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droit de la presse

  • Les cons en correctionnelle : La justice va être débordée

    Enfin un plan de relance de l’activité pas con, avec la jurisprudence Bedos : poursuivre au tribunal ceux qui traitent autrui de « con » ou de « conne ». Avec 60 millions d’habitants en France, et qui ne sont pas que des cons, ça doit représenter chaque jour quelques millions d’infractions : con, conne, espèce de con, fais pas le con, pauvre conne, fait chier ce connard, t’es vraiment un con, putain ce qu’il est con celui-là… Cas grave, cette connerie d’autoaccusation : te me prends pour un con.

     

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    Bref, les cons fusent et diffusent. Aussi, coller tous ces petits cons au tribunal avec une prune à la con de cent euros d’amende pour chaque infraction, et on aura vite comblé le déficit de l’Etat, ce que ces cons de politiciens ne savent pas faire.

    Premier de la liste, Guy Bedos, un sacré con, renvoyé devant le tribunal correctionnel de Nancy pour avoir traité la députée européenne UMP Nadine Morano de « conne ». Une analyse pourtant pas totalement conne au regard des apports puissants de ladite député à la pensée collective du Parlement européen. Un siège qui est le résultat d’une manip à la con : virée de partout, elle avait été recasée là par Sarko qui, pas con, voulait l’exiler pour ne plus en entendre parler.  

    Je précise bien que je ne mets pas en cause la décision du juge d’instruction, qui en droit de la presse, a une marge d’action extrêmement limitée, ce qui est bien con, mais cette conne de loi est ainsi faite. Hormis un vice de procédure, le juge d’instruction est obligé de transmettre. En recourant à cette connerie de plainte avec constitution de partie civile, notre victime à la con cherche à piéger médiatiquement l’intervention du juge : « Ce n’est pas moi, mais le juge ». Sauf que le juge, là, est obligé de transmettre. Finalement, c’est l’histoire d’une conne nous prend pour de cons. Comme disait notre grand ami Jean Yanne : « C’est pas possible ! Pour être aussi con, tu as appris ».

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  • Armée israélienne : L’expérience du crime de guerre

    Breaking the silence est une ONG israélienne qui cherche à faire parler ceux qui ne parlent pas, les soldats. L'association a publié hier un document de 240 pages regroupant les témoignages de plus de 60 officiers et soldats engagés dans la guerre à Gaza durant l’été 2014, sous couvert d'anonymat.

    Des témoignages concordants et précis, qui recoupent ce qu’on décrit les Palestiniens. Une armée qui a l’expérience du crime de guerre. Voici quatre témoignages.

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    1 

    Une unité avait identifié deux personnes marchant dans un verger, à 800 ou 900 mètres d'elle.

    Le commandant de l'unité demande aux observateurs de confirmer : « Que voyez-vous ? ». Il demande si les deux jeunes femmes sont dangereuses. C'était la journée, à peu près vers 11h ou midi.

    Les guetteurs ne pouvaient pas très bien voir. Le commandant envoie alors un drone afin d'observer de haut les deux personnes. Le drone voit les deux jeunes femmes avec des téléphones, en train de parler et de marcher.

    Ils ont alors tiré sur ces filles. Et elles ont été tuées.

    Après qu'elles aient été éliminées, j'ai eu le sentiment que c'était des conneries. Sur quoi repose l'incrimination des deux jeunes femmes ? L'observation.

    Après cela, le commandant demande au chef de char d'aller parcourir l'endroit. Trois chars sont allés vérifier les corps. Ils ont pu constater que c'était deux femmes, âgées de 30 ans. Elles étaient désarmées. Le chef de char est revenu et nous avons changé de position.

    Les deux jeunes femmes abattues ont été répertoriés comme des terroristes. On leur a tiré dessus. Alors forcément, elles devaient être des terroristes ...

     

    2 

    C'était notre premier chabbat. Plus tôt ce jour-là, l'une des unités a été la cible de missiles anti-chars. L'unité est allée attaquer la zone d'où ont été tirés les missiles. Les gars qui sont restés se souciaient beaucoup moins des civils.

    Je me souviens m'être dit que je me foutais complétement d'eux, des citoyens de Gaza.  Ils ne méritaient rien. Et s'ils méritaient quelque chose, c'était d'être blessés ou tués. Voilà ce que je pensais.

    A ce moment-là, il y avait un vieil palestiniens qui approchait de la maison. Tout le monde se souvenait alors de l'histoire du vieil homme piégé avec des explosifs.

    Le vieil homme s'est approché et le gars qui était de faction - je ne sais pas ce qui lui a traversé la tête - il a vu le civil et il lui a tiré dessus. Mais sans succès. Le vieil homme, qui était à terre, se tordait de douleur. Nous nous sommes tous souvenus de l'histoire du vieil homme piégé et aucun des infirmiers ne voulaient aller le soigner.

    Il était clair pour tout le monde que deux options s'offraient à nous : soit nous le laissions mourir lentement, soit nous le sortions de sa misère.

    Finalement, nous l'avons sorti de sa misère. Un D9, un bulldozer blindé, est venu. Le bulldozer a laissé tomber un monticule de gravats sur le vieil homme et ce fut tout. Afin d'éviter de se poser la question de savoir si le vieil homme portait une bombe ou non - parce que cela n'intéressait personne à ce moment – le bulldozer est venu et a laissé tomber un tas de gravats sur son corps et ce fut tout. Tout le monde savait que, sous ce tas de gravats, il y avait le cadavre d'un homme.

    Selon l'enquête, lorsque le commandant de la compagnie a demandé au soldat ce qu'il s'était passé, le soldat a déclaré avoir repéré un homme âgé de 60 à 70 ans et approchant de la maison. L'unité était stationnée dans une grande maison, avec un bon point de vue. Le soldat a repéré le vieil homme venant dans sa direction, vers son poste. Alors le soldat a affirmé avoir tiré près des pieds du vieil homme. Le soldat assure ensuite que le vieil homme a continué de se rapprocher de la maison. Il a donc tiré une balle et touché le côté gauche du vieil homme. Rein, foie, je ne sais pas ce qu'il y a à cet endroit. Mais c'est un endroit dans lequel vous ne voulez pas recevoir une balle.   Selon le soldat, le vieil homme a reçu la balle et s'est couché sur le sol. Un ami du soldat en poste est venu et a également tiré sur l'homme, alors qu'il était déjà à terre.  Il a ensuite tiré deux balles dans ses jambes.

    Pendant que le soldat expliquait la situation, il y a eu une conversation avec le commandant. Parce que cela s'était passé en plein milieu d'une offensive du bataillon, l'histoire du vieil homme n'intéressait personne.

     

    3 

    Au bout d'un moment, nous avons compris que ça marchait comme ça. Vous quittez une maison et c'en est fini de cette maison. Le D9 (un bulldozer) arrive et l'écrase (...) on a commencé comme ça dans un quartier, du nord vers le sud (...) après notre départ, le quartier était un champ de ruines...

    A ce stade, nous sommes retournés dans un secteur où nous avions stationné auparavant. On ne reconnaissait pas le quartier parce que la moitié des maisons avait tout simplement disparu. Tout ressemblait à un film de science-fiction, des vaches errant dans les rues (...) un degré de destruction que nous n'avions pas vu lors de l'opération Plomb Durci.

     

    4

    Un jour, le chef du bataillon nous a réunis, pour nous briefer. « Demain soir, on entrera dans la bande de Gaza, nous a-t-il dit. Il faut penser à nos familles, à nos foyers. Ce qu’on fait, c’est pour leur sécurité. » Il nous a parlé des règles d’engagement. « Il y a un cercle imaginaire de 200 mètres autour de nos forces. Si on voit quelque chose à l’intérieur, on a le droit de tirer. » 

    J’étais le seul à trouver ça bizarre. Il m’a répondu : « Si une personne voit un char et ne s’enfuit pas, elle n’est pas innocente et peut être tuée. » A ses yeux, il n’y avait pas de civils. Si quelqu’un peut nous causer du tort, il est coupable. La marge de manœuvre était très large, ça dépendait de moi et de mon commandant. On n’enquêtait pas sur la cible, comme on me l’avait enseigné pendant la formation. C’était du genre : je vois quelque chose de louche à la fenêtre, ou bien cette maison est trop proche de nous, j’ai envie de tirer. « OK ! », disait le commandant.

    On est entré dans la bande de Gaza le 19 juillet. On cherchait des tunnels du Hamas construits entre Gaza et Israël. On devait aussi détruire les infrastructures du Hamas et causer les plus grands dégâts possibles au paysage, à l’économie, aux infrastructures, pour que le Hamas paie le prix le plus élevé pour le conflit et qu’ils y réfléchissent à deux fois, pour le conflit prochain. C’est de la dissuasion. On visait des fermes, des bâtiments, des poteaux électriques. Si des immeubles civils sont élevés, on peut les viser. Officiellement, on nous disait qu’il fallait éviter les victimes civiles, mais en même temps, faire le plus de dégâts possibles. J’étais le seul que ça dérangeait dans mon bataillon. Les autres disaient : « On doit le faire, c’est eux ou nous, ils finiront par nous tuer sinon, c’est OK… » 

    Au lever du soleil, après notre arrivée, vers 8 heures ou 9 heures, le commandant a demandé à six chars de s’aligner devant Al-Bourej [vaste zone d’habitation au centre de la bande de Gaza]. J’avais réglé ma radio pour entendre les autres chars, chaque tireur pouvait choisir sa cible, au hasard. C’était du genre : « Moi, je vise le bâtiment blanc, là ». Et il fallait attendre le décompte. Personne ne nous avait tiré dessus avant, ni pendant, ni après. Le commandant a appelé ça « Bonjour Al-Bourej ! » A moitié en plaisantant, il disait qu’il voulait leur adresser le bonjour de l'armée. Officiellement, c’est de la dissuasion. On a donc tiré sur des bâtiments civils ordinaires, au hasard. Al-Bourej, c’est un nid de frelons du Hamas, nous a-t-on dit, il serait suicidaire d’y entrer. On le contrôlait par le feu. Chaque jour, toutes les trente minutes, un char s’installait en face et tirait. Lorsqu’un jour, l’un de nos soldats a été tué par un tir de mortier, le commandant nous a dit de le venger, en souvenir. On s’est mis en position. J’ai choisi au hasard un immeuble à 3-4 km, près de la mer, et j’ai visé le 11e étage avec un obus. On a peut-être tué des gens.

    Pendant tout ce temps, on était surtout stationné dans une zone rurale autour du village de Juhor ad-Dik, très verte, avec des fermes, beaucoup d’arbres. Quand on est parti, il ne restait qu’un ou deux bâtiments debout. Ils ont pris le bulldozer blindé, le D-9, et ont travaillé cette zone vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept, pour la transformer en désert. Le D-9 sert d’abord pour ouvrir la voie aux chars, pour nettoyer les obstacles, les éventuels engins piégés. On nous a dit qu’on voulait aplanir cette zone pour avoir une capacité d’observation pour la prochaine fois.

    Il est arrivé, une fois, la 3e semaine, qu’on soit posté en un endroit d’où l’on voyait la route Salaheddine, la grande artère qui traverse la bande du nord au sud. Les gens y circulaient car elle était hors de la zone de combat. On était trois chars. On s’est dit : OK, voyons qui arrivera à atteindre un véhicule ou un vélo. Le commandant a dit : « OK, rendez-moi fier ! » On a parié entre nous, mais c’était trop dur, personne n’a réussi. Mon char datait des années 1980, il ne peut atteindre des cibles se déplaçant vite. Je devais tout calculer dans ma tête en cinq secondes pour anticiper la trajectoire. Et je ne voyais qu’une partie de la route. Il y avait un cycliste. On l’a visé avec une mitraillette de calibre 50, une arme pas du tout précise. J’ai tiré à côté et devant lui. Je l’ai pas vraiment ajusté. Il a détalé si vite, plus vite qu’Armstrong, que tout le monde a ri. C’est l’épisode dont j’ai le plus honte.

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    Détruire le plus possible 

  • Les Femen : A quoi jouent les médias ?

    Nourries de la puissance intellectuelle de leur tutélaire Caroline Fourest, les Femen n’ont rien à dire, ou ne disent que des conneries. Comme hier encore, quand elles viennent foutre le bazar au rassemblement du FN, pour dénoncer un parti fasciste et assimiler Marine Le Pen à Hitler…

    Admirons la puissance de l’analyse, et là je cite ce qu’on trouve sur le site des Femens : « En ce jour de grande messe fasciste devenue une véritable tradition du clan Le Pen, les lepénistes en herbe on décidé de fêter l’évènement à leur façon en accueillant la Fuhrerine Marine Le Pen aux cris de « Heil Le Pen », « Félicitation my fürher » et « Le Pen To fascist » !

    Un ramassis de conneries sans nom, et une foire totalement contreproductive : quand 30 % du pays, et surtout dans les quartiers populaires, quittent les partis traditionnels pour s’ancrer chez Le Pen, avec comme racine un chômage que ni l’UMP, ni le PS ne savent maîtriser, c’est d’une débilité sans nom que de traiter le FN de fasciste. Et ces gourdes à poil ont-elles un jour ouvert un livre pour savoir ce qu’est le fascisme ?

    C’est donc nul, nullissime et ça marche comme une machine à renforcer les troupes du FN, ce d’autant plus que le PS et l’UMP se gardent bien de la moindre critique contre les Femen. Et comme j’ai un tout petit peu de mémoire, je rappelle que c’est la chèfe des Femen qui a été l’inspiratrice pour la Marianne du timbre officiel de la République…  

    C’est donc nul, nullissime… et pourtant à tous les coups ça marche : les petits nichons font la une et tournent en boucle sur les chaines « infos ». Même pas trois mots d’élaboration… Quand même assez désespérant…

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  • Le retour de la censure policière en France

    Drôle d’ambiance dans le pays… Tout le monde semble bien content de saluer le retour de la censure policière en France. Hier, cinq sites internet « prônant l'apologie du terrorisme » ont été bloqués sur décision du ministre de l'Intérieur.

    Le terrorisme, on n’aime pas trop, alors s’en prendre à des sites qui propagent ses messages ou ses exploits, qui appellent à prendre les armes contre le droit,... nous serons tous d’accord. Et cela ne pose pas de problème à l’égard de la liberté d’expression, qui a pour limite le « discours de haine », et alors que la Convention européenne des droits de l’Homme prévoit qu’on ne peut invoquer le texte pour défendre des objectifs qui lui sont contraires.

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    Donc, tout va bien, et on se demande pourquoi ça n’a pas été fait plus tôt… si ce n’est que, comme nous ne sommes pas des crétins finis, il faudra nous prouver que c’est vraiment utile, en répondant à trois questions :

    - Y a-t-il des études fondées sur les résultats des enquêtes judiciaires pour démontrer l’impact réel de ces sites ?

    - Dans une logique de renseignement de filtrage des réseaux, ne se prive-t-on pas d’informations ?

    - L’efficacité est-elle assurée pour des sites qui échappent aux réseaux de diffusion français ?  Rue 89 et Pixellibre.net expliquent comment ça marche… ou pas.

    Mais bon… Alors pourquoi faut-il que je râle encore ? Eh bien je râle encore car je dénonce la censure policière, c’est-à-dire le fait que ce soit la police, d’après ses renseignements et sans procédure contradictoire qui décide de la censure. C'est une violation grave de la liberté d’expression. Si un site déverse des appels à la haine, on droit pouvoir sévir, mais par une décision judiciaire, après l’énoncé des griefs et un débat contradictoire. Bref, le juge avec les droits de la défense et non un flic qui bidouille dans son coin. La justice peut réagir très rapidement, et il existe même toutes sortes de procédures qui permettent de se prononcer dans l'urgence, soit en moins de 24 heures. Aussi, le respect de la liberté d’expression serait simple : le ministère de l’Intérieur repère un site frelaté, fait une enquête, relève les propos qui déconnent, et saisit le juge qui, application les règles du procès équitable, prend une décision autorisée par la loi, et pourquoi pas la fermeture du site. Là, je n'aurais rien à dire. 

    Le texte en cause, c’est la loi du 13 novembre 2014 qui renforce la lutte contre le terrorisme, et son décret d’application du 5 février 2015 qui ont confié la censure à l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication. Quel contrôle du juge ? Aucun ! Mais le ministre nous dit la main sur le cœur : « Les cinq premiers sites sont tous animés par des groupes répertoriés par les services de renseignement et font tous l'apologie du terrorisme ». Eh bien, si c’est si simple, pourquoi tu ne demandes pas au juge ?

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    Ce système de censure administrative est une création de Sarkozy – une victoire morale de plus sur le PS – avec la loi du 14 mars 2011 dite Loppsi2. Ce régime de censure policière est dénoncé par les défenseurs du net, je peux citer La Quadrature du Net, le Parti Pirate et cette excellente tribune de Philippe Aigrain et Jérémie Zimmermann.

    A deux reprises déjà, le Conseil constitutionnel s’est opposé à ce régime de censure.

    Dans sa décision du 2009-580 du 10 juin 2009, pour HADOPI, le Conseil a jugé, que les pouvoirs confiés à une autorité administrative de couper l’accès sans passage préalable par le juge que ceux-ci «peuvent conduire à restreindre l’exercice, par toute personne, de son droit de s’exprimer et de communiquer librement, notamment depuis son domicile » et que dans ces conditions « eu égard à la nature de la liberté garantie par l’article 11 de la Déclaration de 1789, le législateur ne pouvait, quelles que soient les garanties encadrant le prononcé des sanctions, confier de tels pouvoirs à une autorité administrative dans le but de protéger les droits des titulaires du droit d’auteur et de droits voisins ». Et oui, le système HADOPI qui était critiqué par le PS comme contraire aux libertés… De pitoyables girouettes

    Rebelote avec sa décision 2011-625 du 10 mars 2011, le Conseil constitutionnel avait validé des dispositions dès lors qu’elle « ne confèrent à l’autorité administrative que le pouvoir de restreindre, pour la protection des utilisateurs d’internet, l’accès à des services de communication au public en ligne lorsque et dans la mesure où ils diffusent des images de pornographie infantile ».

    Et alors, me direz-vous, comment se fait-il que le Conseil constitutionnel ait laissé passer la loi du 13 novembre 2014 sur la censure policière ? Très simple : parce que le Conseil constitutionnel n’a pas été saisi. Ah, ils sont fortiches ! Ils sont soi-disant prêts à combattre contre le terrorisme mais ils n’osent même pas affronter le Conseil constitutionnel…

    Ce sera donc à un de ces sites ou un des hébergeurs de faire un recours, et à cette occasion de contester la loi par une question prioritaire de constitutionnalité, avec une défaite annoncée du gouvernement. Mais peu importe, les élections départementales seront passées, et çà, c’est important. 

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