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bush - Page 2

  • Bush, Blair, Kadhafi : une équipe de tortionnaires

    bush-war-criminal.pngHuman Rights Watch (HRW) a mis la main sur les archives des services secrets libyens à Tripoli, dans le bureau de leur ancien boss, Moussa Koussa, qui avait quitté la Lybie pour Londres fin mars, et a ensuite rejoint le Qatar.

     

    En 2004, Kadhafi impressionné par le sort réservé à l’Irak, a rompu sa politique étrangère et a commencé à dealer avec les US et les British.

     

    Les documents montrent que la CIA, le MI6, et les services de Kadhafi  ont travaillé en étroite coopération. La CIA et le MI6 donnaient à Kadhafi des informations sur des opposants aux régimes et ils lui livraient des  terroristes présumés pour qu'ils soient interrogés sous la torture. Ca jouait aussi en sens inverse, la CIA et le MI6 s’occupant des ressortissants libyens que lui livrait Kadhafi. La CIA  avait une présence permanente en Libye, comme l’établit une note du numéro 2 de la CIA, Steve Kappes.

     

     

    Abdel-Hakim Belhaj est actuellement le commandant des forces rebelles anti-Kadhafi, et c’est lui qui dirige les poursuites contre Kadhafi. En 2004, il était chef du Groupe islamique combattant (GIC), réputé par les US proche d'al-Qaida. Il a  été torturé par des agents de la CIA dans une prison secrète, avant d'être renvoyé en Libye.

    Peter Bouckaert, membre de l'équipe de HRW qui a fait cette découverte explique : « Parmi les documents que nous avons découverts au figure un fax de la CIA daté de 2004 dans lequel l'agence informe le gouvernement libyen qu'elle est sur le point de capturer et de livrer Belhadj. Il a été capturé par la CIA en Asie et embarqué à bord d'un vol secret pour la Libye, où il a été interrogé et torturé par les services de sécurité libyens. »  tony_blair_war_criminal.jpg

    Belhaj assure avoir également été torturé par des agents de la CIA avant son transfert en Libye et dit l'avoir été de nouveau à la prison Abou Salim de Tripoli.

    Le quotidien anglais The Independent publie une lettre du 16 avril 2004, par laquelle le M16 informe leurs services de Kadhafi qu’un militant libyen va sortir de prison, et qu’il serait bien de la prendre en charge.

    Les documents confirment la pratique des "renditions", mise en œuvre par Bush, à savoir le  transfert les terroristes présumés histoire de ne pas trop torturer sur le sol US, et la CIA donnait la liste des questions aux exécuteurs libyens.

    Pour Kadhafi, l’histoire prend fin, et je lui souhaite un procès. Il reste Bush et Blair. Je rends à nouveau hommage à Chirac pour avait résisté à ces bandits sans scrupules, et pose cette question simple : un procès pour les deux autres, c’est possible ?  

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    Eh ben alors, y'a plus qu'à, mon grand...

  • Donald Rumsfeld, le tortionnaire

    oldantitortureposter.jpgLe grand humaniste Donald Rumsfled est défendu par Obama, au nom de la continuité de l’Etat, et ça fait une gamelle de plus. La cour fédérale d'appel de Chicago, a autorisé deux Américains à poursuivre Donald Rumsfeld, car ils ont été torturés en 2006, lors de leur détention en Irak par l'armée américaine, dans le cadre des ordres donnés par le beau Donald.

    Les deux plaignants, Donald Vance et Nathan Ertel, étaient employés d'une société de sécurité irakienne privée, la Shield Group Securit. Le FBI, qui enquêtait sur des faits de corruption et de trafic d’armes, avait obtenu leur coopération, mais à force de suppositions géniales, le FBI s’est convaincu que tous deux étaient en fait des comploteurs. Ils ont été arrêtés, placés au secret au camp Cropper, situé près de l'aéroport de Bagdad, torturés par l’armée américaine puis relâché au bout de soixante jours, sans charge. Ce n’était qu’une erreur et tout le monde peut se tromper, non ?

    Les juges de Chicago précisent : « Au-delà des conditions extrêmes de leur détention, les plaignants affirment qu'ils ont été menacés physiquement, qu'ils ont subi de mauvais traitements et ont été agressés par leurs geôliers, des officiers américains dont l'identité reste inconnue. Ils racontent par exemple qu'on leur a fait porter une cagoule, qu'on a entouré leurs têtes de serviettes de bain, puis qu'on les a jetés contre les murs, alors qu'ils avaient les yeux bandés, pendant les interrogatoires ». Le grand et beau Donald, peut-être un peu fâché d’avoir si bien déclaré qu’il savait où se trouvaient les armes de destruction massives, avait, le premiers, autorisé les services à recourir à la torture. Pourquoi ? Parce que.

    Oui, mais voilà ; Il n’existe pas de norme juridique plus protégée que l’interdiction de la torture, qui intègre le jus cogens. La règle s’applique en l’absence de texte et même contre les textes, car elle est une règle coutumière, et du cercle le plus protégé.

    Le Comité des Droits de l’Homme, qui dépend d’une instance qu’a toujours ignoré Rumsfeld, l’ONU, l’a dit très clairement. NO-TORTURE-7-inch.jpg

    « Le caractère absolu de l’interdiction de la torture tel qu’il est issu du droit des traités est renforcé par son statut de jus cogens, un statut plus élevé, car l’obligation s’impose alors également au titre du droit coutumier international. Le statut de jus cogens fait référence au caractère péremptoire et fondamental de l’obligation, ce qui est, selon la Cour internationale de Justice, intransgressible ».

    « Le Comité réaffirme aussi que, même dans le cas d’un danger public exceptionnel, aucune dérogation n’est autorisée. Le Comité fait observer également qu’aucune raison, y compris l’ordre d’un supérieur hiérarchique ou d’une autorité publique, ne saurait être invoquée en tant que justification ou circonstance atténuante pour excuser une violation de l’article 7 ».

    C’est aussi l’analyse du Comité contre la torture.

    « Soulignant que les conditions qui donnent naissance aux peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants facilitent souvent la torture et, partant, que les mesures requises pour prévenir la torture doivent être appliquées pour prévenir les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, le Comité estime de même que l’interdiction des mauvais traitements est, en vertu de la Convention, non susceptible de dérogation ».

    La lutte contre le crime a toujours progressé par nécessité de poursuivre les criminels les plus retords, et je t’adresse donc mes remerciements sincères, mon veux Donald, en espérant bientôt te voir devant tes juges, et après en prison. Ce ne sera que justice.

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    Le crime ne paie plus ?

  • Guantanamo : Comment en sortir ?

    waterboarding.jpgUn ex-détenu de Guantanamo est arrivé vendredi soir en France, pour être aussitôt admis à l'hôpital militaire Percy à Clamart. Son nom n’a rien de secret. Je préfère zapper car cet homme, algérien, aura tant de peine à reconstruire une vie sans être condamné à perpétuité à être « un ancien de Guantanamo ».

     

    Il avait été arrêté à l'automne 2001 avec quatre autres Algériens en Bosnie-Herzégovine, où tous résidaient légalement. La police avait eu l’intuition que cette dangereuse équipe préparait un attentat contre l'ambassade américaine de Sarajevo, et elle les avait remis aux sbires de l’ami Bush. Sept ans de détention à Guantanamo, les séances de torture, deux ans de grève de la faim, avec une alimentation forcée, maints recours, un arrêt de la Cour suprême… Sept ans plus tard, en novembre 2008, les cinq Algériens ont été innocentés par un juge fédéral américain. Aucune charge. Scandale absolu.

     

    Dés sa sortie d’hôpital, l’ex-détenu retrouvera les siens, son épouse et ses deux filles, dans un appartement mis à disposition par le gouvernement français. Toutes trois ont du quitter l’Algérie, car la vie y aurait été impossible.

     

    Je salue avec chaleur cette décision du gouvernement français. Ces innocents ont eu la vie tellement pourrie par Guantanamo qu’ils ne peuvent plus vivre en sécurité qu’anonymes, hors de leur pays d’origine. Nicolas Sarkozy avait annoncé, le 3 avril, que la France acceptait de recevoir un ancien prisonnier de Guantanamo. C’est fait. Bravo.

     

    Sur cette affaire l’Europe patauge, lamentablement.  Réponse d’hypocrite parfait : « Le pouvoir d'accepter un ex-détenu est un pouvoir exclusif des Etats membres et seules les personnes qui n'ont pas été condamnées pour un crime et qui veulent être relocalisées dans l'UE pourront venir », avait expliqué, en conclusion d’un réunion tenue début avril, le ministre de l'intérieur tchèque.shame_inv.jpg

     

    Seuls cinq pays ont dit « oui » : la Grande-Bretagne, qui a accueilli un premier innocent de Guantanamo le 23 février, la France, et aussi l'Espagne, l'Italie et le Portugal. La République tchèque, l'Autriche, la Pologne, les Pays-Bas et la Suède ont dit niet : honte à eux ! L’Allemagne se tâte : honte à elle.

     

    Obama de son côté ne s’est pas particulièrement activé pour installer ces innocents, meurtris par les US, sur la terre US, et çà, c’est franchement nul: les US ne sont pas au niveau. Ce tout comme l’aménagement des tribunaux d'exception pour juger les détenus de Guantanamo, alors que l’un des engagements-phares de la campagne avait été leur suppression. Tout comme la décision de publier les photos des tortures, pour y renoncer quelques jours plus tard. Les droits de l’homme pour se faire élire, et l’oubli des droits de l’homme pour gouverner : pas très original.

     

    Je veux bien ne rien sous-estimer de la lourdeur de l’appareil américain, des attentes d’une opinion chauffée à blanc, de la présence de soldats US engagés au quatre coins de la planète. Je veux bien croire aussi que l’opinion est prête à de se désintéresser de ces menus aspects de procédure, alors qu’il faut avancer, que l’ami Obama booste les réformes économiques, lance ses plans de paix et engage la réforme du système de protection sociale.

     

    Et bien, ça ne suffira pas. Inlassablement, les amis des droits de l’homme rappelleront que la torture est un crime, que le jugement qui repose sur des aveux obtenus sous  la torture ne vaut rien, et que le gouvernement qui organise ces violations des droits de l’homme se colle une maladie aux effets ravageurs.

     

    Meurtris, les innocents sortent de Guantanamo, alors qu’Obama va s’y empêtrer. Les réactions des parlementaires, des deux bords, montrent l'ampleur des résistances à regarder ce problème en face. Guantanamo est une honte pour les Etats-Unis.

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