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macronie - Page 4

  • Macronie : Notre bon prince a reçu le gland et généreux Schwarzenegger

    Pendant que l’inénarrable Gégé se rend à Calais pour s’exprimer avec mépris et violence sur la question des migrants - des êtres humains comme lui mais fracassés par la destruction de leur pays et de leur famille - et que le trop drôle Monsieur Hulot est entrain de solder son fonds de commerce (taxes sur l’essence, gaz de schiste, sable de baie de Lannion, abattage de loups..), le sympathique service de presse de l’Elysée nous a avisé de la publication de photographies du couple princier, comme toujours très au-dessus de ces plébéiennes contingences. Des photos autorisées ? un événement rare, et donc d’importance.

    En effet, vient d’être lancé le premier tour de la conférence sociale, qui doit refondre le Code du travail, et le couple princier tenait à être pris en photo avec les leaders des centrales syndicales qui, après l’écroulement des partis politiques, restent les seuls grands organismes structurant le pays… ce pays qui a tant besoin de cohésion.

    - Des photos avec des syndicalistes,… mais t’es malade !

    - Euh, skuz, je me suis trompé dans mes fiches…

    Les photos princières, c’est pour l’accueil d’Arnold Schwarzenegger, une puissance intellectuelle et un visionnaire politique. Le thème de la rencontre était le bonheur de l’humanité. Notre bon prince a, comme le monde entier le sait désormais, illuminé la réunion par son intelligence et sa grandeur d’âme, alors la princesse était ravissante dans un ensemble bleu ciel, nous rappelant la Jackie des belles années.

    L’équipe politique du blog attend les futures photographies autorisées par le service de la propagande en marche, et vous tiendra fidèlement informés des bonnes nouvelles qui annoncent votre bonheur à venir.

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    Mais Dieu qu'il est intelligent... Combien est grande notre chance !

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    Mais Dieu qu'elle est charmante... Combien est grande notre chance !

  • La lessive Macron

    Dans Envoyé spécial sur France 2, diffusé jeudi 11 mai, on pouvait entendre cette phrase de celui qui n’était pas encore Prince de l’Elysée, sur la folie médiatique de sa campagne : « Je fais vendre, comme une lessive ». Bon. Le message a été (presque) compris.

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  • La France en marche vers de gros problèmes

    9782914933346FS (1).gifIl faut laisser sa chance à cette équipe, mais on n’est pas obligé d’être benêt en politique alors que ce que nous voyons ne peut que nous inquiéter.

    Faire de la politique, c’est dégager des principes d’action pour le pays, organiser des équipes solides, et profiter du temps béni des élections pour faire du consensus autour de ce programme, en soudant de fortes majorités.

    Nous en sommes loin.

    Macron a bien gagné la présidentielle, mais ce sont d'abord les partis institutionnels qui l’ont perdue. Alors qu'ils ont planté le pays, ils n’offraient pas d'autre alternative que leur maintien : les primaires ont joué comme une destruction, destruction bien méritée.

    La partition unique, c’était « moi, rempart contre Le Pen », cette Le Pen qui pourtant n’a jamais présenté le moindre risque politique. Donc, il faut voter contre Le Pen pour être un bon citoyen. Le soir du second tour, combien d’électeurs de Macron auraient-ils pu donner les bases de son programme ? Degré d’adhésion : marginal.

    La partition unique pour les législatives c’est « donnez-lui une majorité ». Toute réflexion politique est formellement déconseillée, et la campagne se déroule dans l'indifférence totale. Degré d’adhésion : zéro.

    Confronté au réel du terrain électoral, le FN se prépare à se ramasser. Le PS et les Rep ne font aucune campagne nationale, chacun tentant sa chance dans son coin. Et les électeurs de Mélenchon peuvent méditer sur l’impossibilité de changer le jeu politique à partir de l’ultra-personnalisée présidentielle.

    Ajoutez un pays qui n'en peut plus de subir la campagne électorale depuis septembre 2016… avec 90 % pour des chicayas interpersonnels.

    Le match est fini : ce sera une majorité absolue pour En Marche, mais pour aller où ?

    L’économie est confiée à Le Maire, ministre de Sarkozy ; le social à la patronne Muriel Pénicaud, avec comme directeur de cabinet, Antoine Foucher, ancien directeur général adjoint du Medef ; les comptes publics à Gérald Darmanin, porte-parole de Sarko en 2014 ; le tout dirigé par un ancien boss de chez Rothschild, affectueusement appelé le Mozart de la finance. Aussi, le programme qui nous attend est clair, et personne ne pourra être surpris.

    Pour ce qui est des libertés, c’est également super. Le Prince profite de l’absence de l’Assemblée pour restructurer la lutte contre le terrorisme, qui est quand même un sujet d’intérêt national, me semble-t-il. Et aucun candidat ne proteste contre cette marginalisation des représentants de la nation... Le Prince a par ailleurs décidé de transformer l’état d’urgence en droit commun, ce qui fait entrer notre pays dans un régime d’exception s’agissant des libertés et du contrôle judiciaire. Le juge judiciaire qui ne sera plus garant des libertés individuelles ? Mais pourquoi faudrait-il s’arrêter à cela ? Remarque aussi à propos de la fumette du shit, qui va devenir une contravention, comme un délit routier. Moi qui croyais que l’usage des stupéfiants était un problème de santé publique... Et pour les migrants qui reviennent à Grande-Synthe, la consigne de l’excellent Collomb est de multiplier le nombre de flics pour que les mecs ne puissent se poser.

    - C’est exactement inhumain...

    - Non, c’est progressiste.

    Pour faire tout cela, le Prince ne va pas s’embarrasser de débats parlementaires. Sa majorité de godillots lui donnera les mandats pour procéder par des ordonnances, et on trouvera tous les experts nécessaires pour nous expliquer que les ordonnances sont démocratiques.

    S’ajoute la moralisation, avec un message qui me glace : en Macronie, respecter la loi ne suffira pas, il faudra se plier aux règles morales. Le projet de loi de moralisation est exactement en phase avec l’institutionnalisation de l’état d’urgence : dans un cas comme dans l’autre, il va falloir apprendre, pour être tranquille, à en faire plus que respecter la loi. Respecter la loi et vivre sa vie, ça ne va plus : il faut désormais obéir. La Macronie bascule vers une théologie morale bien inquiétante… Avec le gag d’avoir confié cette tâche au MoDem qui, n’ayant pas une thune, vivait d’expédients et se trouve désormais au centre d’une enquête dirigée par le parquet de Paris.

    Gouverner la France, ça ne marche pas comme ça. Une politique très à droite, et un soutien résigné sans adhésion, ça ne peut pas mener loin.

  • Macronie : conseil des ministres, ou conseil d’administration des affaires de la bourgeoisie ?

    Le gouvernement, comme « conseil d’administration des affaires de la bourgeoisie », c’est de Marx, et en ces périodes de politique avachie, cela fait du bien de se restructurer le sur-moi en lisant les grands auteurs. C’est notre ami, Bruno Guigue, qui a vu juste en appliquant cette formule au gouvernement du prince banquier.

    La politique institutionnelle est parterre – pas un pour relever l’autre, pas un – et il faut chercher chez ceux qui n’ont aucune chance d’être élu ou nommé dans un cabinet pour retrouver une vraie puissance d’analyse. Voici donc que ce texte de Bruno, publié dans Afrique-Asie de ce mois de juin, à diffuser tous azimuts.

    NB (Qui n’a – presque – rien à voir) : En Marche ! et le PS ont renoncé à présenter des candidats contre El Blanco, mais ce mec est en train de se faire accrocher par une vraie candidate. Dégager El Blanco est de salubrité publique, votez Farida Amrani. 

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    Élection d’Emmanuel Macron:

    Avec les compliments du Cac40, de l’OTAN et de la Françafrique

    Par Bruno Guigue

    Sauf pour ceux qui croient encore aux vertus de la démocratie bourgeoise, la victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle ne fut pas une surprise. Car le dandy de la finance n’a pas seulement été coopté par l’oligarchie. Le chantre de l’ubérisation de la société n’a pas seulement été choyé par des médias aux mains d’une poignée de milliardaires. Comme si cela ne suffisait pas, on a assisté, dans la dernière ligne droite, à une campagne marketing impressionnante. Lancé sur le marché comme une savonnette, le godelureau du Cac40 a effectué une véritable OPA sur l’Elysée.

    Victime de ses casseroles, l’ambition présidentielle de M. Fillon a explosé en plein vol. Cette éviction du candidat de droite eut deux conséquences. Elle a ouvert un espace politique au social-libéralisme de M. Macron, et elle a offert la deuxième place à Marine Le Pen. Au deuxième tour, comme prévu, le repoussoir lepéniste a joué son rôle à la perfection. Elaborée par François Mitterrand dans les années 80, la stratégie de l’épouvantail d’extrême-droite a une vertu irremplaçable. Face à la bête immonde, elle transforme n’importe qui en héros national.

    Emmanuel Macron en a pleinement bénéficié, et le freluquet qui s’époumonait en meeting sous les applaudissements télécommandés de groupies impubères est devenu le sauveur de la démocratie. L’invocation anachronique du péril fasciste, la séquence médiatique Oradour-sur-Glane et la culpabilisation de l’électorat de gauche ont fait merveille. En jouant sur la peur qu’inspire le FN, M. Macron a obtenu haut la main les deux tiers des suffrages. Les bonnes consciences de la gauche boboïsée, au moins, n’auront pas brandi en vain l’épouvantail lepéniste.

    Défiant les lois de l’arithmétique, ces bonnes âmes expliquaient que Mme Le Pen risquait d’être élue, que le spectre de 1933 n’était pas loin et que les abstentionnistes étaient des irresponsables. Le seul résultat de ce bourrage de crânes, ce fut dix millions de voix d’avance pour le candidat de la finance. Dotée de moyens colossaux, l’opération marketing fut couronnée de succès. D’une élection difficile, elle fit un plébiscite, et d’un banquier d’affaires un président de la République. L’essentiel était sauf. Le fascisme vaincu, on a enfin pu ranger le trouillomètre.

    La première allocution du nouveau président fut à l’image de cette élection-bidon. Du bla-bla de publicitaire, une ritournelle insipide aux allures d’auberge espagnole, un filet d’eau tiède qui consiste à dire à chacun ce qu’il veut entendre. Mais avec la nomination du gouvernement, les choses sérieuses commencèrent. Choisi parmi les jeunes loups de la droite néolibérale, le nouveau premier ministre, à lui seul, est tout un symbole. Composé de juteux allers-retours entre le public et le privé, son Curriculum Vitae scintille d’un véritable joyau. Après le Don Juan du Cac40, voici le lobbyiste radio-actif.

    De 2007 à 2010, Edouard Philippe, en effet, exerça les fonctions de directeur de la communication et des affaires publiques d’Areva. En clair, sa mission était de faire du lobbying, notamment auprès des parlementaires acquis à la cause atomique. Selon l’Observatoire du nucléaire, c’est précisément pendant cette période, le 13 janvier 2008, qu’un accord est signé entre Areva et le gouvernement du Niger pour l’exploitation de l’uranium. Or cet accord est contesté par le mouvement touareg, en rébellion contre le pouvoir central de Niamey.

    Le précieux minerai est vendu à vil prix par le Niger, et les maigres revenus qu’il procure ne bénéficient pas à la population. Les gisements se trouvant dans les zones de vie traditionnelles des Touaregs, ces derniers se sentent floués. Les troubles qui agitent la région sahélienne sont donc liés à la politique d’une multinationale dont M. Philippe fut le VRP. C’est l’alliance nouée entre certains Touaregs et les djihadistes qui servit de prétexte, en 2013, à l’intervention militaire française. Et ce n’est pas un hasard si la première visite africaine de M. Macron fut destinée à cette région.

    A défaut de susciter l’enthousiasme, la séquence politique qui vient de se dérouler est riche d’enseignements. L’élection au forceps d’un télévangéliste formé chez Rothschild était déjà un signe des temps. La nomination à Matignon d’un VRP de l’industrie nucléaire au patrimoine douteux en est un autre. La volatilité des étiquettes politiques et la prolifération des retournements de veste, sur fond de bouillabaisse politicienne à l’approche des législatives, font aussi partie du paysage macronien.

    En régime capitaliste, disait Marx, le gouvernement est le « conseil d’administration des affaires de la bourgeoisie ». En faisant main basse sur l’Elysée, le jeune banquier opère la synthèse entre différentes fractions de l’oligarchie. Dès l’été 2017, cette union sacrée de la classe dominante sera scellée sur le dos des travailleurs. Ex-DRH de Dassault-Systèmes, la nouvelle ministre du Travail vient de recruter comme chef de cabinet l’ex-directeur adjoint du MEDEF. Si elle obtient une majorité parlementaire, cette équipe mettra en pièces le code du travail.

    Les détenteurs de capitaux, eux, n’auront pas à se plaindre du nouveau gouvernement. Un exemple ? Paris vient de demander l’annulation d’une réunion consacrée à la Taxe européenne sur les transactions financières. Selon Oxfam-France, un accord sur la TTF européenne était à portée de main, et la France avait une occasion d’agir dans l’intérêt général. Mais l’audace de M. Macron s’évanouit dès qu’il s’agit de mettre un frein à la spéculation financière et de rogner les privilèges des riches.

    En politique étrangère, le nouveau président a donné le ton. En s’invitant au Sahel, il s’est coulé dans le moule de la Françafrique. Sous prétexte de lutter contre le terrorisme, le pillage néo-colonial du continent africain va continuer de plus belle. Le godelureau de l’Elysée joue au dur en serrant la pogne du milliardaire new-yorkais, mais la réalité de la politique élyséenne parle d’elle-même. N’en déplaise aux flagorneurs de la presse française, l’indépendance qu’il revendique n’est que poudre aux yeux.

    Affrontant une menace imaginaire, les troupes françaises participent aux manœuvres de l’OTAN dans les pays baltes. Lors de sa rencontre avec le président russe, le freluquet de l’Elysée a ressassé le “fake” habituel sur l’arme chimique, puis il a reçu l’opposition syrienne “off shore”, faux-nez de ces terroristes modérés dont raffole l’intelligentsia parisienne. La présidence de François Hollande a battu le record des compromissions avec les marchands d’armes, les monarchies corrompues, les “rebelles modérés” et les néocons de Washington. Tel le Phénix, elle va renaître sous la présidence Macron.

  • Moralisme : De Sarnez solidaire de Ferrand…

    Le 22 mars, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour abus de confiance visant 19 eurodéputés français… parmi lesquels Marielle de Sarnez, Sinistre chargée des aAffaires européennes. Elle est soupçonnée, comme ses autres collègues (droite, « gauche » et écologistes), d'avoir employé une assistante parlementaire qui exerçait en fait ses fonctions au sein de son parti politique, le MoDem. Il s'agit de Philippine Laniesse, conseillère régionale et élue municipale à Paris, actuellement chargée de la communication de la Sinistre. Comme c’est mignon…

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    A l’origine, on trouve la plainte adressée par l'eurodéputée FN Sophie Montel le 14 mars dernier au procureur de la République de Paris, et à l’Office européen de lutte antifraude (Olaf). Preuves à l’appui, elle accuse 19 eurodéputés d’avoir embauché des assistants qui travaillaient à Paris pour le parti et non pas à Bruxelles pour l’eurodéputé, pile ce qui est reproché au FN : « Je suis contrainte de porter à votre connaissance des éléments attestant que plusieurs élus français au Parlement européen ont à leur service des assistants ayant par ailleurs des fonctions au sein de leur formation politique respective ». Dans la liste, la moraliste de Sarnez. 

    Le Parquet a aussitôt ouvert une enquête, ce qui ne signifie pas que les 19 eurodéputés sont marrons. Attendons sagement l’avancement de cette enquête, qui ne parait toutefois pas d’une redoutable complexité.

    Donc, Marielle, tu fais comme tu voudras, mais si tu ne dissipes pas les nuages, le déclencheur de ton siège éjectable fera le reste.

    En Macronie, être « légal » ne suffit pas, il faut être désormais « moral »,… ah, ah, ah… Ce n’est pas nous qui avons inventé la moralisation, comme priorité absolue du gouvernent. C’est Bayrou, pour se mettre en valeur avant les législatives, qui a imposé ce thème, profitant de sa relation avec Macron pour court-circuiter le Premier Sinistre, dont je ne me rappelle plus le nom… Un mec plus invisible que l’était le « collaborateur ».

    Et puis Marielle est « sinistre des affaires européenne »… Europe qui aurait financé sa carrière ?

    Alors, c’est comme tu veux : tu peux choisir la langue de bois, mais tu vas le payer cher, d’autant plus que candidature dans la 11e circonscription de Paris passe très mal… Les premiers opposants sont les braves militants de En Marche (Vers le néant) ! qui se sont vu imposer ta candidate récidiviste et prétentieuse.

    Et puis petit gag, hier matin alors que de Sarnez était interrogée sur son camarade Ferrand, elle s’était montrée bien peu solidaire : « c’est son affaire ».

    Oki, de Sarnez, mais aujourd’hui, « C’est ton affaire ».

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