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mariage gay - Page 4

  • Les lycées et collèges interdits de débats ?

    Alors, comme çà, les débats sur les questions de société seraient interdits dans les lycées et collèges… Les trouillards incompétents qui « gouvernement » ont tellement peu d’idées qu’ils ont peur de celles des autres, et notamment des plus jeunes.Affiche (1).jpg

    1/ Le dangereux mythe de la neutralité

    Sarko avait commencé avec une loi sur l’encadrement des mineurs, et Hollande proclame l’interdiction du débat dans les lycées et collèges. Nos chères petites et chers petits doivent être de bons élèves qui apprennent bien les leçons des gentils professeurs, mais attention aux débats sociaux et aux idées qui passionnent. Ce sont des virus dont il faut protéger nos chérubins, et pour cela on a trouvé le remède absolu : la neutralité.  

    Sauf que ça ne marche pas. L’enseignant est bien sûr en faute s’il cherche à inculquer ses propres opinions, et il doit se tenir à une démarche telle qu’il ne puisse pas être suspecté de partialité. Oki. 

    Mais, la neutralité n’est pas l’équidistance avec toutes les opinions, comme si toutes avaient la même valeur. Faute de quoi le prof d'histoire devrait présenter comme deux données simplement antagonistes le nazisme et la Résistance. Une heure pour la théorie nazie, une heure pour la Résistance, et à l’élève de se faire une idée ! Non, dans l’enseignement, la neutralité est une démarche engagée, qui entre dans le champ des opinions, apprécie les valeurs, apprend à se forger une opinion en construisant un raisonnement et cultive le respect des opinions.

    Quoi, mais c’est horrible,... nos chéris vont être endoctrinés ! Eh bien essayez, et on verra le résultat,… qui, tôt ou tard, sera un splendide coup de pied au cul de l’endoctrineur. Comment peut-on sous-estimer à ce point l’esprit citrique de nos enfants… L’enseignant qui amène des débats d’idées riches et stimulants sera respecté, alors que  l’endoctrineur rencontrera l’indifférence ou le mépris, en attendant le conseil de discipline. Il faut laisser passer les idées, permettre à toutes de s’expliquer, puis faire le tri, discuter la pertinence des raisonnements, identifier les niveaux de connaissances… Chercher à comprendre, c’est toute la mission de l’école. Dans la vie sociale, les mineurs sont confrontés à toutes les idées, toutes les interrogations, toutes les vérités, et on voudrait les passionner pour une école qui ignorerait les débats d’idées, et passerait son temps à célébrer des messes noires à la Déesse Neutralité ?

    Ah, mais il y aurait une limite : respecter le programme, s’en tenir au programme ! Or, le mariage gay n’est pas au programme, donc c’est fini, terminé, argument fatal... Eh bien, je ne suis pas d’accord car l’éducation ce n’est pas que le programme scolaire, et on dispose de nombreuses références juridiques qui définissent le vrai droit à l’éducation. Alors, respectons la loi.

    2/ Le droit à l’éducation08-ALIRE-LeMaitreIgnorant-b920b.png

    En droit international

    Le droit à l’éducation est défini par l’article 29 de la Convention relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990, dont les dispositions sont applicables en droit interne dès lors qu’elles sont assez précises (Conseil d’Etat, 6 octobre 2000, n° 216901 et 18 octobre 2000, n° 213303).

    Alors, c’est quoi ce droit à l’éducation ? Pas de place pour les débats sociaux ? Voici l’article 19.

    « 1. Les Etats parties conviennent que l'éducation de l'enfant doit viser à :

    « a) Favoriser l'épanouissement de la personnalité de l'enfant et le développement de ses dons et de ses aptitudes mentales et physiques, dans toute la mesure de leurs potentialités;

    « b) Inculquer à l'enfant le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales,et des principes consacrés dans la Charte des Nations Unies;

    « c) Inculquer à l'enfant le respect de ses parents, de son identité, de sa langue et de ses valeurs culturelles, ainsi que le respect des valeurs nationales du pays dans lequel il vit, du pays duquel il peut être originaire et des civilisations différentes de la sienne;

    « d) Préparer l'enfant à assumer les responsabilités de la vie dans une société libre, dans un esprit de compréhension, de paix, de tolérance, d'égalité entre les sexes et d'amitié entre tous les peuples et groupes ethniques, nationaux et religieux, et avec les personnes d'origine autochtone;

    « e) Inculquer à l'enfant le respect du milieu naturel ».

    Le sens de cet article a été précisé par le Comité des droits de l’enfant via une publication du 17 avril 2001 (CRC/GC/2001/1). L’idée est que l’éducation doit permettre l’épanouissement de la personnalité, comme un véritable apprentissage de la citoyenneté.

    Il s’agit de promouvoir une culture imprégnée des valeurs appropriées relatives aux droits de l’homme.

    « 2 (…)  L’éducation à laquelle chaque enfant a droit est une éducation qui vise à doter l’enfant des aptitudes nécessaires à la vie, à développer sa capacité à jouir de  l’ensemble des droits de la personne et à promouvoir une culture imprégnée des valeurs appropriées relatives aux droits de l’homme. L’objectif est de développer l’autonomie de l’enfant en stimulant ses compétences, ses capacités d’apprentissage et ses autres aptitudes, son sens de la dignité humaine, l’estime de soi et la confiance en soi ».

    L’éducation doit permettre d’apporter au cours de sa vie une réponse équilibrée et respectueuse des droits de l’homme.

    « 3. Le droit de l’enfant à l’éducation n’est pas seulement une question d’accès à l’éducation, mais concerne également le contenu de l’éducation. L’éducation dont le contenu est fermement ancré dans les valeurs énoncées au paragraphe 1 de l’article 29 constituera pour chaque enfant un outil indispensable lui permettant d’apporter au cours de sa vie une réponse équilibrée et respectueuse des droits de l’homme aux défis liés à la période de changements fondamentaux dus à la mondialisation, aux nouvelles technologies et aux phénomènes connexes ».

    Les enfants doivent être préparés à jouer une jouer un rôle de réconciliation, sur des antagonismes anciens qui divisent les sociétés.

    « 4. Conformément au paragraphe 1 de l’article 29, les États parties conviennent que l’éducation doit viser toute une série de valeurs. (…) De plus, les enfants peuvent jouer un rôle privilégié dans la réconciliation d’un grand nombre de différences qui ont de longue date séparé les groupes de population les uns des autres ».

    A ce titre, il convient d’encourager l’enfant à exprimer ses opinions librement.ecolebu6.jpg

    « 8. Ainsi, les efforts visant à encourager l’exercice d’autres droits ne doivent pas être entravés mais doivent être encouragés grâce aux valeurs inculquées dans le cadre du processus d’éducation. Il s’agit à cet égard non seulement du contenu des programmes scolaires, mais également des processus d’éducation, des méthodes pédagogiques et du milieu dans lequel l’éducation est dispensée, qu’il s’agisse de la maison, de l’école ou d’un autre cadre. Les enfants ne sont pas privés de leurs droits fondamentaux du seul fait qu’ils franchissent les portes de l’école. Ainsi, par exemple, l’éducation doit être dispensée dans le respect de la dignité inhérente de l’enfant et doit permettre à l’enfant d’exprimer ses opinions librement conformément au paragraphe 1 de l’article 12 et de participer à la vie scolaire ».

    En définitive, l’objectif fondamental de l’éducation est le développement de la personnalité individuelle.

    « 9. (...) Conformément à l’accent placé dans la Convention sur l’importance d’agir dans l’intérêt supérieur de l’enfant, cet article repose sur la notion d’éducation axée sur l’enfant, à savoir que l’objectif fondamental de l’éducation est le développement de la personnalité individuelle des dons et des aptitudes de l’enfant, reconnaissant le fait que chaque enfant a des caractéristiques, des intérêts, des aptitudes et des besoins d’apprentissage qui lui sont propres. En conséquence, les programmes scolaires doivent être pleinement adaptés au milieu social, culturel, environnemental et économique de l’enfant ainsi qu’à ses besoins présents et futurs et doivent être conçus en fonction de l’évolution des capacités de l’enfant; les méthodes d’enseignement doivent être adaptées aux différents besoins de chaque catégorie d’enfants ».

    A ce titre, le milieu scolaire doit promouvoir des valeurs et des politiques favorables au respect des droits de l’homme.

    « 19. En outre, le milieu scolaire lui-même doit ainsi être le lieu où s’expriment la liberté et l’esprit de compréhension, de paix, de tolérance, d’égalité entre les sexes et d’amitié entre tous les peuples et groupes ethniques, nationaux et religieux, et avec les personnes d’origine autochtone (…) L’expression «éducation dans le domaine des droits de l’homme» est trop souvent employée dans un sens très réducteur. L’important, outre l’éducation formelle dans le domaine des droits de l’homme, est de promouvoir des valeurs et des politiques favorables au respect des droits de l’homme, non seulement dans les établissements scolaires et les universités, mais également au sein de la communauté dans son ensemble ».

    En droit interneEcole-buissonniere51-300x300.jpg

    Le droit international, c’est bien joli, me direz-vous, mais c’est de l’agitation intellectuelle. Non, la Convention peut être invoquée en droit interne – j’ai cité la jurisprudence du Conseil d’Etat – et d’ailleurs le droit interne a intégré cette approche. Ce but émancipeur de l’éducation est proclamée par le premier article du Code de l’éducation, l’article L. 111-1.

    « L'éducation est la première priorité nationale. Le service public de l'éducation est conçu et organisé en fonction des élèves et des étudiants. Il contribue à l'égalité des chances.

    « Outre la transmission des connaissances, la Nation fixe comme mission première à l'école de faire partager aux élèves les valeurs de la République. L'école garantit à tous les élèves l'apprentissage et la maîtrise de la langue française.

    « Dans l'exercice de leurs fonctions, les personnels mettent en œuvre ces valeurs.

    « Le droit à l'éducation est garanti à chacun afin de lui permettre de développer sa personnalité, d'élever son niveau de formation initiale et continue, de s'insérer dans la vie sociale et professionnelle, d'exercer sa citoyenneté.

    « L’expression des idées est protégée par le respect du pluralisme et de la liberté d’autrui, dès lorsqu’elle ne porte pas atteinte aux activités d’enseignement, au contenu des programmes et à l’obligation d’assiduité.

    Aux termes de l'article L. 511-2 du code de l'éducation : 

    « Dans les collèges et les lycées, les élèves disposent, dans le respect du pluralisme et du principe de neutralité, de la liberté d'information et de la liberté d'expression. L'exercice de ces libertés ne peut porter atteinte aux activités d'enseignement. » 

    Selon l’article R. 421-5, le règlement intérieur détermine les modalités selon lesquelles sont mis en application (1°) la liberté d'information et la liberté d'expression dont disposent les élèves, dans le respect du pluralisme et du principe de neutralité. Seule une atteinte grave aux droits d'autrui et à l'ordre public peut justifier la remise en cause de la liberté d'expression, garantie par les dispositions précitées de l'article L. 511-2 du code de l'éducation ».    

    Je conclus par quelques extraits de la circulaire n° 91-052 du 6 mars 1991 sur les droits et obligations des élèves.

    « L'exercice des droits et obligations des élèves est inséparable de la finalité éducative des établissements scolaires et ne prend son sens qu'en fonction de celle-ci. Il a en effet pour but de préparer les élèves à leur responsabilité de citoyen. La mise en œuvre de ces droits et obligations ne peut s'exercer que dans le respect des principes fondamentaux du service public et, en particulier, ceux de laïcité et de gratuité.

    « L'apprentissage de la citoyenneté et de la responsabilité doit être progressif depuis l'entrée au collège jusqu'aux années de lycée où de nombreux élèves ont atteint l'âge de la majorité. Ainsi, à toutes les étapes de la scolarité, l'exercice de leurs droits et le respect corrélatif de leurs obligations accoutument les élèves à assumer leurs responsabilités et contribuent à transformer leurs relations avec le reste de la communauté scolaire ».

    *   *  *

    Ce n’est donc pas une question de public ou de privé. C’est une question d’apprentissage de la liberté d’expression, alors, il faut juste souhaiter que les débats vont se généraliser. Sans idées, sans débats, on étouffe.

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  • PMA et couples homos : Que veut le Gouvernement ?

    Le débat sur le mariage gay devient agaçant. C’est une grande réforme, et tous les points de vue s’expriment, de manière tranchée. Alors, le Gouvernement doit donner sa position : est-il oui ou non favorable à la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de lesbiennes, et à la gestation pour autrui pour les couples homos ? Oui ou non. Il faut une réponse claire sur ce sujet d’importance.1159249_9417949.jpg

    Pour la gestation pour autrui, la réponse parait être négative. Mais il existe une proposition de loi PS sur la légalisation de la gestation pour autrui. Il faudra donc prendre position, tôt ou tard, et comme nous sommes dans le débat, ce serait correct de le faire maintenant.

    Hollande est hostile à la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de lesbiennes. Lors de son excellente campagne, il avait dit « mariage et adoption », et le projet de loi sera « mariage et adoption », sans recours à la PMA. Il l’a confirmé ce 12 décembre : «Si j'avais été favorable à cette mesure, je l'aurais intégrée dans le projet de loi ». C’est donc une conviction personnelle qui guide un choix politique sur un choix de société important. Dont acte.

    Oui, mais il poursuit : « Si le Parlement – et je crois qu'il y aura des propositions d'amendements – décide d’aller dans le sens de la procréation médicalement assistée, le Parlement est souverain ».

    Certes, le Parlement est souverain. Mais le Gouvernement est présent dans les débats, et son avis a beaucoup d’autorité. Donc, comme il y aura un amendement du groupe PS, quelle sera la réponse du gouvernement ?

    S’il est cohérent, il s’opposera fermement, ne pouvant accepter d’être mis en minorité par les parlementaires PS sur une question de cette importance. Les groupes homos, qui croient en la vertu de l’amendement, seraient bernés.

    S’il est incohérent, il s’opposera mollement et laissera filer, et les groupes qui croient au projet de loi et aux engagements présidentiels, seraient bernés.

    Ça, ça ne va pas du tout.

    Après la loi, il y a aura des enfants, et donc des enfants nés de cette loi. Ce serait la moindre des choses vis-à-vis des enfants à naître que le Gouvernement soit franc, et dise clairement ce qu’il pense. Ca relève de la décence.  

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  • Mariage gay: Ce pauvre Hollande n’a vraiment aucune conviction

    mariage gay, gochmoleMa crainte avec l’arrivée à l’Elysée d’Hollande, c’était que la Gauche se trouve carbonisée, l’opinion pouvant assimiler le PS et la Gauche. Six mois plus tard, ce risque se dissipe, tellement Hollande se montre évanescent.

    Je ne reviens pas sur les épisodes précédents : Europe, économie, OTAN, immigration, Roms, terrorisme,… Sur tous les plans, c’est la poursuite de ce que faisait Sarko. Sur le Proche-Orient c’est pire dans les courbettes à Israël et dans l’abandon de la Palestine.

    Seule change la méthode. Avec Sarko, c’était « je suis opposé au vote des étrangers » ; avec Hollande, c’est « Je me bats pour cette mesure de justice, mais la méchante droite est contre moi », et en faisant tout pour enterrer le projet.

    Hier, Hollande faisait le malin au congrès de maires, et il s’est offert une félonie historique, en reconnaissant aux maires qui refusent de célébrer les futurs mariages gays « la liberté de conscience », avec cette formule du pure soupe hollandaise : « la loi s'applique pour tous dans le respect de la liberté de conscience ». Avec ça, il n’y a plus aucune loi !

    Je rappelle que lorsqu’il célèbre un mariage, le maire n’agit pas comme élu local, engageant les choix de sa commune, mais comme agent de l’Etat, sous le contrôle du préfet.

    Lorsqu’un agent de l’Etat refuse à un citoyen l’accès à un droit au motif de l’orientation sexuelle, il est coupable de discrimination et relève du tribunal correctionnel.   

    Ainsi, avec la soupe hollandaise, il suffira au maire homophobe d’opposer la « liberté de conscience », et il échappera à la loi et aux poursuites pénales.

    Qu’un président de la République puisse accorder des exemptions pénales à des actes discriminatoires commis par des agents de l’Etat est renversant.

    Je rappelle pour mémoire qu’un agent public, lorsqu’il porte un signe religieux discret, genre une médaille de baptême, viole le principe de neutralité, et s’il persiste, il est exclu de la fonction publique, sans pouvoir invoquer une quelconque liberté de conscience. Or, me semble-t-il, les convictions religieuses méritent un peu plus de protection que les convictions homophobes, non ? Eh bien, pas pour Hollande.

    100 000 personnes dans la rue… Ses intestins n’ont pas résisté.

    mariage gay, gochmole

  • Quelques questions sur le mariage gay

    Je pose des questions à haute voix sur le mariage gay, et franchement je n’ai pas toutes les réponses. Loin de là. J’espère seulement que mes interrogations ne sont pas trop idiotes, et je crois qu'il faudrait répondre franchement avant le vote de la loi.1Affiche-Cheries-cheris--Les-maries-1992-par-Pierre-et-Gilles.jpg

    1/ Nous vivons avec une sacralisation du mariage, à la fois acte d’amour et institution sociale : un homme et une femme qui s’aiment et qui vont avoir des enfants. C'est tout l'esprit du Code civil. Très bien. Sauf que la durée de vie des mariages est en chute libre, que bien des couples non mariés sont plus solides que des couples mariés, et que le couple marié peut vivre d'amour sans avoir d'enfants. Vive la mariage donc, sauf que la famille mariée souffre aussi de graves maladies, sur le thème destructeur des violences familiales, diverses et variées. Donc, comment la loi peut-elle fermer la porte à un couple homo, amoureux et conquérant, alors qu’elle accueille si généreusement un couple hétéro, violent, alcoolisé, et accro aux émissions cultuelles de TF1 ?

    2/ Donc, banco pour le mariage gay. Mais au nom de quel principe ? L’égalité, me dit-on. Oui, bien sûr. Mais alors, que répondre à ce couple, charmant et cultivé, fait d’un frère et d’une sœur qui s’adorent et vivent ensemble depuis des années, et qui veulent se marier ?  Comment fixer la limite, comment dire non si le principe est l’égalité ?

    3/ Un consensus semble se dégager sur l’adoption. Actuellement, si un couple homo veut adopter, il faut que ce soit l’un des deux qui fasse la demande, car le couple homo, à l’inverse du couple hétéro, ne peut adopter. Donc, les homos pourront se marier et adopter. L’adoption plénière fait entrer de plein droit dans la famille, créant dans la famille élargie aux parents des époux, la vocation successorale et l’obligation alimentaire. J’espère que tout le monde est bien d’accord.

    4/ En cas d’adoption par le couple homo, quel est le nom patronymique de l’enfant adopté. Les deux parents ? Oki. Dans quel ordre ?34ioehh.jpg

    5/ Un couple hétéro qui ne peut procréer se voit reconnaître par la loi le recours à l’assistance médicale à la procréation (AMP). Le principe de la loi étant l’égalité, pourquoi refuserait-on l’accès à l’AMP, soit le don de gamètes, à un couple de lesbiennes ?

    6/ Est-il crédible d’interdire en France ce qui peut être fait si facilement en Belgique ou en Espagne pour peu qu’on ait assez de sous ?

    7/ Si un couple de lesbiennes peut avoir recours à l’AMP, et que le principe est l’égalité, pourquoi refuserait-on toute forme de filiation au couple homo masculin, en interdisant tout recours à la gestion pour autrui à partir des gamètes de l’un des parents ? Alors que les pays pratiquant la GPA sont à deux heures d’avion ?

    8/ Au nom du principe d’égalité, peut-on reconnaître des droits aussi fondamentaux aux coupes gays mariés et les refuser aux couples homos pacsés ?

    9/ Les choix sont-ils faits et les textes sont-ils rédigés avec la précision nécessaire pour résoudre ces questions ? 

    10/ D'autres pays l'ont fait, et la France doit-elle, peut-elle, rester décalée ?

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    Alors ? 

  • Mariage gay, inceste, polygamie et… famille

    Le cardinal Barbarin doit bien rigoler de voir tous les héros de la laïcité triomphante venir se prosterner à Fourvière pour entendre ses oracles. Et du coup, il leur dit ses quatre vérités...Le-sens-de-la-famille-le-roman-d-une-adoption_exact780x1040_p.jpg

    Les élus accros à Fourvière

    En 1643, alors que la peste noire frappait la ville, les responsables publics avaient abandonné leurs fonctions pour placer la ville sous l’autorité de la Vierge. Et super efficace, la Vierge avait débarrassé la ville de la peste.

    Alors, chaque année, le maire, accompagné du distrayant monde politique loccal, vient en remerciement offrir à l'archevêque « la quantité de 7 livres de cire en cierges et flambeaux, et un écu d'or ». Tout ému, le cardinal bénit ensuite la ville depuis le balcon de la Basilique de Fourvière.

    Du grand cirque... Une fois à Paris, ils chantent tous en chœur : « Pas un signe religieux dans l’espace public », mais une fois au bled, ils demandent à l’Evêque de bénir la ville. Ah ah ah… On les prend au sérieux en proportion.

    Hier, le « ministre » de l’Intérieur était à Lyon,… et il s’est urgé d’aller lui aussi rencontrer l’Evêque. Et comme l’Evêque n’est pas un béni oui-oui, il lui a dit ce qu’il pensait du mariage gay, puis il s’est empressé de le répéter à la radio RCF.

    Voici l’extrait de ce que dit cet Evêque si écouté des élus.9782253168546.jpg

    Cardinal Barbarin : « Le fond de la question, c’est : qu’est-ce que c’est qu’un mariage ? Un mariage, c’est un mot qui veut dire un rempart pour permettre au lieu le plus fragile de la société, c’est-à-dire une femme qui donne la vie à un enfant, que toutes les conditions soient établies pour que cela se passe de la meilleure possibilité (sic). Donc après, cela a des quantités de conséquences qui sont innombrables parce qu’après ils vont vouloir faire des couples à trois ou à quatre, après, un jour, peut-être, je ne sais pas quoi… l’interdiction de l’inceste tombera. Enfin, à partir du moment où il y a quelques repères qui sont majeurs ».

    Radio RCF : « Vous dites ‘rupture de société’ »

    Cardinal Barbarin : « Oui, oui, c’est une rupture de société mais je pense que tout le monde en est conscient. Pour nous, la première page de la Bible (qui dit que le mariage unit un homme à une femme) a un peu plus de force et de vérité qui traversera les cultures et les siècles que les décisions circonstancielles ou passagères d'un Parlement ».

    Ça le fait, non ?

    Bambi en était toute émue. Elle nous a livré cette puissante pensée : « Vouloir ouvrir le mariage aujourd'hui, c'est une question d'égalité des droits, ça n'est pas une volonté de déstructurer la famille ». Donc, il se confirme que Bambi est très gentille.saroyan-folie.jpg

    Tout le problème est que le mariage est un accord scellé sous le feu de l’amour… mais aussi une institution sociale. Ce n’est pas que le sacre public de l’amour de deux personnes. Le mariage crée une famille, et suivent des pans sociaux entiers : filiation, autorité parentale, éducation, et patrimoine.

    Ce que dit Barbarin ne se dégage pas d’un revers de main, mais je pense que la vraie réponse est d’ouvrir, et pleinement, la question de la famille.

    La famille... On en parle ?

    La question n’est pas le mariage gay, mais la famille gay, et si l’on ne veut pas déstructurer le droit de la famille, il faut une égalité parfaite : mariage, patrimoine, et filiation, donc adoption, présomption de paternité du conjoint, et accès égalitaire à la procréation médicale assistée. Il va falloir que le Législateur assume, et pour ma part, je le souhaite.

    Cela veut dire aussi, et de manière déterminée, défendre la famille comme lieu de la transmission et de l’éducation, pour la protéger contre les intrusions abusives de l’Etat. Cette réflexion est à conduire, et elle est d’autant plus nécessaire que la famille va mal, et qu’elle est agressée tous les jours par un Etat curieux, prétentieux et répressif.

     

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    Ce gouvernement sait-il ce qu'est une famille ?

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