Avertir le modérateur

gochmole - Page 9

  • Le café de Hollande chez Lucette Brochet : Médaille d’or du bidon !

    L’image était bien belle d’un président proche des gens, profitant d’une visite en Lorraine pour aller saluer une gentille retraitée de 69 ans, et parler avec elle de son logement. Un joli moment de vie simple,… sauf que tout était bidonné comme le montre cette excellente vidéo de Salhia Brakhlia et Fanny Morel, pour BFM. Une franche rigolade assurée… mais en fait, c’est quand même catastrophique sur le niveau politique en France. 

    Hollande-chez-Lucette-un-coup-de-com-ultra-prepare.jpg

    Ce mec nous fait honte 

  • Ce farfadet de Varoufakis

    La grande victoire grecque « de Gauche », c’était il y a à peine un an, et tout allait changer : les nouveaux dirigeants de la Grèce allaient dresser les forces de l’État contre la mécanique libérale, et autres conneries du même genre.

    Un an plus tard, le peuple grec est humilié pour avoir dû tout lâcher quelques jours après un référendum qui concluait à ne rien lâcher, le « gouvernement » grec a accepté de mettre en œuvre un accord négocié en secret et jamais publié, bafouant le rôle du Parlement, ignorant l’idée de souveraineté, ce pour récupérer sept misérables milliards et les refiler une semaine après pour payer d’autres dettes bancaires. Ce de la part d’un gouvernement qui, au nom de la solidarité des peuples, a renforcé sa coopération avec Israël.

    Le grand leader révolutionnaire Alexis Tsipras est devenu le pote de Hollande, et quant au héros des bobos, Yanis Varoufakis, qui vote oui, qui vote non, se ridiculise avec un Plan B comme Bidon, qui abandonne ses électeurs, et fait le beau à côté d’un commercial d’Habitat, il cherche maintenant à se faire un peu de gratte avec des conférences. Conférences qui doivent être absolument passionnantes, venant d'un mec qui a tout misé à côté, et qui s’incarne parfaitement dans le tableau des vaches qui regardent passer les trains.

    grèce,gochmole,trahison

    Le gouvernement grec et la finance européenne

     

    C’est l’hebdo athénien Proto Thema qui a publié un échange de mails avec le London Speaker Bureau, une agence spécialisée dans le placement de personnalités, indiquant que les « frais standards de M. Varoufakis sont de 60 000 dollars [54 140 €] pour les engagements hors d’Europe », avec transport « en business class ». En Europe, ses tarifs sont entre 5 000 dollars, et à 1 500 dollars pour les interventions en université, selon l’hebdomadaire.

    Varoufakis a aussitôt répliqué sur son blog sous le titre « Transparence partout », en listant une série d’interventions effectuées entre septembre et octobre. Oki.

    On trouve d’abord une série de réunions politiques ou universitaires, et le mec met en avant que c’est gratuit ou presque… Il serait quand même incroyable qu’un homme politique se fasse inviter à des réunions politiques à condition d’être payé, et pour ce qui est des rencontres dans d’autres universités, tous les universitaires se déplacent gratis et en classe éco, arrêtez le délire. Le lascar se fait sa pub « genre : moi et la vertu », alors qu’il est au standard.

    On trouve ensuite les conférences payantes, 24 000 € pour une interview de 22 minutes, le 27 septembre, sur la télévision publique italienne RAI  – 1000 € la minute, pas mal – et 28.800 € pour une réunion à Singapore, voyage en classe affaire.

    Avec cette petite précision que les sommes indiquées le sont après paiement des cotisations sociales et des impôts. Précision qui n’est pas un détail, car les cotisations sociales et impôts représentent environ 50 % des sommes perçues, ce qui veut dire que la rémunération perçue était du double. C’est donc bien Proto Thema qui a raison, avec plus de 50 000 € pour une conférence. Pas plus compliqué.

    La conclusion ? C’est simple : ce mec est vraiment nul, car il fait à peine la moitié du tarif de Sarkozy...

    Ceux qui, à Gauche, sont encore vivants – et ils sont nombreux – persuadés que la solidarité doit être le centre de la vie sociale et économique, doivent se préoccuper d’abord du débat d’idées, au lieu de frétiller devant la question des leaders et des élections. La Gauche est par terre, et c’est une doctrine qu’il faut reconstruire. Si on ne trouve pas de doctrine, on devra tirer le rideau. Et pour ce qui est des pseudos leaders, de Hollande à Varoufakis ils ne sont que des marchands du temple, à virer sans ménagement.    

    grèce,gochmole,trahison

  • Des images insoutenables, mais le devoir du blog est d’informer

    Dix milliards d'euros de contrats conclus entre la France et l'Arabie saoudite.... Et le gouvernement qui fait son petit coq...

    L’Arabie Saoudite sent tellement le gaz que les Etats-Unis (Amérique du Nord, Territoire indien occupé) ont pris leurs distances. Le financement des attentats du 11 septembre, et du reste, devient un secret de polichinelle. Les US se cassent, et personne pour prendre la suite ?… Si ! Arrive sur son chameau, le looser en chef, président casqué devant l’éternel, le grand soldeur des valeurs de la République, prêt à tout pour retrouver le demi-point de croissance qui lui redonnerait deux points dans les sondages. Après plusieurs gros contrats d’armement, dont ceux passés en sous-main pour le Liban et l’Egypte, la France apporte son soutien complice - dix milliards € de contrats - à ce pays grand violeur de droits de l’homme, ignorant de l’existence des femmes, et financeur de tout ce qui détruit les Etats : le terrorisme, de puissants groupes djihadistes de Syrie, et  – grâce au beau matériel militaire français – une guerre illégale et meurtrière au Yémen, assumant le morcellement du pays et toutes ses conséquences.

    Voici donc ces photos, et – s’il vous plait – veillez à ce qu’elles restent inaccessibles aux enfants.

    2086756_202_a1-22471207-122471207_800x400.jpg

    XVM222bf134-71bb-11e5-93dd-8d653aca1530.jpg

    52304299.jpg

  • Loi sur le renseignement : Gloire et honneur au valeureux Barreau de Paris

    Pour tout observateur honnête de l’évolution du droit en France, il est clair que la Gauche molle de notre président casqué est allé beaucoup plus loin que ne l’avait fait Sarkozy dans l’atteinte aux libertés. Et ce ne sont pas les enfants qui se sont trouvés au commissariat pour avoir refusé de faire allégeance au fécal Charlie qui vont me démentir.

    CB6cMYHXIAEP2P_ (1).png

    Le fait le plus marquant restera le vote, rendu possible par l’instrumentalisation de l’émotion post-Charlie, de la loi sur le renseignement. Sarko et Guéant en avait rêvé, mais n’avaient pas osé. Hollande l’a fait, et c’est une pièce qui pèsera dans le dossier de l’accusation lors de son procès.

    Cette loi ne présente pas le moindre intérêt dans la lutte contre le terrorisme international. L’Etat, parfaitement instruit des risques du terrorisme international, dispose de longue date du cadre juridique et des moyens techniques pour prévenir et agir. Il est désolant de voir Hollande amplifier la méthode Sarkozy : à chaque événement malheureux, on annonce une réforme de la loi, comme si chaque événement montrait que l’État est pris au dépourvu… Excellent pour gagner des voix dans le match de la politique de la peur, mais consternant en termes de responsabilité.

    En revanche, cette loi est très efficace pour donner au pouvoir politique les moyens de s’immiscer dans votre vie privée, pour lui permettre de conduire ses misérables actions répressives et de contrôler de l’opinion. Je me rappelle la réflexion d’une amie qui au lendemain des assassinats des journalistes de Charlie : « Maintenant, Hollande a tout pour voter les lois de Sarko».

    Écoutons - sans écoutes - Pierre-Olivier Sûr, mon pote le bâtonnier de Paris : « La loi sur le renseignement est un texte qui représente à nos yeux un double mensonge d’État. En faisant croire qu’il s’agit de protéger la nation contre le terrorisme, alors que son spectre est infiniment plus large. Et ensuite, en garantissant son contrôle par un juge alors que le seul juge des libertés est le juge judiciaire et qu’en l’espèce, c’est le juge administratif qui a été choisi. Non pas le tribunal administratif, ou la cour d’appel, mais le Conseil d’État dont la saisine apparaît inaccessible, y compris aux professionnels du droit ». 

    Notre facétieux Conseil constitutionnel avait jugé le 24 juillet que « le législateur avait prévu des garanties suffisantes pour qu’il ne résulte pas du texte de loi  une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée, au droit de la défense et au droit à un procès équitable, y compris pour les avocats et les journalistes ». Ils sont trop mignons… « Aucune disposition constitutionnelle ne consacre spécifiquement un droit au secret des échanges et correspondances des avocats et un droit au secret des sources des journalistes ». Parfait, les amis. On en parlera devant la Cour européenne des droits de l’homme, au regard de l’interprétation de l’article 8. Une rédaction parfaite : le principe, et les limites: 

    « 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance.

    « 2. Il ne peut y avoir ingérence d’une autorité publique dans l’exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu’elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l’ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d’autrui.

    Tout est donc dans proportionnalité des atteintes, et le sérieux des garanties offertes, lesquelles doivent être suffisamment efficaces pour que le droit soit effectivement protégé.

    libertés,vie privée,gochmole,cedh

    Or, la loi Hollande, c’est d’abord, le flou, clé de l’arbitraire. La loi donne pouvoir à la police de contrôler outre la lutte contre le terrorisme, « la défense ou la promotion » de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire, des intérêts majeurs de la politique étrangère, des intérêts économiques, industriels et scientifiques majeurs de la France, la prévention de toute forme d'ingérence étrangère, la prévention aux atteintes à la forme républicaine des institutions, des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique… Encore une fois, on joue avec le terrorisme pour mieux contrôler l’économie et le social. Petits malins…

    Ensuite, le problème aigu est la faiblesse des contrôles. La loi institue toute une série d’outils techniques, à partir de ses terribles algorithmes qui vous font entrer dans des catégories du simple fait de votre curiosité informatique, sans aucune évaluation de vos intérêts réels. Ma vie gérée par un algorithme prédictif… Quelle poisse… Quand je pense que j’ai voté Hollande pour faire barrage à Sarko…

    Enfin, les avocats rejoignent les inquiétudes de la presse, à propos du secret professionnel. Le service écoute quelqu’un, et si cette personne s’adresse à un journaliste ou un avocat, toutes ces communications protégées par le précieux secret professionnel passent à la trappe. Le bâtonnier de Paris explique : « Le secret professionnel ne place pas l’avocat au-dessus des lois mais on doit prendre en compte la spécificité de son travail, ne pas aller chercher, en fracturant le secret, des renseignements sur des actes qu’il aurait pu commettre et qui, par capillarité, risquent de nuire à la défense de son client. Il faut donc que les premiers actes d’investigation soient particulièrement contrôlés, notamment par le président du tribunal de grande instance. Ce texte ne garantissant pas le secret professionnel des avocats, il devrait être purement et simplement censuré. Il y a une grande jurisprudence sur les libertés publiques à la CEDH qui aujourd’hui est créatrice de droits, exemplaire au point de révéler que notre droit français a un temps de retard. »

    Le système étant totalement bloqué en interne du fait de la décision du Conseil constitutionnel, ce sera donc à la Cour européenne des droits de l’homme de trancher. A prévoir une nouvelle humiliation de l'Etat, sanctionné par le juge européen. Mais Hollande s'en fout : cela prendra du temps, et la seule chose qui l'intéresse, c'est d’être au deuxième tour face à Le Pen en 2017. 

    d6yczz.jpg

  • Fonction publique : Le mythe de l’emploi à vie

    Le porte-parole du MEDEF au sein du Gouvernement appelle à revoir le statut de la fonction publique pour mettre fin à « l’emploi à vie ». Tous ses amis applaudissent et c’est parti pour un grand moment d’illusion collective,… car il n’existe aucun droit à un emploi à vie dans la fonction publique.melleray-droit-fonction-publique-z.jpg

    Grosso modo, ce sont les mêmes règles que dans une entreprise privée, simplement pour une entreprise assez stable, et normalement préoccupée de social. Dès que l’on entre dans les mesures techniques c’est un peu compliqué, car il y beaucoup de monde, soit 5,5 millions d’agents, répartis en trois ensembles : 2,5 dans la fonction publique d'Etat, 1,9 dans la fonction publique territoriale et 1,1 dans la fonction publique hospitalière, mais le fond est commun. Le régime de base est la loi de 1983, pour la fonction publique d’État, qui a été adapté aux collectivités territoriales en 1984 et à la fonction publique hospitalière en 1986. Ces cadres législatifs ne cessent d’évoluer, car le Gouvernement doit en permanence adapter le service public.

    - Alors, le licenciement comme dans le privé ?...

    - Oui, tout à fait.

    Motif personnel

    Schématiquement il y a trois régimes de licenciement pour motif personnel :

    - l’insuffisance professionnelle, qui n’entre pas dans le registre de la faute, mais tire le constat objectif de la situation d’un agent ne répondant pas aux critères professionnels attendus ;

    - la maladie qui se prolonge, conduisant à faire le constat d’une inaptitude physique à tout emploi dans la fonction publique ;getpicture.jpg

    - la faute disciplinaire, sanction d’un comportement déviant au regard des obligations du fonctionnaire, et qui, selon sa gravité, peut aller jusqu’au licenciement.

    À signaler que, sur le plan personnel toujours, la loi encourage la mobilité des fonctionnaires, en permettant des affectations provisoires externes, dans le public ou dans le privé. À la fin de cette période, l’administration doit veiller à retrouver un poste à cet agent. Elle fait trois propositions, mais si l’agent refuse, il est rayé des cadres, et la fonction publique, c'est terminé pour lui.

    Dans le même esprit, on trouve la procédure de radiation des cadres pour absence injustifiée.

    Ne croyez surtout pas que ces procédures de type individuel sont rares. Elles sont très fréquentes, pour s’en convaincre il suffit d’aller faire un tour au tribunal administratif pour constater que ces questions occupent le rôle de nombre d’audiences.

    Motif économique

    Un agent de la fonction publique n’a pas de droit à l'emploi, entendu comme à un emploi à vie ou au maintien sur son emploi. La règle est la distinction du grade et de l’emploi.

    L’emploi, c’est une donnée objective liée aux nécessités du service. Pour répondre aux attentes des usagers, le service public finance un certain nombre d’emplois, qui sont en fait des postes de travail. Par exemple, il existe pour tel commissariat ou tel hôpital, tant d’emplois de flics ou d’infirmières. C’est ce qui est nécessaire pour que ça tourne.9782297024396_zoom.jpg

    Les emplois sont classés dans des « corps professionnels » ou des « cadres d’emploi », qui sont organisés en grade. L’administration définit des filières de manière organisée et hiérarchique, en tenant compte des diplômes et des qualifications.

    Chaque agent, en fonction de ses capacités, a droit à un grade, qui lui ouvre la possibilité d’exercer sur un poste de travail correspondant… mais ce à partir du moment où un tel poste est disponible. Donc vu mon diplôme d’infirmière et une formation spécifique, j’ai le droit d’exercer telle fonction dans un hôpital… dans la mesure où l’hôpital a créé un tel poste, ou le maintient.

    L’agent a donc droit à un grade, qui est lié à ses qualités personnelles, mais contrairement à ce que soutient le représentant du Medef au Gouvernement, il n’a pas de droit à son emploi. C’est l’administration qui est maître des emplois, qui peut les créer, les faire évoluer ou les supprimer.

    - Mais, la suppression d’un emploi, c’est un licenciement économique !

    - Exactement. Et s’il y a peu de suppressions d’emplois, c’est parce que le service public doit répondre à des besoins importants et assez stables.

    - Par exemple ?

    - Un flic n’a pas droit à son emploi, mais on a toujours besoin des flics, et personne n’envisage de supprimer des emplois de flics. Alors si le flic ne commet pas de faute disciplinaire, se montre compétent et est en bonne santé, il continue sa carrière logiquement. Où est le problème ?

    - C’est la prime à l’immobilisme…9782729880026.jpg

    - N’importe quoi. Si vous exercez dans une grande entreprise privée, qui est sur un secteur économique stable, et que vous faites bien le travail, vous le ferez sur une longue carrière... On ne va quand même pas casser des carrières arbitrairement, comme des sacrifices à la déesse Flexiblité… De plus, le flic n’a pas droit au maintien de l’emploi qu’il exerce. Le service public est en évolution, comme la société, et l’administration fait évoluer les emplois. Et celui à qui ça ne plait, pas, il se casse.

    - Tout ça c’est du bla-bla. En pratique, il n’y a jamais de licenciements économiques dans la fonction publique !

    - Entre 2013 et 2014, 22.085 emplois publics d’Etats ont été supprimés. Un joli plan social… et surtout du côté du ministère de la Défense.

    - Comment se passe un licenciement économique dans la fonction publique ?

    - Comme chez un employeur qui est socialement correct. Si l’emploi est supprimé du fait d’une restructuration, l’agent se voit proposer d’autres postes qui se sont libérés, ou est placé en réorientation professionnelle, en vue d’une réaffectation. À l’issue du processus, l’administration doit proposer trois postes, et si l’agent les refuse, il est licencié et peut aller s’inscrire au chômage.

    - Donc, le représentant du Medef au Gouvernement dit n’importe quoi ?

    - Oui. 

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu