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  • Sarko : Le retour d'un mort-vivant

    Hollande a repris la politique de Sarko,… et voilà Sarko qui reprend le discours de Hollande… Vous avez lu le texte de Sarko sur Facebook ? On dirait du pur Hollande. Un plan marketing à la noix…

    C’est d’ailleurs bizarre qu’il ait choisi de communiquer par un texte, car tout le monde sait qu’il n’écrit pas lui-même. D’où cette première question : qui est la plume ? Visiblement, ce n’est plus Guaino l’exalté, car le texte c’est vraiment de l’eau de boudin tiède.

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    Le texte a un côté première année de science Pipo, assez rigolo. « C’est au terme d’une réflexion approfondie que j’ai décidé de proposer aux Français un nouveau choix politique »… Eh bien deux ans de réflexion pour pondre ça, ça promet pour la suite ! Pas mal non plus : « On ne fait rien de grand sans l’unité de la nation. On ne fait rien de grand sans espérance, sans perspective ». Là, c’est niveau Bac philo, pour les derniers de la classe ! Et bien sûr rien sans le roudoudou d’amour, tellement tendance : « J’aime trop la France »…. « Aime-moi vite, le jour se lève… » Ca me rappelle les belles années du lycée…

    Aussi, je publie bien volontiers ce chef d’œuvre de niaiseries, car il est l’expression même de la fragilité du projet Sarko. Certes (1), le mec a du métier. Certes (2) dans le contexte économique et social des années qui viennent, tout peut arriver. Mais le plan Sarko est en réalité bien plombé. Sarko le battu de 2012 qui devient un espoir pour 2014, va falloir ramer.

    Ca va commencer par un peu d’ivresse.

    Sarko va reprendre l’UMP. Il l’a dirigeait de manière interposée via Copé, alors il connait bien. Son seul adversaire est Bruno Le Maire, un type correct, mais qui n’a pas avec lui les bataillons de militants… Tous les ennemis de Sarko jouent la carte légitimiste – Vive le parti et ses statuts – justement car ils veulent via les statuts imposer les primaires à Sarko. Aussi, le congrès sera facile et quasi bon enfant, genre la belle Droite est de retour.

    L’UMP, qui aura sans doute changé de nom, va ensuite engranger des victoires électorales, et Sarko pourra faire le malin… alors que ce sera juste le mouvement de bascule liée aux dramatiques errances de Hollande et El Blancos. Le Sénat va passer à Droite en septembre, puis suivront les régionales et les cantonales : autant de victoires annoncées pour l’UMP.

    Mais pour la présidentielle, c’est une autre affaire.

    Le bilan accablant de Sarko est encore sous nos yeux, et « c’est du lourd » politiquement, économiquement et socialement. Qui peut imaginer Sarko réussissant en 2017 ce qu’il n’avait pas su faire cinq ans plus tôt ? Les salades sur l’unité du pays, c’est facile, mais quel crédit donner à Sarko sur la seule question qui vaille, la politique économique et sociale ?

    Et puis quel positionnement politique ? Le Sarko nouveau ne doit pas être celui de 2002, d’où tout le laïus sur le thème « j’ai changé ». Oki. Mais qui peut y croire ? Et quel personnage créer ? Un blaireau genre Bayrou, mais plus à Droite ? Quelle crédibilité ? Et qui va cadenasser le mec pour que le naturel ne revienne pas au galop ?

    Reste les affaires judiciaires, diverses et variées, avec deux solides de corruption de l’ami Azibert et d’abus de confiance, pour avoir fait payer par l’UMP sa part de condamnation personnelle après le rejet du compte de campagne des présidentielles. Là, la partition est connue : c’est celle de Berlu. Taper à fond sur les juges, et crier au complot. Comme la justice est le plus critiqué des services publics, ça peut marcher. Mais politiquement c’est nul, et indigne d’une personne qui concourt à la fonction présentielle.

    Nouveau chapitre, donc, avec le pataquès du Sarko Circus, et c’est vraiment une bonne nouvelle pour Hollande : les médias vont trouver un nouveau dérivatif.

    Finalement, cette lettre en dit beaucoup des approximations du projet Sarko : un discours mièvre, la recherche improbable d’une nouvelle image, l’occultation du bilan et une absence de projet économique et social. Le gout de la revanche, c’est bon pour un championnat de foot, pas pour la vie politique de l’Etat.

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    « Mes Chers Amis,

    Le 6 mai 2012, au soir de l’élection présidentielle, j’ai remercié les Français de l’honneur qu’ils m’avaient accordé en me permettant de conduire les destinées de notre pays durant cinq années. Je leur ai dit ma volonté de me retirer de toute activité publique.

    Depuis, j’ai pris le temps de la réflexion après toutes ces années d’activités intenses. J’ai pu prendre le recul indispensable pour analyser le déroulement de mon mandat, en tirer les leçons, revenir sur ce que fut notre histoire commune, mesurer la vanité de certains sentiments, écarter tout esprit de revanche ou d’affrontement.

    J’ai pu échanger avec les Français, sans le poids du pouvoir qui déforme les rapports humains. Ils m’ont dit leurs espoirs, leurs incompréhensions et parfois aussi leurs déceptions.

    J’ai vu monter comme une marée inexorable le désarroi, le rejet, la colère à l’endroit du pouvoir, de sa majorité mais plus largement de tout ce qui touche de près ou de loin à la politique.

    J’ai senti chez beaucoup de Français la tentation de ne plus croire en rien ni en personne, comme si tout se valait, ou plutôt comme si plus rien ne valait quoi que ce soit.

    Cette absence de tout espoir si spécifique à la France d’aujourd’hui nous oblige à nous réinventer profondément.

    Je me suis interrogé sans concession sur l’opportunité d’un retour à la vie politique que j’avais arrêtée sans amertume et sans regret.

    C’est au terme d’une réflexion approfondie que j’ai décidé de proposer aux Français un nouveau choix politique.

    Car, au fond, ce serait une forme d’abandon que de rester spectateur de la situation dans laquelle se trouve la France, devant le délitement du débat politique, et la persistance de divisions si dérisoires au sein de l’opposition.

    Je suis candidat à la présidence de ma famille politique. Je proposerai de la transformer de fond en comble, de façon à créer, dans un délai de trois mois, les conditions d’un nouveau et vaste rassemblement qui s’adressera à tous les Français, sans aucun esprit partisan, dépassant les clivages traditionnels qui ne correspondent plus aujourd’hui à la moindre réalité.

    Ce vaste rassemblement se dotera d’un nouveau projet, d’un nouveau mode de fonctionnement adapté au siècle qui est le nôtre et d’une nouvelle équipe qui portera l’ambition d’un renouveau si nécessaire à notre vie politique.

    J’aime trop la France ; je suis trop passionné par le débat public et l’avenir de mes compatriotes pour les voir condamnés à choisir entre le spectacle désespérant d’aujourd’hui et la perspective d’un isolement sans issue. Je ne peux me résoudre à voir s’installer dans le monde l’idée que la France pourrait n’avoir qu’une voix secondaire.

    Nous devons faire émerger de nouvelles réponses face aux inquiétudes des Français, à leur interrogation sur la pérennité de la France, à la nécessité d’affirmer sa personnalité singulière, à la promotion de son message culturel qui est sans doute la plus belle part de notre héritage.

    On ne fait rien de grand sans l’unité de la nation. On ne fait rien de grand sans espérance, sans perspective.

    Pour construire une alternative crédible, il nous faut donc bâtir la formation politique du XXIème siècle. Je le ferai avec le souci du plus large rassemblement, la volonté d’apaiser les tensions, et en même temps de susciter l’intérêt passionné de tous ceux qui ne peuvent se résoudre à l’abaissement de la France. Nous aurons besoin de toutes les intelligences, de toutes les énergies, de toutes les bonnes volontés. Il nous faut tourner la page des divisions et des rancunes afin que chacun puisse s’inscrire dans un projet, par nature, collectif.

    Je connais les difficultés qui nous attendent. Mais l’enjeu nous dépasse tellement, les perspectives sont si exaltantes, le redressement si nécessaire qu’à mes yeux les obstacles paraissent dérisoires.

    Ensemble, par la force de notre engagement, par notre conscience commune de la gravité des enjeux, nous rendrons possible le sursaut dont nul ne peut douter de la nécessité et de l’urgence.

    Que chacun soit convaincu de la force et de la sincérité de mon engagement au service de la France.

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  • L’UMP en faillite ? La blague…

    Les grands donneurs de leçons sur l’économie que sont mes excellents confrères Copé et Sarko n’ont pas fini de nous faire rire avec leurs savantes explications sur la lutte contre la dette, ou le respect du patron maître dans son entreprise. Leur gestion de l’UMP ou de la campagne électorale de 2012 est un véritable chef d’œuvre de gabegie, d’amateurisme et de copinage. Ils sont nuls. Oki.

    Faillite

    Mais l’UMP n’est pas en faillite et loin de là. Fin 2013, l’endettement était de 79,1 millions d’euros fin 2013, et au premier juillet, le chiffre a été ramené à 74,5 millions d’euros. Donc dans le bon sens. La somme est considérable, car elle correspond sensiblement à deux années de budget, mais tout va mieux dès qu’on arrête le délire dépensier. Les chiffres que publie la presse sur le train de vie de ces messieurs dames sont assez hallus…

    L’UMP est propriétaire de ses locaux, une garantie de premier ordre, même si le remboursement n’est pas achevé. Elle perçoit chaque année 20 millions de l’Etat, au titre du financement public, et en se constituant partie civile dans l’affaire Bygmalion, elle va pouvoir réclamer les 15 (ou 17) millions que le Parti n’aurait jamais du payer car il s’agissait de dépenses de la campagne électorale de Sarko. C’est donc de bon ton de crier à la panique, mais c’est de la fumée, et une belle occasion de virer les réseaux Copé-Sarko.

    Et puis l’UMP a tout intérêt à tenir, car elle a un carnet de commandes prometteur pour les trois ans qui viennent, dès lors que le parti redevient un minimum raisonnable : régions, département, Séant, présidence et Assemblée.

    Le seul obstacle à ces victoires n’est pas le PS, embourbé, ni le FN, de gag de la gonflette, mais Sarko, qui veut redevenir Président de la République. Politiquement, celui qui a fait perde toutes les élections à la Droite depuis 2012, perd inexorablement des points dans les sondages, et se reprend en pleine face le contrecoup judicaire de ses méthodes de despérados…

    L’UMP finie et en faillite ? On en reparle en 2017…

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  • 1250 € pour une heure de vie des petites fesses de Sarko

    Notre Sarko a le derrière délicat. Il est vrai qu’habitué au trône de la République, dans notre curieux pays qui élit un roi tous les cinq ans, le président sortant – et presque sorti – n’allait pas confier son auguste train à la première gare venue. Chez ces gens-là, qui pètent dans la soie, la miction et le transit ont droit à la robinetterie de luxe. Tel était notre président : pas de bibliothèque, mais des chiottes.

    Pour le meeting de Bordeaux du 3 mars 2012, qui selon l’excellent Sud-Ouest, a débuté à 17 h pour s’achever à 18h 17, Libénous apprend que l’on confectionna des chiottes dédiées aux fesses candidates à la présidentielle pour un montant de 1250 €. Presque trois mois de RSA…

    Alors, mon Nico, que ce fut pour un pipi ou un étron, vois-tu, c’est quand même très cher, et je dois te dire qu’à nos yeux d’humains, toi qui a mis notre pays plus bas que terre, tu es définitivement ridicule. Ridicule et ridicul. Dégage, s’il te plait, et moi je tire la chasse.

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    Les latrines romaines, Musée de Saint-Romain-En-Gal

    Moins cher et durable

  • L’UMP choisit la chirurgie de guerre,… et gagne !

    Copé et Sarko en retraite anticipée

    et_par_ici_la_sortieL’UMP dans la tourmente, au bord de l’explosion, à terre… Je n’en crois pas un mot. Hier matin, Copé a commencé la réunion du Conseil national de l’UMP comme s’il était le boss. A 11h, il s’est aperçu qu’il était un blessé de guerre, avec une sympathique équipe de chirurgiens disposés à procéder à une sévère amputation, dans un hôpital de brousse. Une anesthésie en urgence, et Copé était en réa.

    Papy Sarko, qui se la jouait encore Président hier matin, était allé à Madrid se faire prendre en photo à côté de Mariano Rajoy, ce qui a de quoi impressionner les foules. Quand il a lu ses mails à midi, il a su que c’était plié. L’UMP lui échappe, et sa tribune minable sur Schengen – les étrangers menacent la France – avait assez montré qu’il était à bout de souffle.

    Ces deux là, qui sont de grands amis, ont donc à apporter quelques explications d’importance à la justice. En attendant, ils partent à la retraite, et ça, c’est franchement une bonne nouvelle.

    Affaire Pygmalion phase 1

    Et_par_ici_la_sortie_57De l’affaire Pygmalion, on ne connait pas tout, mais seulement la phase 1.

    A enseigner dans les écoles d’avocats, la sublime attaque de Maisonneuve, l’avocat de Pygmalion, ce lundi matin… qui balançait comme jamais vu, avec cet incroyable mélange de décontraction et de fermeté. C’était un paysan enfumant un terrier de renards, et quelques heures après les renards se carapataient dans tous les sens, les yeux bien rouges.

    Donc, on a bien compris. La campagne de Sarko a coûté 32 millions, alors que le plafond est de 22, et le gros de la campagne était assuré par Pygmalion, une société créée pour l’occasion, qui regroupe des potes à Copé et qui a pour client presque exclusif la « famille » UMP. Pour ne pas dépasser le plafond de 22  l’UMP a passé de fausses conventions avec Pygmalion, pour ce que ce soit l’UMP qui paie. Copé et Sarko, ces irresponsables, expliquent qu’ils n’étaient au courant de rien. Donc le candidat Sarko s’est totalement désintéressé du financement de la campagne, n’a jamais posé une question sur l’argent, et ne s’est jamais aperçu que la campagne explosait le budget de 50%. Comment un crétin pareil pourrait-il envisager de gouverner le pays ? Itou pour le Copé qui a engagé dix millions de dépenses fictives pour l’UMP sans s’en apercevoir.

    Affaire Pygmalion phase 2

    affiche-semaine-dd-353x500Mais que sera la phase 2 ? Cette phase 2, ce sera le détail de l’enquête, et la justice va aller vite. Elle dispose de tous les comptes, et « ça balance » de tout coté. On aura alors les réponses à qui a décidé, qui savait, et quelles ont été les petites contreparties. Car 10 millions sortis des comptes juste pour la beauté du geste… à d’autres ! Donc, ça va être le grand festival… Mais attention : ça ne concerne que la campagne de Sarko, gérée par Copé. Le reste est intact. L'UMP pourra se constituer partie civile au procès, et demander le remboursement des 10 millions.

    Là, vient en relais la politique. Les deux décomplexés faisant de l’expérimentation sociale avec la garde-à-vue, le reste de la bande va vite se réorganiser, et pour une raison simple : la victoire est à portée de main, et il y en aura pour tout le monde. En septembre, le Sénat passe à droite ; en mai, ce sont les vingt régions et une bonne partie des départements qui vont basculer ; la voie sera ouverte pour gagner dans trois ans la présidentielle et les législatives.

    On va repartir avec le grand classique de la Droite française – le RPR/UDF – qui sera un UMP/UDI Modem. Pour le leadership, Fillon va essayer cinq minutes d’affronter Juppé… Et on verra alors ce vaut vraiment le vote Le Pen, qui n’est rien d’autre qu’un phénomène de baudruche.

    Je résume. Hollande est carbonisé, mais on s’en fout, c’est Merkel qui dirige, et elle est en forme. Les deux décomplexés Copé et Papy Sarko sortent du jeu. La Droite classique va tout récupérer et finir de ringardiser Le Pen. D’ailleurs, il suffit de voir quels sont ceux qui voient ces jours-ci « La patrie en danger » : ce sont qui ont perdu, et qui le savent.

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