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Société - Page 3

  • Une femme nommée à la présidence de la Cour de cassation !

    Mais non, c’est pour rire, ne prenez pas peur… Pas de femme en vue à la présidence de la Cour de cassation, ni du Conseil d’Etat, ni du Conseil constitutionnel….  Ni d’ailleurs à la tête du gouvernement, de la présidence de l’Assemblée ou de celle du Sénat. Restons sérieux… la patrie est en danger menacée par les vilains pauvres que le si humain Badinter veut virer… alors ce n'est pas le temps de l'aventurisme.

    Notre pays qui pro-fesse la place de la femme comme droit issu des valeurs de la laïcité – phénomène d’hallucination collective – reste en réalité structuré par le syndrome du singe dominant.

    Non, c’est en Afghanistan que cette hérésie a eu lieu. Le président Ashraf Ghani vient de nommer Ensieh Rasouli a la présidence de la Cour suprême. Diplômée de droit et d’abord avocate, elle a ensuite intégrée la magistrature et était dernièrement à la tête de la Cour d’appel pour mineurs dans la province de Kaboul. Elle avait été à la tête de l’Association des femmes juges dans son pays.

    Des chefs barbus neurasthéniques ont fait part de leurs vives protestation, mais Ashraf Ghani les a invités à aller se faire voir chez Plumeau : « Les femmes ont été privées de leurs droits pendant des années. Nous devons leur donner et nous engageons dans cette voie. Les femmes ont un rôle important à jouer dans notre société et au sein du gouvernement. Elles doivent pouvoir y participer ». 

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  • Education nationale : Les textes publiés ne disent pas grand-chose…

    Textes essentiels pour nos enfants, destruction de l’école, vu de loin, le débat n’est pas nul. Le contenu des programmes, la qualité, le niveau de résultat attendu, l’enseignement de histoire, la place pour langues anciennes, pour l’allemand, les suivies individualisés… L'école creuset de la nation, l'élitisme républicain... Des questions non négligeables… Comme on a annoncé à grand fracas que les textes avaient été publiés au JO, je suis allé voir, et franchement, je reste dubitatif : ces textes ne disent rien, ou presque et tout se jouera ailleurs. Dont acte, mais bizarre quand même… Je vous laisse juge : voici tous les textes en question.

    On part de la loi du 8 juillet 2013 qui a instauré un texte tout mollasson, vantant les mérites « d’un socle commun de connaissances ». Donc deux ans pour prendre le décret d’application, c’est pas fameux… et vous verrez qu’il n’y a strictement rien dans le décret… lequel renvoie un arrêté, et là encore l’arrêté est un cadre général plus que neutre.

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    1/ La loi

    Le texte de référence est l’article L. 122-1-1 du Code de l’Education, issu de la loi n° 2013-505 du 8 juillet 2013 :  

    « La scolarité obligatoire doit garantir à chaque élève les moyens nécessaires à l'acquisition d'un socle commun de connaissances, de compétences et de culture, auquel contribue l'ensemble des enseignements dispensés au cours de la scolarité. Le socle doit permettre la poursuite d'études, la construction d'un avenir personnel et professionnel et préparer à l'exercice de la citoyenneté. Les éléments de ce socle commun et les modalités de son acquisition progressive sont fixés par décret, après avis du Conseil supérieur des programmes.

    « L'acquisition du socle commun par les élèves fait l'objet d'une évaluation, qui est prise en compte dans la poursuite de la scolarité.

    « Le Gouvernement présente tous les trois ans au Parlement un rapport sur la manière dont les programmes prennent en compte le socle commun et sur la maîtrise de celui-ci par les élèves au cours de leur scolarité ».

    Bon… « socle commun de connaissances, de compétences et de culture, auquel contribue l'ensemble des enseignements dispensés au cours de la scolarité ». Ouaip…

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    2/ Le décret

    Le décret n° 2015-544 du 19 mai 2015 relatif à l'organisation des enseignements au collège ne dit pas grand-chose de plus. Voici ses deux articles, contrôlez vous-même :

    L’article 1 modifie l'article D. 332-2 du code de l'éducation, qui devient :

    « Art. D. 332-2.-Le collège dispense à chaque élève, sans distinction, une formation générale qui lui permet d'acquérir, au meilleur niveau de maîtrise possible, le socle commun de connaissances, de compétences et de culture défini en application de l'article L. 122-1-1 et dont l'acquisition a commencé dès le début de la scolarité obligatoire. »

    On n’a pas progressé d’un centimètre.

    L’article 2 donne une nouvelle version de l’article D. 332-4, applicable à la rentrée 2006.

    « Art. D. 332-4.-I.-Les enseignements obligatoires dispensés au collège se répartissent en enseignements communs à tous les élèves et en enseignements complémentaires définis par l'article L. 332-3. 

    « Les programmes des enseignements communs, le volume horaire des enseignements communs et complémentaires, ainsi que les conditions dans lesquelles ce dernier peut être modulé par les établissements, sont fixés par arrêté du ministre chargé de l'éducation. Cet arrêté fixe également le cadre des enseignements complémentaires dont le contenu est défini par chaque établissement. 

    « Cet arrêté peut prévoir d'autres enseignements pour les élèves volontaires. 

    « II.- Conformément à l'article R. 421-41-3, le conseil pédagogique est consulté sur la préparation de l'organisation des enseignements. En application du 2° de l'article R. 421-2, l'organisation des enseignements est fixée par le conseil d'administration, après avis du conseil pédagogique et conformément au projet d'établissement. 

    « L'amplitude quotidienne ne dépasse pas six heures d'enseignement pour les élèves de sixième, sauf dérogation accordée par le recteur d'académie en cas de contraintes spécifiques. 

    « Une pause méridienne d'une durée minimale d'une heure trente minutes est assurée à chaque élève, sauf dérogation accordée par le recteur d'académie en cas de contraintes spécifiques. 

    « III.- Pour la mise en œuvre du premier alinéa du II dans les établissements d'enseignement privés sous contrat, l'organisation des enseignements est fixée par le chef d'établissement en concertation avec les professeurs. Ces derniers sont informés par le chef d'établissement des suites de cette consultation. Dans ces établissements, les deux derniers alinéas du II ne sont pas applicables. »

    Et c’est tout ! Tu parles d'un décret révolutionnaire...

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    3/ L’arrêté

    Alors ? Il faut rechercher l’arrêté du ministre chargé de l'éducation, visé à l’alinéa 2. Je l’ai retrouvé, mais il n’est pas signé par le ministre, mais par Madame Florence Robine, la directrice générale de l'enseignement scolaire. Ça devient un peu plus opératoire, mais rien de ce qui fait débat n’est abordé…

    Article 1

    Les enseignements obligatoires dispensés au collège sont organisés conformément aux volumes horaires précisés dans les tableaux en annexe.

    Article 2

    Le volume horaire et les programmes des enseignements communs d'un cycle sont identiques pour tous les élèves.

    Article 3

    I. - Les contenus des enseignements complémentaires sont établis en fonction des objectifs de connaissances et de compétences du socle commun de connaissances, de compétences et de culture et des programmes des cycles concernés.

    Toutes les disciplines d'enseignement contribuent aux enseignements complémentaires.

    II. - Les enseignements complémentaires prennent la forme de temps d'accompagnement personnalisé et d'enseignements pratiques interdisciplinaires :

    a) L'accompagnement personnalisé s'adresse à tous les élèves selon leurs besoins ; il est destiné à soutenir leur capacité d'apprendre et de progresser, notamment dans leur travail personnel, à améliorer leurs compétences et à contribuer à la construction de leur autonomie intellectuelle ;

    b) Les enseignements pratiques interdisciplinaires permettent de construire et d'approfondir des connaissances et des compétences par une démarche de projet conduisant à une réalisation concrète, individuelle ou collective.

    Article 4

    I. - Pour les élèves de sixième, les enseignements complémentaires sont des temps d'accompagnement personnalisé.

    II. - Au cycle 4, la répartition entre l'accompagnement personnalisé et les enseignements pratiques interdisciplinaires varie en fonction des besoins des élèves accueillis et du projet pédagogique de l'établissement. Chaque élève bénéficie chaque année de ces deux formes d'enseignements complémentaires. La répartition des volumes horaires entre l'accompagnement personnalisé et les enseignements pratiques interdisciplinaires est identique pour tous les élèves d'un même niveau.

    Article 5

    Chaque enseignement pratique interdisciplinaire porte sur l'une des thématiques interdisciplinaires suivantes :

    a) Corps, santé, bien-être et sécurité ;

    b) Culture et création artistiques ;

    c) Transition écologique et développement durable ;

    d) Information, communication, citoyenneté ;

    e) Langues et cultures de l'Antiquité ;

    f) Langues et cultures étrangères ou, le cas échéant, régionales ;

    g) Monde économique et professionnel ;

    h) Sciences, technologie et société.

    Le programme d'enseignement du cycle 4 fixe le cadre des contenus enseignés pour chacune de ces thématiques.

    Article 6

    I. - L'organisation des enseignements complémentaires au cycle 4 répond aux exigences ci-après :

    1° Chaque élève bénéficie de l'accompagnement personnalisé, à raison d'une à deux heures hebdomadaires ;

    2° A l'issue du cycle, chaque élève doit avoir bénéficié d'enseignements pratiques interdisciplinaires portant sur au moins six des huit thématiques interdisciplinaires prévues à l'article 5 ;

    3° Les enseignements pratiques interdisciplinaires proposés aux élèves doivent, chaque année, être au moins au nombre de deux, portant chacun sur une thématique interdisciplinaire différente.

    II. - Les enseignements pratiques interdisciplinaires incluent l'usage des outils numériques et la pratique des langues vivantes étrangères.

    Ils contribuent, avec les autres enseignements, à la mise en œuvre du parcours citoyen, du parcours d'éducation artistique et culturelle ainsi que du parcours individuel d'information, d'orientation et de découverte du monde économique et professionnel.

    Article 7


    Outre la dotation horaire correspondant aux enseignements obligatoires, une dotation horaire est mise à la disposition des établissements afin de favoriser le travail en groupes à effectifs réduits et les interventions conjointes de plusieurs enseignants, conformément à l'article D. 332-5 du code de l'éducation. Son volume pour l'établissement est arrêté par le recteur d'académie, sur la base de deux heures quarante-cinq minutes par semaine et par division pour la rentrée scolaire 2016, puis sur la base de trois heures par semaine et par division à compter de la rentrée scolaire 2017. L'emploi de cette dotation est réparti proportionnellement aux besoins définis dans le projet d'établissement pour chaque niveau d'enseignement conformément à la procédure prévue au premier alinéa du II de l'article D. 332-4 du code de l'éducation et, dans les établissements d'enseignement privés sous contrat, au III du même article.

    Cette dotation horaire attribuée à l'établissement lui permet également, dans le cadre de son projet pédagogique, de proposer, pour les élèves volontaires, un enseignement de complément aux enseignements pratiques interdisciplinaires prévus à l'article 3, qui porte sur un enseignement de langues et cultures de l'Antiquité ou sur un enseignement de langue et culture régionales. Cet enseignement peut être suivi au cours des trois années du cycle 4, dans la limite d'une heure hebdomadaire en classe de cinquième et de deux heures hebdomadaires pour les classes de quatrième et de troisième.

    Article 8

    Les élèves qui ont bénéficié de l'enseignement d'une langue vivante étrangère autre que l'anglais à l'école élémentaire peuvent se voir proposer de poursuivre l'apprentissage de cette langue en même temps que l'enseignement de l'anglais dès la classe de sixième. Le cas échéant, une dotation horaire spécifique peut être attribuée à cette fin.

    Article 9

    Les volumes horaires des enseignements des classes de troisième dites « préparatoires à l'enseignement professionnel », installées dans des collèges ou des lycées, sont identiques à ceux des autres classes de troisième. Ces classes disposent en outre d'un complément de dotation horaire spécifique.

    Par dérogation aux dispositions du présent arrêté, les enseignements complémentaires doivent permettre aux élèves de ces classes de découvrir différents champs professionnels afin de construire leur projet de formation et d'orientation. Ces élèves bénéficient en outre de périodes de stage en milieu professionnel.

    Article 10

    L'établissement peut moduler de manière pondérée la répartition du volume horaire hebdomadaire par discipline, dans le respect à la fois du volume horaire global dû à chaque discipline d'enseignement obligatoire pour la durée du cycle, du volume horaire global annuel des enseignements obligatoires dû à chaque élève et des obligations réglementaires de service des enseignants. La modulation de la répartition du volume horaire hebdomadaire est fixée pour la durée du cycle. La répartition du volume horaire doit rester identique pour tous les élèves d'un même niveau. Toutes les disciplines d'enseignement obligatoire sont enseignées chaque année du cycle.

     *   *   *

    Questions :

    - Ce sont ces textes qui ont fait hier trembler la République ? (…)

    - Mais comment marche l’Education nationale. Qui décide ?  

    - En quoi cet arrêté fige-t-il le débat ? 

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  • Guéant passe la nuit au poste : C’est l’UMP qui a commencé à détruire la République

    L’actualité étant ici notre commune religion, nous focalisons logiquement sur l’amoureux casqué et son équipe d’amateurs, et nous avons raison, braves médecins que nous sommes, de tenter de lutter contre ce suicide collectif annoncé de cette bande d’otaries cosmétiques, car la destruction du pouvoir pour laisser place au FN est une catastrophe. Pendant que le fiancé de Julie nous annonce le retour de la croissance (et l’inversion de la courbe du chômage) mon ami Juppé, sidéré par la xénophobie ambiante, est le seul à dire les choses : le pays devient fou.

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    Mais s’il est parfaitement juste de tirer sur ceux qui ont trahi tout ce qui faisait la Gauche en France, il ne faut pas oublier que cette équipe n’a jamais fait que poursuivre l’œuvre entreprise par Sarkozy de destruction de la France.

    Le principal responsable, c’est Sarko qui a réussi en 2007 à niquer les caciques de l’UMP et du PS. Il a scotché le système Chirac et ridiculisé le PS modernisé de Royal pour imposer les thématiques pro-FN (Votez pour moi, je ferai mieux qu’eux) avec pour figure de proue le ministère de l’Identité Nationale, un vrai fuit de la culture pétainiste.  

    A cette époque – même pas dix ans – on se disait que, certes, Sarko était ouf, mais qu'on pouvait compter sur Guéant – secrétaire général de l’Elysée, dénommé le préfet Cardinal – pour tenir le pays. Sauf que notre ami Guéant...

    L’enquête est secrète, et je vais donc respecter ce secret, mais ce secret est une passoire, et on peut aussi parler des infos qui sont devenues de la connaissance commune. D’autant plus nécessaire, que c’est le fonctionnement de notre République fracassée qui est en jeu. 

    On nous dit, depuis de jolis articles du joli Mediapart que seraient en cause les 50 millions versés par Kadhafi à Sarko pour financer sa campagne présidentielle. Franchement, j'ai beaucoup de peine à y croire. Nombre de chefs d’Etats ont donné un coup de main pour les campagnes présidentielles – et regardons du côté du Gabon, depuis Chirac et la Mitte –  mais 50 millions, ça ne tient pas. Le coût d’une campagne, c’est environ 20 millions d’euros, alors 1) un tel afflux d’argent se serait vu, et 2) pourquoi organiser la manip Bygmalion, pour 10 millions d’euros, si l’argent coule à flot ? Et puis, le puissant clan Khadafi a laché quelques déclaration, mais n’a jamais rien apporté de concret. Je n’attends que les faits me donnent tort.

    Alors, cette affaire de Monsieur le préfet Cardinal ? On va attendre quelques jours, et on saura tout, ou bien assez. Les flics de la Division nationale d'investigations financières et fiscales (Dniff) ont trouvé sur le compte du préfet Cardinal le versement en 2008 d’une somme de 500 000 € qui, selon le préfet Cardinal, correspondrait à la vente de deux tableaux d'Andries Van Eertvelt, un obscur peintre flamand du XVIIe siècle, revendus à un avocat domicilié en Malaisie, qui serait tombé amoureux fou de ces semi-croûtes.

    Lors de la vente de ces chefs d’œuvre, le préfet Cardinal avait omis de faire les déclarations requises auprès du fisc et du ministère de la Culture. Ce qui accrédite de la part de notre préfet Cardinal une distanciation vis-à-vis de la loi qui est bien fâcheuse. Il se trouve que la justice a ouvert l’information judiciaire qui lui vaut la garde-à-vue pour « abus de biens sociaux, faux et usage de faux, trafic d'influence, corruption active et passive et blanchiment ».

    Guéant, noyé dans ses élucubrations sur ses tableaux flamands, a du lâcher qu’il recevait – en tant que dir’ cab’ de Sarko au ministère de l’Intérieur des enveloppes de « 3.000 à 5.000 euros par mois » (merci de multiplier par deux) et qu’il avait omis de déclarer au fisc. » Marc Abadie, le chef de l'Inspection générale de l'administration, a dans un rapport estimé ces sommes à 10.000 € par mois.

    Alors piste Khadafi… On va plutôt retrouver du plus basique, avec l’affairiste Alexandre Djouhri, un ami qui aime rendre des services, un homme de grande influence au cœur du ministère de l’énergie qu’est EDF. Alexandre Djouhri va donc se défendre pour expliquer qu’il n’œuvre que pour le bien commun

    J’écris ces lignes pendant que le préfet Cardinal passe la nuit au poste, sous le régime de la garde-à-vue. Alors, je ne tire pas sur l’ambulance. Mais je dois rappeler le rôle destructeur de ce triste sire, qui avait tant fait pour populariser les thèmes FN, à commencer par les enfants étrangers qui embolsent le système scolaire parce qu’ils redoublent plus que les autres.

    Oui, tous les virer, tous. 

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  • Fin de vie : Le scandale de la non-application de la loi de 1999

    Les soins palliatifs pour tous, pour accompagner la personne quand la mort devient inéluctable, c’est un droit garanti par la loi depuis 1999, et c’est limpide : « Toute personne malade dont l’état le requiert a le droit d’accéder à des soins palliatifs et à un accompagnement », et la loi donnait une excellente définition, qui est restée : « Les soins palliatifs sont des soins actifs et continus pratiqués par une équipe interdisciplinaire en institution ou à domicile. Ils visent à soulager la douleur, à apaiser la souffrance psychique, à sauvegarder la dignité de la personne malade et à soutenir son entourage ».

    Bref, ce que les Français demandent avec insistance… existe dans la loi depuis 16 ans.

    Le problème est que la loi n’est pas mise en application. Après le Comité d’Ethique, c’est la Cour des Comptes, chiffres à l’appui, qui dénonce cette catastrophe sanitaire : en 2009, seulement un tiers des 238 000 patients décédés à l’hôpital qui auraient eu besoin de soins palliatifs en ont bénéficié. La France est classée 23 ° sur 40. Là, nous sommes dans le réel.  

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    Quatre français sur cinq manifestent le souhait de vouloir décéder à la maison, et non sur un lit d’hôpital. Eh bien c’est raté ! Sur les 1,6 milliard d’euros de dépenses d’assurance-maladie relatives aux soins palliatifs, en 2013, les hôpitaux captent près des trois quarts (1,2 milliard) et on trouve seulement 127 millions pour les équipes mobiles, et 300 millions pour l’hospitalisation à domicile. Une aberration. La prise en charge extra-hospitalière « reste à construire », conclut la Cour des Comptes.

    Le précédent bilan, fait par la Cour date de 2008, était accablant et le gouvernement s’était dépêché de lancer un grand plan, le « programme national de développement 2008-2012 ». Sauf qu’en 2013, rien n’a changé.

    Dans une République, on applique la loi. C’est basique. Donc, demain, le gouvernement va engager un plan pour les soins palliatifs à domicile et dans les Ehpad, ce qui veut dire du personnel, de la formation, des aménagements matériels… bref des sous. La donnée financière est tellement centrale – quinze ans l’inertie – qu’on comprend mieux l’engouement pour changer la loi sur la fin de vie : au lieu d’accompagner, on abrège, ça coûte moins cher. Mais ça, ça n’est plus notre pays. 

  • DSK fait le lit de Le Pen

    Le président du tribunal correctionnel de Lille l’avait bien annoncé : le procès traite du droit, pas de la morale… Et comme dans toutes les affaires de proxénétisme, c’est la ritournelle connue depuis des siècles : la femme est libre et agit parce qu’elle aime bien l’argent, le client est sympa et ne sait rien, et il n’existe pas de proxo.

    De fait, DSK et les autres lascars se défendent comme de bons abonnés de la correctionnelle : « La prostituée était souriante sur une photo, ça prouve qu’elle aimait ça, et d’ailleurs elle n’a pas porté plainte ». Arguments mille fois entendus… Les prévenus seront-ils condamnés ? Personne ne peut le dire. Trois magistrats chevronnés prennent le temps de la réflexion, alors on attend. Et puis quel enjeu après tout ? Ce n’est qu’une affaire de julots parmi tant d’autres.

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    Là où tout change, c’est que DSK était le présidentiable du PS et le directeur du FMI. Un mec qui ne doute de rien, et surtout pas de lui. Quand le président lui demande s’il était l’un des hommes les puissants de la plantée, il répond tranquillement : « Disons que j'ai sauvé la planète d'une crise qui aurait pu être plus grave que celle de 1929 ». Tout seul et en toute modestie... Enfoiré...

    De l’autre côté ? Les difficultés existentielles de femmes qui se battent pour ne pas sombrer. L’une des prostituées explique qu’elle s’est résolue à y passer, parce que le frigo était vide, et qu’elle avait peur qu’on lui retire ses enfants. Un autre, bouleversante d’émotion, expose comment elle a été violentée par la sodomie imposée par DSK, subissant en pleurant,… mais acceptant car elle avait besoin de 500 €.

    DSK n’y a vu que du fun – il devait bien décompresser après avoir sauvé la planète – et de l’inconstance féminine : ces pauvres femmes perdent la tête... car elles n’ont pas grand-chose à l’intérieur. Tout au plus, cette formule payée cher à une agence de com’ : « J'ai une sexualité qui est plus rude que la moyenne ». Merci pour elles. Nafissatou Diallo peut témoigner.

    Le problème est que le procès est public, et que les échos des audiences tombent à l’état brut dans la société française, assommée et horrifiée. C’est tellement sordide que personne n’ose en parler... mais ces infos font des ravages, tant elles témoignent de la violence sociale, du mépris pour les faibles.

    Le PS de Bambi nous avait gavés avec son programme de suppression de la prostitution, et de pénalisation du client. Aujourd’hui, ils n’ont rien à dire devant cette catastrophe morale. Car nous, qui ne sommes pas le tribunal, devons raisonner moral et social : des femmes, pour échapper à l’exclusion sociale, subissent les assauts du présidentiable PS, et le PS n’a rien à dire... C'est une fin. Aujourd’hui encore, il ne faut pas gêner celui qui reste son maître à penser, alors le PS se tait. Tant pis pour ces misérables femmes…

    Ils passent leur temps à duper le monde.

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    La peur d’une vie, en ces années de non-gouvernance, c’est la statue de Giacometti, « L’homme qui chavire ». Ceux qui chavirent, ou craignent de chavirer, ou redoutent de voir leurs enfants chavirer constatent amèrement que le PS est d’un autre monde.

    Il ne reste plus rien. Cet abandon ponctue des années de trahison. Désormais, il n’y a plus de rempart, et la victoire de Le Pen est possible. 

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