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assassinat - Page 3

  • Un lycéen tue son copain

    958545968.jpgDeux copains, une embrouille,… et soudain un mort et un meurtrier. Sans prévenir, la vie a basculé.

    Vendredi matin, Guiseppe, un jeune lycéen de 17 ans, n’est pas rentré à la maison, et son père s’inquiète. Il part dans les environs, et, terrible découverte, trouve le corps de son fils, mort, sur le parking d'une supérette, à Villerest, près de Roanne. Une mort très violente, le corps portant la trace de coups de couteaux. L’autopsie en dénombrera une dizaine, dont plusieurs dans le dos.

    Les gendarmes cherchent dans l’entourage de ce jeune, qui vivait sans souci. Rapidement, ils sont sur la piste d’un de ses copains, jeune majeur, qui est retrouvé à son domicile. Il est très faible, car atteint d’une blessure à l’arme blanche. « Il a reconnu être l'auteur des coups de couteau mortels et a confirmé que c'était bien une rivalité amoureuse qui en était la cause » explique dimanche soir Jacques Pin, procureur de la République de Saint-Étienne. Les deux jeunes, tous deux élèves au Lycée Jean-Puy, de Roanne, s’étaient donné rendez-vous sur le parking du supermarché à une heure du matin, pour régler entre eux ce différend amoureux. L’arme, un opinel, a été retrouvée au domicile, et le jeune agresseur, qui était l’un des grands copains de la victime, a du être hospitalisé pour une intervention chirurgicale.

    Que s’est-il passé ? A ce jour deux versions. Il y a bien eu un rendez-vous, mais pour discuter ou pour en découdre ? Dans une première version, c’est la victime qui serait venue armée. L’autre aurait du se saisir du couteau, puis aurait pété  les plombs, en meurtrissant le corps de son ami. La deuxième version parait plus réaliste. L’agresseur était venu avec le couteau, et a réalisé son crime. Un crime prémédité, d’où la mise en examen prononcée par le juge d’instruction du TGI de Saint-Etienne, Jean-Luc Jaillet pour assassinat. Le juge des libertés et de la détention a délivré un mandat de dépôt.

    A la justice de se prononcer, de faire la lumière, et définir les justes qualifications, en retenant ou non la préméditation.

    La jeune fille, Salomé, est elle aussi élève du lycée Jean-Puy. Elle raconte au Progrès : « C'était les deux meilleurs amis du monde. La théorie d'une rivalité amoureuse c'est des conneries. On ne comprend pas ce qui s'est passé ».  

    En effet. Ca fait du monde à ne pas comprendre ce qui s’est passé…

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  • Irak : Prison à vie pour un soldat US

    iraq_war_topix.jpgC’était le 12 mars 2006, à Mahmoudiya, à une trentaine de kilomètres au sud de Bagdad. Quatre morts retrouvés dans une maison : le père, Kacem Hamza Rachid Al Janabi, son épouse, Fakhria et un petite fille de 6 ans, Hedil, abattus par des balles tirées à bout portant, dans une chambre de la maison. Dans une autre pièce, le corps affreusement mutilé d’une jeune fille de 14 ans, Abeer al-Janabi. Violée, frappée avec un objet tranchant, puis achevé d'une balle dans la tête. Les assassins avaient mis le feu à la maison, et le corps de la jeune fille a été retrouvé pour partie calcinée.

    Les secours, des soldats irakiens et américains, sont vite arrivés, mais les assassins étaient déjà loin. Une version s’est imposée : c’était un  commando d'une milice irakienne, proche d’Al-Qaïda qui avait procédé à ce massacre, par vengeance sur un fond religieux, car la famille était chiite. A Mahmoudiya, passé le temps de la stupeur, l’incrédulité s’était installée car rien ne cadrait dans cette version. Pour commencer, il n’y avait aucun doute sur le fait que la famille était sunnite. Les témoins ont commencé à poser mille questions, mais qui pouvait alors les entendre ?  

    Le 1er juillet 2006, un porte-parole de l’armée américaine a du reconnaître que ces crimes étaient le fait de quatre militaires américains, emmenés par le soldat Steven D. Green, 22 ans. Les militaires avaient décidé de violer un irakienne, puis de la tuer. Ils avaient repéré la jeune Abeer, qui leur est apparue une bonne cible, alors que la famille de quatre personnes ne comportait qu’un seul homme, le père. Une semaine de préparation et de repérages. Le jour fatal, les quatre s’étaient déguisés avant d’envahir la maison. Steven D. Green a regroupé le père, la mère et la fille et les abattus, pendant que les trois autres violaient la jeune fille. Il les a rejoint, pour cette scène terrifiante de viol, puis d’assassinat. Un début de feu avec du kérosène, et les soldats avaient rejoint leur poste de contrôle à 200 mètres, prêts pour êtres les premiers secours. Les faits étaient restés secrets, mais un jour, l’un d'eux a fait quelques confidences à des collègues, et l’affaire s’est ébruitée.

    Selon le Code pénal militaire américain, les quatre soldats encouraient la peine capitale.

    Steven D. Green a été renvoyé de l'armée pour troubles de la personnalité avant que l’affaire éclate, et il a été jugé par des juridictions civiles. Au mois de mai, un jury l’avait déclaré coupable de 17 chefs d'accusation dont viol, meurtre et obstruction à la justice, mais n'était pas parvenu à l'unanimité pour le condamner à la peine capitale.

    Steven D. Green a reconnu les faits comme « vraiment destructeurs et mauvais » mais a ajouté: « Vous pouvez décider que je suis un psychopathe ou un prédateur sexuel mais si je n'étais jamais allé en Irak, je n'aurais jamais été rattrapé par ce genre de chose. » Pour son avocat, « Steven Green est responsable du viol et des meurtres, mais les Etats-Unis ont échoué avec Steven Green. »

    Ce vendredi 5 septembre, le juge fédéral du Kentucky, Thomas Russell, a condamné Steven D. Green à cinq peines de prison à vie consécutives sans aucune possibilité de libération conditionnelle pour ce crime « inimaginable, injustifié et inexcusable ».

    Les trois autres soldats, Jesse Spielman, Paul Cortez et James Barker ont été condamnés par une cour martiale à la prison à vie.

     Abeer al-Janabi

    L'oncle d'Abeer al-Janabi

  • Tchétchénie : Encore deux responsables d’ONG abattus

    dictateur-1940-22-g.jpgSi les dictateurs étaient moins cons, ils étudieraient le droit avant de le combattre.

    Si l’envie leur en dit, je les invite à voler – car ils ne savent pas acheter – une bonne encyclopédie du droit pour leurs douces vacances. Et je leur conseille dans le chapitre « histoire du droit » et à la rubrique « droits fondamentaux » de choisir la section « Le  droits des peuples à disposer d’eux-mêmes ». Si cette lecture les a intéressés, ils pourront alors se rendre au chapitre « procédure et sanctions », à la rubrique « responsabilité pénale », pour étudier la section « les droits des détenus ». Ils verront que tout au long de ces pages, on parle d’eux, et que cette histoire du droit explique, textes et jurisprudences à l’appui, ce que sera leur destin.

    La Tchétchénie, encore et toujours : deux nouvelles exécutions ce matin.

    Hier, Zarema Sadoulaïeva et son époux Alik Djibralov, animateurs d'une ONG apportant aide médicale, soutien psychologique et aide à l'insertion à la jeunesse tchétchène, ont été pris en rapt par un groupe d’hommes armés, en uniforme. Tous deux ont été abattus. « Ce matin, dans le canton de Tchernoretchié à Grozny, ont été découverts les corps de Zarema Sadoulaeva et son mari. Ils ont été kidnappés hier à 14H00 (10H00 GMT) dans leur bureau », a déclaré aujourd’hui ce membre de la grande ONG Mémorial, Alexandre Tcherkassov.

    Le 15 juillet, Natalia Estemirova, 50 ans, qui travaillait pour Memorial à Grozny, avait été enlevée et retrouvée tuée par balle quelques heures plus tard en Ingouchie. Un responsable de Mémorial, Oleg Orlov, a accusé le président tchétchène, Ramzan Kadyrov, d’avoir organisé cet assassinat.dictateur_chaplin.jpg

    Dans le même temps, devant le tribunal militaire de Moscou, se poursuit la farce qu’est le second procès des trois complices présumés de l'assassinat d'Anna Politkovskaïa. La précédente procédure avait été annulée par la Cour suprême, qui avait ordonné de rejuger l’affaire. La famille avait demandé une réouverture de cette instruction, demande appuyée par le procureur, mais le président  du tribunal militaire de Moscou, Nikolaï Tkatchouk, a rejeté cette demande.

    La Tchétchénie… Que ça semble loin ! Comme on aimerait croire au joli scénario d’un peuple un peu rebelle et qui s’est laisser manipuler par des séparatistes islamistes, qui voulaient détourner à leur profits les libertés que leur avait si généreusement  offertes le brave soldat Boris Estine, qui allaient organiser la Tchétchénie en base pour déstabiliser tout le Causasse, et contaminer le Proche Orient. Mais oui, rappelez vous, nous étions tous menacés par les méchants tchétchènes.

    La réalité beaucoup plus prosaïque est le mépris des peuples, l’atteinte aux droits les plus fondamentaux, et le recours à la brutalité criminelle. Avec ce petit jeu, les dictateurs ont toujours fait beaucoup de mal, mais ils ont toujours perdu. Ils n’auront pas la  peau du peuple tchétchène.

  • Lyon : le mystère du médecin assassiné

    071220100105-ScreenShot041.jpgUn toubib de quartier abattu chez lui, de deux balles tirées dans la tête, et le corps incendié. Ca s’est passé ce samedi à Lyon, et c’est un mystère,… peut-être pas pour longtemps. 

    Le Docteur Jean-Pierre Terrien, 61 ans, était un praticien généraliste, très impliqué dans son exercice professionnel. Ouvert à la vie sociale, il a avait été un des précurseurs des cabinets de groupe, militant syndical et associatif, investi sur la santé publique et animateur d’une maison médicale de garde sur le 8° arrondissement de Lyon.  

    Ce sont des proches qui ont appelé la police samedi matin, car le médecin était introuvable. Son véhicule était devant la maison, une petite copropriété. La porte était fermée, et pas de trace d’effraction. La police a forcé l’entrée, pour être saisie par une odeur de fumée. Un feu couvait depuis quelques heures, se consumant sans flamme. Au milieu de cet incendie rampant, le corps du médecin, pour partie calciné. Et la marque de deux balles tirées derrière la tête. Une exécution.

    Mystère total, et selon la formule « aucune piste n’est écartée », mais de pistes sont privilégiées. Pour le procureur de la République, « cela nous paraît une affaire concernant a priori plus l'environnement personnel, ou familial au sens large, que professionnel.» Pas d’effraction, pas de vol, en effet. Dans la copropriété, beaucoup sont en vacances, et rien n’a justifié de donner l’alerte. arton421-4aca4.jpg

    La police scientifique a pu faire des relevés, certes gênée par l’incendie partiel, mais les labos vont parler. Vont être analysés à la loupe les mails et les appels téléphoniques, qui permettront peut-être de savoir avec qui le médecin était en pétard ces derniers temps, car un assassinat d’une telle violence doit avoir ses racines. Des embrouilles ? Avec qui ? Au point de tuer ? Et puis les alibis : où sont les uns et les autres ? La carte bancaire et les mouvements d’argent peuvent apporter des renseignements. Parlant aussi, l’attitude des proches après l’heure H. Qui s’inquiète ? Qui fait quoi ? Qui cherche à téléphoner ?

    Si personne n’a rien vu, que les alibis sont en béton, que rien dans la vie n’annonçait un tel acte, et que les investigations de la police scientifique sont très perturbées par l’incendie, le mystère peut durer. Mais nos vies personnelles sont faites de mille traces – à commencer par le portable, la carte bancaire et les mails – et le plus prévoyant des assassins a beaucoup de mal à dissiper ces traces de petit poucet.

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  • Un homme de 85 ans placé en détention ?

    070530mains-vieux-proche_g.jpgBrutalité des faits. Un homme de 85 ans, Robert, a tué par balle son épouse, elle-même octogénaire, 83 ans, Suzanne. Tous deux étaient liés par le grand des amours. « C'était un couple très uni et très apprécié. Leurs proches, qui les surnommaient ‘les inséparables’, avaient connaissance de leurs difficultés mais ne se doutaient pas de l'ampleur », a témoigné le vice-procureur de la République de Castres.

     

    Suzanne était atteinte depuis des années par les maladies d’Alzheimer et de Parkinson, et son état empirait inexorablement. Le couple avait le choix de maintenir la vie à la maison, et tous deux n’étaient pas isolés. Leur fille, âgée de 61 ans, vivait à proximité. Le médecin n’était pas loin, et les services sociaux apportaient toute leur aide, notamment avec deux auxiliaires de vie, une femme de ménage, et le portage des repas.

     

    Robert et Suzanne, qui avaient tant vécu de choses, tant aimé la vie, voulaient que tout continue tant que c’était supportable, puis, mettre fin à l’histoire quand ce ne serait plus possible, et partir ensemble.solitude.jpg

     

    Robert avait gardé à la maison un vieux pistolet semi-automatique, datant vraisemblablement de la guerre 14-18. Tout a été préparé pour lundi. La journée passée, Robert a écrit deux lettres, l’une pour leur fille, l’autre pour la police, expliquant que la maladie était trop forte, et que tout ceci n’avait plus de sens. Vers 21 heures, Robert a abattu Suzanne, de deux balles tirées à bout portant, puis, semble-t-il l’arme s’est enrayée. Robert, bouleversé, a appelé la police, tout en disant qu’il voulait se suicider. Le dialogue s’est engagé, et les secours ont pu arriver à temps.

     

    Robert a été placé en garde-à-vue – quarante-huit heures – et conduit chez un juge d’instruction de Toulouse, pour être mis en examen pour assassinat : meurtre avec préméditation, un qualification incontestable. Et il sera difficile d’échapper à une condamnation pénale.

     

    Visant la gravité des faits et le trouble à l’ordre public, le parquet avait requis un mandat de dépôt, mais le juge de la liberté et de la détention (JLD) en a décidé autrement, ordonnant un placement sous contrôle judiciaire avec obligation de pointage et interdiction de quitter le département.

     

    Le parquet a fait appel.

     

    Robert placé sous mandat de dépôt ? 

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