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présidentielles 2017 - Page 4

  • Hamon destroy, Sarko for ever

    18364888.jpgOn peut souffler. La plus importante des élections pour la France, c’est-à-dire les législatives en Allemagne de septembre 2017, se présente au mieux : soit la continuité avec Merkel, confortée par sa victoire dans la Sarre, soit l’alternance avec Schultz, un leader de haut niveau, lui aussi vrai européen. Le virus nationaliste de l’AfD plafonne à 5 % et va retrouver le caniveau qui lui va si bien. La ligne reste la grande coalition CDU-SPD, qui n’empêche pas le débat d’idées qu’est la confrontation électorale.

    Nous pouvons donc compter sur nos amis allemands, forts, solidaires et plus européens que jamais, ce qui nous permet de nous amuser de notre feuilleton électoral avec d’autant plus de détachement. A un mois des élections, nous suivons les aventures de nos candidats comme des scientifiques qui observent au microscope de drôles d’insectes.

    Du côté de la Gauche

    L’insecte Hamon est au plus mal. La question n’est plus de savoir s’il sera au deuxième tour, mais s’il passera le seuil des 10 % au premier tour, avec l’éclatement du PS, et à la vitesse où vont les choses, c’est mal barré pour lui.

    - Votez pour moi, faites le choix du vote utile !

    - Mais le vote utile, ce n’est pas toi…

    - T’es sûr ?

    - Ben oui.

    - Oh, madre mia…

    Celui qui a longtemps été un minoritaire provocateur croyait que, parce qu’il avait gagné la primaire, il allait retrouver l’appareillage PS à son service. Il avait une petite mais vraie chance de créer cette unité utilitariste, vu le poids des élus locaux dans le PS,  mais il est allé se perdre dans un fantastique accord avec EELV – qui plafonne à 2 % – en délaissant les élus PS. Le jeu ouvert s’est vite refermé : on est clairement dans le schéma de la primaire qui a détruit le PS.

    - Ferme ton sifflet si tu veux être élu, parce que c’est moi qui tiens les investitures.

    - Tu ne tiens rien du tout, parce que tu n’as jamais su trouver les clés du PS.

    - T’es pas gentil…

    - Le lobby militaire-gendarmerie-industrie de l’armement-nucléaire-franc-mac m’offre une gamelle. Et toi tu proposes quoi ?

    - De voter pour le revenu universel…

    - Yurgh ! Arrête de me faire souffrir, j’ai les lèvres gercées.

    Du côté de la Droite

    L’insecte Fillon est au plus mal. Le délire sur le cabinet noir – qui passionne 0,01% des Français – avec la mise en examen de son suppléant, demain celle de son épouse, bientôt celles de ses enfants… Un type qui change de train en cachette pour échapper aux manifestants… Je dirais bien « l’éloge du rat », mais ce n’est pas gentil pour les rats qui sont tellement utiles à notre écosystème.

    Le prétentieux et taciturne François s’enfonce, et vu la décrépitude, il est bien parti pour être éliminé au premier tour, sans doute en quatrième position. Or, après le mandat de Hollande, 2017, le pouvoir est pour la Droite, il faut rester logique. Donc soit la fausse Droite de Macron, soit la vraie Droite… Euh… Droite de qui ?

    Fillon humilié le 23 avril à 20 heures après son élimination au premier tour, la Droite va-t-elle se contenter de pleurer ? Je ne l’envisage pas une minute, et le plan B est en place. La vraie question est de savoir qui va prendre la suite de Fillon, pour s’imposer aux législatives, car avec un président faible, le pouvoir sera à l’Assemblée.

    Dans le schéma actuel, qui s’est stabilisé après le retrait de Juppé, Baroin est programmé comme Premier ministre, mais le patron sera celui qui aura façonné la majorité parlementaire. Comme Juppé s’est isolé à Bordeaux et que Fillon est carbonisé, ce patron est Sarkozy. Et si le climat est favorable, n’écartez pas une candidature de Sarkozy aux législatives, écrasant Baroin, pour tout diriger lui-même.

    Oui, vraiment on peut dire merci à Hollande et ses serviteurs…

  • Hamon frappé par le missile Le Drian

    large.jpgL’arrivée de Le Drian chez Macron, ce n’est pas rien, et moi qui espérais un écroulement, tôt ou tard, de ce farfadet, je dois changer de musique. La perspective est plutôt celle du pantin, manipulé par le grand complexe qui allie le militaire, le nucléaire et l’industrie de l’armement. Cette décision de Le Drian est un missile balistique stratégique contre Hamon.

    La grande faiblesse de Macron est l’absence d’armature, qui n’était certainement pas compensée par Collomb et Delanoë. Tout change avec Le Drian, et son poids politique sur l’armée, le nucléaire, les élus locaux et la franc-maçonnerie. Qui décide en France ? oki ?

    Le Drian a attendu le jour où Hamon présentait son programme pour la défense pour annoncer sa décision… et je voudrais bien savoir qui était resté dans la salle pour écouter Hamon…

    Ceci dit, et même si la scène est cruelle, Hamon ne peut s’en prendre qu’à lui-même, car « frondeur » sur les lois sociales, il a été « suiveur » sur la politique guerrière conduite par la Le Drian Society, et approuvée par Hollande : aucune critique contre les opérations militaires conduites par la France, spécialement au Nord Mali et en Centrafrique, qui sont des fiascos ; aucune critique des choix d’armement des groupes djihadistes en Syrie ; aucune critique de la volonté de bombarder Damas, juste bloquée par le Parlement britannique et Obama ; aucune critique sur les livraisons d’armes massives aux grandes démocraties que sont l’Arabie Saoudite, le Qatar ou l’Egypte ; aucune critique sur la si contestable mobilisation des soldats de Sentinelle ; aucune prise de distance avec l’hystérie russophobe. Bref, rien à dire contre la ligne Hollande, qui est dictée par Le Drian.

    Et quand Le Drian a imposé sa décision de cumuler ministre et président de la région Bretagne, ce n’est pas Hamon, qui a fui la Bretagne pour se faire élire dans la pépère 11ème circonscription des Yvelines, qui risquait d’ouvrir le bec.

    Alors, tout se paie. Oui, et cash.

    - Hamon, peux-tu être président de la République, toi qui tu n’as aucun contact dans l’armée, la gendarmerie, le nucléaire, le renseignement et l’industrie de l’armement, et qui a benoîtement approuvé la politique de celui qui aujourd’hui a choisi de t’écraser ?

  • 55 000 euros d’argent de poche, pour des enfants mineures

    19452007.jpgUn ministre de l’intérieur qui démissionne, en période d’état d’urgence, de « guerre contre le terrorisme », et à deux mois des élections présidentielles, c’est qu’il se passe quelque chose de grave.

    Ce quelque chose de grave, c’est cette conviction profonde qui s’enracine dans le pays et façonne le vote Le Pen : « tous pourris ».

    Le Roux, un poids lourd du PS, a, quand il était député, employé ses filles, alors lycéennes puis étudiantes, en cumulant 14 et 10 CDD entre 2009 et 2016, ce pour un montant total de quelque 55.000 euros. Lors des premiers contrats, les stagiaires n’avaient que 15-16 ans. 

    Et quelques contrats, reconnus par Le Roux, posent de sérieux problèmes : le fraudeur con, c’est celui qui se fait prendre, air connu...

    La fille aînée a été engagée par Papa, et payée par nos impôts, du 10 juin au 9 septembre 2013,… alors que dans le même temps, elle était en stage chez Yves Rocher à Tournai en Belgique. Oki ?

    La benjamine a été engagée par Papa, et payée par nos impôts, entre  20 avril et le 22 mai 2015, alors qu’elle était en congé du 18 avril au 4 mai 2015, mais reprenait les cours les 5 mai. Oki ?

    Et pour quel travail ? « Quand il faut faire du classement, quand il faut faire un certain nombre de tâches parlementaires, je trouve que c’est une bonne école de faire ça ». Donc  55.000 euros de job d’été pour classer des dossiers.

    Premières à réagir, les associations professionnelles expliquant que le rôle de l’assistant parlementaire n’est pas de faire du classement mais d’aider le parlementaire dans l’élaboration de la loi. Je ne cesse de défendre le rôle de la loi, garantie contre la violence dans la société, et voir comment ce parlementaire en vue, président du groupe socialiste à l’assemblée avant d’être nommé ministre de l’intérieur, se contrefiche travail parlementaire est un fait majeur.

    L’autre volet, c’est l’écœurement populaire. Vous savez la galère pour trouver les stages ? Vous savez l’importance de ces stages comme ouverture de l’esprit, et vu ce que ça compte sur un CV ? Vous savez l’exploitation des stagiaires, à qui on donne un véritable travail sans aucune paie ? Et voilà Monsieur le ministre de l’Intérieur, avec son petit sourire socialiste, qui nous explique comment il recruté ses filles pour des brûlots illusoires, grassement payés avec nos impôts.

    Franchement, c’est l’écœurement.

    Conseil de prudence : ne regardez les infos que si vous avez à portée de main un peu de primpéran, très actif pour la prévention des nausées.

  • Présidentielle : Le début des choses (presque) sérieuses

    affiche-finmon16.jpgLe débat a commencé par un magnifique numéro de faux-cul, avec Fillon à la manœuvre : « Nous sommes onze candidats, il y en a cinq ici, cela pose une question démocratique ». Déclaration plus ou moins suivie par les autre autres participants. Donc, ce sont eux les gentils, et TF1 la vilaine. Enfoirés… Un must d’hypocrisie... S’ils voulaient vraiment que les 11 candidats soient là, il suffisait qu’ils refusent l’invitation,… ou qu’ils interviennent dans le référé engagé devant le Conseil d’État par Dupont Saint-Aignan, pour défendre l’ouverture du débat aux 11 candidats. Ils n’ont rien fait, mais au lieu de l’assumer, ils se préfèrent allumer TF1, qui leur donne une tribune extraordinaire.

    - On dit que le chien ne mange pas la main de celui qui le nourrit…

    - Comme quoi…

    Cette non-représentation des 11 candidats, c’est gavant. Pendant des années, on nous sature avec « toujours les mêmes », parce que ce sont « toujours les mêmes » qui font de l’audience. Oki. Et lorsque s’engage le processus constitutionnel sur six semaines, les candidats « majors » s’accordent pour écarter les candidats « minors ».

    Attention, nous ne tombons pas de la dernière pluie. Compte tenu des mécanismes à long terme qui forment le corps électoral, les candidats « minors » même avec une campagne égalitaire, resteront minoritaires. En réalité, le clan des cinq ne redoute pas les idées nouvelles, mais surtout les 1 ou 2% pouvant revenir aux candidats minoritaires, alors que ce 1 ou ce 2% leur permettront (peut-être) d’exister.

    Ce préalable, essentiel, posé, il me semble que c’est Mélenchon qui a dominé le débat, comme ayant le discours le plus présidentiable. Il travaille son sujet depuis longtemps, et ça se voit. Il avait une facilité pour exposer son point de vue, de manière carrée et en se distinguant bien des autres, et une véritable aisance, pour répondre et s’imposer face à ses contradicteurs et aux journalistes. Excellent niveau, mais où sont, avec son jeu si personnel, ses marges de progression ? Le but, c’est de faire plus de 10 au premier tour, ou plus de 50 au second ?

    Fillon est apparu en retrait, mais c’est lui qui a eu les paroles plus justes en matière de politique étrangère, pendant que le petit Hamon s’égosillait en répétant le nom de El-Assad… Fillon est en fait assez fortiche : il ne parle qu’à ses électeurs, et compte sur le force du réseau Les Rep’ pour faire la différence. Il est clair qu’il a encore toutes ses chances.

    Hamon, ce n’est pas du Hollande amélioré, c’est la même chose. Ceci dit, il a une belle marge de progression, quasi institutionnelle, car il reste porté par les strates du PS. On voit qu’il y a une sorte de pacte de non-agression avec Mélenchon, et comme le grand bloc des élus du Parti socialiste n’a pas osé rejoindre Macon, Hamon joue sa progression en la jouant « à gauche », et en siphonnant Macron, ce qui parfaitement réaliste.

    Honnêtement, on a bien vu hier que Macron n’était pas mûr. Sa voix de fluet pour débiter de l’eau tiède, avec des formules creuses qui disent une chose et leur contraire, ce mec est imbitable… Finalement, c’est un truc d’athlétisme : Macron est un lièvre pour ouvrir la course, et vu l’insuffisance de structure politique de son mouvement, je ne vois pas d’autre issue que l’effondrement, avec un bloc vers Hamon et l’autre vers Fillon. En un an de campagne, Macron se retrouve avec pour seuls soutiens Collomb et Delanoë, et il vient de renoncer à investir des candidats aux législatives : ça craint un max.

    - Et tu ne parles pas de Le Pen ?

    - Mais pourquoi parler de ce qui n’a pas d’intérêt ?

  • Enfin un candidat sympathique : Bienvenue à Jean Lassalle

    Un don du ciel,… ou plutôt des élus qui lui ont assuré les parrainages ! En attendant, ouf, mille fois ouf, nous avons un candidat authentiquement sympathique,  avec Jean Lassalle.

    Nous attendons maintenant une campagne strictement égalitaire entre tous les candidats, reconnus par le Conseil constitutionnel. Or, la campagne s’engage avec un avantage donné « aux favoris », et notamment à ceux qui méprisent la justice – notre bien commun – à savoir les repris de justesse Le Pen et Fillon.  Une vraie ségrégation médiatique !

    C'est tout à fait anormal, et scandaleux. Mais nous sommes tellement idiots qu’il ne faut pas que nous écoutions les candidats minoritaires, car cela pourrait nous détourner du droit chemin… Et bien sûr, ni Mélenchon, ni Macron, ni Hamon, ni Le Pen, ni Fillon ne protesteront contre cette démocratie sélective. Ce qui facilite notre jugement.

    présidentielles 2017

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