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droit des enfants

  • Né le 30 janvier 1990 aux alentours de 23h40 à l'hôpital Pellegrin de Bordeaux, il cherche ses parents

    Julien, âgé de 26 ans, avec le soutien de ses parents adoptifs et de sa compagne, a lancé sur Facebook, un appel pour retrouver ses parents. Aujourd’hui, il ne s’agit pas d’ouvrir pas à nouveau le débat du « sous X », mais d’entendre Julien, et tous ceux qui pensent comme lui.

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    Hier j'ai sauté.

    Cela fait 26 ans que je suis au bord de la falaise, à fixer le vide et à rester là, tétanisé... Tétanisé par la peur du vide, par la peur que le fond du précipice soit en fait trop loin, que le saut soit trop grand ou pire que le fond soit trop proche et dans ce cas-là que la chute fasse mal.

    Mais hier j'ai sauté.

    J'étais au bord, plus que je ne l'ai jamais été... Alors j'ai avancé encore, encore un peu, traînant ainsi les pieds tel un condamné. Un pied devant l'autre, une marche après l'autre comme disait l'autre. J'ai avancé jusqu'à ce qu'il soit trop tard, trop tard pour reculer. J'ai fixé le vide droit dans les yeux et je lui ai dis qu'il ne me faisait plus peur. Que dorénavant j'étais invincible. Je m'en suis convaincu en tout cas...

    Hier j'ai sauté.

    Hier c'était une journée comme les autres, il faisait gris et le soleil ne sortait que pour se montrer un court instant. L'heure approchait mais je ne le savais pas encore. Il était 14h35 pour être précis et nous étions le lundi 13 juin 2016. Un jour comme les autres. Sauf que ce jour-là, à ce moment-là j'ai décidé de faire basculer ma vie comme jamais je ne l'avais fait auparavant. Est-ce que je vais le regretter ? Est-ce que la chute va me tuer ? Est-ce que mon parachute est assez solide ? Et puis rien à foutre de tout. Une voix me frappa fort à la tête : "saute ! on s'en fout du reste...ça peut pas être pire de toute façon".

    Hier j'ai sauté.

    J'ai pris mon téléphone, et mon courage, et j'ai appelé. Un coup de fil qui allait changer ma vie, la bouleverser littéralement. Du moins dans un premier temps. J'avais son numéro depuis environ une dizaine d'année dans mon répertoire et mes parents me parlaient sans cesse depuis ma naissance de cette femme, de cette cousine qui elle aussi était née sous X. "Elle milite!" Me disaient-ils. "Elle a aidé beaucoup d'enfants abandonnés à retrouver ses parents et beaucoup de parents à retrouver les enfants qu'ils avaient abandonnés, appelle la le jour où tu seras prêt" ...

    Et puis hier j'ai sauté.

    26 ans que j'ai ce gouffre en face de moi mais que mon seul rêve et mon seul but dans la vie est d'y faire face afin de rejoindre l'autre côté. Je sais pas il a l'air doux l'autre côté. Plus doux que ce monde-là qui s'effondre et s'effrite sans cesse sous mes pieds. Un gouffre fait de questions, d'incompréhensions, de haine, de colère, de peur... Et si l'autre côté c'était la joie, le bonheur, la sérénité, l'amour, la construction plutôt que la destruction.

    Hier j'ai sauté dans le vide.

    Il y a 26 ans, le 30 janvier 1990 aux alentours de 23h40 tu as accouché de moi à Bordeaux en France, à l'hôpital Pellegrin. Dans mon dossier il est écrit que tu mesurais environ 1m57, que tu étais une algérienne (kabyle probablement) avec des traits maghrébins très prononcés voir presque négroïde. Tu avais environ 19 ans et apparemment cela ne faisait pas longtemps que tu venais d'arriver en France mais ça n'est pas sûr. Tu étais là 7ème d'une fratrie (ce qui minimum fait 7 tontons ou tatas en plus et des cousins à la pelle 

  • C’est Noël : Maria, 91 ans, a retrouvé sa petite-fille Clara

    En 1976, une dictature soutenue par les Etats-Unis (Amérique du Nord, territoire indien occupé) a pris le pouvoir en Argentine. Des tueurs radicalisés : en sept ans, le bilan de la répression politique s’est élevé à 30.000 morts. L’Argentine était le seul Etat à résister aux campagnes pro-fascistes des Etats-Unis (Chili, Brésil, Paraguay, Bolivie, Colombie…) et une remise en ordre était nécessaire dans ce pays rebelle, devenu un refuge.  

    Le 24 novembre 1976, parmi tant d’autres actions sanglantes, quatre militants des Montoneros (péronistes de gauche) avaient été abattus par les forces de sécurité. Parmi les militants tués, une jeune femme, Diana Teruggi. Son conjoint, Daniel Mariani, sera à son tour tué par balles, huit mois plus tard.

    Une jeune femme assassinée… Mais cette jeune femme était la mère d’une fille née trois mois plus tôt,… et on ne retrouvera pas trace de l’enfant.

    - Alors, tu veux dire que les policiers ont aussi tué l’enfant ?

    - Non, ils ont tué la mère pour voler l’enfant. Ces types-là sont vraiment des salopards. Mais, on ne le sait que trop, tout devient possible quand tu estimes que tu peux être supérieur à un autre.

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    Depuis ce jour, la grand-mère, Maria Mariani, qui savait très bien ce qui s’était passé, a décidé se battre pour retrouver sa petite-fille.

    Maria a été en 1977 l’une des fondatrices de l’association Les Grand-Mères de la Place de Mai, dont elle a été présidente, puis elle a créé la Fondation Anahi, en 1989.

    Maria gardait de sa petite-fille Clara une photographie, qui a été diffusée tous azimuts depuis 39 ans.

    Ce mois de mars 2015, Maria lançait un nouvel appel à sa petite-fille : « A 91 ans, mon vœu le plus cher est de t'embrasser et de me reconnaître dans ton regard, cela me ferait plaisir que tu viennes jusqu'à moi pour que ces longues recherches se concrétisent. Le principal souhait qui me maintient debout est qu'enfin nous nous rencontrions ».

    Des doutes, des interrogations, des démarches, de vraies investigations, puis des tests ADN, et enfin l’immense bonheur : Clara Anahi, portée disparue le 24 novembre 1976, est la petite-fille de Maria.

    Merveilleux, comme un océan de joie. Mais il faut toujours poursuivre l’effort : sur 500 bébés enlevés, seuls 120 ont pu retrouver leur famille.

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  • Charlie, journal de l’insignifiance

    A la une de Charlie Hebdo cette semaine, un dessin de Riss représentant Nadine Morano avec les traits d’une enfant trisomique, dans les bras du général de Gaulle, et ce titre : « Morano, la fille trisomique cachée de de Gaulle ». Très drôle : la dérive de la droite vers l’extrême-droite est assimilée à la trisomie 21, et la trisomique, on la vire, car il nous faut de vrais beaux enfants. Le handicap, c’est pas comme nous. Juste à vomir.

    Mais il y a plus. De Gaulle et Madame étaient les parents d’une fille atteinte de trisomie 21, Anne, qui est morte à 20 ans d'une pneumonie. Ce n’était pas une fille cachée, mais une fille dans la famille, avec l’amour de ses parents... La seule chose que dit ce dessin, c’est la violence.

    Il n’y aurait aucune raison de parler de cette feuille en faillite,… si nous n’avions pas été sommés de nous assimiler – tu es Charlie ou indexé – et si le joli consensus de l’asservissement n’avait pas fait de ce journal insignifiant une marque des valeurs de la République.

    Tout ceci est bien triste, mais plus que triste.

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  • Des parents accusés à tort de maltraitance

    Vous avez vu cette histoire des parents accusés de maltraitance, et séparés de leur jeune enfant… alors que les hématomes résultaient d’une maladie génétique rare… mais dont été atteinte la maman…    

     

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    Le départ de l’histoire,c’est la jeune maman de 22 ans qui est atteinte d’une maladie génétique rare mais bien connue, l’angiœdème héréditaire. Une maladie empoisonnante qui évolue par crise, et qui entraîne alors des gonflements de différentes parties du corps, avec des colorations de la peau.

    La maman donne naissance à une petite fille, en octobre 2011. En février 2012, les parent trouvent la petite somnolente et peu réactive. Inquiets, ils se rendent à l’hôpital, où apparaissent des hématomes, dont un recouvrant la moitié du visage. La mère fait le rapprochement avec sa maladie, mais les médecins retiennent une autre option, celle de la maltraitance. Les faits sont dénoncés au procureur, avec les deux décisions attendues dans ce genre de situation : enquête pénale, avec garde-à-vue puis mise en examen par un juge d’instruction et saisine du juge des enfants, qui décide du placement de l’enfant chez une assistante maternelle.

    Le juge d’instruction confie une expertise confiée à deux médecins, qui excluent l’hypothèse de la maladie et concluent à des violences. Jusque-là, c’est dur, mais je comprends.

    Là où je ne comprends plus, c’est que pour poser le diagnostic, une analyse sanguine dit beaucoup. Or, la presse explique que c’est à l’occasion d’un droit de visite, que, « malgré l’opposition des services sociaux », les parents parviennent à faire réaliser une prise de sang à leur petite fille, qui montre l’angiœdème héréditaire, et un centre national spécialisé confirme le diagnostic ce mois de mai dernier. Et une pédiatre spécialisé conclut que l’enfant n’était pas victime de violences, mais d’une crise d’œdèmes déclenchée par une infection.

    Après instruction, le juge a renvoyé les deux parents devant le tribunal correctionnel qui, par un jugement de ce 22 juin, les a relaxés.  Il reste maintenant à faire lever la mesure de placement. L’avocate du couple, mon excellente consœur Me Strohmann explique : « Cela n’aurait jamais dû durer aussi longtemps. Le principe de précaution par rapport aux violences sur mineur a montré sa limite dans cette affaire. Cela a débouché sur un massacre familial ».

    Poursuite de explications : « Tout au long de l'instruction, la mère va demander à ce que soit pratiqué un examen sanguin sur son enfant, sachant que cette maladie peut provoquer bleus, gonflements et contusions ».

    C’est là que ça coince.

    L’équipe hospitalière s’est à l’origine trompée sur le diagnostic, rare. Rare mais quand même pas impossible, car la maman était porteuse de cette maladie. C’est un problème très sérieux. La médecine est complexe, mais on peut poser la question d’une faute dans le diagnostic, pour ne pas avoir cherché à éliminer cette piste, qui était quand même consistante.

    Les interrogations sont plus considérables s’agissant de la suite, car nous étions alors dans une information judiciaire, qui donne de solides armes aux droits de la défense… Les experts, à leur tour se sont trompés, ce qui est un nouveau problème très sérieux. Mais on perçoit pal pourquoi la défense des parents – et sachant que la mère connait bien la maladie, et donc des médecins avisés – n’a pas pu faire inclure dans la mission des experts la recherche de ce diagnostic, alors qu’une simple prise de sang est évocatrice. De même, la presse ne dit rien d’une contestation de cette expertise, d’une demande de contre-expertise, d’une demande d’actes formalisée auprès du juge (Code de procédure pénale, art. 81, al. 9 et 10), d’un appel devant la chambre de l’instruction en cas de refus…

    Bon… Les faits sont-là, mais il manque quelques pièces importantes au puzzle. 

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  • GPA : La France va-t-elle enfin respecter les droits de l’enfant ?

    Existe-t-il encore en France de braves gens pour s’intéresser à ce que dit notre premier sinistre, qui hier – sans doute de retour d’un match de foot – éructait : « Le recours à la GPA demeure un interdit absolu en France » ?

    Oui, c'est çà, gentil,.. tout doux El Blancos… Effet de la canicule ? 

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    Le matin même, la (non-vaillante) Cour de cassation avait, dans sa divine bonté, accepté de donner un statut à des enfants venus sur terre sans avoir demandé comment, en tirant la substantifique moelle de la Convention sur les droits de l’enfant, ratifiée le 7 août 1990… Vingt-cinq ans pour que ça remonte au cerveau… Un exploit! 

    Et encore,... il avait fallu les arrêts Mennesson et Labassee du 26 juin 2014 de la CEDH pour botter le cul d’une Cour de cassation dramatiquement incapable d’envisager d’elle-même les inévitables évolutions du droit. Comme pour la garde à vue, et comme pour tant d’autres sujets... (Je sais, c'est pire pour le Conseil d'Etat, mais quand même...) A quoi jouent les juges ? Que sous l’hermine à la mode Quai de l’Horloge, se trouve une batterie de réactionnaires, ce n’est pas un problème, car toute opinion bien défendue est estimable. Mais ces gens-là ne doivent quand même pas oublier qu’ils sont là pour dire le droit, et non patauger dans leur bac à sable moral.

    C’est aussi assez rigolo de voir avec quelle facilité notre brave Cour ravale sa jurisprudence antérieure - dernier exploit du 19 mars 2014 - pour juger aujourd’hui exactement l’inverse : « Une GPA ne justifie pas, à elle seule, un refus de transcription pour un enfant ayant un parent français ».

    Elle casse un arrêt de la Cour de Rennes du 15 avril 2014, qui refusait d’inscrire le fils d’un père sur le registre d'état civil français, au motif que la naissance était l’aboutissement d’une GPA, et elle rejette un pourvoi formulé par le parquet général contre un arrêt de la cour d’appel de Rennes du 16 décembre 2014, avait fait demandé que soit porté à l’état civil la filiation paternelle... la Cour de Rennes ayant fait pivoter sa jurisprudence...

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    El Blancos le rigolo, explique doctement au peuple grec que pour rester dans l’euro il faut faire des sacrifices, mais sa puissante pensée n'envisage pas un instant d'inclure l’obligation de respecter les arrêts de la CEDH,... alors que la France a ratifié ce texte, et s'est engagée à le respecter.

    On est donc niveau petit coq, option « avec béret ». La GPA est « un interdit absolu »... mais - dans la vie vraie - la jurisprudence en consacre désormais les effets, refusant de faire payer à l’enfant les conditions dans lesquelles il est venu au monde.

    Un législateur respectable expliquerait : « pour rester dans l’Europe il faut faire des sacrifices », et il engagerait un processus hardi de légalisation de la GPA, éclairé par la jurisprudence de la CEDH, avec des clauses ciselées, donnant une voie légale aux parents – pour les sortir des réseaux financiers si ce n’est affairistes – et respectant le droit de l’enfant à une filiation.

    Bien sûr, le tremblant El Blancos ne fera rien, car il ne sait rien faire, à part aller aux matches de foot.

    Ce sont donc les juges, qui à l’occasion d’une prochaine affaire, reconnaitront la « filiation d’intention », c’est-à-dire celle de l’autre parent, qui a consenti à cette GPA, et qui va apporter à cet enfant amour, affection et éducation, pour devenir la mère ou le père.

    L’arrêt de la Cour de cassation, le joyeux référendum grec, les fuites organisées du FMI sur l’indispensable allègement de la dette grecque, l’espionnage intensif par les US, les grandes manœuvres des boss de l’OTAN, l’incapacité à peser sur le chômage ou sur l’endettement, et tant d’autres choses… montrent que le pouvoir en France est par-terre. Et je note que si le monde politique français soutient les Guignols, c'est parce qu’il a enfin trouvé là une information fidèle à son action.

    Bref... Le seul reproche qu’on peut faire aux bébés de la GPA, c’est qu’ils mettent le roi à nu,.. alors que le spectacle n’est pas jojo.

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    Qui a volé mon scooter ? 

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