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Jeux

  • M6 toujours plus bas...

    media--image-352537-article-ratio_450.jpg« Trompe-moi si tu peux », une géniale émission de M6 prévue pour ce jeudi 8 et annoncée comme sulfureuse. Mais Jipé, l’un des candidats, s’est suicidé il y a quelques jours, et M6 renonce à publier ce divertissement. Misère de la télé…

    M6 est une chaîne qui flatte l’intelligence et la convivialité, c’est bien connu. Après, on imagine, de très nombreux conseils d’administration d’encravatés notoires et impénitents, elle a inventé et programmé pour cet été un jeu génial et créateur de consensus social, en ces périodes de polygamie fantasmée : « Trompe-moi si tu peux ». Comment, dans la joie et la bonne humeur, tromper son chéri ou sa chérie, rien que pour se marrer, et se surcroit, se foutre de sa gueule en public. 16 jours à tenir, pour gagner 39 000 euros. interdiction-penser2short.jpg

    Un vrai petit délice. Dans une grande maison, très bourgeoise et très bonne société, se trouvent enfermés sous les caméras une série de couples. Des vrais couples : amour, sentiments, projet de vie, et tout et tout. Recruté par le comité d’éthique de M6, ce qui donne une sérieuse garantie. Chacun doit cacher aux autres quel est son véritable compagnon, ce qui est encore assez banal. Mais pour rendre l’affaire intéressante, tout le monde est invité à fricoter avec tout le monde : vu que X fait la chose Y, tu crois que X et Y sont en affaires sentimentales, et bien non, c’est Z qui est le cocu notoire, d’ailleurs regarde sa gueule. Génial. Qu’est-ce qu’on se marre... Traduit avec les éléments de langage de M6, ça devient : « Quitte à brouiller les pistes en se rapprochant d'une autre personne... A chaque épisode, qui dure deux jours, le candidat se retrouve avec un nouveau partenaire. Les 20 concurrents, dont un couple gay et un autre lesbien, s'adonnent alors à des jeux intimes, dont des massages, des danses sexy et à un l'effeuillage mutuel. De quoi attiser la jalousie du conjoint (ou de la conjointe) et de pimenter ainsi l'émission ». Chaque couple repéré, genre crétins fidèles, est aussitôt éliminé. L'émission, tournée en avril en République dominicaine, devait être diffusée à partir de ce jeudi 8.

    Mais là survient un drame : l’un des candidats s’est suicidé. Aussitôt, M6 a supprimé la page Internet de l'émission, ainsi que toutes les photos et vidéos officielles. Florence Duhayot, la directrice générale de la société de production, Studio 89, explique : « Rien ne laissait présager ce drame, avant, pendant et après l'enregistrement du programme ». Aussi, nous devrons nous passer du jeu « le plus incroyable jamais créé à la télévision française ».

    tf1-m6.jpgUn homme préfère mourir plutôt que vivre : qui peut se permettre de dire quoi que ce soit de cet homme, quand il le connait, et encore plus quand il ne le connait pas ? Rien à dire, seul reste le silence du recueillement.

    Mais en revanche, l’activisme de M6 pour inventer le plus pourri des jeux, avec des millions d’euros à la clé dans la lutte contre TF1, en amenant de braves gens à solder leur honneur pour l’espoir de 39 000 euros, il y a juste de quoi vomir. S’il faut analyser les naufrages de la société, il suffit de penser à c’est qu’est devenu un outil aussi extraordinaire que la télé.

    Vient l’envie de régler le compte à cette télé par un geste salutaire, mais il faut se rappeler la belle chanson de François Béranger :

    « Rien de changé depuis qu’un jour j’ai pissé

    « Sur la télé tellement c’était chouette

    « Et bien sûr, toute l’électricité

    « M’est passée dans la quéquette ».

    cerveau.png
  • L’antiracisme au pays de Tintin

    logo_pacotille_700.gifCette histoire de « Tintin au Congo » commence à me chauffer les neurones. Et voilà notre très représentatif CRAN qui s’en mêle… La lutte des peuples en pacotille !

    Mes petites chéries et mes chères amis, je vais vous dire une vérité totalement ignorée : jusque dans années 1960, le droit international reposait sur la colonisation des peuples par les empires. Incroyable mais vrai : le conflit de civilisation était gravé dans la loi. Par la lutte des esprits libres, nous en sommes sortis. Remerciements éternels aux patriotes algériens, vietnamiens, indonésiens, malaisiens, marocains, tunisiens, congolais, rhodésiens, égyptiens, indiens, pakistanais, cambodgiens, et tous ceux qui ont imposé le principe qui désormais fonde notre droit international, l’autodétermination des peuples, devenu règle de jus cogens : une règle qui ne peut connaître de dérogation.

    Vous ne le saviez pas ? Merci à la glorieuse équipée du CRAN devant le juge de Bruxelles pour poser enfin les bases de l’histoire, grâce à ce procès fait à l’éditeur de « Tintin au Congo ».  1003-pacotille.jpg

    Et comme nous sommes entre z’amis, je vais vous livrer un secret : les dirigeants politiques de ces empires n’étaient pas toujours très gentils avec les populations colonisées. Incroyable. Pire : ils utilisaient parfois les ardeurs des colons pour exécuter leurs basses manœuvres, comme pour notre andouille de Tintin. Accrochez-vous. Les empires ont eu recours, sous prétexte d’inculquer les bonnes façons, à la domination économique, à l’acculturation et au crime… Bon, je ne raisonne pas avec une seule colonne, et quand je me promène dans les rues de Saint-Louis au Sénégal, je retrouve des stigmates bien français. D’ailleurs, trône le majestueux monuments aux morts de la guerre de 1914-1918. Je file à Verdun, sur le Chemin des Dames, et je retrouve les mêmes compatriotes sénégalais. Je repars à Dakar discuter un coup au marché Sandaga avec les vieux combattants de 39-45, qui m’expliquent que leur pension militaire n’est toujours pas versée au même montant que leurs compagnons d’armes français. Je m’arrête au retour à Alger, où tout le monde hallucine de voir le service de communication du ministère de la Défense se fendre d’un communiqué officiel pour dézinguer le scénario d’un film, œuvre de fiction comme son nom l’indique. L’histoire est brûlante, et sa lecture doit savoir poser la question des rapports de domination.

    C’était la colonisation : la soumission des peuples par des impérialismes, et le bilan est lourd. Les britanniques ont tourné la page avec pragmatisme, non sans arrière-pensées. Pour d’autres puissances coloniales, comme la France ou la Belgique, ça a gravement coincé. Aujourd’hui, c’est plus feutré. Le principe est de prêter de l’argent pour le développement, à un niveau dont il est certain que les Etats ne pourront rembourser, pour les tenir ensuite par les cordons de la bourse. Ou des bourses pour être précis.

    Ca s’appelle la violence de l’histoire, et l’histoire, à tout moment, peut devenir tragique.

    C’est dans ce décor que débarque notre crétin à la houppette, Tintin, qui sous la plume de l’insipide Hergé va apprendre à compter sous l'Equateur. Un drame.

    Pacotille-Visuel-BD.jpgSeptante années après, brusque remontée au cerveau de l’antiracisme officiel et bien propre sur lui. Et oui, Grand Dieu, il y avait atteinte aux droits de l’homme dans les propos de Tintin et les aboiements de Milou ! Ces vaillants démocrates, sensible à la portée du ridicule, n’entendent pas demander l’interdiction d’un livre vendu depuis bientôt un siècle. Non, mais ils soutiennent qu’il est désormais indispensable à la survie de l’humanité que toute nouvelle édition du livre soit « assortie d'un bandeau et d'une préface éclairant le lecteur sur la nature d'une œuvre qui affirme une supériorité raciale, celle des Blancs sur les Noirs, et ne devrait donc pas être diffusée sans avertissement, surtout pour les enfants ». Si jamais le lecteur ne s’en apercevait pas lui-même !

    Ras-le-bol. Merci de nous fiche la paix avec votre moralisme de guimauve et votre scandaleuse appropriation des causes, pour pas un rond. Que représente le CRAN ? Combien de cotisants ? Quelles attaches dans la population ? Quelle considération pour la diversité des blacks ? Quel soutien populaire ? Cette auto-proclamation de la représentation est insupportable dans une démocratie. Des marchands du temple, rien de plus.

    Cette procédure, que le juge rejettera, est une perle de ce droit-de-l’hommisme bien pensant et finissant, qui a fait tant de mal. De la bibine médiatique incapable de poser la question du rapport de forces socio-économique.

    Perdez vite procès, et retournez  à vos kermesses.  

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  • Licencié pour abus d’Internet

    referencement-site-internet-besancon.jpgL’abus d’Internet nuit à la santé du contrat de travail, au point de pouvoir justifier un licenciement. C’est le message que fait passer la Cour de cassation, avec un arrêt de la Chambre sociale du 18 mars 2009 (n° 07-44247).

    Eric a été engagé le 7 juillet 2004 en qualité de chef de dépôt. Le voici sept mois plus tard mis à pied et, dans la foulée, viré pour faute grave. Motif : usage abusif d’Internet. Il saisit le conseil de prud’hommes, conteste tout et demande la totale : rappel de salaire pour la mise à pied conservatoire, indemnité compensatrice de préavis et dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse. Sa thèse a le mérite d’être tranchée, mais la réponse de la Cour de cassation l’est autant : va te faire voir.    

    Petit problème en effet. Les relevés faisaient apparaître pour décembre 2004 des connexions très fréquentes, plusieurs fois par jour pour des durées parfois très longues (10 fois plus d'une heure, 4 fois plus de deux heures) avec une durée totale de plus de 41 heures.

    L’employeur avait de solides arguments :rencontre_internet.jpg

    -          les subordonnés d’Eric, dont certains ignoraient même l'existence de l'abonnement au réseau Internet, étaient unanimes pour affirmer qu'ils n'avaient pas accès au bureau d’Eric.

    -          si le dirigeant de l'entreprise était parfois présent au dépôt, des connexions fort longues ont été relevées à des périodes où celui-ci justifiait ne pas avoir pu être sur place.  

    -          après le licenciement d’Eric, les durées de connexion se sont limitées à quelques minutes par mois.

    pinocchio.pngArguments du salarié

    « L’employeur ne prouve pas que je suis l’utilisateur abuseur. Je suis donc accusé sur des rumeurs et des suppositions. Avec une fausse manip, en cherchant des preuves pour me défendre, j’ai effacé l’historique du navigateur, et je me trouve dans l’impossibilité d’apporter la preuve contraire. Dans cette petite entreprise, le boss aussi avait bien sûr accès direct à Interne. Et qui passait dans son bureau ? Personne ne le sait.

    « De plus, si l’employeur m’avait laissé une connexion Internet, c’est bien que j’en avais besoin pour mon travail. J’ai utilisé Internet, pour de sites professionnel. C’était ce qui m’était demandé. Il prétend me licencier pour faute grave alors qu’il ne sait rien des sites qui ont été consultés. Or, en matière de faute grave, la charge de la preuve pèse sur l’employeur. Surtout, il n’évoque aucun grief quant à la qualité de mon travail, pour la simple et bonne raison, que ce travail, je l’ai fait et bien fait.»

    Réplique de l’employeur.fouet-patron.jpg

    -          Eric disposait d'une documentation professionnelle importante. Or, aucune trace écrite quelconque des sites consultés n'a été retrouvée. Pas le moindre tarif ou documentation fournis.

    -          L’effacement des connexions ne peut être le fruit d'une inadvertance, et résulte nécessairement d'un acte volontaire puisqu'il nécessite une suite de gestes déterminés.

    Pour la Cour de cassation, ce contexte constitue une preuve suffisante de l'utilisation par Eric à des fins personnelles du matériel informatique mis à sa disposition par l'employeur. La connexion du poste pendant des heures démontre que Eric ne consacrait pas toute son activité à l'entreprise mais se livrait durant de très larges périodes à des activités personnelles. Il s'agit là d'un comportement fautif.

    Le licenciement, donc. Et pour retenir la faute grave, la Cour ajoute : « L'impossibilité par l'employeur, lorsqu'il était absent, de procéder à un quelconque contrôle de l'activité de Eric rendait impossible le maintien de celui-ci dans l'entreprise, même pour la durée limitée du préavis et justifiait son licenciement pour faute grave. »

    Au passage, deux enseignements.

    Pour ceux qui auraient de visions trop psycho-rigides du droit : le salarié qui surfe ne devient licenciable que s’il y a abus de surf. Il est donc possible de suivre le blog depuis son travail, avec modération, et du moment que le travail ne s’en ressent pas.

    Cette affaire donne un petite idée de ce que serait l’application de la loi HADOPI. Une adresse IP déraille, certes, mais qui est à la manœuvre ? Si Eric avait téléchargé depuis l’IP du bureau, c’est l’employeur qui se serait menacé par une coupure d’accès.

    Dernière chose : Eric pouvait encore plaider l’amour du travail, l’amenant à passer des heures au bureau. Mais ça, c’était trop gros.  

     

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  • Europe : La France, délinquant récidiviste

    Flic%20ou%20voyou.jpgLa France à nouveau condamnée par la Cour de Justice des Communautés européennes (CJCE). Sacrée canaille… Un peu comme ces délinquants multirécidivistes qui, par la conjugaison de leur mépris des lois et de leur inventivité, permettent de définir, à l’occasion de leurs voyouses virées, les contours du droit.

    Ce qui est cause cette fois-ci, c’est la « thonaille », un filet utilisé pour la capture des thons en Méditerranée. Ce sont d'immenses filets qui traînent loin du bateau, sans contrôle réel, et qui atteignent certes les thons – les fameux thons rouges, par ici l’oseille – mais aussi les cétacés en les blessant, parfois mortellement. Les pêcheurs français contestent… donc la France conteste. Un vrai chef doit suivre ses troupes, c’est bien connu. Je vous livre le génial communiqué du Sinistre de l’agriculture et de la pêche : « Consciente de la nécessité de protéger la ressource halieutique pour assurer une pêche durable, la France considère que la thonaille est un engin traditionnel dont les caractéristiques et la pratique permettent un prélèvement maîtrisé de la ressource. » Ben voyons…

    Admirons le parcours du délinquant français. Après un premier règlement du 8 juin 1961_Le_Farceur.jpg1998 sur les filets dérivants, la pêche  à la « thonaille » a été interdite le 1° janvier 2002 par la Commission européenne. La France a répondu : « Vas te faire voir » (en langage diplomatique, cela va de soi). A suivi une mise en demeure en décembre 2003. La France a répondu : « Rien à f… » (En langage diplomatique, cela va de soi). A suivi un avis motivé en juillet 2005. La France a répondu : « Dégage, pauvre c… » (En langage diplomatique, cela va de soi). La Commission européenne a décidé en 2007 d'ouvrir une procédure d'infraction. La France a répondu : « N… ta mère » (En langage diplomatique, cela va de soi). Le Ministère de l'agriculture et de la pêche était notre grand nigaud en chef, Michel Barnier.

    Et comme si ça ne suffisait pas, notre association de malfaiteurs, parfois encore appelée gouvernement de la France, a voulu imposer la loi du milieu avec un arrêté du 1er août 2003 du ministre de l'agriculture, portant création d'un permis de pêche spécial pour la pêche à la thonaille. Arrêté annulé par le Conseil d'Etat le 10 août 2005. Ca devient presque comique.

    Ce 5 mars, la Cour de Luxembourg a condamné la France. Pour la Cour, les filets dénommés « thonailles » doivent être considérés comme des filets maillants dérivants et être en conséquence interdits car dangereux.

    chat_menteur.jpg« En s'abstenant de contrôler, d'inspecter et de surveiller de façon satisfaisante l'exercice de la pêche au regard de l'interdiction des filets maillants dérivants pour la capture de certaines espèces, et en ne veillant pas à ce que soient prises des mesures appropriées contre les responsables d'infractions à la réglementation communautaire, la République française a manqué aux obligations qui lui incombent ».

    La Cour a rejeté l’argument selon lequel la pêche à la thonaille serait une activité traditionnelle et artisanale qui ne présenterait pas de risque d'expansion incontrôlée de la pêche ». Ajoutant : « L'interdiction de la thonaille participe à l'objectif d'assurer la conservation et l'exploitation rationnelle des ressources halieutiques ainsi que la limitation de l'effort de pêche ».

    Voilà cette brillante affaire. Sept ans à se ficher du droit européen, et de la protection de l’environnement. Ce qui n’empêche pas notre ineffable Barnier d’être tête de liste UMP aux européennes, et de s’affirmer européen convaincu.

    Avec des convaincus de cet acabit, je me demande si finalement l’Europe n’est pas mieux défendue par ceux qui la contestent, mais qui le disent franchement. Vantard et menteur, ça ne mène pas loin...

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    Scène de la vie politique - France - Début du 3° millénaire
  • Les antennes-relais se font griller

    Trouillard.jpgLe clocher de l’église de Notre-Dame d'Alençon entre dans la résistance aux antennes-relais. La question n’est pas la perturbation des voix du Seigneur, qui sont impénétrables, mais le respect du principe sacré de précaution.

    La semaine dernière, la Cour d’appel de Versailles et le Tribunal de grande instance de Carpentras avaient condamné Bouygues et SFR à démonter des antennes-relais. Hier, le juge des référés du Tribunal de grande instance d’Angers a interdit l’installation d’une antenne-relais d’Orange sur le clocher du village. Pour les entreprises de téléphonie mobile, il y a crise dans la crise.

    Le juge aurait-il pété les plombs devant le téléphone sans fil ? Et non, le pauvre a seulement appliqué la loi, à savoir l’article L. 110-1 du Code de l’environnement et son fameux principe de précaution. Impossible de le rater : c’est lui qui ouvre le Code de l’Environnement. Lisez pas-à-pas, mot-à-mot, branchez la centrifugeuse à penser, et admirez le résultat. Je vous le livre en intégral.

    «   I. - Les espaces, ressources et milieux naturels, les sites et paysages, la qualité de l'air, les espèces animales et végétales, la diversité et les équilibres biologiques auxquels ils participent font partie du patrimoine commun de la nation.h-3-1416931-1234115049.jpg

    « II. - Leur protection, leur mise en valeur, leur restauration, leur remise en état et leur gestion sont d'intérêt général et concourent à l'objectif de développement durable qui vise à satisfaire les besoins de développement et la santé des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Elles s'inspirent, dans le cadre des lois qui en définissent la portée, des principes suivants :

    « 1° Le principe de précaution, selon lequel l'absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l'adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles à l'environnement à un coût économiquement acceptable ;

    « 2° Le principe d'action préventive et de correction, par priorité à la source, des atteintes à l'environnement, en utilisant les meilleures techniques disponibles à un coût économiquement acceptable ;

    « 3° Le principe pollueur-payeur, selon lequel les frais résultant des mesures de prévention, de réduction de la pollution et de lutte contre celle-ci doivent être supportés par le pollueur ;

    « 4° Le principe de participation, selon lequel chacun a accès aux informations relatives à l'environnement, y compris celles relatives aux substances et activités dangereuses, et le public est associé au processus d'élaboration des projets ayant une incidence importante sur l'environnement ou l'aménagement du territoire. »

    shadok22.jpgC'est le menu. Autant vous dire terre d’aventures pour un juge ! Ce qui renvoie à la question cent fois posée : se rendent-ils compte de ce qu’ils votent ?

    Deux jours plus tôt, l'Académie nationale de médecine avait estimé ces craintes infondées, parlant d' « erreur scientifique manifeste » de la part de la justice. L’Académie affirmait qu’être « être exposé pendant 24 heures à une antenne à 1 volt par mètre donne la même exposition de la tête que de téléphoner avec un portable pendant 30 secondes ».

    A l’heure légale du principe de précaution, l’Académie a juste médicalement, mais  se gourre juridiquement. L'absence de certitudes ne doit pas retarder l'adoption de mesures visant à prévenir un risque de dommages... C'est la loi.

    Pour ce qui est du fait, il suffit du rapport Zmirou, de la Direction générale de la Santé, alertant : « Il est préférable de réduire au minimum le niveau d'exposition des personnes potentiellement sensibles tels que les enfants ou certaines personnes malades. »

    Conclusion du juge des référés : « Il y a un risque sanitaire pour les populations riveraines » car la parcelle de l'école maternelle et primaire, située à moins de 50 mètres, est susceptible d'être soumise au rayonnement de l'antenne.

    Le gouvernement annonce déjà un grenelle des antennes, qui va tout résoudre. Je serais Orange, je préférerais interjeter appel, sinon, ça risque d’être cuit.

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    Poussin s'étant fait pigeonner
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