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Société - Page 4

  • Terrorisme : Merci de se renseigner avant de parler

    Ils ne savent rien et ne comprennent rien, mais ils parlent : c’est, hélas, devenu de coutume. N’importe quel inconnu sorti de son bocal devient un grand savant dès lors qu’une chaîne de télé, en recherche d’audience, l’a honoré du titre d’"expert en terrorisme".

    Le problème est que nos politiques emboîtent le pas, avec une surenchère des dispositions répressives, toutes contradictoires entre elles, et dont la plupart résultent du droit positif depuis de décennies. Genre l’encellulement individuel, qui est une obligation légale depuis 100 ans, et qui est toujours différée,… et comme si les directeurs de prison – noble métier – n’avaient jamais songé à prendre de telles mesures. 

    Quel examen sanguin pour qualifier une radicalisation ? Allons.... Arrêtons le délire, et donnons un vrai coup de main à l’aumônerie musulmane… hélas si marginalisée. Ça, ça serait du sérieux…

    Les grands instruits qui nous gouvernent ont leur solution sur demain,… alors qu’ils ne l’ont pas fait hier… Les décrets d’application de la loi antiterroriste de novembre 2014 n’ont pas été pris, et la loi reste inapplicable,… ce qui me gêne quelque part.

    Grace à nos fumeux experts, voici déjà annoncée la nouvelle loi antiterroriste. Du bidon assuré dès lors qu’on ne sait toujours rien des commanditaires de la tuerie de Charlie.

    Please, respectez le travail de la police.

    On parle d’islamistes, de djihadistes. C’est sans doute vrai, mais où sont les preuves ? Et de quel groupe parle-ton ? Qui endoctrine ? Qui finance ?

    Bref, la bande d’assassins est-elle vraiment unie, et qui est le commanditaire ? C’est toute la question. Un jour nous aurons la réponse, car les flics font un travail du meilleur niveau pour faire parler les réseaux, les ordinateurs et les portables. Tôt ou tard nous saurons qui a décidé et pourquoi.

    Si on en reste à la raison – mais là je sais que je suis décalé – on attend de connaitre les maux pour trouver les remèdes. Problème : depuis quelques jours, c’est pile l’inverse. Sans rien savoir de l’enquête, et alors que les interpellations ressortent du banditisme et non de l’islamisme, les médecins charlatans délivrent leurs prescriptions.

    Nul.

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  • La France compte 65.241.241 habitants : Merci à nos amis étrangers

    La population en France est d65.241.241 (recensement INSEE au 1er janvier 2012) : 63 millions pour la Métropole, et 2 millions pour les perles de l’Empire : la Réunion, la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane. La population de Mayotte, devenue « officiellement » le 101e département français le 31 mars 2011 n’est pas prise en compte… ce qui est en fait logique, car en droit international, Mayotte fait partie des Comores, alors que la France y est juste puissance militaire occupante, illégale.

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    En un an, la hausse de 307.841 habitants, soit + 0,5 %, et ce chiffre est constant sur ces cinq dernières années. Cette croissance démographique, qui est le véritable moteur de l’économie et de l’innovation sociale, est supérieure à la moyenne européenne, où elle plafonne à 0,2 %. L’Allemagne est le premier pays européen avec 80,3 millions d’habitants en 2012, mais prise au piège de lois débiles sur la nationalité, sa population diminue de – 0,5 % par an. De quoi faire exploser l’économie et la société.

    En taux de croissance, la France est doublée par l’Espagne (0,9% par an, avec 46,8 millions d’habitants) et le Royaume-Uni (0,8% et 63,5 millions), mais elle devance l’Italie (0,4%, et 59,4 millions).

    Je tiens donc à remercier nos amis étrangers et nos amis Français qui savent les accueillir, car ils sont à la base de tout. C’est la clé souriante, et même enthousiasmante, de notre avenir. Je ne peux donc qu’encourager les étrangers à venir de plus en plus nombreux en France, pour y vivre comme immigrés ou pour prendre la nationalité, d’abord par la vie familiale, ensuite par le travail.

    Votre venue est le plus beau des cadeaux que vous puissiez faire à la France, et ne vous laissez pas impressionner par les constipés de la souche. Ne représentant qu’1% de la population du monde, la France n’existera dans le monde que par le réseau flamboyant de ces étrangers qui aiment la France, des Français qui savent reconnaitre cette chance,  et de tous qui construisent ainsi l’avenir. Dans quelques décennies, la France sera le premier pays d’Europe, avec des liens dans le monde entier, et des liens de cœur avec l’Afrique. Tout ceci est magnifique.

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  • Ferguson, 20 000 habitants, 2 000 soldats

    Ferguson, 20 000 habitants, 2 000 soldats : la démocratie, les droits de l’homme et les « valeurs » resplendissent dans la lumière. Cette lumière, c’est le savoir-faire acquis en Afghanistan, en Irak et en Israël, s’exporte.

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    Toutes mes pensées à la population soumise à cette violence armée,… mais ne renoncez à rein, et ne baissez pas les bras. Nous ne sommes jamais que dans le réel.

    Les produits cosmétiques en vente à Washington depuis 6 ans ne valent rien, même en solde. Le mal est profond, et ce pouvoir né de la violence et qui a grandi gavé au mensonge institutionnel, ne tient que par la violence et le mensonge. Avec, au passage, une pensée émue pour les crétins finis qui, ici, s’extasient devant la croissance US, pour laquelle les démunis ne sont qu’une variable d’ajustement de la société élitiste.

    Oui, chères amies et chers amis, ne baissez pas les bras. La violence et le mensonge ne conduisent à rien et n’ont qu’un temps, même s’ils bénéficient d’une impitoyable répression. Votre rendez-vous avec l’histoire, car il est impossible de mentir tout le temps et à tout le monde.

    Image: Curfew set after violent protests flare amid over Michael Brown shooting

  • Bonnemaison : En attendant l’appel du Parquet…

    Il est bien difficile de parler d’un procès d’assises sans y avoir assisté, mais s’agissant de l’affaire Bonnemaison, on dispose de suffisamment d’informations pour prendre position sur des points essentiels.

    Ce procès a été intense, riche, et a « fait bouger les lignes », dit-on. Je le crois bien volontiers pour une affaire qui se joue sur deux semaines d’audience, et qui repose avant tout sur les témoignages humains. La personnalité du Docteur Bonnemaison a marqué. Quelle sanction méritait-il alors ? Le procureur avait requis 5 ans, et n’était pas contre un sursis total… Cela donne une idée, mais se prononcer sur une peine serait indécent. En revanche, l’acquittement est inacceptable, car la loi pénale a été violée.

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    Les faits sont bien connus : le médecin a agi seul, sans aucune concertation, sans aviser ni l’équipe ni la famille, en recourant à des produits étrangers aux soins palliatifs, sans rien noter dans le dossier, et en déclarant une mort naturelle. Le médecin a fait fi de la loi, de la déontologique et des bonnes pratiques. Il a parlé d’une loi inadaptée, reconnaissant ainsi que pour ce motif, il n’a pas respecté la loi.  Dont acte.

    Le simple fait de violer la loi Leonetti ne conduit pas aux assises, car cette loi n’est pas assortie de sanction pénale. En revanche, ces dispositions législatives permettent de qualifier la pratique du médecin, en complément de l’analyse du dossier et des expertises.

    Les faits étant établis, tout se joue sur l’intention.

    Si le médecin a choisi de précipiter la mort, alors que rien ne le justifiait, il s’agit meurtre avec préméditation, l’assassinat. Ça parait violent, mais c’est la seule qualification légale possible.

    Si le médecin, se trompant lourdement, pose le diagnostic erroné d’une fin de vie souffrante, et choisit un traitement inadapté mais qu’il croit juste, ce peut être l’homicide involontaire, c’est-à-dire un comportement de mauvais professionnel, commettant des fautes sérieuses – sur le diagnostic et la méthode – mais n’étant pas animé par l’intention de tuer.

    La cour aurait retenu le thème de la « bonne foi » du médecin… notion assez curieuse dans un tel domaine. Cela nous placerait plutôt dans l’hypothèse du mauvais comportement professionnel, sans intention de tuer, mais il fallait alors requalifier les faits, et condamner pour homicide involontaire.  Le fait que de telles fautes, causant la mort de 7 personnes, ne soit pas sanctionnée revient à ruiner toute idée de procès pénal en matière médicale. C’est pour cela qu’il faut souhaiter un appel du Parquet.

    L’attitude solitaire et planquée de ce médecin, qui choisissait en dehors de toute procédure d’abréger la vie de patient en fonction de ses critères personnels, n’est pas une erreur mais une faute. Je reste prudent pour ne pas avoir assisté au procès, mais la balance relève plus de l’intention de tuer, et donc de l’assassinat par empoisonnement, que de la faute de diagnostic et de méthode. D’ailleurs, le procureur n’avait pas renoncé à la qualification criminelle.

    Je souhaite donc vivement que le Parquet fasse appel, et il dispose d’un délai de 10 jours pour cela. Si les faits commis par le Docteur Bonnemaison ne sont pas sanctionnés pénalement, tout peut arriver demain dans tous les services hospitaliers.

    Une dernière chose. A peine le verdict rendu, s’est imposée l’idée qu’il fallait changer la loi. J’y suis opposé, et je rappelle que l’alternative n’est pas le suicide assisté, qui relève d’une tout autre logique, et pour la loi devra effectivement évoluer. Donc faire changer la loi sur la fin de vie, c’est aller soit vers une esbroufe législative qui redira ce que la loi dit déjà, soit changer de cap, et aller vers l’euthanasie active des plus vulnérables. Qui décide ? Quels critères ? Quel contrôle ? Là, il faut assumer, et j’attends les textes pour en débattre.

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  • Affaire Lambert : « Quand les juges se prennent pour des médecins », ou la catastrophe annoncée

    De la folie furieuse, que j’annonce ici dès le premier jour, c’est-à-dire dès la première ordonnance de référé du tribunal administratif de Chalons en Champagne du 11 janvier 2014 qui avait « suspendu la décision du Docteur Kariger ». C’était une révolution : un juge suspendait une décision médicale et devenait prescripteur de soins, dans une procédure où le patient était absent. On passait d’un système à un autre : de l’engagement de responsabilité du médecin, au contrôle a priori sur les prescriptions. Je rappelle ici la règle qui seule permet de faire confiance aux médecins : ils sont compétents, et engagent leur responsabilité. La clé de tout est cet engagement de responsabilité.

    I-am-responsibleAprès les décisions iconoclastes du tribunal administratif de Chalons en Champagne, le Conseil d’Etat avait été saisi. Alors qu’il était radicalement incompétent, il a inventé une procédure de toute pièce, jouant au Législateur, et bafouant les principes du droit : le patient est absent du procès qui le concerne, le juge arbitrant entre les thèses des clans familiaux, et le secret professionnel est piétiné. On parle de l’affaire Lambert, un concitoyen qui est toujours vivant, mais il n’est plus le sujet, seulement l’objet, du procès qui le concerne.

    Hier dans l’après-midi, le Conseil d’Etat a enfin validé la décision du Docteur Kariger, la procédure ayant ainsi laissé le patient exposé à six mois d’acharnement thérapeutique, ce qui est horrible, … mais hier soir, la Cour Européenne des Droits de l’Homme, elle aussi encanaillée par la belle histoire médiatique, a en urgence suspendu la décision du Conseil d’Etat. Tous les avocats qui se fracassent sur l’indifférence de la CEDH pour prendre des mesures urgentes, par exemple pour faire bloquer l’expulsion d’étrangers exposés aux pires traitements, sauront se rappeler cette soudaine vigilance. Le double standard mine les juridictions, et la décision de la CEDH est d’autant plus aberrante que le processus de fin de vie se joue sur une longue période. La CEDH a réagi comme s’il s’agissait d’une condamnation à mort… Pauvres juges qui se prennent pour des médecins, alors qu’au regard de leurs connaissances, ils seraient éliminés au seuil de la première année d’étude.

    Bref, ça débloque tous azimuts.

    i-am-100-percent-responsibleLe Monde (des innocents) est toujours là pour nous distraire : « C’était sans doute la décision médicale la plus attendue de ces dix-huit derniers mois ». Oki,… Si le Conseil d’Etat rend des décisions médicales, faut se barrer, les amis, ça devient chaud…

    Un gentil professeur de droit, que j’ai connu plus avisé, explique que tout ceci est fort bien car le juge ne se substitue par au médecin mais contrôle juste la légalité de sa décision. L’argument ne vaut rien, car l’acte médical est indissociable de son rapport au droit. L’arrêt du Conseil d’Etat ne se limite pas au contrôle de légalité, mais procède à un examen complet de la décision du médicale, avec l'aide de trois experts (qui ont examiné le dossier sans l’accord du patient, et qui méritent donc la correctionnelle).

    C’est dire que le médecin est totalement dessaisi de sa relation avec le patient. C’est l’image terrible du Docteur Kariger se félicitant à 17 heures de pouvoir reprendre les soins, alors que trois heures plus tard, il allait se trouver à nouveau dessaisi, obligé de se retrouver ce matin devant un patient qui n’est plus le sien, pour lui prodiguer des soins qu’il réprouve, car relevant de l’acharnement thérapeutique. Sommé et condamné à être irresponsable, car médecin, il exécute la décision d’un juge.

    yes-i-am-perfectly-responsibleIl faut bien comprendre que les décisions médicales  sont faites de droit, de A à Z. Pour la fin de vie, il y a la loi Leonetti, mais c’est une illusion de faire croire que c’est là un cas spécifique, qui justifierait ce régime spécial. Le droit commence avec le préalable qu’est le recueil du consentement, pour tout acte, et le juge est aussi amené à qualifier en droit toute décision et tout acte médical, quand il statue dans le cadre de la responsabilité. C’est dire que le Conseil d’Etat, en inventant cette procédure, a ouvert la voie pour un contrôle a priori de toute décision médicale. Cela devrait alerter les médecins, mais toutes les instances restent inertes, le conseil de l’Ordre n’ayant pas eu un mot pour dénoncer les violations du secret médical. Tous arrêtent de penser devant le Conseil d’Etat. Cette abdication est désolante. 

    Heureusement, il nous reste le privé. Vous avez encore le droit d’être soigné par des médecins, sans immixtion des juges, en vous adressant au secteur privé, car la Cour de cassation n’est jamais entré dans cette logique destructrice. Merci la Cour de tenir le cap, et pour les cas graves, choisissez le privé : vous serez soignés par des médecins libres et responsables.

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