Avertir le modérateur

Actualités du droit - Page 3

  • Mélenchon ne veut pas sortir de l'Europe !

    18973509.jpg« Ne croyez pas ce qu'ils vous disent : il veut sortir de l'Europe, de l'euro, allons, un peu de sérieux », a déclaré hier soir Mélenchon, évoquant les « enjeux immenses de savoir si nous allons nous opposer les uns aux autres en Europe ou si nous allons faire baisser les tensions qui existent entre les peuples ». Et il n’y aura pas à sortir de l’Europe, car Mélenchon s'est dit « sûr » de parvenir à négocier une modification des traités, soulignant que les autres pays « ne sont pas nos ennemis mais ne sont pas aussi nos maîtres, ils sont nos partenaires et dans un partenariat on discute des problèmes pour les régler ».

    Ça me laisse rêveur.

    Mélenchon est « sûr » de parvenir à une modification des traités. Mais pour renégocier les traités, il faut un accord unanime des Etats membres, ce qui est hors de propos : à ce jour, aucun n’a en tête une telle renégociation, surtout que s’ouvre le Brexit, et les dirigeants les plus influents – Allemagne, Espagne, Italie, Pays-Bas, Belgique – sont tous marqués à droite, partisans du libéralisme économique, en opposition directe avec les thèses de la France Insoumise. Ce ne sont pas « nos maîtres », certes, mais si tu veux négocier les traités, il faut l’unanimité,... laquelle est hors sujet. Le seul appui aurait pu être la Grèce, mais elle subit les reniements de Tsipras, ces lascars au discours social qui se révèlent les meilleurs pour faire accepter par le peuple ce qu’il devrait refuser.

    Le choix se resserre.

    Comme il sera impossible de renégocier les traités, vu de l’absence d’unanimité, il y reste deux options. La première est de quitter l’Europe, sur le modèle de la Grande-Bretagne : pourquoi pas, mais il faut le dire, et assumer. La seconde est d’accepter les traités tels qu’ils sont, et donc de conduire une politique inscrite dans le modèle dominant en Europe, à savoir le libéralisme économique et la rigueur financière, dans le respect des engagement pris par la France. Donc, tout le programme s’écroule.

    L’Europe n'est pas libérale par nature : elle l’est parce que les peuples européens ont choisi des gouvernements libéraux. Si les gouvernements influents étaient sur la ligne de la France Insoumise, il n’y aurait pas à renégocier les traités car il suffirait d’appliquer une politique différente, l’Europe reposant sur le principe démocratique.

    Cela pose aussi un autre problème, à savoir la valeur de nos engagements internationaux : la France respecte-t-elle sa signature ? La France n’est pas soumise à un diktat. Elle est fondatrice des choix économiques européens depuis le Traité de Maastricht, voté par Mélenchon, et elle n’a cessé de prendre des engagements sur la réduction de sa dette. Et la France, membre permanent du Conseil de Sécurité, pourrait sans dommage revenir sur les engagements qu’elle a souscrit elle-même ?

    Mélenchon fait une belle campagne, et ses meetings ne sont des réussites. Mais, ça ne change rien : je ne lui ai jamais fait confiance, il y a trop de verbiage, et ce n’est pas pour demain. J’ajoute aussitôt que ça ne me donne pas envie de voter pour les autres, les garants de l’orthodoxie, cette orthodoxie qui fait que la sixième économie du monde a un endettement égal à son produit intérieur brut à 2000 milliards €, 3 millions de chômeurs, 4 millions de personnes mal logées et des services publics qui sont tous en souffrance.

    La campagne présidentielle est profondément décevante… Marie me demande pour qui je vote... Mélenchon sans y croire, pour se débarrasser du PS ? May be... Les grandes manœuvres ont commencé pour les législatives, mais nous n'avons aucune visibilité. Franchement, Marie, je n’en sais rien. Vote avec ton cœur et ton intelligence...

  • « Pourquoi nous sommes en grève de la faim dans les prisons d’Israël », par Marwan Barghouti

    Voici la traduction (personnelle, et donc à améliorer, merci d’avance) du texte de Marwan Barghouti, publié dans le New York Times de ce 16 avril, « Why We Are on Hunger Strike in Israel’s Prisons ».

    marwan_barghouti_051009.jpg

    Hadarim Prison, Israël - Ayant passé les 15 dernières années dans une prison israélienne, j'ai été à la fois témoin et victime du système illégal des arrestations arbitraires massives et des mauvais traitements des prisonniers palestiniens commis par Israël. Après avoir épuisé toutes les autres options, j'ai décidé qu'il n'y avait pas d'autre choix que de résister à ces abus en faisant une grève de la faim.

    Quelque 1000 prisonniers palestiniens ont décidé de prendre part à cette grève de la faim, qui commence aujourd'hui, le jour que nous observons ici comme la « Journée des prisonniers ». La grève de la faim est la plus pacifique des formes de résistance disponible. Elle inflige la douleur uniquement à ceux qui s’y soumettent et à leurs proches, dans l'espoir que leurs estomacs vides et leur sacrifice aideront à ce que leur message résonne au-delà des limites de leurs sombres cellules.

    Des décennies d'expérience ont prouvé que le système inhumain israélien de l'occupation coloniale et militaire vise à briser l'esprit des prisonniers et de la nation à laquelle ils appartiennent, en infligeant des souffrances à leur corps, en les séparant de leurs familles et de leurs communautés, en utilisant des mesures humiliantes pour amener au renoncement. Malgré ce traitement, nous n’abandonnerons rien.

    Israël, puissance occupante, a violé le droit international de multiples façons depuis près de 70 ans, et se voit encore garantir d'impunité pour ses actions. Israël a commis de graves violations des Conventions de Genève contre le peuple palestinien ;  les prisonniers, y compris les hommes, les femmes et les enfants ne font pas exception.

    Je n'avais que 15 ans lorsque j'ai été emprisonné la première fois. J'avais à peine 18 ans quand un interrogateur israélien m'a forcé à écarter les jambes pendant que je restais nu dans la salle d'interrogatoire, avant de frapper mes organes génitaux. Je me suis évanoui sous la douleur, et la chute qui en a suivi a laissé une cicatrice éternelle sur mon front. L'interrogateur se moquait de moi, disant que je ne pourrais plus procréer parce que les gens comme moi ne donnent naissance qu'à des terroristes et des assassins.

    Quelques années plus tard, j’étais à nouveau dans une prison israélienne, menant une grève de la faim, quand mon premier fils est né. Au lieu des bonbons que nous distribuons généralement pour ces évènements, je distribuais du sel aux autres prisonniers. Quand il avait à peine 18 ans, il a à son tour a été arrêté et il a passé quatre ans dans les prisons israéliennes.

    L'aîné de mes quatre enfants est maintenant un homme âgé de 31 ans. Pourtant, ici, je suis encore là, poursuivant cette lutte pour la liberté, comme des milliers de prisonniers, des millions de Palestiniens et avec le soutien de tant de personnes dans le monde entier. L'arrogance de l'occupant et oppresseur, et de ses bailleurs de fonds, le rend sourd à cette vérité simple :  nos chaînes seront brisées alors que nous serons toujours là, parce qu'il est dans la nature humaine de répondre à l'appel à la liberté, quel que soit le coût.

    Israël a construit presque toutes ses prisons l’intérieur de son territoire, plutôt que dans les territoires occupés. Ce faisant il a, illégalement et par la force, transféré des civils palestiniens qui étaient détenus, et il utilise cette situation pour limiter les visites familiales et infliger des souffrances aux prisonniers par de longs transports, dans des conditions cruelles. Cela tourne le dos aux droits fondamentaux qui doivent être garantis en vertu du droit international - y compris certains obtenus péniblement par d’autres grèves de la faim – et qui ont été confiés à son service pénitentiaire, qui décide de nous les accorder ou de nous en priver.

    Les prisonniers et détenus palestiniens ont souffert de la torture, des traitements inhumains et dégradants, et la négligence médicale. Certains ont été tués en détention. Selon le dernier décompte du Club des prisonniers palestiniens, environ 200 prisonniers palestiniens sont morts depuis 1967 pour ces motifs. Les prisonniers palestiniens et leurs familles restent ainsi une cible principale de la politique israélienne dans le but d’imposer des punitions collectives.

    Grâce à notre grève de la faim, nous cherchons à mettre fin à ces abus.

    Au cours des cinq dernières décennies, selon le groupe de droits de l' homme Addameer , plus de 800.000 Palestiniens ont été emprisonnés ou détenus par Israël, ce qui équivaut à environ 40 % de la population masculine des territoires palestiniens. Aujourd'hui, environ 6.500 sont toujours emprisonnés, et parmi eux, certains ont la distinction déplorable du record du monde pour les plus longues périodes de détention infligées à des prisonniers politiques. Il n'y a pas une seule famille en Palestine qui n'ait pas subi les souffrances causées par l'emprisonnement d'un ou plusieurs de ses membres.

    Comment expliquer cet état incroyable de choses ?

    Israël a mis en place un régime juridique double, une forme d'apartheid judiciaire, qui fournit une quasi-impunité pour les Israéliens qui commettent des crimes contre les Palestiniens, tout en criminalisant la présence et la résistance palestinienne. Les tribunaux d'Israël sont une mascarade de la justice, clairement des instruments de l'occupation coloniale et militaire. Selon le Département d'Etat , le taux de condamnation pour les Palestiniens devant les tribunaux militaires est près de 90 %.

    Parmi les centaines de milliers de Palestiniens qu'Israël a privé de liberté, figurent des enfants, des femmes, des parlementaires, des militants, des journalistes, des défenseurs des droits de l'homme, des universitaires, des personnalités politiques, des militants, de simples passants, des membres de la famille des prisonniers. Et tout ceci avec un seul objectif : enterrer les aspirations légitimes d'une nation entière.

    Au lieu de cela, les prisons d'Israël sont devenues le berceau d'un mouvement durable pour l'autodétermination palestinienne. Cette nouvelle grève de la faim démontrera une fois de plus que le mouvement des prisonniers est la boussole qui guide notre lutte, la lutte pour la Liberté et la Dignité, le nom que nous avons choisi pour cette nouvelle étape dans notre longue marche vers la liberté.

    Israël a essayé de tous nous qualifier de terroristes pour légitimer ses violations du droit, notamment par les arrestations massives et arbitraires, la torture, les mesures punitives et les restrictions sévères du quotidien. Dans le cadre de l'effort d'Israël pour saper la lutte palestinienne pour la liberté, un tribunal israélien m'a condamné à cinq peines à perpétuité et 40 ans de prison dans un procès politique spectacle, qui a été dénoncé par les observateurs internationaux.

    Israël n'est pas la première puissance occupante ou coloniale à recourir à des expédients. Chaque mouvement de libération nationale, dans l'histoire, peut rappeler des pratiques similaires. Voilà pourquoi tant de gens qui ont lutté contre l’oppression, le colonialisme et l’apartheid sont avec nous. La campagne internationale pour la libération de Marwan Barghouti et de tous les prisonniers palestiniens que l’icône anti-apartheid Ahmed Kathrada et mon épouse, Fadwa, ont lancé en 2013 depuis l’ancienne cellule à Robben Island de Nelson Mandela a bénéficié du soutien de huit lauréats du prix Nobel de la paix, de 120 gouvernements et de centaines de dirigeants, de parlementaires, d’artistes et d’universitaires du monde entier.

    Leur solidarité met en lumière l'échec moral et politique d'Israël. Les droits ne sont pas accordés par un oppresseur. La liberté et la dignité sont des droits universels qui sont inhérents à l'humanité, qui doivent bénéficier à toutes les nations et tous les êtres humains. Les Palestiniens ne seront pas une exception. Seule la fin de l'occupation mettra fin à cette injustice et marquera la naissance de la paix.

  • Ibeyi

    Ibeyi, deux sœurs jumelles, avec un trio ascendant magique  - Venezuela, Cuba, France – et c’est une merveille. Je vous laisse admirer.

    arton6632.jpg

  • Marcus Miller, Olympia 2016

    Marcus Miller, de par son talent, est à temps plein depuis 40 ans, grand leader of the world depuis 10 ans, et à chaque concert, c’est l’émerveillement. Jamais deux fois le même.

    Marcus a appris à jouer avec des basses, des sons, et des styles très différentes, parce qu’en 1970 à New York, la capitale du jazz, il enregistrait avec tant de musiciens différents qu’il devait brouiller les pistes. Il raconte la tronche des flics qui l’arrêtaient conduisant sa petite Porsche bourrée de basses, et qui n’y comprenaient rien…

    - Stup ?

    - No, just music…

    Le talent, immense, et le travail acharné, bien sûr, mais aussi le défi lancé chaque fois en jouant avec les musiciens les plus virtuoses et les plus inventifs. Regardez-les, jouant ce 5 avril 2016 à l’’Olympia, avec cette alliance d’unité et de défi, comme si chaque musicien devait lancer l’autre sur une piste de feu pour qu’il se dépasse. A titre très exceptionnel, par dérogation à la Constitution, en ma qualité de Brésident de la Mépublique, je vous autorise à vous caler à 59 : 00, avec Gorée, un grand moment de bascule... arrivée de Marcus à la clarinette basse, oh purée, tu parles au ciel…

    Allez on se reprend...  Merci de vous caller gentiment avec un truc genre un Bunnahabhain 2008 Very Cloudy, le son à fond.  Aux claviers, le génial Brett Williams, Alex Han au saxophone, Renaud Gensane à la trompette, Aziz Sahmaoui au n’goni et au chant, Hervé Sambe à la guitare, Alune Wade au chant et à la basse, Cherif Soumano à la koro, Alex Bailey à la batterie et Adhil Mirghani aux percussions. Votez Marcus….

    mm.jpg

    Lire la suite

  • Marcus Miller, North Sea Jazz Festival 2015

    Admirer, admirer, admirer…. Rien de moins, rien de plus, Marcus Miller est la locomotive du jazz, le voici au North Sea Jazz Festival 2015, et c’est magnifique. Il ouvre le concert en jouant du guembri, venu d’Afrique du Nord, avant d’illuminer à la basse, puis à la clarinette basse, un grand moment. Marcus Miller est l’archi-vedette, mais il a toujours le coup d’œil,... euh le coup d’oreille, pour s’entourer de musiciens de talent et d’avenir, et les laisser pleinement s’exprimer. Pour ce soir, Alex Han au saxophone, Lee Hogans à la trumpet, Adam Agati à la guitare, Brett Williams aux claviers, Louis Cato à la batterie et Mino Cinelu aux percussions. Le concert démarre très fort avec B's River, Papa Was A Rolling Stone, We Were There, pour s’envoler avec Goree et rejoindre le ciel avec Tutu, authentique merveille.

    jazz

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu