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gochmole - Page 4

  • Syrie : Ca peut s’accélérer

    Il y a la bataille d’Alep, et il y a la diplomatie.

    Depuis le début, la Russie et l’Iran jouent une carte claire : soutien au gouvernement légitime dans le respect des frontières. Donc un appui sans faille aux objectifs du gouvernement syrien : la reprise de l’ensemble du territoire, contre Daech, et contre les autres groupes armés.

    Le grand évènement de ces derniers mois a été le retournement étasunien. Les dirigeants ont dû constater l’évolution militaire sur le terrain, qui écarte l’hypothèse d’un départ rapide d’el-Assad. Alors, basta… Le but prioritaire d’Obama est de faire élire Clinton, car Trump balayerait son maigre bilan en quelques mois, et il a décidé du repli US, abandonnant toute velléité sur la Syrie et se concentrant sur un seul point : le renseignement, pour éviter un attentat djihadiste aux US qui ouvrirait un boulevard à Trump.

    En Syrie, les groupes combattants ont compris qu’ils étaient lâchés par les US, et ils ne comptent plus que sur l’Arabie saoudite, le Qatar, les Emirats et la Turquie. La Turquie,… vraiment ?

    C’est le point focal de la visite d’Erdogan à Poutine. Bien sûr, il faut relancer le business, et bien des projets sont prêts… car ils avaient seulement été gelés. Mais Poutine, s’il s’est évidemment montré positif, a dit que ce serait « difficile ».  S’il veut le business, qui lui est indispensable, Erdogan va devoir faire des choix. En clair : peut-il maintenir sa politique syrienne, soit tout ce qu’il faut pour renverser le plus vite possible el-Assad ? En encore plus clair : Erdogan a-t-il aujourd’hui les moyens de faire autrement qu’Obama ? Outre le rapport de force diplomatique et économique, il y a la cohérence politique : alors que, maintenant, il joue tout sur la condamnation du coup d’Etat « organisé depuis l’étranger », peut-il s’afficher comme président turc voulant renverser le président syrien ?  

    Clinton la guerrière a averti que si elle était élue, elle romprait avec la politique syrienne d’Obama, et foncerait pour faire dégager el-Assad. Ce qui encourage à accélérer dans les six mois qui viennent.

    Kerry sera à la fin du mois en Turquie, alors suivons bien l’évolution jusque-là. Les relations vont rester grises, car on voit mal les US extrader Gülen et renoncer à leur appui aux Kurdes, les deux dossiers qui braquent la Turquie. Poutine, pour avoir une politique solide depuis le début, est en position d’engranger… C’est comme çà.

    Dans un entretien publié dans la presse russe avant la rencontre d’hier à Saint-Pétersbourg, Erdogan a tenu ces propos qui pèsent lourd : « La Russie est un acteur clef, très important pour l'instauration de la paix en Syrie. Ce problème doit être réglé avec des mesures prises en commun par la Russie et la Turquie. » C’est du pur diplomatique, mais ça annonce un bouleversement. Lors des déclarations communes, Poutine a affirmé que les relations entre les deux pays entraient dans « une phase tout à fait différente ».

    Et la France ? Incompréhensible, totalement sortie du jeu diplomatique,… mais amenée lutter sur son sol contre le terrorisme importé. Pas de problème, on revotera pour eux.

    syrie,terrorisme,russie,gochmole

  • Tout va bien : Notre Président est coiffé trois fois par jour

    810_001.jpgLa République est bien gouvernée. S’agissant d’une affaire stratégique, elle a été traitée au plus haut niveau : Sylvie Hubac, directrice de cabinet du président de la République, a sollicité les conseils d’un grand acteur du social, Faouzi Lamdaoui, pour dénicher le merlan de François. Il faut dire que François venant de la Corrèze, Sylvie et Faouzi ont fait le nécessaire pour l’inscrire dans le mouvement de l’histoire.

    Le problème était en effet stratégique : Dès 2012, François était menacé de la soixantaine le 12 aout 2014, avec la terrifiante invasion des cheveux blancs, ce qui avait de quoi sceller le destin de la France.

    - Mais des cheveux blancs à soixante ans, c’est normal !

    - T’es ouf ! C’est un drame pour la France…

    - Tu dois te détendre, et vivre avec ton âge…

    - Arrête ton cirque. La patrie capillaire était menacée. Déjà que ce mec n’a rien dans la tête, qu’allait-il se passer s’il n’avait rien dessus ?

    - Tu as raison, un séisme.

    - Sylvie et Faouzi ont été supers. Comme il fallait un merlan pour un crâne de corrézien, c’est le régional de l’étape, Faouzi, qui a fait le choix stratégique, un choix éclairé parce qu’il était client. Parfois avoir des cheveux bien noirs, comme une marque de fabrique, ça compte.

    - Pour moi, c’est une coupe par mois, soit 20 €.

    - Bon, pour ce qui est du cousin corrézien, Sylvie et Faouzi ont du un peu forcer : un CDD de cinq ans, pour une rémunération brute cumulée de 593 700 euros, soit 9 940,20 euros par mois.

    - Wahou ! C’est de l’époque où Aquilino avait droit à son cirage de pompes à l’Elysée ?

    - Oui, le socialisme triomphant.

    - 9 940,20 € brut par mois, outre les primes, c’est la paie d’un ministre. T’as pas l’impression de te foutre du monde, et en particulier du monde des contribuables ?

    - Non. Parce que notre ami n’arrête pas : il recoiffe le président tous les matins et autant de fois que nécessaire, à chaque prise de parole publique, week-ends compris.

    - Je repose ma question : t’as pas l’impression de te foutre du monde, et en particulier du monde des contribuables ?

    - En fait, si.

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  • Le retour du bon vieux PS

    La journée vécue hier compte, et pèse lourd. La Gochmole de Hollande, El Blanco et Camba vacille… et tombe,… et cette fin de monde est un boulevard pour le retour de Sarko. Je suis allé boire un coup avec mes vieux potes du PS, et dans la maison socialiste, ce n’est pas triste.

    Le problème « El-Blanco », ce n’est pas El-Blanco, qui est connu par cœur, c’est pourquoi Hollande l’a nommé. C’est la seule question qui compte. Et il ne l’a nommé ni pour ses compétences, ni pour ses vues politiques, mais parce que Hollande et les petits merdeux du PS – Montebourpif, Hamon, Peillon – avaient estimé que c’était le meilleur moyen de l’user, pour le neutraliser, et donc de garder leur petit pré-carré, leur épicerie, avant de redonner un coup à gauche quand s’approcheraient les élections de 2017… Quels visionnaires… Merci à ces marchands de soupe Montebourpif et Hamon de ne pas nous prendre pour des cornichons quand ils se la jouent maintenant « Moi, le peuple de Gauche… ». Si on a El Blanco, et toute sa politique destructrice des valeurs de gauche, c’est à cause d’eux.

    Cette décision affichée d’interdire les manifs marque la fin d’une trop longue séquence, à savoir l’instrumentalisation du pouvoir par Hollande et El-Blanco pour détruire les bases traditionnelles de la Gauche. Je n’ouvre pas le débat de savoir si ces bases sont bonnes ou non, je constate juste que Hollande et El-Blanco s’occupent avec systématisme de leur destruction. Sauf que ça casse, que ça casse beaucoup, mais sans atteindre les bases, car nos lascars sont de petits bras. Dès qu’on entre dans le vrai social, ils lâchent.

    Alors, El-Blanco va-t-il rester ou être remplacé par Cazeneuve ?  Et Hollande va-t-il remporter la primaire ? Au sein du PS, ce n’est plus le débat. L’option majoritaire, c’est que Hollande se présente et perd, ce serait parfait pour dégager le terrain et reconstruire la suite. S’il gagne, ce serait pour mettre en place un gouvernement médiatique et cosmétique, car tout le PS se focalise sur un seul sujet : repartir sur des solides bases – les vieux militants restés par ces temps hostiles – pour refaire une grosse majorité, et l’emporter lors du prochain congrès du PS. L’enjeu de pouvoir n’est pas 2017, mais de revenir aux bases du PS, pour reprendre en main la suite. Futur congrès du PS qui verra la victoire d’une majorité « frondeurs – Aubry », capable de repartir sur des grandes batailles. D’ici là, 2017 est un problème secondaire. La seule chose qui compte est de reprendre le pouvoir au sein du PS.

    Le retour de Sarko ? Plus que probable, avec une Marine en recul, et un Juppé pontifiant qui n’arrive pas à entrer dans le match.

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  • Manif interdite ? Heureusement, il y a l’état d’urgence…

    L’interdiction de la manifestation de l’intersyndicale n’a aucune chance de passer selon les critères classiques du droit, car il faudrait démontrer que les forces de police sont tellement débordées qu’elles sont incapables de faire face à l’action de casseurs. Heureusement, nous n’en sommes pas là. En revanche, c’est parce que nous sommes encore sous « l’état d’urgence » que le ministère de l’intérieur a de vraies marges de manœuvre. La question devient alors de savoir si, réellement, nous sommes encore sous l’état d’urgence. La manif pourra-t-elle aller à Nation ?

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    1Une liberté fondamentale

    La liberté de manifestation est l’une des plus essentiels et des plus fragiles car elle s’inscrit dans la contestation, et pose clairement la question des minorités dans la démocratie.

    Or, il n’existe pas de base constitutionnelle explicite. Le texte fondamental est le décret-loi du 23 octobre 1935, intégré dans le Code de la sécurité intérieure, à l’article L. 211-1 s.

    « Sont soumis à l'obligation d'une déclaration préalable, tous cortèges, défilés et rassemblements de personnes, et d'une façon générale toutes manifestations sur la voie publique ».

    Pour trouver une base fondamentale, il faut donc aller voir du côté européen, et là, c’et du miel… saut pour El-Blanco. 

    Le droit à la liberté de réunion et d’association est un droit fondamental et, à l’instar du droit à la liberté d’expression, l’un des fondements de pareille société (CEDH, Djavit An). Comme tel, ce droit couvre, à la fois les réunions privées et les réunions sur la voie publique et dès lors, il ne doit pas faire l'objet d'une interprétation restrictive (CEDH, Rassemblement jurassien et Unité jurassienne ;  CEDH, Karatepe )

    Les Etats doivent protéger le droit de manifester dans les lieux publics et prendre les mesures nécessaires afin d’assurer la jouissance effective de ce droit (CEDH, Chrétiens contre le racisme et le fascisme). L'Etat est le garant ultime du principe du pluralisme, ce qui conduit à reconnaitre à sa charge des obligations positives inhérentes à un respect effectif de cette liberté (CEDH, Informationsverein Lentia ; CEDH, Wilson ; CEDH, Ouranio Toxo). Ces obligations revêtent une importance toute particulière pour les personnes dont les opinions sont impopulaires ou qui appartiennent à des minorités, du fait qu'elles sont plus exposées aux brimades (CEDH, Bączkowski).

    2La déclaration

    La procédure de déclaration est définie à l’article L. 211-2 : 

    « La déclaration est faite à la mairie de la commune ou aux mairies des différentes communes sur le territoire desquelles la manifestation doit avoir lieu, trois jours francs au moins et quinze jours francs au plus avant la date de la manifestation. A Paris, la déclaration est faite à la préfecture de police. Elle est faite au représentant de l'Etat dans le département en ce qui concerne les communes où est instituée la police d'Etat.

    « La déclaration fait connaître les noms, prénoms et domiciles des organisateurs et est signée par trois d'entre eux faisant élection de domicile dans le département ; elle indique le but de la manifestation, le lieu, la date et l'heure du rassemblement des groupements invités à y prendre part et, s'il y a lieu, l'itinéraire projeté.

    « L'autorité qui reçoit la déclaration en délivre immédiatement un récépissé ».

    La procédure est donc particulièrement simple : il suffit, entre trois et quinze jours avant la date prévue, que trois personnes s’annonçant organisateurs adressent une déclaration écrite à la préfecture donnant leur identité et leur adresse, exposant le parcours et, très important, la thématique. C’est un régime simple, qui répond vraiment à l’idée d’un régime déclaratif. Avisées, les forces de l’ordre voient comment garantir l’effectivité et la sécurité pour les manifestants comme pour les tiers.

    3 – L’interdiction

    C’est l’article L. 211-4 qui prévoit les conditions dans lesquelles peut-être ordonnée l’interdiction de la manifestation :

    « Si l'autorité investie du pouvoir de police estime que la manifestation projetée est de nature à troubler l'ordre public, elle l'interdit par un arrêté qu'elle notifie immédiatement aux signataires de la déclaration au domicile élu ».

    Ce texte est recul sur la jurisprudence, plus généreuse… et ce depuis l'arrêt Benjamin du 19 mai 1933 : il ne peut y avoir d’interdiction que si la manifestation présente de tels risques que les forces publiques ne seraient pas en mesure de faire face.

    Toute manifestation dans un lieu public est susceptible de causer un certain désordre pour le déroulement de la vie quotidienne et de susciter des réactions hostiles, et le gouvernement doit apporter des éléments objectifs (CEDH, Oya Ataman).

    Il y a des manifestations qui regroupent plusieurs centaines de milliers de personnes, et une centaine de casseurs. Il faut prouver que les forces de police présentes ne sont pas en mesure de contenir l’action de ces casseurs sans laisser des dommages considérables. A l’heure où j’écris, il doit y avoir des discussions serrées à la préfecture, mais, pour dire les choses franchement, soutenir qu’à Paris la police n’est pas en mesure d’encadrer une manifestation organisée par les grandes centrales syndicales, qui ont leur service d’ordre, donne le sentiment que l’État est parterre.

    4 – Heureusement, il y a l’état d’urgence

    Déclaré le 14 novembre, l’état d’urgence a été prorogé trois fois par les lois du 20 novembre 2015, du 20 février 2016 et du 19 mai 2016 pour effet jusqu’au 26 juillet. Selon la divine communication gouvernementale, l’état d’urgence répond au péril immédiat que fait peser sur la France le caractère inédit et exceptionnellement élevé de la menace terroriste. Guerre contre le terrorisme ? Il parait que c’est encore vendeur.

    Et dans loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l'état d'urgence, on trouve le salvateur alinéa 2 de l’article 8 :

    « Peuvent être également interdites, à titre général ou particulier, les réunions de nature à provoquer ou à entretenir le désordre ».

    Il n’est plus question de manifestations « de nature à troubler l’ordre public » mais seulement « de nature à provoquer ou entretenir le désordre ». Donc, une manif de plusieurs centaines de milliers de manifestants est de nature à entretenir le désordre, nous sommes tous d’accord.

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    - Donc, c’est cuit ?

    - Que nenni, car il va falloir mettre la loi en procès. Il faut vérifier si les critères de l’article 1 sont effectivement réunis, pour autoriser des mesures aussi restrictives de nos libertés.

    - Et que dit cet article 1 ?

    - Il dit que l'état d'urgence peut être déclaré « soit en cas de péril imminent résultant d'atteintes graves à l'ordre public, soit en cas d'événements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique ».

    - Calamité publique, ça ne tient pas la route.

    - Exact. Donc, nous sommes sur la première donnée, à savoir « péril imminent résultant d'atteintes graves à l'ordre public ». Huit mois après les attentats de novembre 2015, et alors que de toutes les procédures administratives de l’état d’urgence, aucune n’a conduit à l’engagement d’une procédure judiciaire sérieuse, on peut se demander si la loi votée le 19 mai respecte bien à la constitution… Et je rappelle que le blog conteste dès le premier jour l’application de l’état d’urgence, car les services publics étaient tout à fait en mesure d’assurer l’ordre dans l’État, et qu’il ne fallait pas sur-réagir.

    - Alors une question prioritaire de constitutionnalité ?

    - Ce serait une pure blague, avec Fabius actuellement président du Conseil constitutionnel qui est un des acteurs de cette législation sur l’état d’urgence…

    - Donc…

    - S’il y a interdiction, il aura dans les heures qui suivent une procédure de référé-liberté devant le tribunal administratif (Art. L. 521-2 du code de justice administrative) et un recours dans la foulée devant le Conseil d’Etat. Ce sera au juge de se saisir de tous les éléments de fait et de droit pour trancher.

    - Si l’interdiction est maintenue ?

    - Étape suivante dans quelques années devant la Cour européenne des droits de l’homme…

    - Rien à plus bref délai?

    - Peut-être la réaction des manifestants interdits lors des prochaines élections…

    - Aïe, aïe, aïe… Mais il faut voter pour Hollande, c’est le rempart contre la méchante droite.

    - Oui, cette méchante droite qui n’a jamais interdit les manifestations pour la Palestine, ni les manifestations organisées par les grands syndicats.

  • Macron, tais-toi !

    Le mec insupportable, avec un melon comme ça, son parti politique sans structures, sans programme et sans cotisations, ses distractions fiscales… Moi, les autres, et le monde… Injuriant un demandeur d’emploi comme fainéant…, chiant dans les bottes de celui qui l'a nommé il y a quelques mois... J’ai beaucoup apprécié cette petite vidéo qui lui répond : pour aujourd’hui, « tais-toi !», et ton lendemain ce sera « je cours !».

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