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ministre - Page 2

  • Les ministres doivent-ils la fermer ?

    hqdefault.jpgNadine Morano fait la leçon à Rama Yade : « Quand on n'est pas d'accord avec la politique menée par le gouvernement, c'est simple : ou on ferme sa gueule, ou on démissionne, vous connaissez l'adage ».

    Elle vient d’où, cette formule de Jean-Pierre Chevènement ? Il faut remonter à 1983. Après deux ans de politique fidèle au programme du PS, rédigé un certain Chevènement Jean-Pierre, le gouvernement adopte le tournant de la rigueur. Une véritable crucifixion pour celui qui depuis des années développait une idéologie sensée doubler le  PC par la gauche. Allez faire un tour chez un bouquiniste, et achetez Le projet socialiste pour les années 1980 : c’est une lecture distrayante et rafraîchissante. Donc, Chevènement doit s’incliner devant les réalités économiques de base, après trois dévaluations du franc en deux ans. Et au lieu de se faire tout petit sur le thème « désolé, je me suis gouré », il balance sa formule grandiloquente et devient un héros républicain ! Même chose un septennat plus tard, quand il attendra que les troupes soient exposées au combat, lors de la première guerre d’Irak, pour démissionner de son poste de ministre de la défense. On a fait mieux... 

    Aussi, voir tout le petit monde politique se gargariser de cette formule me fait doucement rigoler. Mais dans le cas présent, ça devient assez pitoyable.

    Les ministres ont tellement intégré la consigne de Chevènement qu’il n’y en a plus un pour l’ouvrir ! Ils ne viennent devant les micros que pour débiter les notes rédigées par la com’ de l’Elysée. Qui peut aujourd’hui savoir ce que pense un ministre ? Regardez l’aventure du Prince Jean. Tous les membres du gouvernement étaient sur le front pour dire que c’était une élection pas une nomination, qu’on attaquait la personne, que Martine Aubry était la fille de Jacques Delors… Vingt personnes disent la même chose, et pas une seule n'est sincère.

    Tout débat est devenu impossible : oser un avis divergent est une trahison. La discipline des ministres oui, mais ce conformisme, quand  même ! Prenons le cas de Rama Yade. Le désaccord ne porte pas sur la politique de la France, mais sur la remise en cause d’un aménagement fiscal pour les sportifs de haut niveau… Un crime de lèse-majesté et on lui conseille de démissionner ! Quelle ambiance ! Quel esprit de conquête ! Qu’il faille de la solidarité dans un gouvernement, et une seule ligne politique, c’est l’évidence. Mais qu’un ministre ait uniquement le droit d’être d’accord avec les décisions prises par d'autres, c’est un excellent moyen de se préparer de magnifiques gamelles. La PME qui dirige la France depuis l’Elysée se crispe…

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    Réunion ministérielle en Sarkozie
  • Frédéric Mitterrand : Un touriste thaïlandais perdu dans la politique

    couv2.jpgMichel Houellebecq, mieux que tous, a fait l’éloge de la prostitution dans les bordels de Thaïlande. Franc et direct : la jouissance à sens unique, revendiquée comme une beauté.

     

    Houellebecq écrit ce qu’il veut, et je défendrai toujours la liberté d’écrire. D’autres grands auteurs, devenus des classiques, nous ont décrits toutes les voluptés du plaisir. Des génies qui savent parler du réel, alors que tout encourage à le cacher. Et quel succès ! Apollinaire est au programme du bac. Toulouse Lautrec illustre les cartes de voeux. Dans Autant emporte le vent, je suis avec le voyou Rhett Butler, passant les plus délicieuses soirées avec Belle Watling, pendant que le vertueux Ashley Wilkes, l’idiot parfait, est, sous son uniforme, perdu dans le moins honorable des combats.

     

    Tout change, quand la loi rappelle la règle du consentement. Le plus délicieux des actes, même tarifé, devient un crime quand il est imposé. C’est un des crimes les plus graves quand il est imposé à un mineur. C’est un crime moral quand il est imposé à un jeune majeur qui n’a plus rien pour vivre que de vendre, sous la contrainte, son intimité. tourisme.jpg

     

    Tout change aussi quand notre mec entre au gouvernement, et dans un gouvernement qui soigne sa popularité en affirmant avoir engagé la guerre contre les délinquants sexuels. Un gouvernement qui décrit des types déstructurés, car leurs gênes se sont construits en quinconce. Il ne faut même pas leur en vouloir : ils ont eu la petite graine de travers, et la seule solution est de les enfermer.

     

    Notre équipe de chercheurs-trouveurs a retrouvé les écrits de l’un de ces érudits. Appréciez.


     « J’ai pris le pli de payer pour des garçons [...] Évidemment, j’ai lu ce qu’on a pu écrire sur le commerce des garçons d’ici. [...] Je sais ce qu’il y a de vrai. La misère ambiante, le maquereautage généralisé, les montagnes de dollars que ça rapporte quand les gosses n’en retirent que des miettes, la drogue qui fait des ravages, les maladies, les détails sordides de tout ce trafic. Mais cela ne m’empêche pas d’y retourner. Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m’excitent énormément […] On ne pourrait juger qu’un tel spectacle abominable d’un point de vue moral, mais il me plaît au-delà du raisonnable […] La profusion de jeunes garçons très attrayants et immédiatement disponibles me met dans un état de désir que je n’ai plus besoin de réfréner ou d’occulter. L’argent et le sexe, je suis au cœur de mon système, celui qui fonctionne enfin car je sais qu’on ne me refusera pas. »

     

    ona monson as belle watling.jpgUn Apollinaire de village, un Houellebecq de Télérama : certes. Mais, avouons que l’auteur  de cette « Mauvaise vie » est aussi descriptif qu’incitatif. Ecoutez sa douce voix : « Cher prédateur sexuel, quand toutes les portes se ferment, ne désespérez pas, il existe des vols quotidiens pour Bangkok, depuis Paris ou Amsterdam. Au retour, vous aurez juste le temps de renouer votre cravate, et de prendre votre sourire fatigué de businessman toujours sur le front. » Quelle vie...

     

    Notre Bien aimé de sa Dame président de la République avait prononcé son homélie amnistiante, dans une confession recueillie le 2 juillet 2009 par nos frères Denis Olivennes et Michel Labro, journalistes d’investigation au Nouvel Observateur : « Quant à l’ouverture, Frédéric Mitterrand la caractérise magnifiquement. J’avais trouvé son livre "la Mauvaise Vie" courageux et talentueux. » Courageux, c’est le mot.

     

    Donc, l’icelui est devenu ministre. Et comme si cela ne suffisait pas, il dénonce les ténèbres des Etats-Unis dans l’affaire Polanski. Je ne rappelle pas les faits, tout le monde les connaît. La parole de l’enfant a été ignorée, bafouée.

     

    Ah, stop me dit-on : le bon Fred décrit ses belles aventures dans le bordels de Bankgok, mais s’il parle de garçons, rien ne dit pas qu’ils étaient mineurs. Exact, et je fais amende honorable : avant de faire la chose, notre futur ministre demandait aux garçons leur carte d’identité, pour vérifier la date de naissance.

     

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  • Un ministre peut-il refuser d'appliquer une loi ?

    JOSHUA%20TREE%20Au%20dessus%20de%20la%20loi%20FR%20cinema%201%20GCAC1031.jpgBesson hors-la-loi et Fillon dans les choux. Les tests ADN leur font perdre la tête. J’ai toujours pensé que cette loi était une salissure sur notre droit, mais en démocratie, la loi votée est la loi.

    Démarrons par notre ineffable Besson : « Je ne signerai pas ce décret d'application, pour une raison simple. Je ne suis pas en mesure dans les délais impartis par la loi de respecter l'esprit et la lettre de la loi. »

    Ben voyons ! Depuis quand les ministres signent-ils les décrets ? Seul le premier ministre a le pouvoir de signer des décrets d’application, et le ministre co-signe, pour son domaine de compétence, si j’ose dire. Un ministre ne peut signer qu’un arrêté, et encore si le décret du premier ministre l’y autorise. Donc le ministre  refuse de signer le décret… Il ne refuse rien, car ce pouvoir ne lui appartient pas.

    Poursuivons avec notre splendide Fillon, qui défend un texte « très équilibré » avec « à la fois des dispositions visant à mettre en oeuvre les tests ADN et des garanties pour les personnes », et explique que « pour le moment », le gouvernement ne parvenait pas à « mettre en oeuvre ces garanties ».

    Très fâcheux, cher Fillon, car le système des garanties avait été précisé par le Conseil constitutionnel dans sa décision du décision n° 2007-557 DC du 15 novembre 2007, de manière à apporter un cadre juridique efficient.

    Et puis, je rappelle que l'exécution des lois est pour le Gouvernement une obligation de caractère constitutionnel. Au termes de l'article 21, il  « assure l'exécution des lois ». C’est d’ailleurs pour cela qu’on parle de « pouvoir exécutif », tenu de mettre en oeuvre les lois votées par le Parlement, qui lui est le dépositaire de la souveraineté.slide0.jpg

    Le Conseil d'Etat a d’ailleurs jugé que « l'exercice du pouvoir réglementaire comporte non seulement le droit, mais aussi l'obligation de prendre dans un délai raisonnable les mesures qu'implique nécessairement l'application de la loi (CE, 28 juillet 2000)». Et si le Gouvernement traîne, bafouant l’autorité de la loi et se dérobant devant son devoir, le Conseil d'Etat peut le condamner sous astreinte à la ponte du décret.

    Le juge administratif sanctionne l'administration dans la mesure où elle manifeste sans équivoque la volonté de ne pas faire application de la loi ou de n'en faire qu'une application partielle, ou encore d'en suspendre ou d'en différer l'application. (CE, 27 novembre 1964)

    Je pense donc que Jean-François Copé, militant de l’Hyper-parlement, ne va pas se faire rouler dans la farine comme un brave bizuth dépassé par les évènements. D’ailleurs, je lis sa déclaration : « Il faut que chacun soit bien conscient qu'il s'agit d'une loi votée et que, dès lors, les gouvernements ont l'obligation de mettre en oeuvre les décrets d'application ».

    Jean-François, bien parlé, maintenant, il faut agir. Vite, une petite requête devant le Conseil d’Etat, avec une solide demande d’astreinte.

    Tu es un ami, alors voici un modèle :

    Sans-culotte.jpgAttendu que le Journal officiel de la République française a publié la loi n° 2007-1631 du 20 novembre 2007 relative à la maîtrise de l’immigration, à l’intégration et à l’asile ;

    Attendu que le Conseil constitutionnel dans sa décision du n° 2007-557 DC du 15 novembre 2007 a confirmé la validité de la loi et précisé par certaines réserves d’interprétation le sens de mesures d’application ;

    Attendu que l'exercice du pouvoir réglementaire comporte non seulement le droit, mais aussi l'obligation de prendre dans un délai raisonnable les mesures qu'implique nécessairement l'application de la loi ;

    Attendu que seul le Premier ministre a le pouvoir de signer des décrets ;

    Attendu qu’Eric Besson, qui souffre encore des stigmates de ses années passées au PS, croit que chacun peut faire ce qu’il veut dans son coin ;

    Attendu qu’au regard du principe d’équilibre des pouvoirs, le pays de Montesquieu ne peut tolérer d’un côté un Hyper-président et de l’autre un Parlement croupion ;

    Attendu que Fillon a oublié qu’il était Premier ministre, et qu’une condamnation sévère aura immanquablement des effets vertueux ;

    Par ces motifs ;

    Condamner le Premier ministre à publier sous deux mois les décrets d’application de la loi n° 2007-1631 du 20 novembre 2007,

    Dire que passé ce délai sera fixée une astreinte de 1 000 € par jour, versée à l’amicale du blog actualités du droit.

    Et ce sera justice.

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  • Lagarde satellisée

    satellite.jpgEn écoutant la radio du taxi qui me ramenait de l’aéroport, j’ai cru un instant que nous avions retrouvée une Ministre de l’Economie et des Finances. Une ministre une vraie, alliant compétence, vision  politique et sens de la décision : « Il serait grand temps que Société générale rime un peu plus avec intérêt général. » La formule sent à plein nez le slogan de l’agence de com’ ressorti du frigo pour l’occasion, mais l’essentiel était dit.

     

    Il faut dire que la bande joyeux lurons qui dirige cette chose qu’on appelle communément « La Société générale », fleuron de la finance française, n’y était pas allé molo.

     

    Résumons avec quelques chiffres. Le fleuron s’est fait enfumer via Jérôme Kerviel de 4,9 milliards d’euros et vient de mendier 743212949520.jpg1,7 milliard de l’Etat pour renforcer ses fonds « propres », si je puis m’exprimer ainsi. Deux mois plus tard, le même fleuron organise une distribution des prix pour ses géniaux dirigeants : 70.000 stock-options à son illustre et drôlatique président Daniel Bouton et 150.000 pour directeur général, Frédéric Cabannes. Et la banque qui a pour slogan « On est là pour vous aider » annonce son élan de générosité, aussi soudain que ciblé, alors que 3 millions de manifestants sont dans les rues pour protester contre l’augmentation du chômage et la baisse du pouvoir d’achat. Tout de même assez consternant…

     

    enfants.gifJ’approuvais donc la sortie de Lagarde,… mais parce que je n’avais encore lu les épisodes précédents. Car notre ministre, grande adepte de la plongée sous-marine, avait tenté deux jours plutôt une magnifique plongée en apnée dans le n’importe quoi. Et oui, sa première réaction était d’un autre tonneau, et il a fallu une grosse piqûre de rappel de Sarko pour que Lagarde quitte la plongée pour remettre les pieds sur terre.

     

    Car vendredi, la seule chose que demandait Christine Lagarde aux dirigeants, c’était de ne pas exercer leurs stock-options tant que l'État soutenait la banque. Traduit en français : « Mes petits Daniel, Frédéric, Didier et Séverin chéris, gardez vos titres au chaud. Si vous vendez maintenant, ça va se voir, et c’est pas bien, car les méchants syndicalistes diront que vous vous faites du fric de grâce à l’argent public versé par l’Etat. De plus, dès que l’Etat se retirera, les acheteurs vont affluer, et le titre va faire un bond en avant. Patientez mes amis, et après vous allez pouvoir vous gaver. Grand avantage : personne ne dira du mal de moi, car l’Etat sera alors sorti du circuit. Je pourrais même vous préparer un communiqué saluant votre excellente gestion qui permet à l’Etat de se retirer. »

     

    Et, oui, quand elle ne plonge pas, notre Christine, elle patauge. 20080502-p-Bretelles.jpg 

     

    Et tac ! Deux jours plus tard, changement de ton : « Rendez ces stock-options, et tout de suite, bande de petits gougnafiers ». Et nos cravatés en chef s’exécutent aussitôt.

     

    Pour comprendre le revirement, il faut passer par la casse Elysée, avec une bonne remontée de bretelles : « Visiblement, certains ont du mal à comprendre. Quand il y a un plan social, des aides publiques, les bonus, plans, stock-options, rémunérations annexes ne sont pas admissibles. Si vous pensez que je vise un établissement bancaire dans l'actualité, c'est exactement cela. On ne peut pas solliciter l'argent public pour passer un moment décrit unanimement comme difficile et faire un plan généreux de distribution d'actions ou de bonus. Je suis sûr que les responsables vont comprendre ce que je dis et pour être sûr que le message soit bien reçu, je vais le préciser : quand on est mandataire social, ce serait un scandale. »

     

    Dans le quart d’heure qui suit, Lagarde se fâche. Elle ne dit plus aux dirigeants de garder leur actions au frais, mais de les rendre et illico.

     

    La seule chose qui nous manque, c’est l’appel téléphonique de Sarko à Lagarde lui expliquant gentiment qu’elle s’était trompée, et qu’il ne fallait faire comme ça. Si quelqu’un a le script, je suis preneur, ça doit être assez croquignolesque. Et quant à toi, Christine, tu peux nous adresser un post pour nous raconter. Ici, c’est gratuit.  

     

     

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  • Amis ministres, sortez couverts !

    big-condom.jpgLe médiateur du ministre, forme politique du préservatif. Et comme papa Nicolas est prévenant, c’est lui qui colle le préservatif à ses impétueux ministres. Ils croyaient avoir sauvegardé les honneurs… ils ne leur reste que la paie.

    Que les ministres ne servent à rien, et ne soient que les speakerines asexuées du Gouvernement, ça, on avait compris. A partir du moment où le Premier Ministre, devenu le Premier Sinistre, se laisse qualifier de « collaborateur » du président de la République, et acquiesce avec le sourire, il n’est plus grand-chose à espérer. La Constitution qui devient un gros coussin... A ce stade de déliquescence républicaine, il devient quasiment grotesque d'en rappeler le texte.

    « Article 20. - Le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation.

    « Il dispose de l'administration et de la force armée.

    « Il est responsable devant le Parlement dans les conditions et suivant les procédures prévues aux articles 49 et 50. »

    « Article  21. - Le Premier Ministre dirige l'action du Gouvernement. Il est responsable de la Défense Nationale. Il assure l'exécution des lois. Sous réserve des dispositions de l'article 13, il exerce le pouvoir réglementaire et nomme aux emplois civils et militaires.

    « Il peut déléguer certains de ses pouvoirs aux ministres. »

    Bref, quand la fonction de premier ministre est placée en liquidation judiciaire, vous imaginez ce qui reste des ministres, et des6lbs%20of%20muscle.jpg secrétaires d’Etat, ramenés au rôle d’aimables supplétifs… Tout se passe dans le bureau de Guéant, secrétaire général de l’Elysée et de la France. Le reste est de la plaisanterie. Rachida est satellisée pour distribuer les tracts à la gloire du grand méchant mou Barnier. Rama est mise au chômage technique total, mais reste en fonction pour assurer ses notes de frais. BK, ministre du recouvrement des créances de ses amis qui sont ses ex-généreux patrons, soigne son brushing pour une interview vérité chez France 24. Patrick du 92, réfugié politique de l’UMP, est recasé à la relance de la relanche de la relance de la relance, et tout le monde s’en fiche. Nathalie Kosciusko-Morizet s’exerce à la traversée du désert, ce qui lui apprendra à avoir des idées à et les exposer. Bref, tout ministre normalement constitué attend que le chargé de com’ de Guéant lui donne le communiqué à relire... en prenant l’air intéressant, cela va de soi.

    Nouvelle étape dans cette mise au congélateur de la fonction ministérielle : le médiateur.

    Ah, le médiateur… Un peu grand’ frère, un peu tuteur, et surtout sympathique gardien de prison. Quand le ministre dérape, finit de se gaufrer, croule sous la charge d’appliquer des politiques inapplicables,  vient le sauveur : le médiateur. Qui va expliquer que le ministre est sympa, mais un peu court ; et qu’avec le portable de l’Elysée, tout peut d’arranger. Jamais sans mon médiateur… Pauvre ministre, à l’honneur laminé ! Et qui s’accroche, comme une moule sur un rocher nourricier.

    En réalité, il faut toujours prendre Notre bien aimé de sa Dame, Nicolas 1° au sérieux. Tout contrôler. Placer tout le monde sous surveillance. Bracelet électronique pour les ministres. Hospitalisation d’office, avec surveillance constante, pour les récalcitrants. S'il le faut, chambre d'isolement. Toute fugue est réprimée. Pour ceux qui refusent de coopérer, rétention politique de sûreté. Et médiateur comme antidépresseur anabolisant.

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    Ministre prétentieux
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