Avertir le modérateur

propagande - Page 3

  • Affaire Sid Ahmed Ghlam : Vous avez compris quelque chose ?

    Cinq jours de garde à vue, et tous les moyens du renseignement et de la police judiciaire : l’affaire est potentiellement grave – assassinat d’une femme et attentat contre une église – mais personne n’a rien pu comprendre de ce qui a bien pu se passer. Fait objectif, Sid Ahmed Ghlam a été mis en examen hier pour « assassinat », « tentative d'assassinats », « association de malfaiteurs en vue de commettre des crimes d'atteinte aux personnes », le tout « en relation avec une entreprise terroriste », mais pour essayer de comprendre, il faudra attendre. La personne mise en examen conteste tous les faits qui lui sont reprochés, selon ses avocats. Le parquet annonce les mesures prises, mais pour le reste, il est plus que réservé.

    Le suspect a été arrêté par hasard dimanche, car il s’était blessé à la jambe en pleine rue, juste à côté de sa voiture, bourrée d’armes. Pour faire un massacre, l’actualité a bien montré qu’une kalachnikov suffisait, mais là il y avait un arsenal. Un mec isolé, mais avec un commanditaire qui serait logé en Syrie… Pas la moindre chose sérieuse pour étayer une thèse.

    Le seul qui sait tout, mais qui n’en dit rien, c’est notre ami Valls qui annonce le terrorisme et les attentats déjoués, et implore la mendicité pour sa loi renseignement soit votée.

    Quelle sale période… 

  • Médecine légale : Martin is still alive,… mais la presse est grièvement blessée

    Martin est mort hier après-midi, et toute la presse – avec d’authentiques larmes à l’œil – a annoncé la mort de Martin. Sauf que Martin a fait passer un démenti via son agence de presse, TF1.

    « Oki, on s’est trompé, personne ne se fâche ». La ligne du parti a vite été définie, et par Martin lui-même, car il ne peut songer un instant remettre en cause le modèle économique de notre si servile presse standard.

    La « liberté de la presse »… Ah l’esprit du 11 janvier… et Hollande nous faisant pleurnicher sur cet idéal, relevé de la magnificence de Voltaire… Sauf que la presse n’est libre que si elle est économiquement indépendante, et çà, c’est une autre histoire. Dans notre joli monde social-libéral, ce qui domine, c’est la liberté des grands groupes industriels de museler l’opinion.  

    citizen-kane-1.jpg

    La grande presse française appartient à des industriels qui ont investi pour défendre leurs intérêts, et donc l’ordre social : Bouygues, propriétaire de TF1 ; LVMH, du sympathique François Pinault, propriétaire du Point et du groupe de presse financière L'Agefi ; Dassault, propriétaire du Figaro ; Mathieu Pigasse, de la banque Lazard, Pierre Bergé, le financeur du groupe PS-SFIO, et Xavier Niel, de Free, propriétaires de Le Monde (Occidental) et  L’Obs ; Patrick Drahi propriétaire de Libération, la chaîne d'information israélienne i24news et L'Express… On peut continuer à rire avec Le Provencal, propriété du philosophe Tapie… Et n’oublions pas tous les titres pendus auprès de leur banquier, qui n’ont d’autre solution que de travailler vite, sans journalistes, et en cherchant toujours le spectaculaire, qui permet d’envisager quelques contrats de pub.

    Quelle misère

    Regardons un peu le vrai-faux décès de Martin.

    L’AFP balance une info erronée, ce qui est grave. Alors que cette info est vérifiable par un simple coup de fil, aucun organe de presse ne vérifie, et tous se précipitent vers leur site internet pour être dans le timing… Aucune crédibilité… Alors qu’il était si facile de vérifier cette info avant de la publier, comment leur donner le moindre crédit quand l’info relève d’un minimum de complexité ?

    Le club des huit patrons qui tient la presse officielle a décidé de passer l’affaire sous silence, pour sauvegarder le système. Et tous les pseudos journalistes se la ferment, car il faut ramener la paie à la fin du mois.

    Cette lamentable affaire montre que la faible fiabilité de la presse officielle française, qui n'est sûre que pour la météo et le championnat de D1. Comme elle ne vérifie rien, nous devons tout vérifier. Heureusement, il nous reste la presse étrangère, les médias alternatifs, les blogs et les commentaires des blogs. 

    Citizen-Kane_1.jpg

  • Attentat contre la Réserve Fédérale : C’était un fake !

    Comme quoi je reste un grand gamin : j’ai failli croire à l’histoire de l’attentat contre la Réserve Fédérale, près du World Trade Center, à New York. 450 Kg d’explosif dans ce quartier, c’était un carnage… En fait, le risque était nul car l'explosif était… de la poudre de perlin-pinpin fournie par le FBI ! Une manip’ qui fait trois victimes : ce jeune Bangladais, qui va être jugé comme terroriste, l’opinion qui se fait berner par ces propagandistes et les dirigeants US, qu’on ne peut plus croire.

    terrorisme, us, Propagande

    C’est la procureure fédérale de Brooklyn, Loretta Lynch, qui a raconté l’histoire par un communiqué officiel, en toute décontraction.

    Ashan Nafis, jeune Bangladais de 21 ans, était arrivé aux US en janvier 2012, pour monter un groupe clandestin et commettre un attentat. Cet homme isolé mais super-malin a vite trouvé des contacts sûrs,… des djihadistes du réseau al-Qaida… qui étaient en fait des agents du FBI ! Il s’était fait repéré en cinq minutes ! Et les agents ont aussitôt fait arrêter ce crétin ? Non, le FBI s’est abstenu, car il y avait plus rigolo à faire.

    Les flics se sont fait forts de lui procurer tout le matos nécessaire pour un attentat, ce qui était très utile car l’apprenti terroriste n’avait rien d’autre à offrir que la tchatche. Les réunions se tenaient dans des hôtels, et les flics du FBI enregistraient tout.

    En septembre, Nafis voulut retourner au Bangladesh avant l'attaque. Très mauvais, car il y avait un gros risque qu’il ne revienne pas. Alors, l'agent du FBI lui a déclaré qu'il était « libre de rentrer quand il le voulait, mais qu'il ne devait pas quitter le pays s'il voulait avoir le soutien d'al-Qaida pour perpétrer son attaque ». Et Nafis est resté. Ouf !

    Le grand plan secret a été organisé mercredi. Il y a d’abord eu le volet intellectuel, avec un magnifique communiqué revendiquant l’attentat au nom de al-Qaida, annonçant « vouloir détruire l’Amérique », saluant la gloire du «bien aimé Cheikh Oussama Ben Laden». Ensuite, les opérations matérielles. Le flic du FBI a amené Nafis dans un entrepôt où avait été livré l’explosif : 20 sacs de 25 Kg. Tous deux ont installé le précieux chargement dans une camionnette, et ils se sont garés vers la Réserve Fédérale. L’agent du FBI est parti en planque à 3 mètres, pendant que Nafis essayait en vain de déclencher la bombe avec un téléphone portable,…  et il a été arrêté. Un grand succès de l’antiterrorisme.

    Inculpation : tentative d'utilisation d'une arme de destruction massive et de tentative de fournir un soutien matériel à al-Qaida. Il risque la prison à vie.

    terrorisme, us, Propagande

    Mary Galligan, porte-parole du FBI de New York, a pris son air grave pour déblatérer : « Essayer de détruire un immeuble emblématique et de tuer ou blesser un nombre indéterminé de passants innocents est à peu près ce qu'on peut imaginer de pire ». Surtout quand c’est la police qui donne l'idée et les moyens…

    Ces sales méthodes sont permanentes. Le Washington Post a sorti les dossiers. La même technique a été utilisée en mai dernier pour faire croire à un attentat contre un avion de ligne, un an après l’exécution de Ben Laden, en gonflant des zigues yéménites. Idem, en février, avec cette fois-ci un Marocain arrêté par le FBI devant le Capitole, avec une veste pleine d’explosifs. Pas de quoi avoir peur : c’était du faux… 

     terrorisme, us, Propagande

    Mentir est un métier, et il y a de grands experts

  • La Révolution égyptienne et la liberté de religion

    Les allumés de l’intégrisme occidental, du haut de leur immense sagesse, acquise en lisant trois fois par jour « Le choc des civilisations » et les éditos de BHL, nous avaient bien avertis : les frères musulmans allaient prendre le pouvoir, pour détruire le monde.

    tottaly-cool-pix-manifesation-en-egypte-revolution-monde-arabe-1.jpg

    Mauvaise pioche : les frères chrétiens viennent d’obtenir une grande victoire devant une Cour suprême égyptienne débarrasée de ses commissaires politiques : les chrétiens ne sont plus des ex-musulmans, mais des chrétiens, tout simplement. A prévoir une grosse migraine pour les lascars qui nous vendaient depuis des années Moubarak gardien des valeurs de l’Occident face aux hordes islamistes.

    La vérité est beaucoup plus simple, et ignorée seulement de ceux qui adorent rester ignorants : c’est l’instrumentalisation de l’islamisme par les services de propagande US, avec leurs filiales diverses et variées. La salade de l'islamisme nouvelle forme de l'impérialisme criminel, après le stalinisme et le fascisme. De la propagande en chemise blanche et décontractée, et çà a marché à fond.

    Le problème est que mentir tout le temps et à tout le monde, ça finit par se voir.

    La grande affaire, c’était les Frères Musulmans qui allaient asservir la liberté que défendait si bien Moubarak, le boss de l’Union pour la Méditerranée de Sarko... le pivot du monde libre pour Obama. Plouf !

    Dans les temps anciens de Moubarak, les chrétiens égyptiens, loin des discours attendris, avaient la vie dure. On fera un jour, je l’espère, le point sur les attentats contre les églises cooptes alors que commençait la Révolution égyptienne. De manière plus contingente, les chrétiens d’Egypte connaissaient un cruel problème d'identité : ils ne parvenaient pas à être déclarés autrement que musulman. Nés en terre musulmane, ils étaient musulmans. Moubarak avait une vraie politique islamiste, fondée sur l'essentialisme.

    Après bien des démarches, les chrétiens parvenaient parfois à faire reconnaître leur identité, mais c’étaient alors des apostats. Leur carte d’identité portant pour mention « ex-musulman ». L’ambassadeur d’Egypte n’avait sûrement pas eu le temps d’informer notre Sarko et notre Obama.

    Vient la nouvelle Egypte, celle livrée aux dangereux islamistes, et là tout change.

    EGYPTE~1.JPG

    La Cour suprême a annulé ces pratiques comme illégales. Les chrétiens déclarés contre leur gré musulmans ne seront plus répertoriés comme ex musulmans. Lors de la déclaration de naissance, il suffira d’attester l’enregistrement comme chrétien et avec la précision de l’église d’appartenance.

    Le Père Rafic Greiche, porte-parole de l’Eglise catholique égyptienne, applaudit : « La décision de la Cour est un signal positif du changement qui s’opère dans le pays. Par le passé, la Cour a proposé plusieurs fois une révision de la norme discriminatoire, mais elle a toujours reçu une forte opposition de Habib Adli, ex-ministre de l’Intérieur, désormais emprisonné pour corruption ». Habib Adli, pourtant un grand pote de nos dirigeants.

    Nicolas et Barack, vous devriez lire mon blog, vous raconteriez moins de salades.

    moubarak-sarkozy.jpg

    "Les belles années passent vite", chantait Léo Ferré

  • Betancourt : Le grand malaise

    Deux otages libérées, des louanges pour Chavez, un silence réservé pour les FARC et la dénonciation d’Uribe, le président élu de la Colombie : le grand bonheur s’accompagne du grand malaise.

     

    Clara Rojas et Consuelo Gonzalez sont libres. Clara Rojas va retrouver Emmanuel son enfant de captivité. L’espoir est qu’un mouvement se soit amorcé et que d’autres libérations suivent. C’est un grand soulagement, car la prise d’otage est une ignominie. Avoir commis une infraction aux lois d’un pays, être jugé et détenu est une chose. Etre otage, c’est tout l’inverse : pas d’infraction mais seulement le manquement à des codes jamais publiés ; pas de jugement ; pas de peine à exécuter, mais une détention arbitraire. Une libération d’otage, de tous les temps et sous tous les cieux, est une grande nouvelle. Un morceau de bonheur.

     

    Mais le malaise est ici trop près du bonheur. Ce du fait de la campagne éhontée qui fait d’Hugo Chavez un généreux humaniste, des FARC des combattants d’honneur et du président Uribe un obstiné, guidé par la seule défense de son pouvoir. Les déclarations d’Astrid Betancourt, sœur d’Ingrid, immédiates à la libération, ont été hallucinantes. D’abord, pourquoi passer pudiquement sous silence le fait d’origine ? Ingrid Betancourt s’était rendue dans la région de San Vicente, contre tous les avis et sans protection. A l’époque, ce territoire était contrôlé par la guérilla marxiste. Les prises d’otages étaient monnaie courante, et les discussions entre le gouvernement et les FARC venaient d’être interrompues. La capture d’une franco-colombienne était d’un intérêt politique majeur pour les terroristes des FARC : Ingrid Betancourt a été arrêtée au premier barrage, le 23 février 2002. Son groupe politique, Oxygène, comptait moins de 5% des voix. Une impasse politique totale.

     

    La prise d’otage ? Un fait d’arme contre des civils, mené à un rythme industriel à l’époque, à coté d’autres procédés allant des attentats au trafic de drogue. Ce dans un pays au passé douloureux, mais devenu démocratique : élections libres, presse libre, juges indépendants. Une gouvernement en lutte contre les grands trafics de drogue et leurs réseaux mafieux. Un pays qui cherche à créer de vraies perspectives à son peuple, et en particulier à sa jeunesse. Tout n’est certes pas parfait, mais la démocratie colombienne est un modèle très présentable face à la Russie de Poutine ou au Venezuela de Chavez. Et cette action politique porte ses fruits. Depuis l’arrivée au pouvoir d’Alvaro Uribe, en 2002, les FARC sont décrédibilisées, et en perte de vitesse. Leurs effectifs s’amenuisent, tout comme leurs faits d’armes. Les prises d’otages sont passées de 918 à 110, les attaques armées ont chuté de 40%,  le pouvoir légitime a reconquis de nombreux territoires, et les élections se déroulent dans le calme.  Quel succès pour les démocrates !

     

    Ah si seulement le pouvoir colombien avait été militaire ! Soldats contre soldats, les FARC auraient une chance. Mais les FARC sont définitivement condamnées par la démocratie, ce pouvoir librement choisi, ces règles que tout le monde respecte. D’où la position du gouvernement d’Alvaro Uribe, la seule qui vaille pour défendre la loi contre la force : pas de dialogue avec ceux qui fondent leur action sur des procédés criminels. Faut-il détailler le sort ignoble réservé par les FARC au petit Emmanuel, abandonné mutilé et malade dans la jungle ? Faut-il rappeler qu’il reste environ 3.000 personnes aux mains des FARC, dont certaines retenues depuis plus de 10 ans ?

     

    Alors, il faut agir pour aider à la libération des otages : bien sûr. Mais avant de faire la leçon à ce pouvoir souverain, un peu de réserve, un peu d’analyse ! A écouter les discours de la famille Betancourt et de ses comités, le seul responsable est le président Alvaro Uribe, et son intransigeance. Et bien non, pas d’accord, pas d’accord, du tout ! Le peuple colombien s’exprime par des élections qui ne légitiment pas les FARC, mais le pouvoir démocratique. Et si les FARC commencent à lâcher, ce n’est pas par humanisme, mais parce qu’elles sont en perte de vitesse. Plus le pouvoir d’Alvaro Uribe marquera des points, plus il sera fort pour défendre la souveraineté de son pouvoir et de ses lois, plus les FARC seront en recul. Le sort des otages est cruel, mais la cruauté n’est pas le fait des démocrates.

    Il n’est pas acceptable de vouloir « faire pression » sur le gouvernement Uribe. Il s’agit de l’encourager à garder le cap, et au minimum, de ne pas lui nuire. Tant mieux pour Clara Rojas et Consuelo Gonzalez. Mais pour le reste, je vois surtout une lamentable opération de propagande.

     

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu