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gochmole - Page 5

  • Bonne blague : La CGT ne serait pas représentative

    Après Juppé et Sarko, El Blanco a trouvé le big argument : la CGT, c’est une minorité, et donc, le pays ne doit pas subir le blocage d’une minorité. Il est exact que la France s’illustre par un faible taux de syndicalisation, estimé à 8 % de la totalité des fonctionnaires et des salariés, répartis en deux groupes quasiment égaux. Pas facile d’avoir les chiffres exacts, mais on se retrouve avec la CFDT à 750.000 adhérentes, la CGT à 700.000 et FO à 500.000. Des chiffres en baisse régulière depuis 30 ans. Au total, seuls 8% des salariés sont syndiqués.

    Ça, c’est pour les adhérents. Pour les élections professionnelles, le scrutin connait de bonnes participations, et la CGT se retrouve en tête : en 2013, les chiffres étaient de 26,7% pour la CGT, 26% pour CFDT et 14% pour Force Ouvrière.

    Alors, peut mieux faire ? Sûrement, mais il faut aussi comparer, et regardons du côté des politiques.

    Sarko voulait 500.000 adhérents pour Les Républicains, mais en 2015, il plafonnait à 170.000, devançant le PS à 131.000 et le FN à 60.000.

    Philippe Martinez a donc là aussi raison : « À elle seule, la CGT a plus d'adhérents que l'ensemble des partis politiques en France et c'est eux qui nous parlent de légitimité. Il y a des taux de participation bien plus importants aux élections professionnelles que dans les élections politiques ».

    Le dernier grand événement médiatique du monde politique était l’ascension du mont Beuvray par Montebourpif : environ 100 personnes, et trois députés, dont sa compagne. Et la presse a fait des tonnes sur cet événement fantastique.  

    L’adhésion populaire ? Au premier tour de la partielle de Strasbourg, avec un taux d’abstention de 77%, Eric Elkouby (PS) est en tête avec 6,66 % des électeurs inscrits, suivi par la candidat Rep à 4,15 %, le FN à 2,28 % et l’écolo à 2,02 %. Oki ? Le député sera-t-il représentatif ?

    Alors qu’en pense notre excellent El Blanco, un expert avec son glorieux 5,63 % à la primaire de 2012 ?

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  • Hollande : Quinze jours pour sauver sa peau

    9782253161226.jpgLe calendrier est assez simple : l’Euro commence dans quinze jours, et celui qui n’a pour ennemi que les puissances de l’argent a quinze jours pour briser la résistance des salariés CGT,… ou pour renoncer au misérable article 2 de sa loi travail, qui détruit les droits de salariés. Une problématique un peu plus redoutable que les saillies verbales et législatives contre les salafistes fantasmés, parce que là, on est dans la vraie vie.

    L’article 2, c’est la destruction des droits sociaux, donc de votre vie personnelle et familiale. Avec l’article 2, tout ce qui fait votre vie de salarié dépend du bon vouloir de votre excellent patron. Dans l’Etat de droit, les droits des personnes sont garantis par la loi, et cette loi n’est valable que si elle respecte les droits fondamentaux, sous le contrôle du Conseil constitutionnel et des juridictions internationales.

    - Tu vas travailler dans cette boite ? Tu es sûr ? Le patron est zarbi, et téléguidé par les fonds de pension…

    - Bon, on verra. De toute façon, mes droits sont garantis par la loi.

    Si l’article 2 est voté, c’est tout cet édifice protecteur qui tombe. Pour tout ce qui concerne la durée et l'organisation du travail, la primauté revient à la négociation d’entreprise. Donc la loi s’efface derrière l’accord local, et dans la réalité sociale, ces accords d’entreprise sont conclus sans les syndicats. Bref, chantage à l’emploi, délégués bidons, destruction des garanties, et contentieux immaitrisable, car il ne s’agira plus d’appliquer une loi, mais des milliers d’accords d’entreprise. Le patron roi, c’est le nouvel idéal socialiste.

    C’est parce que l’Assemblée bloquait sur cet article que El Blanco a engagé sorti le 49-3.

    Donc, tu dégages ton article 2, et tu laisses la loi comme référence. Cet article 2, c’est du hara-kiri législatif : le législateur renonce à édicter la loi, et abandonne ce pouvoir au chef d’entreprise, à charge pour lui de manipuler les salariés sur le mode : « c’est ça, ou je me casse ».   

    Sinon ? Sinon, la CGT tiendra, c’est évident. Alors, Monsieur 15% peut-il prendre le risque de zigouiller l’Euro ?

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  • Le drame de ma vie : Je vais devoir boycotter Elisabeth Badinter

    La loi, c’est la loi, notre meilleure amie, et notre devoir est de la défendre. Aussi, quand Benoit ou Gertrude perd pied et se radicalise, abandonnant la raison pour des théories destructrices, nous devons dire stop. D’où ce drame de ma vie de brave petit couillon moraliste de la Gauche bien-pensante : je vais devoir boycotter Elisabeth Badinter.

    Nouvel épisode du feuilleton Badinter… Je ne parle pas du guignolesque Robert, qui s’est fait dézinguer à l’Assemblée nationale, mais de Sœur Elisabeth de l’immaculée Laïcité, qui est à nouveau partie en guerre contre le voile, dénonçant l’islamisme des salafistes qui serait en train de tout gagner. El Blanco s’est enthousiasmé pour ce discours « lumineux »… Wahou, ça craint.

    Bon, mais le problème c’est que Sœur Elisabeth de l’immaculée Laïcité est aussi une wonderfull business-woman chez Publicis.

    La douce et tendre Elisabeth, fille du fondateur du groupe Publicis, Marcel Bleustein-Blanchet, est la première actionnaire du groupe, contrôlant 13,88 % de l'entreprise. Une bonne affaire, avec 240.000 € de rémunération par an, plus 5.000 € pour chaque conseil d’administration. Mais surtout un joli capital, et ses fruits délicieux. Lors de l’entrée en bourse de Publicis, Sœur Elisabeth de l’immaculée Laïcité avait vendu 10% de ses actions pour 175,8 millions d'euros. Pourquoi pas : être patron et de Gauche, ça se mérite. Et saluons aussi le sens de la famille : les deux enfants, Simon et Benjamin dirigent Médias & Régies Europe, une filiale qui s’occupe de la publicité du Monde, de Libération, de la RATP ou de la SNCF, et œuvrent aussi pour Mediavision. Ah l’école de la République,… tout au mérite ! Pas glorieux quand on passe son temps à faire la leçon aux autres,... mais tout ceci, comme dirait notre ami Chirac, ça m’en touche une sans faire bouger l’autre.

    Là où ça se complique, c’est que le Publicis de Sœur Elisabeth de l’immaculée Laïcité vient de passer un marché pour aider l’Arabie Saoudite à redorer son blason, un peu terni il est vrai. Un gros marché que se partagent Publicis, Image 7, Edile Consulting et une autre agence pas encore dépistée.

    Pour ce travail moralement nickel, on trouve du joli monde, tout en (tur)lutte contre les intégristes…

    Chez Edile Consulting, la patronne est Sihem Souid, qui a été la porte-parole d'Arnaud Montebourpif, et qui pleurniche sur la sympathique famille Saoud : « Les Saoudiens sont incompris des Français, beaucoup de préjugés infondés sont véhiculés dans les médias, ils veulent faire tomber ces clichés »

    Chez Publicis, celui qui mène la barque saoudienne est Roman Abreu, un ancien de Delanoë, passé par le cabinet de Fabius, avant d’atterrir chez Publicis, comme directeur des affaires publiques. Pas trop loquasse, le camarade : « Mon rôle est de gérer les relations presse de l’Arabie Saoudite en France, d’assurer sa communication sur les réseaux sociaux et de mettre en contact ses représentants avec diverses personnalités publiques. L’idée est de montrer que nous sommes dans une relation de transparence avec ce pays, que ce n’est pas non plus la Syrie ».  

    Voilà donc tout le problème. Sœur Elisabeth de l’immaculée Laïcité fait le show Gauche laïcarde dénonçant les renoncements devant les inégristes, alors que sa firme en fait des tonnes pour truander l’opinion quant au rôle réel de l’Arabie Saoudite.

    Pour en savoir plus, il faut aller sur le site de L’Independant, et lire cet article : Une des plus grandes agences de publicité du monde est accusée d'avoir aidé l'Arabie Saoudite à « blanchir » son bilan sur les droits de l’homme à propos du plus grand plan d’exécutions de masse du Royaume depuis 30 ans », à savoir les 47 exécutions du début janvier, le blog avait souligné l’importance de ce crime. L’Independant explique que le texte publié dans Newsweek a été signé par Adel bin Ahmed Al-Jubeir, le ministre des affaires étrangères saoudien, alors qu'en en réalité il a été rédigé et vendu par Publicis. Ah oui, des peines de mort à la tonne blanchies par Publicis de Badinter ? Les valeurs de la Gauche… Et quels arguments ? On s’en doute : « la guerre contre le terrorisme ». Ils sont indécrottables…

    L’ONG Reprieve a dénoncé cet article, en écrivant à Maurice Lévy, le PDG de Publicis, déplorant que son agence soit « dangereusement impliquée pour aider le gouvernement saoudien à défendre l'exécution d’opposants politiques non-violents ».

    Publicis a répondu en langue de bois via son avocat, et je me dois aussi de poser cette question à Sœur Elisabeth de l’immaculée Laïcité :

    - Ma sœur, le 2 janvier, l’Etat d’où partent les plus grandes sources de financement de l’intégrisme et du terrorisme, a procédé à l’exécution de 47 personnes, dont il est évident qu’aucune ne méritait la mort, et ton agence maquille ce crime de masse en un acte de guerre contre le terrorisme. Ma sœur, ça te gratouille ou ça te chatouille ? 

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  • Enterrement de première classe pour la déchéance de nationalité

    _wsb_324x681_Ogawa.jpgLe 16 novembre 2015, trois jours après les attentats de Paris, Hollande nous avait gratifié d’un magnifique discours du Congrès reposant sur cette somptueuse erreur d’analyse : « La France est en guerre ». Et parmi les mesures annoncées pour faire face à cette guerre, figurait comme morceau de choix la constitutionnalisation d’une proposition du FN, la déchéance de nationalité. Un discours unanimement applaudi, avec standing ovation, et toute la smala des commentaires habituels… mais qui était un échec annoncé.

    De fait, après maintes contorsions de ce sinistre projet, le Sénat, ce 17 mai 2016, a adopté un texte en contradiction parfaite avec celui obtenu de justesse à l’Assemblée nationale, barrant la route de la modification de la Constitution, et dézinguant le discours du 16 novembre 2015. Pas de déchéance de nationalité dans la Constitution : ça se fête !

    On commence par le discours d’Hollande : « Cette révision de la Constitution doit s’accompagner d’autres mesures. Il en va de la déchéance de nationalité. La déchéance de nationalité ne doit pas avoir pour résultat de rendre quelqu’un apatride, mais nous devons pouvoir déchoir de sa nationalité française un individu condamné pour une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ou un acte de terrorisme, même s’il est né français, je dis bien « même s’il est né français » dès lors qu’il bénéficie d’une autre nationalité. »

    En ligne de mire, les doubles nationaux, rangés dans le camp des possiblement terroristes... Problème !  Ont suivi les critiques fâchées de la bonne gauche, et l’Assemblée nationale a voté la déchéance pour tous les Français, et tant pis s’il faut créer des apatrides,… alors que l’interdiction pour un État de créer des apatrides relève du droit international coutumier.

    Le texte est allé au Sénat qui, respectueux du droit international, a refusé de créer des apatrides, et est revenu à la proposition initiale d’Hollande sur la déchéance de nationalité limitée aux doubles nationaux. S’ensuit une grosse colère d’El Blanco,… oubliant que ce qu’a voté le silence de la proposition initiale de Hollande… qui d’après les sondages recueillait 90 % d’opinions favorables…

    Tout ceci est désormais dépassé : pour que la Constitution soit modifiée, il faut réunir les deux tiers des parlementaires, et c’est donc définitivement planté.

    Voici donc une belle victoire politique donnée aux terroristes, qui obtiennent le spectacle d’un président ridiculisé, d’un parlement impuissant et d’une opinion médusée. Ce dans un pays « en guerre ».

  • Zut, Hollande a rétréci !

    J’étais hier soir très inquiet découvrant notre valeureux président Hollande rétréci, une tête de moins que les braves gens qui l’entouraient au salon de l'agriculture… Qué pasa ?

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    Heureusement, mes amis du Sinistère de l’intérieur m’ont rassuré : ces 200 braves gens n’étaient pas des agriculteurs, mais des fonctionnaires de police, recrutés sur la base 1,85 m et une médaille aux arts martiaux, avec un effectif cinq fois supérieur à ce qui se fait d’habitude. Bref, Hollande se contrefiche de la dernière saillie de Aubry (Genre : cinémathèque ; rayon : western glamour), mais il fait dans son froc présidentiel devant les agriculteurs. Dont acte.

    Ayant été adjoint au maire chargé des affaires agricoles dans le petit village de mon enfance, je n’ai pas trop de difficultés à distinguer les argentiers qui dirigent les syndicats et les éleveurs de terrain, qui se font berner ad vitam aeternam, comme des enfants de chœur. De même, il est évident qu’il y avait parmi les siffleurs et les hurleurs, nombre de petits cinglés du FN, de la vieille carne réactionnaire qui n’a pas encore appris l’usage des mots.

    Oki.

    Mais Hollande se rend-il compte à quel point il met à bas la fonction présidentielle ? Attention, l’ami… Le pouvoir ne t’appartient pas. Tu es locataire précaire, et nous, on te demande de faire respecter la Maison par les graines de fachos.

    - Ça te dépasse ?

    - Euh… Je ne crains rien !

    - Alors, c'est pour ça que tu parles sous un parapluie quand tu es dans un hall fermé ? 

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