu’on attend de lui ce n’est pas la dénégation ("j’ai rien fait, j’ai été manipulé") c’est la responsabilité, car c’est cela qui lui permettra de parler aux jeunes et d’être entendu. Il faut donc arrêter ce discours paternaliste et moralisant, si l’on veut que la parole du "repenti" fonctionne. Car l’objectif ce n’est pas le salut du repenti lui-même (c’est une vision très chrétienne) mais leur impact sur les autres, bref leur utilité sociale.

    Atlantico : Lorsque vous traitez les terroristes de "pieds nickelés", considérez-vous que l’exécutif les prend trop au sérieux, du moins, dans leurs motivations ?

    Olivier Roy : Ce n’est pas une question de motivation ; c’est simplement qu’en parlant de guerre, en reprenant la terminologie même de Daesh ("Etat Islamique"), on rentre dans la propagande de Daesh, on en fait une vraie alternative à la civilisation européenne, on en fait une menace existentielle et non pas simplement sécuritaire, et on renforce donc son prestige et la fascination qu’il exerce sur tous ceux qui ont une volonté d’en découdre avec la société et l’ordre mondial.1507-1 (1).jpg

    Et puis ce sont bien des pieds nickelés : aucune sophistication ou complexité dans le fait d’arroser à la kalash des lieux bondés ; sans parler de ceux qui se font exploser sans tuer ou presque, ou bien du chef du commando qui appelle sa cousine pour savoir où dormir. Bref les mettre sur le même pied que la nation française est une insulte à cette dernière.

    Atlantico : Dans une tribune publiée par le New York Times, l’écrivain Kamel Daoud dénonce directement l’influence saoudienne, à travers la "Fatwa valley" qui aurait entrainé une wahhabisation des esprits. Quelle part de responsabilité attribuer à une simple recherche de radicalité, et quelle part attribuer à l’émergence de ce néo-fondamentalisme, dans la problématique actuelle ?

    Olivier Roy : Le salafisme n’est pas un virus transmis à de jeunes innocents par des imams payés par l’Arabie saoudite. Bien sûr, les pétro-dollars aident, mais dans les banlieues, on n’en voit ni la couleur ni l’odeur. Le salafisme séduit parce que c’est un produit qui correspond à une demande sur le marché du religieux. Il repose sur deux choses : la déculturation et la norme. A des jeunes qui ne se reconnaissent pas dans l’islam culturel des parents, il offre une apologie de leur déculturation "tes parents ne t’ont pas transmis l’Islam, et bien tant mieux, car ce n’est pas le bon Islam. Tu peux maintenant acquérir par toi-même la vérité", et cette vérité est une série de normes explicites (fais, ne fais pas). Le jeune devenu salafi est soudainement maître de la vérité, contre ses parents, contre ses anciens maîtres. Une belle revanche narcissique ! Ce qui bien sûr trace immédiatement une frontière entre le "sauvé" et l’ "impie" (que celui-ci soit musulman nominal, chrétien ou athée). Cette auto-exclusion de la société n’est pas forcément source de violence, mais elle offre une justification religieuse à celui qui part en guerre contre la société, contre toute société, au nom d’une communauté utopique.

    Atlantico : Dans une interview donnée à Marianne, l’universitaire Fewzi Benhabib, observe une progression de l’intégrisme à Saint Denis, et fait le lien avec son expérience algérienne des années 90. Quel regard portez-vous sur ce processus, que vous décriviez déjà, il y a plus de dix ans, dans votre livre "l’Islam mondialisé" ?3160v8yc+SL._SX307_BO1,204,203,200_.jpg

    Olivier Roy : Cela dépend comment on voit la relation entre ce qui s’est passé en Algérie et ce qui se passe en France. Je pense qu’il faut se méfier du prisme algérien (qu’on retrouve d’ailleurs dans la gauche tiers-mondiste qui explique souvent la radicalisation par la blessure coloniale). Le radicalisme islamique algérien s’ancrait dans une histoire profondément algérienne (mais où on retrouve aussi la "déculturation" produite par le colonialisme et la politique d’arabisation menée après l’indépendance). Il ne s’est pas exporté en France. Le salafisme prend racine directement.

    Par contre le phénomène salafiste dans les deux pays correspond bien à une crise de la relation entre culture et religion, et cette crise est bien en rapport avec la globalisation. La crise du religieux est bien d’abord une crise de la culture, et ici la distinction entre pays d’origine et pays d’immigration s’estompe.

    Atlantico : Comment lutter efficacement contre cette tendance ? Comment répondre aux angoisses des populations locales ?

    Ce sont deux choses différentes. L’angoisse porte sur l’inconnu, la menace interne que l’on n’arrive pas à identifier clairement : le barbu, la femme voilée, la mosquée, est-ce cela l’ennemi ? Le musulman est bien intégré en France : tout le monde a un copain musulman, parle avec le chauffeur de taxi musulman, blague avec le serveur musulman, a un collègue musulman, voire un chef de service musulman. Et pourtant il y a l’ombre du salafisme, une inquiétante étrangeté qui plane autour de ce qui est pourtant de plus en plus familier.

    Le problème lié à l’angoisse c’est justement la question du lien entre islam et radicalisation. C’est une question légitime, qu’un discours savant ou normatif ne dissipera pas. On sait bien que la radicalisation ne concerne qu’un petit nombre de jeunes. Mais nous sommes dans une société tellement sécularisée qu’elle ne comprend plus le fait religieux lui-même (et pas seulement musulman : la méfiance envers les prédicateurs évangéliques est très partagée). C’est justement là qu’il faut travailler : la normalisation du fait musulman comme fait religieux, sa banalisation et donc son insertion dans l’espace culturel français. Or le paradoxe est que toute apparition d’un signe religieux, surtout quand il est détaché de son origine culturelle, entraîne une réaction phobique (voile, halal). C’est ici ce qui distingue la France de ses voisins : non pas l’islamophobie, mais la phobie du religieux. Il faut repenser le rapport de notre société au religieux, et revenir à l’esprit comme à la lettre de la loi de 1905.

    Atlantico : Dans votre dernier livre, "la peur de l’Islam", vous renvoyez dos à dos une approche "droitière" de l’Islam visant à faire de chaque musulman un potentiel "djihadiste conquérant", et une approche "progressiste" ayant pour objet de nier tout lien entre actes terroristes et Islam, notamment à travers le slogan "not in my name". En quoi l’opposition entre ces deux visions est une impasse ?51XJZkI1TaL._SX305_BO1,204,203,200_.jpg

    Olivier Roy : Les deux visions sont "culturalistes", c’est-à-dire qu’elle ramène la religion a une identité et non pas à une foi. Pour la droite, tout musulman "culturel" reste prisonnier du Coran ; pour la gauche un musulman athée continue d’être qualifié de musulman, avec ici un sens quasi ethnique, lié à sa généalogie d’ancien colonisé. Dire le problème c’est l’islam, c’est bien faire de l’islam un invariant ; dire "not in my name", c’est bien  postuler aussi un invariant, le nom. Or dans un contexte de déculturation, le musulman croyant est contraint de s’interroger sur sa foi, de se poser en acteur religieux. Ce que ne comprennent ni la droite ni la gauche, pour des raisons différentes.

    Atlantico : Suite aux attentats du 13 novembre, le chef de l’Etat a choisi une rhétorique guerrière face à l’Etat Islamique. Quels risques prend François Hollande en persistant dans cette approche ?

    Olivier Roy : Simplement de ne pas gagner la guerre. Pas parce qu’on la perdra, mais parce qu’on ne fera pas de vraie guerre : envoyer un corps expéditionnaire contre Daesh. La guerre ici est une simple métaphore, mais il faut se méfier des métaphores guerrières : elles vous prennent au mot.

    Atlantico : Dans une lettre destinée à la jeunesse, l’ayatollah Khamenei déclare : "Les invasions militaires dans le monde musulman ces dernières années avec leurs innombrables victimes, sont un autre exemple de la logique contradictoire de l’occident" (…) "Je considère qu’imposer la culture occidentale aux autres peuples et banaliser les cultures indépendantes, est une forme de violence silencieuse et est d’une extrême nocivité". Alors que l’Iran combat l’Etat Islamique, comment interpréter cette déclaration ?

    Olivier Roy : Cela fait partie de la rhétorique des conservateurs iraniens. Depuis trente-cinq ans ils font tout pour apparaître comme étant à la pointe du combat anti-colonialiste et anti-impérialiste des peuples du Moyen-Orient, alors qu’entre deux petites guerres avec Israël par Hezbollah interposé, ils passent leur temps à faire la guerre au monde arabe sunnite (même s’ils ont de bonnes raisons, d’un point de vue nationaliste, de le faire). Et cette rhétorique ne convainc personne en Iran, mais c’est tout ce qui reste à la révolution islamique pour cacher le fait qu’elle n’est plus qu’une dictature nationaliste.

  • Psy : Ça suffit, appel du 1° novembre 2014

    Un pouvoir qui veut tout contrôler, qui veut nous voir obéir ; des affaires tristes transformées en cause nationale, comme s’il s’agissait de la casse de la société ; les amours funestes des trouillards et des persécutés de la responsabilité ; un législateur insaisissable qui troque l’hospitalisation sous contrainte et le soin sans consentement ; la psychiatre devient addict au sécuritaire, c’est une catastrophe... C’est aussi bien volontiers que je reproduits cet appel de l’excellent Collectif des 39. La base de tout, c’est le respect de la liberté du patient : « Les patients disent être infantilisés, peu ou pas entendus, surmédiqués, étiquetés, soumis à l’arbitraire, avec perte de la liberté de circuler et menace permanente de la chambre d’isolement ». Ce texte est aussi une pétition, et n’hésitez pas à signer.

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    Les faits sont là, têtus et implacables : Tandis que la demande de soins croît - notamment pour les enfants -, les moyens humains se raréfient : diminution des postes d’infirmiers, marginalisation scandaleuse des psychologues, raréfaction des psychiatres (publics et privés).

    La formation est manifestement insuffisante pour les infirmiers. Elle est réductrice, affadie et trompeuse pour les internes en psychiatrie, car la complexité de la discipline n’est que trop rarement prise en compte. Elle ne leur permet que trop rarement de choisir leurs options théoriques, de développer une pensée critique indispensable. Tous les étudiants subissent un formatage où règne la dimension binaire et réductrice du soin : aider le patient à comprendre ce qui lui arrive ne serait plus à l’ordre du jour. On leur apprend à traiter une maladie et non à soigner un être dont la souffrance représente aussi une protestation à accueillir. Il en est de même de la formation des éducateurs et des travailleurs sociaux dispensée dans les Instituts Régionaux du Travail Social : soumise aux diktats de la « qualité » et de « la bientraitance », réductrice et opératoire, elle est complètement inappropriée à la dimension relationnelle de la rencontre éducative.

    De plus, dans la vie quotidienne des services (publics ou privés), il n’y a plus de temps pour la transmission des savoir-faire, pour les réunions d’équipe, les échanges informels à propos des patients. Il faut, en revanche, consacrer du temps à remplir des petites cases avec « des petites et des grandes croix », remplir des obligations aussi ineptes que stériles pour qu’une pseudo qualité soit respectée, celle qui est imposée par la HAS. Cette Haute Autorité de Santé, institution antidémocratique, impose sans aucune retenue des protocoles étrangers à la culture des équipes soignantes, tyrannise par son souci d’homogénéité et de maîtrise de tous les acteurs, y compris la hiérarchie hospitalière. Comme organisme bureaucratique de haut niveau, elle « élabore » ses protocoles de soins pour tous. Or, en psychiatrie, le souci de l’homogène est anti thérapeutique, car le vif et le cœur de la pratique s’enracinent dans le caractère singulier de la rencontre thérapeutique : chaque acte de soin doit garder un caractère spécifique prenant en compte le contexte, l’histoire, ce que dit le patient du rapport à sa souffrance.

    En fait c’est la bureaucratie, aux ordres du pouvoir politique, qui décide : la méconnaissance autant que la stupidité tentent d’imposer aux professionnels par le biais de lois, de circulaires et autres décrets des kits de bonne gestion, de bonne conduite, d’aide à la gestion des humains, soignants ou soignés. Comme dans le meilleur d’un monde robotisé et soumis aux diktats d’un pouvoir tout puissant, dont les bras armés sont les directeurs des Agences Régionales de Santé -ARS- aux pouvoirs déjà exorbitants qui vont encore être étendus avec le projet de loi santé.

    Comment s’étonner alors du désarroi des familles devant l’isolement et l’enfermement (physique, psychique, symbolique) dans lesquels leurs proches se trouvent relégués tout au long de parcours de soins chaotiques, construits sur une multiplicité de soignants juxtaposés sans lien vivant. Comment ne pas comprendre la colère ou la détresse des familles face au peu de réponses qui leur sont apportées ou aux propos fatalistes, culpabilisants, ou péremptoires qu’elles entendent. Les patients disent être infantilisés, peu ou pas entendus, surmédiqués, étiquetés, soumis à l’arbitraire, avec perte de la liberté de circuler et menace permanente de la chambre d’isolement.

    Car les faits sont là : autrefois rares, les chambres d’isolement et l’immobilisation des patients deviennent un « outil » banal d’un milieu qui ne sait plus ou ne peut pas faire autrement. Cette banalisation inacceptable trouve dans les « protocoles de mise en chambre d’isolement » sa justification déculpabilisante.

    Le passage de « l’hospitalisation sous la contrainte » au « soin sans consentement » a permis l’extension de la contrainte jusqu’au domicile des patients, en ambulatoire. Les juges et les avocats, présents désormais en permanence à l’intérieur des hôpitaux, viennent cautionner, malgré eux, l’accélération des mesures de contraintes sous toutes leurs formes, là où ces professionnels du droit auraient dû venir défendre les libertés fondamentales. La plupart du temps la contrainte n’est pas imputable au seul patient, elle est une construction sociale et clinique.

    Tout cela dans un contexte où la loi HPST (Hôpital, Patients, Santé, Territoire), dénoncée avant 2012 par l’opposition d’alors, est toujours en place avec l’actuel gouvernement. Cette loi organise l’hôpital moderne selon l’idéologie de l’hôpital entreprise, posant le cadre de cette rencontre inouïe et impossible entre la santé publique et la logique néolibérale de la gestion et du profit.

    Que dire alors du secteur psychiatrique, cette « utopie nécessaire » qui a permis de sortir les patients des asiles, et qui a proposé une continuité des soins de proximité ? Tous s’accordent à le maintenir ! Mais tout en déclarant l’importance de ce dispositif, Mme Marisol Touraine veut tripler la population concernée par un secteur : de 70 000 habitants à 200 000. Si les parlementaires votent ce texte (inscrit dans la future loi de santé publique), le secteur risque de devenir une entité gestionnaire, un instrument de quadrillage, annulant alors les raisons mêmes de son existence.

    En pédopsychiatrie, la situation est très préoccupante. D’une part, nous ne pouvons plus accepter un délai d’attente de plusieurs mois pour une consultation, ou deux à trois ans (!) pour l’admission d’un enfant en structure spécialisée - quand elle existe… L’insupportable côtoie l’absurde. Par ailleurs, la politique du handicap, malgré quelques rares avancées sociales, produit des effets pervers majeurs. Actuellement nous vivons un double paradoxe : avec « un handicap », les enfants en grande souffrance accèdent plus difficilement aux soins, pendant qu’un grand nombre de simples « déviants » du système scolaire sont stigmatisés en handicapés. Mais pourquoi faut-il être handicapé, à coup de diagnostics psychiatriques et des certificats médicaux, pour pouvoir bénéficier de renforts purement pédagogiques (type l’aide d’un adulte non qualifié, AVS, ou classes à effectif réduit) ? Les agités, les redoublants, les indisciplinés etc…(le plus souvent issus des populations les plus précaires) se voient ainsi « psychiatrisés » par la voie généreuse du handicap. Nous récusons les mécanismes de récupération de la clinique psychiatrique par une politique du handicap qui transforme les marginalisés en anormaux.

    Alors, au nom de quels impératifs organise-t-on méticuleusement depuis des années cette politique destructrice ? Financiers, théoriques, sociaux, économiques, ségrégatifs ? Au nom de quoi devrions-nous accepter ?

    Pourquoi devrions-nous taire nos convictions ? Tout soin demande du temps : le temps de penser, de parler, de nouer des liens. Du temps pour comprendre, du temps pour que chaque collectif mette en place ses propres outils évaluatifs et ne perde pas ce temps précieux à répondre aux injonctions de l’HAS, dont la plupart des soignants reconnaissent qu’elles heurtent frontalement la dimension clinique de la pratique. Du temps pour une formation appropriée à nos pratiques, sans passer sous les fourches caudines de formations obligatoires qui organisent la disparition de la dimension singulière de chaque acte de soin.

    L’HAS, par sa collusion entre une pseudo-gestion au nom de la science et une pseudoscience au nom de la gestion, est en train, contrôles incessants et accréditations orientées à l’appui, de dépolitiser les questions de santé en les écartant du débat de nos démocraties.

    Dans les instances politiques, dans la cité, dans nos services, les espaces de débat et de contradiction deviennent rares ; l’absurde et la violence deviennent alors bien trop fréquents.

    Ouvrons de toute urgence ce débat public, national, citoyen ! 

    Organisons la riposte massive qui s’impose !

    Avec tous les réfractaires à la résignation !

    Avec tous ceux qui ne veulent pas cesser de se réinventer, de rêver, de créer !

    Avec toutes les associations syndicales, scientifiques et politiques concernées.

    Pour que la démocratie retrouve ses droits.

    Afin que puisse s’élaborer l’écriture d’une loi-cadre en psychiatrie.

    Une loi dont tous les patients, les familles, les soignants ont un besoin immédiat pour permettre une refonte des pratiques de la psychiatrie.

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  • Une femme nommée à la présidence de la Cour de cassation !

    Mais non, c’est pour rire, ne prenez pas peur… Pas de femme en vue à la présidence de la Cour de cassation, ni du Conseil d’Etat, ni du Conseil constitutionnel….  Ni d’ailleurs à la tête du gouvernement, de la présidence de l’Assemblée ou de celle du Sénat. Restons sérieux… la patrie est en danger menacée par les vilains pauvres que le si humain Badinter veut virer… alors ce n'est pas le temps de l'aventurisme.

    Notre pays qui pro-fesse la place de la femme comme droit issu des valeurs de la laïcité – phénomène d’hallucination collective – reste en réalité structuré par le syndrome du singe dominant.

    Non, c’est en Afghanistan que cette hérésie a eu lieu. Le président Ashraf Ghani vient de nommer Ensieh Rasouli a la présidence de la Cour suprême. Diplômée de droit et d’abord avocate, elle a ensuite intégrée la magistrature et était dernièrement à la tête de la Cour d’appel pour mineurs dans la province de Kaboul. Elle avait été à la tête de l’Association des femmes juges dans son pays.

    Des chefs barbus neurasthéniques ont fait part de leurs vives protestation, mais Ashraf Ghani les a invités à aller se faire voir chez Plumeau : « Les femmes ont été privées de leurs droits pendant des années. Nous devons leur donner et nous engageons dans cette voie. Les femmes ont un rôle important à jouer dans notre société et au sein du gouvernement. Elles doivent pouvoir y participer ». 

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  • Education nationale : Les textes publiés ne disent pas grand-chose…

    Textes essentiels pour nos enfants, destruction de l’école, vu de loin, le débat n’est pas nul. Le contenu des programmes, la qualité, le niveau de résultat attendu, l’enseignement de histoire, la place pour langues anciennes, pour l’allemand, les suivies individualisés… L'école creuset de la nation, l'élitisme républicain... Des questions non négligeables… Comme on a annoncé à grand fracas que les textes avaient été publiés au JO, je suis allé voir, et franchement, je reste dubitatif : ces textes ne disent rien, ou presque et tout se jouera ailleurs. Dont acte, mais bizarre quand même… Je vous laisse juge : voici tous les textes en question.

    On part de la loi du 8 juillet 2013 qui a instauré un texte tout mollasson, vantant les mérites « d’un socle commun de connaissances ». Donc deux ans pour prendre le décret d’application, c’est pas fameux… et vous verrez qu’il n’y a strictement rien dans le décret… lequel renvoie un arrêté, et là encore l’arrêté est un cadre général plus que neutre.

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    1/ La loi

    Le texte de référence est l’article L. 122-1-1 du Code de l’Education, issu de la loi n° 2013-505 du 8 juillet 2013 :  

    « La scolarité obligatoire doit garantir à chaque élève les moyens nécessaires à l'acquisition d'un socle commun de connaissances, de compétences et de culture, auquel contribue l'ensemble des enseignements dispensés au cours de la scolarité. Le socle doit permettre la poursuite d'études, la construction d'un avenir personnel et professionnel et préparer à l'exercice de la citoyenneté. Les éléments de ce socle commun et les modalités de son acquisition progressive sont fixés par décret, après avis du Conseil supérieur des programmes.

    « L'acquisition du socle commun par les élèves fait l'objet d'une évaluation, qui est prise en compte dans la poursuite de la scolarité.

    « Le Gouvernement présente tous les trois ans au Parlement un rapport sur la manière dont les programmes prennent en compte le socle commun et sur la maîtrise de celui-ci par les élèves au cours de leur scolarité ».

    Bon… « socle commun de connaissances, de compétences et de culture, auquel contribue l'ensemble des enseignements dispensés au cours de la scolarité ». Ouaip…

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    2/ Le décret

    Le décret n° 2015-544 du 19 mai 2015 relatif à l'organisation des enseignements au collège ne dit pas grand-chose de plus. Voici ses deux articles, contrôlez vous-même :

    L’article 1 modifie l'article D. 332-2 du code de l'éducation, qui devient :

    « Art. D. 332-2.-Le collège dispense à chaque élève, sans distinction, une formation générale qui lui permet d'acquérir, au meilleur niveau de maîtrise possible, le socle commun de connaissances, de compétences et de culture défini en application de l'article L. 122-1-1 et dont l'acquisition a commencé dès le début de la scolarité obligatoire. »

    On n’a pas progressé d’un centimètre.

    L’article 2 donne une nouvelle version de l’article D. 332-4, applicable à la rentrée 2006.

    « Art. D. 332-4.-I.-Les enseignements obligatoires dispensés au collège se répartissent en enseignements communs à tous les élèves et en enseignements complémentaires définis par l'article L. 332-3. 

    « Les programmes des enseignements communs, le volume horaire des enseignements communs et complémentaires, ainsi que les conditions dans lesquelles ce dernier peut être modulé par les établissements, sont fixés par arrêté du ministre chargé de l'éducation. Cet arrêté fixe également le cadre des enseignements complémentaires dont le contenu est défini par chaque établissement. 

    « Cet arrêté peut prévoir d'autres enseignements pour les élèves volontaires. 

    « II.- Conformément à l'article R. 421-41-3, le conseil pédagogique est consulté sur la préparation de l'organisation des enseignements. En application du 2° de l'article R. 421-2, l'organisation des enseignements est fixée par le conseil d'administration, après avis du conseil pédagogique et conformément au projet d'établissement. 

    « L'amplitude quotidienne ne dépasse pas six heures d'enseignement pour les élèves de sixième, sauf dérogation accordée par le recteur d'académie en cas de contraintes spécifiques. 

    « Une pause méridienne d'une durée minimale d'une heure trente minutes est assurée à chaque élève, sauf dérogation accordée par le recteur d'académie en cas de contraintes spécifiques. 

    « III.- Pour la mise en œuvre du premier alinéa du II dans les établissements d'enseignement privés sous contrat, l'organisation des enseignements est fixée par le chef d'établissement en concertation avec les professeurs. Ces derniers sont informés par le chef d'établissement des suites de cette consultation. Dans ces établissements, les deux derniers alinéas du II ne sont pas applicables. »

    Et c’est tout ! Tu parles d'un décret révolutionnaire...

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    3/ L’arrêté

    Alors ? Il faut rechercher l’arrêté du ministre chargé de l'éducation, visé à l’alinéa 2. Je l’ai retrouvé, mais il n’est pas signé par le ministre, mais par Madame Florence Robine, la directrice générale de l'enseignement scolaire. Ça devient un peu plus opératoire, mais rien de ce qui fait débat n’est abordé…

    Article 1

    Les enseignements obligatoires dispensés au collège sont organisés conformément aux volumes horaires précisés dans les tableaux en annexe.

    Article 2

    Le volume horaire et les programmes des enseignements communs d'un cycle sont identiques pour tous les élèves.

    Article 3

    I. - Les contenus des enseignements complémentaires sont établis en fonction des objectifs de connaissances et de compétences du socle commun de connaissances, de compétences et de culture et des programmes des cycles concernés.

    Toutes les disciplines d'enseignement contribuent aux enseignements complémentaires.

    II. - Les enseignements complémentaires prennent la forme de temps d'accompagnement personnalisé et d'enseignements pratiques interdisciplinaires :

    a) L'accompagnement personnalisé s'adresse à tous les élèves selon leurs besoins ; il est destiné à soutenir leur capacité d'apprendre et de progresser, notamment dans leur travail personnel, à améliorer leurs compétences et à contribuer à la construction de leur autonomie intellectuelle ;

    b) Les enseignements pratiques interdisciplinaires permettent de construire et d'approfondir des connaissances et des compétences par une démarche de projet conduisant à une réalisation concrète, individuelle ou collective.

    Article 4

    I. - Pour les élèves de sixième, les enseignements complémentaires sont des temps d'accompagnement personnalisé.

    II. - Au cycle 4, la répartition entre l'accompagnement personnalisé et les enseignements pratiques interdisciplinaires varie en fonction des besoins des élèves accueillis et du projet pédagogique de l'établissement. Chaque élève bénéficie chaque année de ces deux formes d'enseignements complémentaires. La répartition des volumes horaires entre l'accompagnement personnalisé et les enseignements pratiques interdisciplinaires est identique pour tous les élèves d'un même niveau.

    Article 5

    Chaque enseignement pratique interdisciplinaire porte sur l'une des thématiques interdisciplinaires suivantes :

    a) Corps, santé, bien-être et sécurité ;

    b) Culture et création artistiques ;

    c) Transition écologique et développement durable ;

    d) Information, communication, citoyenneté ;

    e) Langues et cultures de l'Antiquité ;

    f) Langues et cultures étrangères ou, le cas échéant, régionales ;

    g) Monde économique et professionnel ;

    h) Sciences, technologie et société.

    Le programme d'enseignement du cycle 4 fixe le cadre des contenus enseignés pour chacune de ces thématiques.

    Article 6

    I. - L'organisation des enseignements complémentaires au cycle 4 répond aux exigences ci-après :

    1° Chaque élève bénéficie de l'accompagnement personnalisé, à raison d'une à deux heures hebdomadaires ;

    2° A l'issue du cycle, chaque élève doit avoir bénéficié d'enseignements pratiques interdisciplinaires portant sur au moins six des huit thématiques interdisciplinaires prévues à l'article 5 ;

    3° Les enseignements pratiques interdisciplinaires proposés aux élèves doivent, chaque année, être au moins au nombre de deux, portant chacun sur une thématique interdisciplinaire différente.

    II. - Les enseignements pratiques interdisciplinaires incluent l'usage des outils numériques et la pratique des langues vivantes étrangères.

    Ils contribuent, avec les autres enseignements, à la mise en œuvre du parcours citoyen, du parcours d'éducation artistique et culturelle ainsi que du parcours individuel d'information, d'orientation et de découverte du monde économique et professionnel.

    Article 7


    Outre la dotation horaire correspondant aux enseignements obligatoires, une dotation horaire est mise à la disposition des établissements afin de favoriser le travail en groupes à effectifs réduits et les interventions conjointes de plusieurs enseignants, conformément à l'article D. 332-5 du code de l'éducation. Son volume pour l'établissement est arrêté par le recteur d'académie, sur la base de deux heures quarante-cinq minutes par semaine et par division pour la rentrée scolaire 2016, puis sur la base de trois heures par semaine et par division à compter de la rentrée scolaire 2017. L'emploi de cette dotation est réparti proportionnellement aux besoins définis dans le projet d'établissement pour chaque niveau d'enseignement conformément à la procédure prévue au premier alinéa du II de l'article D. 332-4 du code de l'éducation et, dans les établissements d'enseignement privés sous contrat, au III du même article.

    Cette dotation horaire attribuée à l'établissement lui permet également, dans le cadre de son projet pédagogique, de proposer, pour les élèves volontaires, un enseignement de complément aux enseignements pratiques interdisciplinaires prévus à l'article 3, qui porte sur un enseignement de langues et cultures de l'Antiquité ou sur un enseignement de langue et culture régionales. Cet enseignement peut être suivi au cours des trois années du cycle 4, dans la limite d'une heure hebdomadaire en classe de cinquième et de deux heures hebdomadaires pour les classes de quatrième et de troisième.

    Article 8

    Les élèves qui ont bénéficié de l'enseignement d'une langue vivante étrangère autre que l'anglais à l'école élémentaire peuvent se voir proposer de poursuivre l'apprentissage de cette langue en même temps que l'enseignement de l'anglais dès la classe de sixième. Le cas échéant, une dotation horaire spécifique peut être attribuée à cette fin.

    Article 9

    Les volumes horaires des enseignements des classes de troisième dites « préparatoires à l'enseignement professionnel », installées dans des collèges ou des lycées, sont identiques à ceux des autres classes de troisième. Ces classes disposent en outre d'un complément de dotation horaire spécifique.

    Par dérogation aux dispositions du présent arrêté, les enseignements complémentaires doivent permettre aux élèves de ces classes de découvrir différents champs professionnels afin de construire leur projet de formation et d'orientation. Ces élèves bénéficient en outre de périodes de stage en milieu professionnel.

    Article 10

    L'établissement peut moduler de manière pondérée la répartition du volume horaire hebdomadaire par discipline, dans le respect à la fois du volume horaire global dû à chaque discipline d'enseignement obligatoire pour la durée du cycle, du volume horaire global annuel des enseignements obligatoires dû à chaque élève et des obligations réglementaires de service des enseignants. La modulation de la répartition du volume horaire hebdomadaire est fixée pour la durée du cycle. La répartition du volume horaire doit rester identique pour tous les élèves d'un même niveau. Toutes les disciplines d'enseignement obligatoire sont enseignées chaque année du cycle.

     *   *   *

    Questions :

    - Ce sont ces textes qui ont fait hier trembler la République ? (…)

    - Mais comment marche l’Education nationale. Qui décide ?  

    - En quoi cet arrêté fige-t-il le débat ? 

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  • Guéant passe la nuit au poste : C’est l’UMP qui a commencé à détruire la République

    L’actualité étant ici notre commune religion, nous focalisons logiquement sur l’amoureux casqué et son équipe d’amateurs, et nous avons raison, braves médecins que nous sommes, de tenter de lutter contre ce suicide collectif annoncé de cette bande d’otaries cosmétiques, car la destruction du pouvoir pour laisser place au FN est une catastrophe. Pendant que le fiancé de Julie nous annonce le retour de la croissance (et l’inversion de la courbe du chômage) mon ami Juppé, sidéré par la xénophobie ambiante, est le seul à dire les choses : le pays devient fou.

    criminalité économique 

    Mais s’il est parfaitement juste de tirer sur ceux qui ont trahi tout ce qui faisait la Gauche en France, il ne faut pas oublier que cette équipe n’a jamais fait que poursuivre l’œuvre entreprise par Sarkozy de destruction de la France.

    Le principal responsable, c’est Sarko qui a réussi en 2007 à niquer les caciques de l’UMP et du PS. Il a scotché le système Chirac et ridiculisé le PS modernisé de Royal pour imposer les thématiques pro-FN (Votez pour moi, je ferai mieux qu’eux) avec pour figure de proue le ministère de l’Identité Nationale, un vrai fuit de la culture pétainiste.  

    A cette époque – même pas dix ans – on se disait que, certes, Sarko était ouf, mais qu'on pouvait compter sur Guéant – secrétaire général de l’Elysée, dénommé le préfet Cardinal – pour tenir le pays. Sauf que notre ami Guéant...

    L’enquête est secrète, et je vais donc respecter ce secret, mais ce secret est une passoire, et on peut aussi parler des infos qui sont devenues de la connaissance commune. D’autant plus nécessaire, que c’est le fonctionnement de notre République fracassée qui est en jeu. 

    On nous dit, depuis de jolis articles du joli Mediapart que seraient en cause les 50 millions versés par Kadhafi à Sarko pour financer sa campagne présidentielle. Franchement, j'ai beaucoup de peine à y croire. Nombre de chefs d’Etats ont donné un coup de main pour les campagnes présidentielles – et regardons du côté du Gabon, depuis Chirac et la Mitte –  mais 50 millions, ça ne tient pas. Le coût d’une campagne, c’est environ 20 millions d’euros, alors 1) un tel afflux d’argent se serait vu, et 2) pourquoi organiser la manip Bygmalion, pour 10 millions d’euros, si l’argent coule à flot ? Et puis, le puissant clan Khadafi a laché quelques déclaration, mais n’a jamais rien apporté de concret. Je n’attends que les faits me donnent tort.

    Alors, cette affaire de Monsieur le préfet Cardinal ? On va attendre quelques jours, et on saura tout, ou bien assez. Les flics de la Division nationale d'investigations financières et fiscales (Dniff) ont trouvé sur le compte du préfet Cardinal le versement en 2008 d’une somme de 500 000 € qui, selon le préfet Cardinal, correspondrait à la vente de deux tableaux d'Andries Van Eertvelt, un obscur peintre flamand du XVIIe siècle, revendus à un avocat domicilié en Malaisie, qui serait tombé amoureux fou de ces semi-croûtes.

    Lors de la vente de ces chefs d’œuvre, le préfet Cardinal avait omis de faire les déclarations requises auprès du fisc et du ministère de la Culture. Ce qui accrédite de la part de notre préfet Cardinal une distanciation vis-à-vis de la loi qui est bien fâcheuse. Il se trouve que la justice a ouvert l’information judiciaire qui lui vaut la garde-à-vue pour « abus de biens sociaux, faux et usage de faux, trafic d'influence, corruption active et passive et blanchiment ».

    Guéant, noyé dans ses élucubrations sur ses tableaux flamands, a du lâcher qu’il recevait – en tant que dir’ cab’ de Sarko au ministère de l’Intérieur des enveloppes de « 3.000 à 5.000 euros par mois » (merci de multiplier par deux) et qu’il avait omis de déclarer au fisc. » Marc Abadie, le chef de l'Inspection générale de l'administration, a dans un rapport estimé ces sommes à 10.000 € par mois.

    Alors piste Khadafi… On va plutôt retrouver du plus basique, avec l’affairiste Alexandre Djouhri, un ami qui aime rendre des services, un homme de grande influence au cœur du ministère de l’énergie qu’est EDF. Alexandre Djouhri va donc se défendre pour expliquer qu’il n’œuvre que pour le bien commun

    J’écris ces lignes pendant que le préfet Cardinal passe la nuit au poste, sous le régime de la garde-à-vue. Alors, je ne tire pas sur l’ambulance. Mais je dois rappeler le rôle destructeur de ce triste sire, qui avait tant fait pour populariser les thèmes FN, à commencer par les enfants étrangers qui embolsent le système scolaire parce qu’ils redoublent plus que les autres.

    Oui, tous les virer, tous. 

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