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  • L’humour absolument génial de Charlie

    Je ne suis pas Charlie, je ne l’ai jamais été, et c’est pas demain la veille que je reviendrai là-dessus. Et pour cause…

    Voici ce que donne l’humour absolument génial de Charlie à propos du séisme qui a frappé l’Italie, faisant 294 morts. On savait que Charlie a une poubelle dans la tête, mais là on voit bien qu’en plus cette poubelle est totalement pourrie.  

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  • Sisco : La presse, ça devient grave…

    Comment croire ce que la presse nous explique d’Alep, quand on constate un bidonnage maximal sur ce qui s’est passé à Sisco ? À ce niveau-là, ça devient quand même grave. Et bien sûr jamais un mot d’excuse.

    Nous avons tous entendus la même chose : un groupe d’islamistes à la plage, avec des femmes en burkini ; des passants veulent faire des photos de cette crique, et les barbus s’y opposent violemment parce qu’il ne faut pas prendre des photos de leurs femmes. Bref, c’est la charia à la plage.

    Sauf que tout est faux.

    Il s’agit d’un groupe d’emmerdeurs, menés par trois frangins, dont un  qui a un casier noir comme un corbeau, qui veulent garder pour eux cette crique toute la journée. Le procureur parle d’une logique de caïdat et de privatisation de la plage, avec des incidents depuis le matin pour garder ce « territoire ». Et ça a dégénéré dans l’après-midi avec des faits très violents.

    Lors de l'audience d’hier, le procureur a tenu à exclure une quelconque radicalisation. Il n’y avait pas de burkini, et la rixe n'a pas été déclenchée par une photo d'une maghrébine se baignant.

    C’est grave et inquiétant.

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  • Le Monde (occidental) trampouille dans la magouille

    affiche_de_propagande.jpgExcellent texte publié par l’excellent site ACRIMED, garanti 100 % sans complotisme, dont je ne saurais que trop recommander la lecture. Des pros de la presse – et nous avons besoin des pros – qui décryptent jour après jour, dans la joie et la bonne humeur, comment la presse mainstream nous enfume, ou du moins le cherche. En fait, c’est le vrai drame  des journalistes : plaire à l’annonceur ou plaire au lecteur ?

    Les journaux ne tiennent pas sans la pub, et ils sont donc amenés à nous vendre la soupe de l’ordre établi, qui ouvre vers la culture de la soumission ; dans le même temps, les journalistes souhaiteraient être achetés et lus, et pour cela il faut publier des informations qui respectent l’intelligence normale du lecteur… Mais là ça coince, car les patrons de la pub ne laissent pas faire. De ce point de vue, le seul grand journal honorable qui défend librement sa ligne – que je n’apprécie pas plus que ça, mais peu importe – c’est Le Canard enchaîné, qui ne fait son chiffre d’affaires qu’avec ses ventes.

    Alors ce texte d’ACRIMED ? C’est la preuve d'une réécriture d'une interview de Philippe Martinez. Martinez est l’un de nos rares dirigeants de classe nationale et, invité du « Grand Rendez-vous » d’Europe 1, il a été littéralement allumé par un trio de folie : Jean-Pierre Elkabbach (Europe 1), Françoise Fressoz (Le Monde) et Michaël Darmon (Itélé). Les « éditocrates », des commissaires politiques de l’ordre établi. A tous les trois, ils se sont lâchés, un festival.

    Mais là où ça devient bien rigolo, c’est que Le Monde (Occidental) a tellement honte de sa co-production, que pour la publication « papier »,  de l'interview, il a réécrit les questions posées. Vous trouverez ci-dessous les questions reformulées et les vraies, et vous admirerez notamment la finesse des (vraies) questions posées par la poule de référence, Françoise Fressoz. 

    - Le Monde (Occidental) réécrit l’histoire comme la presse de Al-Sissi ?

    - Oui.

    Voici le texte d’ACRIMED

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    Le Monde maquille un interrogatoire de Philippe Martinez

    par Frédéric Lemaire, ACRIMED

    Dans son édition du 21 juin, Le Monde publie une interview de Philippe Martinez, qui se présente comme une retranscription du « Grand Rendez-vous », animé par Jean-Pierre Elkabbach (Europe 1), Françoise Fressoz (Le Monde) et Michaël Darmon (Itélé). Diffusé l’avant-veille sur Europe 1, l’entretien, houleux, a été ponctué de nombreuses prises à partie du responsable syndical par les journalistes. Sur lesquelles Le Monde jette un voile pudique…original.80912.demi.png

    À la lecture de la retranscription par Le Monde du « Grand Rendez-vous » du 19 juin, le ton semble presque cordial entre le secrétaire général de la CGT et ses interlocuteurs. Voici l’intégralité des questions rapportées par le quotidien du soir :

    – « La violence est montée de plusieurs degrés ces derniers jours. N’est-il pas temps de marquer une pause dans les manifestations ? »

    – « Chaque manifestation est marquée par des incidents, cela ne vous interpelle-t-il pas ? »

    – « Pensez-vous qu’il y a une espèce de complicité entre le gouvernement et les policiers ? »

    – « Allez-vous maintenir les deux manifestations prévues les 23 et 28 juin ? »

    – « Manuel Valls réitère son appel. Il vous demande de renoncer à manifester… »

    – « Considérez-vous qu’avec ce texte, François Hollande a déclaré la guerre à la CGT ? »

    – « Les 23 et 28 juin, ce seront les dernières manifestations ? »

    – « Vous allez continuer tout l’été ? »

    – « La CFDT soutient le texte et parle de progrès pour les salariés. Pourquoi la CGT refuse-t-elle si farouchement le développement de la négociation dans l’entreprise ? »

    – « Comment expliquez-vous qu’à chaque élection, la CFDT progresse ? » 

    On note certes une forme d’agacement à l’égard des manifestations : faut-il les « maintenir », y « renoncer », « faire une pause » ? Ces manifestations « marquées par des incidents » vont-elles « continuer tout l’été » ou s’agit-il des « dernières » ? Les questions retranscrites par le quotidien sont pourtant bien loin de refléter l’animosité à laquelle a dû faire face Philippe Martinez, lors de l’interview diffusée sur Europe 1.

    En témoigne l’introduction de l’émission par Jean-Pierre Elkabbach, rapportée par Daniel Schneidermann :

    petain3.jpg« Est-ce que je peux vous féliciter ? […] Bravo Monsieur Martinez. Vous êtes devenu le metteur en scène et l’acteur d’un spectacle douloureux et épuisant pour les Français, et coûteux pour la France et pour son image […] On n’est pas en tête de tous les cortèges et de tous les combats d’arrière-garde, on ne nuit pas à la croissance et aux emplois, sans en payer un jour l’addition […] Philippe Martinez, vous pouvez encore montrer que vous savez tenir compte du danger terroriste qui menace toute l’Europe et même la France, et finir une grève qui est désormais sans beaucoup de grévistes ».

    Une tirade hallucinante et hallucinée suivie d’une série de prises à partie, doublées de prises de parti, dont les éditocrates ont le secret. Nous en reproduisons un florilège ci-dessous. Petit jeu : saurez-vous retrouver, dans cet interrogatoire d’une violence, d’un mépris et d’une malveillance rares, les questions anodines retranscrites par Le Monde ?

    – Jean-Pierre Elkabbach : « La nation toute entière est bouleversée par le meurtre de deux policiers, les gens soutiennent les policiers, leur rend hommage, on vous a rarement entendu dire merci à la police. »

    – Françoise Fressoz : « La violence est partout, on l’a vu en Grande-Bretagne avec le débat sur le Brexit qui se termine par un mort. Est-ce que vous, vous dites il faut arrêter, avec un mort on ne peut pas continuer comme ça [sic]. »

    – Françoise Fressoz (toujours en référence au meurtre de la parlementaire britannique Jo Cox et du « climat de violence ») : « Vous parlez de la radicalité d’extrême-droite, est-ce qu’il n’y a pas, au sein même de vos cortèges, une radicalité d’extrême-gauche qui cultive la même violence ? »

    – Françoise Fressoz : « Certaines de vos sections CGT ont quand même attaqué les policiers… »

    – Jean-Pierre Elkabbach : « Est-ce qu’il y aurait, dans votre esprit, une sorte de complicité, de complot entre le gouvernement et les policiers ? »propagande_petain.jpg

    – Jean-Pierre Elkabbach : « Est-ce que vous demandez aux vôtres d’éviter de vilains contacts avec les policiers ; qu’on ne voie plus, comme les photos l’ont montré, des cégétistes en chasuble rouge jeter des pavés ? »

    – Michaël Darmon : « Est-ce que vous maintenez les prochaines manifestations, et quelles sont les garanties que vous allez pouvoir fournir pour que ça ne dégénère pas ? »

    – Françoise Fressoz (Martinez évoquant le soutien aux mobilisations) :« Vous pensez que l’opinion publique soutient les casseurs ? »

    – Jean-Pierre Elkabbach (Martinez évoquant l’annulation d’une manifestation à Toulouse pour cause de match de l’Euro et de la présence de hooligans) : « D’accord, on protège une nouvelle fois les supporters des matchs de foot, mais l’ensemble des Français non, M.Martinez ? […] Pourquoi vous n’annulez pas les deux prochaines manifestations puisque vous avez entamé une discussion ? »

    – Jean-Pierre Elkabbach : « Vous n’avez aucune idée [du coût des manifestations pour la CGT], vous qui demandez la transparence ? […] Et est-ce que vous avez une idée, depuis quatre mois, de ce que ça a coûté à la fois aux français, et à la CGT ? »

    – Jean-Pierre Elkabbach : « [La croissance] aurait été formidable, s’il n’y avait pas eu toutes ces manifs, cette stagnation… »

    – Jean-Pierre Elkabbach : « Donc vous confirmez que c’est une grève sans grévistes ? »

    – Jean-Pierre Elkabbach (en parlant des menaces d’interdiction de manifestation par Manuel Valls) : « Mais avertir d’une interdiction possible, ce n’est pas interdire […] si de votre côté vous dites tout sera fait pour respecter l’ordre public… »

    – Jean-Pierre Elkabbach : « Pour la précédente manifestation vous avez dit : "Ça a été énooorme !". Et vous avez multiplié les chiffres, etc. Le 23 et le 28 vous dites : “Ça va être énorme !” ? Qu’est-ce que vous dites ? Est-ce que ça va être les dernières manifs ? »

    Confiance.jpg– Jean-Pierre Elkabbach (après un long échange, sur un ton exaspéré) :« Mais M. Martinez, est-ce que ça veut dire que ça va être les deux dernières manifs ? »

    – Michaël Darmon (sur le même ton) : « Vous allez continuer tout l’été ? »

    – Françoise Fressoz : « Le gouvernement, il a dealé avec un syndicat, et il est en train de gagner la partie… »

    – Jean-Pierre Elkabbach : « Vous avez demandé de suspendre les débats et les votes au Parlement. Est-ce que ça veut dire pour vous que la représentation nationale et les députés, les sénateurs sont des marionnettes et qu’ils ne comptent pas ? »

    – Jean-Pierre Elkabbach (en réponse à Philippe Martinez pour qui la CGT a fait des propositions au gouvernement) : « Oui, mais elle met un revolver sur la tête avec un million de gens dans les rues ! »

    – Jean-Pierre Elkabbach : « Mais comme vous ne signez rien, pourquoi vous vous plaignez ? »

    – Françoise Fressoz : « Vous entendez ce que dit Manuel Valls, il dit la CFDT elle a dix ans d’avance sur les autres. Elle est sur une logique d’accord d’entreprise qui n’est pas la vôtre, mais qui est une logique réformiste. »

    – Jean-Pierre Elkabbach : « Il y a deux stratégies, la vôtre et celle de la CFDT. D’un côté il y a la négociation, le compromis, la recherche des réformes, et la contestation de rue, qui va l’emporter ? Pourquoi ne pas aller vers le compromis et la réforme ? Pourquoi ne pas faire de la CGT un syndicat réformiste, qui ne considère pas que la minorité a toujours raison sur la majorité ? »

    *   *   *

    La minorité des éditocrates semble, quant à elle, bien déterminée à « prendre en otage » le débat public, et imposer ses vues sur la nécessité des « réformes », voire du « réformisme ». En direct, tous les coups sont permis : attaques sournoises, amalgames injurieux… Mais sur le papier, il convient d’être plus policé ; et on ne trouvera pas la trace des crocs en jambe adressés à Philippe Martinez dans la retranscription du « quotidien de référence ». Les aboiements des chiens de garde ont-ils résonné trop fort pour les colonnes du Monde ?


    Frédéric Lemaire

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  • Ramadan : La connerie (non établie) de deux abrutis… et ça fait la une !

    Oh purée, le délire islamophobe... Il faut vraiment croire que le ramadan, cet effort que les musulmans font sur eux-mêmes sans gêner personne, travaille les consciences… en voyant à quel point la presse est prête à sortir le moindre micro-événement pour mettre en scène la déferlante musulmane… Ma parole, ils deviennent cinglés.

    Ils ont fouillé de tous côtés pour cette première journée de ramadan, qui concerne entre 5 à 7 millions de personnes en France, et nos grands journalistes d’investigation ont miraculeusement trouvé le fait qui met la civilisation française à genoux… Un peu plus, et ils faisaient choux blanc. Mais il y avait le bon bidon...

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    A Nice – d’après ce qu’on dit – deux abrutis, passant dans l’après-midi devant un café, seraient allés prendre à partie la serveuse, maghrébine, pour lui porter une claque au motif qu'elle servait de l’alcool.

    Avocat un peu rôdé à la pratique des tribunaux, j’ai une petite idée de l’enthousiasme très relatif des Parquets à la plainte de la serveuse d’un bar expliquant ce genre de méfait...

    Là, l’affaire est devenue nationale, ce qui est tout à fait logique car cette claque met la société en péril : la gauche bobo en transe dans Nouvel Obs. ; Le Parisien qui se passionne pour les claques à Nice ; une grande analyse morale dans Le Point ; L’Express tartine, mais glisse quand même un point d’interrogation ; TV5 Monde dramatise et nous déniche un expert avec ce comique de Ciotti – «  Cette agression s’inscrit dans un contexte national de progression continue du fondamentalisme religieux et de montée du communautarisme » ; pour Le Figaro, la patrie est en danger ; c’est BFM qui calme le jeu, en mettant à la Une, mais pour dire que personne ne sait qui s’est passé :« Les enquêteurs restent ce mardi très prudents… Contactées, les autorités ne souhaitent ni confirmer, ni infirmer cette version préférant laisser le temps à l'enquête ».

    Donc :

    1/ On ne sait rien de ce qui s’est passé, les enquêteurs et le procureur refusant d’accréditer l’histoire ;

    2/ Si l’histoire a eu lieu – une femme emmerdée par deux abrutis – c’est bien triste, mais (1) ce n’est pas la société qui se délite et (2) c’est quoi par rapport à tant d’agressions dont sont victimes les femmes.

    Les valeurs du FN, devenues des valeurs de consensus… Réveille-toi la presse… accro au buzz parce que tu es pendue à la pub. Et ne pleure pas parce qu’on ne te lit plus : pose-toi les bonnes questions.

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    La presse : Une grande diversité d'opinions

  • Attentats de Bruxelles: Le blog n'a jamais été Charlie, c'est pas demain la veille

    Le blog n'a jamais été Charlie, c'est pas demain la veille. Voici la magnifique une de Charlie, un ode à l'humour, à la liberté... et au respect des victimes. A vomir... Le père de Stro­mae a été assas­siné pendant le géno­cide du Rwanda, en 1994, et son corps a été découpé en morceaux. Quand je pense aux messes nationales faites en l'honneur de ce journal...

    charlie,belgique,terrorisme

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