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Actualités du droit - Page 5

  • Ils vont tous vous baiser, alors votez pour moi

    « On propose des mesures alors qu’on n’a pas un sou. Ce que je veux, c’est proposer un projet à la France qui ait le plus de chances de marcher. Tous les autres n’ont aucune chance de marcher. On propose des mesures alors qu’on n’a pas un sou. Avec quoi payons-nous un projet de revenu universel ? Fillon, lui, veut supprimer 500.000 fonctionnaires. C’est irréalisable. De toute façon, ils vont tous vous baiser, alors votez pour moi », a assuré Jean Lassalle.

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  • Que resterait-il du « système » s’il y avait régulièrement des débats à onze ?

    Pas sûr qu’un seul débat regroupant les 11 candidats puisse sérieusement impacter le résultat de la présidentielle, bien que celui-ci à trois semaines du vote soit toujours très insaisissable. Les choses vont se décanter dans les tous derniers jours, et Fillon remontera.

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    L’exercice n’était pas facile pour les « petits candidats », tentés de vouloir trop en dire. Mais dans ce jeu égalitaire, les masters semblaient soudain bien fragiles. Et se pose la question : l’organisation régulière de ce type  de débats ne serait-elle pas l’un des moyens de faire bouger les choses ?

    Lassalle est apparu vraiment le plus sympathique, capable de parler des pays et des personnes.

    Mais l’homme en forme, c’était Poutou.

    L’ouvrier de chez Ford avait bien commencé : « A part Nathalie Arthaud sur ce plateau, je crois que je suis le seul à avoir un métier normal (...) Je souhaite exprimer cette colère d'en bas contre les politiciens corrompus. Il y en a qui se reconnaîtront ici, dans la salle, qui sont autour des pupitres ». 

    Et quand on l’interroge sur la moralisation de la vie politique.

    « Depuis janvier, c'est le régal, Fillon, il est en face de moi, plus on fouille, plus on sent la corruption, la triche. En plus, c'est des bonhommes qui nous expliquent qu'il faut la rigueur, et ils piquent dans les caisses.

    « Le Pen aussi, on pique dans les caisses publiques. Là c'est pas ici, c'est l'Europe. Alors pour quelqu'un qui est anti-européen, ça pose pas de problème de piquer l'argent de l'Europe. Et le pire, c'est que le FN qui se dit anti-système, ne s'emmerde pas du tout, se protège avec les lois du système, l'immunité parlementaire, pour ne pas se rendre aux convocations policières ».

    Le Pen : « Ce coup-là, vous êtes pour la police... ».

    Réplique cinglante : « Nous quand on est convoqué par la police, on n'a pas d'immunité ouvrière, désolé, on y va ».

    Et Le Pen s’écrase.  

    Nathalie Arthaud aussi a dit des choses juste à Le Pen : « Vous nous faites des leçons de tolérance zéro en permanence pour les jeunes, il ne faut rien accepter, et vous ne vous rendez pas à la convocation des juges ! Quand on est travailleur, quand on est ouvrier, quand on est au chômage, des comptes, on en rend tous les jours, même quand on est malade, qu’on est en arrêt maladie, qu’on a parfois une maladie grave, on est contrôlé, à domicile, on vient voir si on est bien là, si on est bien malade ».

    Et le Pen, la soi-disant leader des classes populaires, s’écrase encore.

  • L’OTAN menace notre sécurité

    Ce n’est pas la Russie qui menace l’Europe, mais les Etats-Unis et ses alliés de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) qui déstabilisent le monde, estiment Gabriel Galice, Daniele Ganser et Hans von Sponeck, publié hier dans l’excellent Le Temps.

    Gabriel Galice, président de l'Institut international de recherche pour la paix à Genève

    Daniele Ganser, historien, auteur de Les armées secrètes de l’OTAN

    Hans von Sponeck, ancien Secrétaire général adjoint de l’ONU

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    L’OTAN menace notre sécurité

    L’OTAN masse des troupes et des armes aux marches de la Russie. Nous tenons à exprimer notre inquiétude devant la propagande qui déforme la réalité des menaces qui pèsent sur la paix. Cette propagande insidieuse fabrique des ennemis imaginaires pour justifier le surdéveloppement de dépenses militaires, des conquêtes de territoires ou de «parts de marché», des prises de contrôle d’approvisionnement énergétique et pour corroder la démocratie.

    Dirigeants russes humiliés

    Non, la Russie n’est pas l’agresseur et ne menace aucunement les Pays Baltes, la Pologne ou la Suède. A l’implosion de l’URSS et du Pacte de Varsovie, la bévue stratégique des Etats-Unis et de leurs alliés a été de ne pas refonder l’architecture internationale de sécurité. Oubliée la Charte de Paris (1990) qui promettait la paix à l’Europe. Dans son livre, Le Grand échiquier – l’Amérique et le reste du monde, Zbigniew Brezinski posait en 1997 la question de savoir s’il fallait intégrer la Russie dans l’OTAN et dans l’UE. Il finissait par privilégier la sécurité tactique sur la paix stratégique, non sans prévoir que cela déclencherait des réactions russes.

    Il préconisait l’intégration de l’Ukraine, l’un des cinq «pivots géopolitiques» de l’Eurasie, dans l’OTAN et dans l’UE. En 2010, Charles A Kupchan, Professeur à Georgetown University, proposait d’intégrer les Russes dans l’OTAN. Oubliant la promesse des USA aux Russes, lors de la réunification allemande, de ne pas étendre l’OTAN à l’Est, les Occidentaux n’ont eu de cesse de repousser, d’encercler et d’humilier les dirigeants russes successifs. Quoi que nous pensions du régime russe, le principal défaut de Vladimir Poutine (et de bien d’autres pays du monde), aux yeux des Occidentaux, est de cesser d’acquiescer aux volontés hégémoniques occidentales.

    La CIA en embuscade

    Après l’illégale guerre d’Irak, l’extension du nombre de pays membres de l’OTAN et l’expansion tous azimuts de son aire d’action, le renversement du régime de Kadhafi en Libye, puis ce que nous considérons comme un coup d’Etat en Ukraine organisé et soutenu par les Etats-Unis, auront été les lignes rouges déclenchant les ripostes russe et chinoise qui avaient déjà constitué l’Organisation de Coopération de Shanghai après le premier élargissement de l’OTAN. Il aura fallu les opérations en Libye et en Ukraine et l’appui de l’occident (dès 2006 selon Time Magazine du 19 décembre 2006) aux «rebelles» résolus à renverser le régime syrien, pour que les Russes soutiennent surtout l’autonomie de la Crimée et interviennent militairement en Syrie.

    Tandis que la CIA a surveillé l’élection présidentielle française de 2012, que la NSA, espionne partout entreprises, organisations et particuliers, la mode est d’imputer aux dirigeants russes une ingérence directe dans les élections américaines, françaises, allemandes.

    Les pays européens renforcent leur alignement sur la politique étrangère des Etats-Unis, embargo contre la Russie inclusivement. Le Président François Hollande parachève la réintégration de la France dans le commandement militaire de l’OTAN, entamée par Nicolas Sarkozy.

    Et les pays neutres?

    Et les pays neutres? La Suède rétablit la conscription, ce au moment de la diffusion sur Arte d’un reportage édifiant intitulé «Guerre froide dans le Grand Nord». L’Etat-major suédois manœuvrait naguère de concert avec l’OTAN et les Etats-Unis, ce à l’insu du gouvernement d’Olof Palme qui préconisait la détente avec Moscou… et qui en mourut assassiné. L’adhésion de la Suisse au Partenariat pour la paix (ou PpP) de l’OTAN vaut-elle neutralité? William Perry, ex-Secrétaire à la Défense a déclaré: «La différence entre l’adhésion pleine et entière à L’OTAN et le PpP doit tendre à devenir plus ténue qu’une feuille de papier». Des avions suisses survolent la Baltique aux côtés de chasseurs de l’OTAN.

    Non, l’OTAN, devenue une alliance offensive, n’assure pas notre sécurité. Misons sur l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), dialoguons avec la Russie et mettons en œuvre les articles 46 et 47 de la Charte de l’ONU, stipulant un comité d’état-major auprès du Conseil de Sécurité.

  • Chavela Vargas, 1993

    Une pièce rare, qui est un trésor : un concert de 71 minutes de Chavela Vargas, l’inoubliable chanteuse mexicaine. En ces périodes de faux-semblants et d’eau tiède, laissez-vous bercer par le feu. Ecoutez et admirez cette musique bouleversante : il tout de la vie dans la voix et dans les yeux de Chavela Vargas.

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  • Syrie : Le reniement français

    Depuis cinq ans, la politique française en Syrie se lisait avec un seul objectif : le départ de Bachar el-Assad, comme condition préalable. Un objectif qui ne se discutait pas, sauf à vite basculer dans la traîtrise nationale.

     

    Soutenir qu’un pouvoir d’État a le droit de recourir à l’armée nationale pour défendre son territoire contre des groupes armés, qu’une coalition armée internationale n’a aucun droit pour renverser un pouvoir d’État, qu’il y avait aucune solution de rechange, et que l’arrivée des djihadistes à Damas signifierait l’embrasement de la région : tout ceci était inententable. Fabius avait évoqué l’élimination physique de Bachar el-Assad. En 2012, Poutine avait pourtant donné l’explication à Hollande.

    syrie, terrorisme

    Cinq ans plus tard, on fait le bilan, et il est assez simple : Hollande dégage, alors que Bachar el-Assad reste au pouvoir.

     

    Mais comme si ça ne suffit pas, la diplomatie française vient en plus de se renier : la priorité n’est plus le départ de Bachar el-Assad, mais la lutte contre les djihadistes.

     

    En début de semaine, Trump a confirmé qu’il assumait la rupture commencée par Obama, et consommée par la défaite de Clinton la guerrière : le départ du président syrien n’est plus la priorité, parce qu’il s’agit de trouver un accord politique de sortie de crise. Alors que la Turquie est méchamment renvoyée dans ses frontières, se met en place une restructuration du Moyen Orient à partir d’un grand pôle de stabilité construit à partir de Téhéran et de Moscou, qui inclut l’Irak et la Syrie.

     

    - Mais c’est pile l’inverse de ce que voulaient les US ?

    - Oui, et une fois de plus.

     

    Devant la réalité du rapport de forces, Trump doit admettre qu’il a mieux à faire ailleurs, et il va falloir qu’il explique à son allié israélien que, maître au Sud-Liban, le Hezbollah est l’un des garants de la stabilité.

     

    En moins de 24 heures, la France s’est alignée sur la position étasunienne, avec cette déclaration de Ayrault : « ‘Est-ce que l'on garde Assad ou est-ce que l'on ne garde pas Assad’, ce n'est pas comme cela que la question se pose. La question est celle de savoir si la communauté internationale respecte ses propres engagements ». De la semoule trop cuite cuisinée par une guimauve…

     

    Sauf qu’entre-temps un pays et sa population ont été détruit.

     

    - Alors, ceux qui, là-bas, avaient cru aux positions étasunienne et française sont trahis ?

    - Oui, et abandonnés sur le champ de bataille.

    - Mais ces djihadistes vont avoir un ressentiment lourd contre la France, c’est chaud.

    - Oui, ça s’appelle l’importation du terrorisme.

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