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écolo - Page 2

  • Lyon-Turin : Le tunnel qui est une impasse

    Le tunnel Lyon-Turin est un gouffre financier, reposant sur des conceptions décalées de l’économie et sa rentabilité est plus qu’aléatoire. Mais problème : tous nos petits élus locaux en rêvent… Il va donc falloir les calmer.

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    La Cour des comptes est célèbre pour ses rapports qui, venant après coup, dressent les bilans accablants de politiques publiques qui, à l’origine, étaient très présentables. Avec le tunnel Lyon-Turin, le jeu est inversé car c’est avant même l’engagement du projet que la Cour des comptes tire la sonnette d’alarme, par un référé du 5 novembre 2012. Avec pour titre : « Des coûts qui augmentent, des estimations de trafic excessivement optimistes et des financements incertains ».

    Le Gouvernement a décidé de passer outre, et les élus locaux sont tout excités pour défendre leur petit joujou. François Hollande et Mario Monti seront à Lyon aujourd’hui pour signer le beau projet. Notre-Dame-des-Landes prend ses quartiers à Lyon, … Un projet grandiloquent et hors d’époque, décalé des réalités économiques… genre la gloire des grands travaux publics alors qu’il s’agit de structurer les réseaux d’entreprises… Mais avec cette petite différence que le premier manifestant est la Cour des Comptes. C’est assez peu courant et ça devrait aider nos élus locaux à réfléchir. Hélas… 

    Sur le papier, ce tunnel a toutes les vertus : rapprocher Lyon de l’Italie (Ca, ça m’intéresse beaucoup), doper l’économie et limiter le transport routier. Alors de quoi se plaindre ? De ce que cette présentation est une illusion.

    D’abord, il faut situer l’affaire. Même si on aime bien Lyon et Turin, question business, ce n’est quand même pas Paris et Londres. C’est un plus pour l’économie régionale, en Rhône-Alpes et dans le Piémont, mais pour les grands flux économiques, on est hors sujet. Les opposants ont fait des calculs qui parlent : le Lyon-Turin est 2 fois plus cher que le tunnel sous la Manche, pour un trafic 5 fois moins important. 

    Et puis, on ne part pas de rien. Il existe déjà des voies ferrées et des tunnels, via la Suisse, une voie ferrée qui utilise le tunnel du Mont-Cenis et qui pourrait être renforcée et une autoroute peu fréquentée. Ce d’autant plus qu’avec l’évolution économique, la saturation annoncée n’est plus en vue. C’est ce que dit ce manifestant gaucho-écolo qu’est la Cour des Comptes.

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    La Cour des Comptes a d’abord constaté un gonflement spectaculaire des coûts prévisionnels. En 2002, on était à 12 milliards d’euros, et pour 2012, la direction générale du trésor a avoué un chiffre porté à 26,1 milliards. Motifs ? Le renforcement des règles de sécurité et un changement de tracé. Ces chiffres n’ont pas trop convaincu la Cour, qui a estimé que la certification par un tiers extérieur de ces coûts « était devenue indispensable ». Ça nous intéresse, car c’est un peu notre argent.

    Question rentabilité, la Cour des Comptes tire la sonnette d’alarme : « Les prévisions de trafic établies dans les années 1990, qui envisageaient la poursuite d’une forte croissance, ont été fortement remises en cause depuis. Le risque de saturation des infrastructures existantes n’est aujourd’hui envisagé qu’à l’horizon 2035. Enfin, associée à une faible rentabilité socioéconomique, la mobilisation d’une part élevée de financements publics se révèle très difficile à mettre en œuvre dans le contexte actuel ». Alors, d’où viendra l’argent ? Du Qatar bien aimé ? Qu'en pense le Prince ? 

    Aussi, la Cour, inquiète par la conjugaison de ce coût non maîtrisé et cette rentabilité aléatoire, s'est  montrée plus que réservée, et a conclu par deux recommandations :

    « 1/ Ne pas fermer trop rapidement l’alternative consistant à améliorer la ligne existante ;

    « 2/ Si le projet doit être poursuivi, étudier les mesures éventuellement contraignantes de report du trafic transalpin de la route vers la voie ferrée ».

    Bref, pour la Cour, la solution est l’aménagement de l’existant. Pour tenir compte des coûts au sommet et d’un trafic stagnant, elle indique qu’il faudra des mesures obligeant à utiliser le tunnel pour le rentabiliser. De grands moments de joie en perspective...

    Mais c’est basiquement le montant des investissements qui risque de ramener nos gentils élus à la raison. Tout le monde pense que les coûts évoqués seront dépassés, vu le défi qu’est ce chantier, et en outre il restera à trouver le moyen de faire transiter tout ce trafic dans une région lyonnaise saturée, et à financer de jolis travaux routiers et ferroviaires… Même problème côté Italie… Bref, il sera impossible de financer avec les budgets nationaux.

    Hollande et Monti pensent solliciter la caisse européenne. Mais que permettra le budget européen pour ce projet régional, coûteux et à la rentabilité aléatoire ?

    Quoiqu’il en soit, le blog, toujours aussi légaliste, défendra le point de vue de la Cour des Comptes,… et tous les opposants sont les bienvenus.

    Petite précision : un groupe de militants italiens a été bloqué à la frontière sur ordre de Valls, et n'a pu se rendre à la réunion préparatoire qui se tenait ce week-en à Lyon. De grands démocrates...

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  • Eva Joly se lance dans une carrière d’illusionniste


    dessin-illusion.jpgBonne nouvelle : Eva Joly is still alive. Les équipes d’investigation du blog l’ont retrouvée à Rio. Nous pensions débusquer Eva en Guadeloupe ou à la Martinique entrain de faire du boudin antillais, pour ne pas avoir été nommée ministre de la Justice alors que tout la qualifiait. 

    Mais sûre de son génie, et confortée par l’enthousiasme populaire qu’elle a créé lors de la campagne des présidentielles, Eva Joly laisse comme menue monnaie la politique en France et s’attaque à un challenge enfin à la dimension de son talent : l’éthique internationale.

    Et oui, chères amies et chers amis ! Eva Joly est à Rio pour créer un « Tribunal international éthique ».  Et d’expliquer : « Sur le modèle du tribunal Russell, qui avait fait beaucoup pour arrêter la guerre au Vietnam, il s'attaquera aux crimes contre l'environnement ».

    Moi je trouve qu’Eva Joly a bien raison. Comme elle ne peut se faire élire nulle part et que personne ne veut la nommer  nulle part, elle se crée son tribunal mondial et se nomme présidente. Bien vu,… mais un peu modeste. Tant qu’à faire, elle pourrait ajouter à ses compétences le bonheur absolu et l’amour fou. Ca ferait une somptueuse carte de visite : « Madame Eva Joly, quasi-ministre de la Justice, Présidente duTibunal international de l’éthique, du bonheur absolu et l’amour fou ».

    A part çà, son tribunal bidule, c’est juste une grosse arnaque.

    Cette invention des tribunaux d’opinion date de l’époque où il n’existait aucun système juridique international capable de sanctionner les violations du droit. Alors, on créait une belle asso, on lui donnait le nom de tribunal, et au lieu de tenir un congrès, on organisait un simili procès, comme une pièce de théâtre. Avec de bons relais médiatiques, ça pouvait avoir un impact sur l’opinion.nd7sb4lkry.jpg

    Tout le problème est que désormais on dispose de règles efficaces en droit international, et les relativiser pour préférer des tribunaux de bazar est une faute. Le système a encore plein de défauts et d’insuffisances,… mais la principale faiblesse est que les groupes militants n’ont pas encore compris tout ce que pouvaient apporter  les outils actuels du droit. Ce droit est mésestimé, voire honni, car ressenti comme lié à la mondialisation, alors qu’il est d’une efficacité remarquable dès que l’on s’en sert, non pour faire de beaux discours, mais en soumettant aux tribunaux des bases factuelles sérieuses assises sur les techniques actuelles du contentieux.

    Un seul exemple : la responsabilité des entreprises. Les traités d’investissement qui permettent de faire du business comprennent tous les clauses liées au respect des droits fondamentaux… difficiles à opposer aux Etats, mais faciles à utiliser contre les entreprises. Par priorité, choisissez celles qui ont leur siège en Europe, histoire de se les farcir avec les goûteuses et charnues jurisprudences de la Cour de Justice de l’Union Européenne.

    J’ajoute que quand on en est à dénoncer des « crimes écologiques », parler d’éthique est de la foutaise. Ce qui est en jeu, ce sont les spoliations de biens à grande échelle et les atteintes à la santé, données sur lesquelles on dispose de bons outils juridiques, et ce dès le droit interne.

    Eva Joly a choisi d’amuser les grands groupes industriels avec son « tribunal international éthique ». C’est sûr que ce genre d’annonce, qui détourne des actions juridiques efficaces pour de la guimauve bien-pensante, doit les faire bien rire. 

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  • Une loi mémorielle pour Eva Joly ?

    6664.jpgVous vous rappelez comme moi des discussions savantes entre Eva Joly et Nicolas Hulot sur la meilleure manière de faire un score à deux chiffres au premier tour…  

    Le 5 janvier, pour les vœux, Eva se plaçait dans la perspective d’arriver en tête au premier tour, et demandait un accord de désistement réciproque avec François Hollande, François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon: « Battre Nicolas Sarkozy le 6 mai prochain est un objectif prioritaire pour la candidate écologiste que je suis. J'invite donc aujourd'hui François Hollande, François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon à préparer dès à présent une dynamique de second tour et à s'engager à un désistement réciproque pour celui ou celle d'entre nous qui sera qualifié à l'issue du premier tour ».

    Celle qui sera qualifiée... Les mots ne sont pas chers pour les bavards.

    Certes, la question reste d’actualité, car aucune l’élection n’est jouée à l’avance… mais en réalité on se demande surtout si Eva fera… un score. Faut-il maintenir cette candidature ?

    En 2007, Voynet avait fait un score de 1,57 %. Deux ans plus tard, pour les européennes de 2009, les écolos avaient atteint leur sommet avec 16 %, et aux régionales ils s’étaient imposés comme troisième force politique nationale, avec un score global de 12,2 %.

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    Les présidentielles ne sont pas faciles pour les Verts, qui n’ont pas l’image d’un parti de gouvernement, et qui restent trop centrés sur les seules questions écolos. Oki.

    Eva Joly, qui s’est faite sa pub comme petit juge justicier, s’est rabattue sur le Verts car Bayrou l’avait virée. Une foi écolo révélée par la grâce électorale… et ça se voit quand même un peu.

    Ajoutons ses prises de position anecdotiques et parfois franchement allumées, avec sur le fond des approches d'un conservatrisme consternant.

    Pour faire bon poids, Nicolas Hulot est remonté dans son arbre pour bouder, les parlementaires écolos se divisent sur le Mécanisme Européen de Stabilité (MES), et Eva Joly, interrogée sur Corine Lepage, répond : « Je l’emmerde »…  Ca sent le dépôt de bilan.

    Il y a donc toutes ces fautes, mais il reste quand même cette question : où sont passés les électeurs écolos ? Pourquoi l’écologie a-t-elle disparu de la présidentielle ?

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    "La Chute d'Icare" par Carlo Saraceni (1585-1620)
    Musée Gallerie Nazionali di Capodimonte, Naples

  • Alors, quels dangers pour les OGM ?

    On peut interdire les OGM si on prouve qu’ils sont dangereux. C’est ce qu’avait dit la CJUE, et ce que redit le Conseil d’Etat. La parole n’est donc pas aux juristes, mais aux scientifiques. La nature qui n'est plus la nature...

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    A cheval sur son cheval de Grenelle, notre vaillant gouvernement avait décidé de terrasser les OGM, et le ministre de l’agriculture avait pondu deux arrêtés :

    -       du 7 décembre 2007, suspendant la vente et l’utilisation des semences de maïs génétiquement modifié MON 810 ;

    -       du 7 février 2008 interdisant la mise en culture de ces variétés de semences.

    Pourquoi pas. Sauf que la matière est réglementée par le droit européen, et que les Etats ont une marge de manœuvre limitée car on n’interfère pas comme ça dans l’activité des entreprises. Monsanto, qui connait un peu le sujet, avait formé un recours. Motif : excès de pouvoir.

    Pour en avoir le cœur net, le prudent Conseil d’Etat, par une décision du 28 décembre 2009, avait interrogé la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE), par le procédé appelé la « question préjudicielle ». L’interprétation du droit européen étant en cause, on interroge la juridiction la plus compétente, la CJUE (Celle de l’Union Européenne, que personne ici ne confond avec la CEDH, du Conseil de l’Europe).

    La CJUE a répondu le 8 septembre 2011, visant le règlement (CE) n°1829/2003 : les Etats membres ne sont compétents pour prendre des mesures d’urgence que s’ils établissent l’existence d’une situation susceptible de présenter un risque important mettant en péril de façon manifeste la santé humaine, la santé animale ou l’environnement.

     

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    Oki. Donc, le ministre de l’agriculture apportait-t-il la preuve de l’existence d’un tel niveau de risque ?

    En fait, les arrêtés ministériels étaient calés sur l’avis du « Comité de préfiguration de la haute autorité sur les organismes génétiquement modifiés ». On avait fait vite, et avant d’installer le Comité, on avait nommé son petit frère, avec le nom de Comité de préfiguration. Interdit de rire.

    Le Conseil d’Etat a donc étudié cet avis qui, comme avec deux colonnes, retrace les acquis scientifiques nouveaux relatifs aux OGM et dresse une liste de questions à creuser. D’accord, pour les questions. Mais, quid  des risques ? Le Comité de préfiguration ne s’était pas trop avancé, se limitant à faire état « d’interrogations quant aux conséquences environnementales, sanitaires et économiques possibles de la culture et de la commercialisation de MON 810 ».

    Trop court dit le Conseil d’Etat, rappelant que pour prendre un arrêté de suspension, le ministre doit prouver « l’existence d’une situation susceptible de présenter un risque important mettant en péril de façon manifeste la santé humaine, la santé animale ou l’environnement ».

    Le ministre hier soir était tout fâché à la télé, et à dit on va voir ce qu’on va voir. Il est à craindre que ce soit tout vu, à moins, la campagne électorale aidant, de créer un « Comité de postfiguration » qui dise pile l’inverse du « Comité de préfiguration », et décrive ces risques importants.

    Y-a-t-il un scientifique pour conseiller le Gouvernement ?

     

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  • Eva Joly ou Nicolas Hulot ?

    Quel candidat pour les écolos ? La seconde force politique de Gauche est à la recherche d’un candidat crédible. Par chance, n’étant pas membre des Verts, je n’aurai pas à me prononcer, échappant au destin de l’âne qui, hésitant entre un chou vert et un chou rouge, finit par mourir de faim.

    chou.jpgLe seul argument que je puisse trouver à Hulot, c’est sa notoriété, acquise grâce à la télé. Pour les présidentielles qui s’annoncent, le marketing l’emportera sur les idées, et la marque Hulot peut être vendeuse. Le candidat ne pouvant gagner le second tour, pourquoi pas un comic man, histoire de  donner du neuf à des électeurs accros au vote kleenex ? Hulot fera de plus fortes audiences télé que Joly, il n’y a pas photo. 

    Pourtant, l’argument est léger. Les militaires sont tous d’anciens civils, certes, mais on ne les nomme pas général d’armée en quinze jours. Nous avons maints exemples de ces « sociétés civiles », brillants sur les plateaux, qui se liquéfient quand ils arrivent aux manettes de la politique. La notoriété se retourne comme une crêpe. Hulot est un produit télé, et sa fondation est financée par des groupes dont l’attachement aux programmes écolos n’est pas forcément évident. A part ses élucubrations sur la planète de demain, on ne connait aucune de ses opinions sur les grands sujets politiques, économiques ou sociaux. Son agitation fiévreuse lors de la dernière présidentielle ou du Grenelle de l’environnement finit de conforter mon doute.

    Eva Joly… Pour elle, c’est la notoriété par capillarité : mises en examen à répétition de vedettes, avec des résultats plus que discutables, et mise en scène complaisante de la petite juge contre les grands méchants. Eva Joly a poussé l’excès jusqu’à s’autoproclamer « juge anticorruption », considérant comme subalternes ses collègues et tous les services, à commencer la police, qui fait le meilleur du travail dans ces affaires. Question populiste, elle peut faire la compet' avec Mélenchon, c’est sûr ! choux-rouge-ouvert-zLE67.jpg

    Un juge est un agent de l’Etat, qui doit rendre service avec diligence et c’est tout. Le juge d’instruction n’est pas un justicier : il agit, dans le respect du code, à partir des dossiers qui lui sont confiés par le procureur ou la partie civile. Bien faire son travail est un devoir de sa charge, rien de plus. En faire une gloire comme base d’une nouvelle carrière est inadmissible (C’est valable pour elle comme pour les avatars politiques Bruguière ou Halphen).

    Quant aux options politiques, c’est le grand saut dans le vide. Pour Eva Joly, les Verts, c’est l’OFPRA. Elle a trouvé là son refuge politique, très bien, mais il faut quand même un sacré melon pour se présenter aux présidentielles quand on n’a jamais écrit une ligne de politique, ni géré autre chose que sa carrière.

    Bon, voilà. Ils sont sympas et honnête, d’accord. Ca serait bon pour les cantonales, mais pour la présidentielle…

    Il y a un très fort courant Vert dans le pays, et de grands enjeux, mais personne pour les porter. Le seul vrai leader actuel, Cohn-Bendit a refusé pour des raisons bidon, affirmant que le job de Chef de l’Etat le ferait déprimer… Bichette, on te demandait juste de faire le premier tour.

    C’est pourtant une des clés des présidentielles, car un PS en superforme tutoie les 30 %. Après, il faut encore trouver les 20% qui font la victoire.

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    Le candidat écolo peine à emballer la machine
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