Avertir le modérateur

Actualités du droit - Page 4

  • Qui conduira la bataille des législatives ?

    Si Fillon est au second tour, l’affaire est pliée : on aura la droite 100% pour cinq ans, avec des législatives au meilleur score jamais connu. Dans cette hypothèse, les candidats fantômes de Macron disparaitront, le FN n’aura pas un député, et la gauche fracassée sera en survie. Cette perspective est tellement belle pour la droite qu’il faut prévoir une dernière semaine de toutes les surrenchères et de tous les coups tordus.

    fronton-assemblee-nationale-1024x680.jpg

    Sinon ?

    Fillon éliminé, c’est le retour de Sarko

    Si Fillon est éliminé au premier tour, c’est que Le Pen sera qualifiée, et ce sera donc à fond le « tous contre Le Pen ». Juppé étant sorti de la campagne, le seul leader après l’élimination de Fillon sera Sarko, qui se dépêchera d’appeler à voter Macron, et prendra à l’instant même le leadership pour les législatives, avec pour but d’imposer une cohabitation à Macron, qui sera alors limité à une sorte de Prince de la Principauté. Je vois mal les fantomatiques candidats aux législatives d’En Marche ! se faire une notoriété en un mois. Du coté, des Républicains, ce sera des efforts tous azimut vu les enjeux. Et ce sera Sarko qui fera la VIeme République, en contrôlant le pouvoir depuis l’Assemblée nationale.

    Mélenchon contre Fillon ou Macron

    Si le second tour, c’est Mélenchon contre Fillon ou Macron, c’est plié. Les votes Fillon/Macron deviendront interchangeables, et la gauche, divisée, sera perdante aux législatives.

    Reste Mélenchon/Le Pen

    Je n’y crois pas trop car à deux jours du premier tour, l’électorat Fillon/Macron choira celui des deux qui sera le mieux placé. Mais admettons.

    Mélenchon a derrière lui 30 ans de PS, et il s’était allié avec Rocard pour diriger le PS. S’il est qualifié, il soldera en une heure son programme au nom de l’unité et du barrage à Le Pen (ce que n'a pas su faire Hamon) et sur cette base, il peut gagner la présidentielle. Mais il n’aurait pas assez de temps pour investir des candidats cool dans tout le pays, et « président de tous les Français », il ne pourrait diriger la campagne des législatives. Qui, pour prendre le relais, alors qu’il a tout organisé autour de sa personne ?... Et il ne pourra pas virer Cazeneuve, qui sera ipso facto le patron des législatives, et activera tous les réseaux pour faire élire les députés PS, bien ancrés sur le terrain, et pas trop atteints par la défaite de Hamon, vu qu’ils auront fait le service minimum.

    On retrouverait alors Mélenchon Prince de la Principauté. Cazeneuve irait pépère se prendre un vote de soutien – et pas d’investiture, pas besoin – à l’Assemblée. Le président ne pourrait même pas nommer le Premier ministre, vu que Cazeneuve ne démissionnerait pas. Le pays serait dirigé par le Premier ministre, à partir de sa majorité à l’Assemblée, mettant en place au jour le jour, la VIeme République.

    Je ne veux fâcher personne, mais il me semble voir que la faiblesse des candidats à la présidentielle est telle qu’elle est entrain de niquer la Veme.

  • Tragédie syrienne : Droit international ou loi de la jungle, par Michel Raimbaud

    La France n’est rien sans le monde, et définir une politique internationale devrait être, dans notre environnement actuel, un thème central de la campagne des présidentielles. Avec au moins ce point qui devrait faire consensus : « nous avons des divergences de vue, mais nous sommes tous pour l’application du droit international, seul garant de la paix ». Donc le respect de la souveraineté et des frontières, et aucun recours international à la force armée sans un mandat de l’ONU. Hélas, rappeler ces règles, qui fondent le droit de l’ONU et la paix, est devenu suspect dans notre pays.

    Tous les efforts pour ramener vers le droit sont louables, et voici un excellent texte, publié sur Afrique Asie,  de Michel Raimbaud, ancien ambassadeur de France, Ancien directeur de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et auteur de nombreux ouvrages : « Il serait sage de chercher les racines du mal là où elles sont de toute évidence : c’est la débâcle du droit international sous les coups de boutoir prodigués depuis un quart de siècle par l’Occident arrogant, dominateur et sûr de lui, qui a débouché sur ce monde chaotique, immoral et dangereux dans lequel nous vivons désormais, ce monde que nous risquons de léguer à nos enfants ».

     maxresdefault.jpg

    Tragédie syrienne : Droit international ou loi de la jungle

    par Michel Raimbaud

     

    La tragédie de Syrie est entrée dans sa septième année. S Incrustée dans l’actualité, elle fait partie du paysage. Mais ses 400 000 morts, ses 2 millions de blessés ou d’handicapés, ses 14 ou 15 millions de réfugiés, déplacés ou exilés, son territoire dévasté à plus de 60% et son économie ruinée par les pillages, les sanctions, les embargos, ne suscitent pas d’émotion permanente.

    En effet, vus de nos « grandes démocraties » dont les langues sont mondiales, les valeurs universelles, la vocation planétaire et les deuils transnationaux, et qui se considèrent comme l’essence de l’humanité ou le nec plus ultra de sa conscience, les conflits de l’Orient compliqué sont lassants quand ils ne sont pas franchement hermétiques.

    Pour aviver la flamme de la compassion, il faut l’un de ces énormes mensonges dont se gavent intellectuels, médias et politiques de l’Occident bien-pensant. Quinze ans après l’Irak, le truc des gaz chimiques marche toujours très fort : Colin Powell, l’entubeur de 2003, doit être content…Le camp de la guerre et ses fourriers, y compris les escrocs de l’humanitaire, sont en tout cas ravis. Jamais deux sans trois : 2003, 2013, 2017. La manipulation, le « false flag » paraissent encore efficaces…

    Nos « élites » délitées ont réussi ce tour de force d’ancrer notre pays en première ligne en Libye, puis en Syrie, aux côtés des islamistes, des terroristes et des faucons atlantistes du parti de la guerre, sans demander l’avis des Français, parvenant même, à force de matraquage médiatique, à recueillir l’adhésion de certains pans de l’opinion. La douce France est repartie de plus belle dans ses tristes épopées coloniales. Vive le Père Bugeaud, vive François Georges Picot et ses accords en douce, vive Jules Ferry et la foutue mission civilisatrice, vive le Mollet à la triste figure, et les va-t-en-guerre actuels. Nos intellectuels qui rêvent d’en découdre avec la Syrie légale, cet Etat rebelle qui ose tenir tête à l’Occident, nos médias qui dissertent jusqu’à plus soif sur l’urgence de bombarder Damas ou « Bachar », nos politiques suspendus comme des désespérés aux mamelles de l’atlantisme et de ses succursales, peuvent se rassurer. En se donnant un Président « imprévisible » qui se disait non-interventionniste, sinon pacifiste, leur maître américain leur avait donné des frayeurs. Elu du « pays profond », Trump n’aura pas résisté longtemps aux pulsions de « l’Etat profond »: voilà un président qui bombarde comme les autres…Ouf…

    Cet atroce conflit s’inscrira en énormes lettres rouges dans le guinness de la honte et les porte-étendards de la soi-disant « communauté internationale » de ce début de millénaire figureront au palmarès de l’indignité, entre deux Nobels de la Paix. Ces gens sans foi ni loi ni vergogne, qui n’ont d’autre horizon que celui de leur improbable élection, s’en moquent éperdument, mais c’est dans les poubelles de l’Histoire que l’on retrouvera trace de leur mémoire.

    La tragédie syrienne est l’épicentre de la confrontation quimenace la paix du monde. Au lieu de disserter sur les subtilités de la politique US, les angoisses de l’Occident hypocrite et les martiales déclarations de nos piètres dirigeants, il serait sage de chercher les racines du mal là où elles sont de toute évidence : c’est la débâcle du droit international sous les coups de boutoir prodigués depuis un quart de siècle par l’Occident arrogant, dominateur et sûr de lui, qui a débouché sur ce monde chaotique, immoral et dangereux dans lequel nous vivons désormais, ce monde que nous risquons de léguer à nos enfants.

    Le moment unipolaire américain (1991/2011) a permis à « l’Empire le plus puissant ayant jamais existé à la surface de la Terre » de détruire les bases de la légalité internationale en établissant le nouvel ordre mondial voulu par les faucons de Washington. Ce qui se traduira en un temps record par l’abandon des principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies : souveraineté, non-ingérence, droit des peuples à l’autodétermination, droit de tout Etat à choisir librement son régime politique hors de toute ingérence étrangère, obligation de négocier en cas de conflit avant de recourir à l’usage ou à la menace d’usage de la force. La « communauté internationale » atlantique trouvera sa lampe d’Aladin dans un concept miraculeux, la Responsabilité de Protéger (R2P), version relookée du droit d’ingérence à connotation trop colonialiste. Les Nations-Unies seront instrumentalisées, voire ignorées lorsque le moteur unipolaire connaîtra ses premiers ratés : on fera grand cas des délibérations du Conseil de Sécurité lorsqu’il dit « oui-oui-oui », mais on passera outre lorsqu’il dit non.

    Confrontés à des Etats qualifiés de « voyous », souvent arabo-musulmans, ou perçus comme crypto-voyous comme la Chine et la Russie, l’Amérique et ses alliés s’érigeront en « communauté internationale », centre « civilisé » du nouvel ordre mondial. En fait, c’est la loi de la jungle qui s’installera sur les ruines de la légalité internationale, le monde extra-atlantique voyant son statut réduit à celui d’une zone de non-droit. Sur leur vaste terrain d’aventure, les neocons joueront au « chaos créateur » et s’amuseront à terroriser les « ennemis » selon les recettes de la « théorie du fou » de Nixon (l’Amérique doit projeter l’impression que ses dirigeants sont imprévisibles). Les résultats seront impressionnants, non pas bien sûr en termes de « démocratisation », mais en ce qui concerne la mise au pas voire la destruction des Etats républicains, séculiers (« laïcs ») et nationalistes.

    La guerre qui fait rage actuellement en Syrie est bien universelle, tant sont nombreux et divers les acteurs, les enjeux, les arrière-pensées, les intérêts. Pourtant, ce n’est pas une confrontation classique : officiellement on ne peut parler d’un état de guerre, puisque personne n’a déclaré la guerre à la Syrie, comme le voudraient les normes des lois de la guerre et/ou les pratiques diplomatiques.

    A Moscou, on évoque « les Etats qui se sont fourvoyés dans le soutien du terrorisme, continuent de le faire et méritent d’être jugés par un tribunal international similaire à celui qui a jugé le nazisme ». Or la Syrie est depuis le printemps 2011 la victime d’une « guerre d’agression », la sorte de guerre qualifiée dans un autrefois de nuit et de brouillard par le Tribunal de Nuremberg de « crime international suprême » :« lancer une guerre d’agression n’est pas seulement un crime international ; c’est le crime international suprême, ne différant des autres crimes de guerreque parce qu’il contient en lui-même le mal accumulé de tous les autres» C’est le crime par excellence. Et dans le cas d’espèce, un crime avec préméditation, planifié par les « stratèges ».

    Comme l’Irak, la Libye, la Somalie, la Palestine, etc…la Syrie est l’objet d’une tentative de « politicide », qui est à l’égard d’un Etat ce qu’un meurtre est à l’encontre d’un être humain, les institutions, l’administration, la souveraineté, l’intégrité, les autorités politiques, les marques emblématiques ou régaliennes, les forces armées, les ressources, les bases, les infrastructures de l’économie, l’identité du dit Etat étant ciblées individuellement et dans leur ensemble.

    Les opérations peuvent se décliner en démantèlement, partition, dépeçage de l’Etat-nation. Les attaques s’exercent tous azimuts : politiques (déstabilisation, changement de régime),humanitaires(Responsabilité de Protéger, projets de zone d’exclusion, de corridors), militaires (frappes, bombardements, provocations, agressions, coups de main),psychologiques et médiatiques (mensonge, manipulation, « faux pavillon », intoxication, lavage de cerveaux).

    Dans le même temps, le peuple syrien est la cible d’un « ethnocide », terme qualifiant l’entreprise de déconstruction et de désintégration qui le vise. L’objectif global est de briser sa cohésion, qui n’est pas le produit des trente ans de mandat français, ni même des quatre siècles d’Empire ottoman, mais le résultat d’une histoire plurimillénaire, par-delà même la venue du christianisme et de l’islam.

    Les sanctions sont autant d’armes de destruction massive qui visent à ébranler une société civilisée et industrieuse. Tous les moyens sont d’ailleurs utilisés : il faut pousser les Syriens à fuir leur pays, contraindre les minorités à l’exode, provoquer une hémorragie des élites, afin d’empêcher toute reconstruction ultérieure du tissu national.

    La « mise à mort du peuple syrien » et la destruction de la Syrie, « mère de notre civilisation » et « seconde patrie de tout homme civilisé » sont bien partie intégrante du crime par excellence.

    Finalement, il convient d’appeler les choses par leur nom : les agresseurs de la Syrie légale, qui agissent en violation du droit international sont des voyous et des criminels. Ce sont en outre des menteurs effrontés, indignes de gouverner ou de prétendre gouverner. Les frappes sur la base d’Al Chuairat ne constituent pas un « message fort » de Washington, comme le dit tel ou tel esthète, mais un crime supplémentaire.

    Il est temps que la « Grande Nation » se réveille et que des dirigeants plus dignes reprennent en main son destin politique, son indépendance, que la France renoue avec l’exception qui faisait notre fierté. Il est temps que ses intellectuels renouent avec la tradition de leurs grands ancêtres. Il est temps, il est même urgent de redresser la barre de cette embarcation folle et déboussolée qu’est devenue la France, tant sont grands et impitoyables les périls de notre monde.

    J’allais dire, il est temps que les diplomates, dont le droit international devrait être la Bible, et dont le métier est de faire la paix, renoncent à squatter comme des coucous le nid des faucons.

    Il faut dire non et non et non à la guerre que des petits grands de ce monde présentent comme une option banale, blottis bien au chaud dans leurs privilèges, leurs certitudes et leur arrogance ordinaire. Il faut que la France retrouve le chemin de la légalité internationale et du droit onusien… Notre paix est à ce prix

  • La plus belle contrepèterie de la campagne

    md12880651790.jpgLa campagne n’est pas finie, et le résultat final n’est pas acquis, mais il faut s’intéresser aussi au classement de la meilleure contrepèterie, l’art de décaler les sons. Ah les présentes élections du président… Tous parlent de Poutine, mais on sait qu’on obtient d’excellentes élections dans cette magnifique Russie. Joli spectacle quand les Russes sont en fête ! On oublie vite la déception avec ceux qu’on affirmait prêts pour la conquête….

    Pour cette présidentielle 2017, je donne un net avantage à celle-ci : « Fillon manipule les fonds et remplit les caisses de Martine ».

    Fillon est sûr de lui : « Je suis en face de la poutre ! » La même Marine qui aime le blanc, une question de goût. Avec son Philippot qui s’est focalisé sur le burkini, ce maillot qui excitait les foules ! Tout pour la répression, car c’est lui qui sert l’amende… Ce laïcard inculte qui court le furet… Et déjà la jolie Marion se fait entendre : « Ne confondez pas la fine et l’épaisse ! » Aussi, nous devons appeler au calme : « Si vous jouez avec le feu, je vous dénonce ».

    Pour le reste… Le pauvre Hamon, et sa mine piteuse… Macron qui s’inquiète : « J’ai du tracas jusqu’au cou ».

    Merci pour la rigolade, et ce qui, de surcroît, conforte mon pronostic d’hier. Bientôt le résultat, alors restons simple : juste un calcul, et après on s’en va ! Éliminée au premier tour, ce sera une grosse peine pour la Marine !

     

    *   *   *

                                                                                    

    La campagne n’est pas finie, et le résultat final n’est pas acquis, mais il faut s’intéresser aussi au classement de la meilleure contrepèterie, l’art de décaler les sons. Ah les présentes élections du président… Tous parlent de Poutine, mais on sait qu’on obtient d’excellentes élections dans cette magnifique Russie. Joli spectacle quand les Russes sont en te ! On oublie vite la déception avec ceux qu’on affirmait prêts pour la conquête….

    Pour cette présidentielle 2017, je donne la prime à celle-ci : « Fillon manipule les fonds et remplit les caisses de Martine ».

    Fillon est sûr de lui : « Je suis en face de la poutre ! » La même Marine qui aime le blanc, une question de goût. Avec son Philippot qui s’est focalisé sur le burkini, ce maillot qui excitait les foules ! Tout pour la répression, c’est lui qui sert l’amende… Ce laïcard inculte qui court le furet… Et déjà la jolie Marion se fait entendre : « Ne confondez pas la fine et l’épaisse ! » Aussi, nous devons appeler au calme : « Si vous jouez avec le feu, je vous dénonce ».

    Pour le reste… Le pauvre Hamon, et sa mine piteuse… Macron qui s’inquiète : « J’ai du tracas jusqu’au cou ».

    Merci pour la rigolade, et ce qui, de surcroit, conforte mon pronostic d’hier. Bientôt le résultat, alors restons simple : juste un calcul, et on s’en va ! Eliminée au premier tour, ce sera une grosse peine pour la Marine !

  • Vos paris pour dans quinze jours ? Moi, je dirais Fillon-Mélenchon

    chaussee-glissante-stickers-deco-blanc-grand-format_1.jpgAlors, une petite idée de ce qui peut se passer dans quinze jours ? Et bien pour ma part, je fais un pari plutôt classique : réveil de l’électorat dans les tous derniers jours, une participation correcte, et les retrouvailles avec les grands corps politiques qui ont toujours façonné la présidentielle, droite contre gauche, donc Fillon contre Mélenchon.

    Macron, je n’y ai jamais cru, c’est du bluff médiatique. Une curiosité distrayante qui attire la foule au milieu de la foire, mais rien de solide ni de palpable, avec son En Marche ! qui n’a rien d’un parti politique : ni programme, ni statut, ni instances locales, ni équipe dirigeante. Le mec recrute à droite et à gauche, récupère les Hollandais et flingue Hollande, et toujours pas la moindre idée de ce que serait sa majorité électorale. J’espère de tout cœur qu’il va s’effondrer avant le vote, car sinon ce sera après,… et bien plus douloureux.

    Le Pen est sur la pente descendante. Elle apporte quoi de neuf au débat ? Que du rabâché… Leader populaire autoproclamée, cette fille à papa, qui ne vit pas à Hénin-Beaumont mais chez son papa, plane à l’ISF alors qu’elle a passé son temps à faire de la politique. Le FN est très divisé en interne, et la ligne Philippot passe d’autant plus mal qu’elle élimine Jean-Marie et Marion. Et puis voter le Pen comme vengeance réactionnelle (à tout et à rien), c’est une chose, mais le FN n’a aucun allié, et donc il n’a aucune chance de gagner. Fondamentalement, c’est un choix de distraction. Ce sont les autres qui dramatisent sur l’air bien connu « moi, rempart contre Le Pen », parce que ce choix réducteur leur facilite la vie. La société n’est pas lepéniste, arrêtez le délire.

    Les choix vont se cristalliser dans les tous derniers jours.

    A Droite, Fillon joue la bonne carte : même si tu ne me piffres pas, c’est avec moi que ça passe. Pour le moment, la société française est à droite, bien à droite, et c’est la posture Fillon. Avec son cabinet noir et ses attaques contre les juges, il était out, mais il semble entrer sur un terrain plus logique : tant et tant d’élus ont embauché leur proche famille, alors keep cool. Bref, Fillon est le candidat du parti, et le parti a trop d’enjeux autour de cette victoire attendue. Les soldats vont se remettre en ordre de marche, y compris Juppé, et Fillon a toutes ses chances… Pas pour un score génial : tout se jouera entre 20 à 23% au premier tour. Si le parti s’organise, et il va s’organiser, c’est à portée de main.

    Reste à gauche. A eux deux, Hamon et Mélenchon sont à 30%, assez différents, mais sur une ligne politique qui les rapproche : la gauche anti-Hollande. Hamon a un pneu crevé, bientôt deux, et hier il expliquait que s’il est perdant, il appellera à voter Mélenchon, du jamais vu ! Il aurait pu doubler Mélenchon, mais il lui fallait larguer les trois quarts de son programme et dealer avec la hollanderie. Il est resté sur ses bases, et il se fait croquer par Mélenchon. Sa garantie, avec la marque PS, c’était le vote utile, mais le vote utile devient Mélenchon. Lequel met en douce les insoumis et la révolution, pour la jouer pépère la force tranquille. Comme Macron n’est pas de gauche, il reste un gros bloc « de gauche » à 25/30%, et c’est le tremplin pour Mélenchon. 

    Dans ce schéma, les gros bataillons du vote Macron partiront chez Fillon au deuxième tour.

    Allez, ce n’est pas qu’un pari, car on essaie de raisonner avec une base politique très évolutive. Cette année la présidentielle se joue sur du verglas, il faut faire avec. Pari à froid, car je n’ai pas d’accroche avec Mélenchon et ses options européennes.

    Et vous, quelle prédiction ?

  • Sing The Truth, The Music of Nina Simone

    Trois très grandes du jazz, Diane Reeves, Simone & Lizz Wright ont consacré près d’une année, en 2009, à une tournée de concert en hommage à notre chérie absolue, Nina Simone. Voici le concert de Rotterdam du 10 juillet 2009. Un moment d’une intensité rare. Lizz Wright ouvre le concert par une déchirante version de Old Jim Crow. Doux, intime, puissant et déchirant… car la page de Old Jim Crow n’est pas tournée… Simone, quelle présence, enchaine avec Work Song et I Hold no Gradge. Arrivée de Diane Reeves, somptueuse, pour Be my Husband de feu, puis c’est Lizz Wright pour Images a capella et Lilac Wine… Pas de doute, la vie mérite d’être vécue….Oh purée… Là, j’ai perdu pied… avant de retrouver la terre avec  I Put a Spell on You et nos trois divas ensemble pour Four Woman… Vraiment fantastique.

    A la guitare et au vibraphone Al Schackman qui a été un des fidèles musiciens. Au piano, Jeremy Berlin, à la contrebasse Chris White, à la batterie Paul Robinson et aux percussions Leopoldo Fleming.

    Pour bien comprendre le bonheur, il fallait s’abonner à la tournée, mais pépère à la maison, et avec le son à fond, on se régale.

    103961-nina_simone_617_409.jpg

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu