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Société

  • Scandale : Le Pape François canonise une femme voilée

    Alors que notre vaillant gouvernement défend une Marianne au sein nu et les cheveux au vent, (tur)luttant pour l’égalité civile des femmes acquise en 1789 (Euh, en fait 160 ans plus tard, en 1945...), le Ministère des Valeurs de la République a tenu à dénoncer la provocation du Pape François qui a décidé de la canonisation d’une femme voilée, et voilée de la tête au pied, marquant l’affaiblissement de la femme. Le choix sournois d’un communautariste rampant...

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  • L’échec des écolos : Le libertinage incompris !

    ILE_AU_COMPLOT_1949.jpgAprès s’être torturé la nouille médiatique pendant dix jours, le camarade Denis Baupin a trouvé la formule merveilleuse. Il explique avoir «longtemps été dans le registre de la séduction et dans une forme de libertinage correspondant à la culture des écologistes », ajoutant qu'il «a pu y avoir des situations de libertinage incompris».

    Le libertinage comme culture des écolos… DSK a immédiatement protesté : « Il est scandaleux de laisser entendre que je serais un écologiste. Le libertinage, option tarifée, relève du social-libéralisme, car il fait monter dans l’ascenseur sexuel des femmes qui, sinon, plafonneraient à 1.200 € par mois. Et elles souffriraient, ne pouvant acheter un costard... Le socialisme donne une chance à ces pauvresses,… mais bien sûr, il faut qu’elles aillent jusqu’au bout ».

    Non mais franchement… Baupin nous explique que chez les Verts, ça fricote matin, midi et soir, et à tous les étages et la Madame de ce mec nous affirme tranquillement qu’il s’agit d’un complot. Ce parti, qui vampirise l’écologie, c’est une catastrophe.

    Et pour ce qui est du « libertinage incompris»... De la part d’un type qui a pour état de voter la loi... La relation sexuelle, c’est le consentement des deux ou rien, point à la ligne.

    - Denis, quand une femme te dis « non », c’est « non », et à effet immédiat. Donc, tu remballes ton matos, et tu dégages.

    - C’est bien ce qui dit ma délicieuse ministre d’épouse : c’est un complot.

     

  • Le Gouvernement planté à Calais

    Notre gouvernement est absolument génial. Il a des plans pour tous, et la solution à tout. Il sait comment influencer l’OTAN pour aller dans les bonnes directions, trouver un avenir démocratique à l’Ukraine, créer un partenariat avec l’Arabie Saoudite pour stabiliser le Moyen-Orient, régler le problème d’AQMI au Mali, donner un avenir politique à la Centrafrique, redéfinir l’espace Schengen, éradiquer le problème DAECH, refonder le pouvoir politique en Syrie, imposer une situation à deux Etats en Palestine… et tant d’autres.

    En revanche, il est totalement planté pour régler le problème des 4000 migrants stationnés à Calais. Génie pour faire la leçon aux autres, et incapacité à traiter les affaires de la maison.

    Il faut dire que la situation de 4000 personnes à accueillir correctement, c’est un défi qui a de quoi terrasser l’économie française… Vous vous rendez compte,… 4000 personnes ! La situation est tellement déplorable que l’Etat a été condamné par le Conseil d’État pour « traitements dégradants », au sens de l’article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme.

    De plus, pour trouver une solution, il faut aller négocier avec la Grande-Bretagne, ce qui constitue un bras de fer diplomatique titanesque… avec un État au moins aussi imperméable que la Corée du Nord…

    Quelle bande de rigolos ! Donneurs de leçons au monde entier, et incapable de traiter la situation de 4000 migrants avec un de nos partenaires privilégiés… Des années que la situation stagne, avec une ville placée sous tension, qui supporte dans l’indifférence nationale la lâcheté des pouvoirs qui se sont succédés depuis 10 ans. Un mépris abject pour les personnes concernées.

    Quelle réponse aux migrants ? Quelle réponse aux habitants de Calais ? Est-ce un enjeu qui dépasse les capacités de la France ?

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  • Charlie crache sur le cadavre d’un enfant

    Amateurs de rire, voici un dessin qui va vous ravir tant il s’en dégage un puissant humour… Un grand moment à partager entre amis :

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    C’est sordide, propagandiste et islamophobe : c’est Charlie. Ce dessin, c’est l’histoire d’un enfant dont tout le monde connait le nom et l’histoire. Une vie broyée – votre enfant, le mien, tous les enfants – par la violence du monde. Après les attentats de Paris, la presse publie des biblios des victimes du terrorisme, pour leur rendre un peu de vie. Charlie crache sur le cadavre d’un enfant. Chacun son style.

    Un dessin de Charlie, franchement, je m’en contrefiche, comme tant d'autres… Tout le problème est que Charlie est devenu le panache blanc auprès duquel se rallient notre « gouvernement » et la flopée de ses cireurs de pompes : députés, presse, petits barons de province, mendiants de médaille…

    En réalité, il y a deux problèmes : Charlie qui pue, et la propagande gouvernementale qui colle à Charlie…

    Charlie qui pue

    La famille d’Aylan peut certainement faire un procès pour ce dessin, que Charlie a choisi de diffuser dans le numéro spécial « mémoire », à un million d’exemplaires.

    Un peu d’humour mal placé ? Non, une analyse vicieuse.

    Le sens du dessin est que cet enfant, dont le monde entier connait l’identité et l’histoire, était voué, comme ses coreligionnaires, à être un intrus, un pauvre d’esprit car non-occidental, un basané qui sera toujours étranger dans un monde trop élaboré pour lui. Tôt ou tard, le rupestre zarabe allait occuper son temps à agresser les femmes, en leur pelotant les fesses. Heureusement, sa mort a évité le passage à l’acte. Pour Riss, il s'agit de « migrants » et non de « réfugiés ». Marine approuve. 

    Une analyse très violente. Massivement violente pour la mémoire d’Aylan, pour le droit à l’intimité de la vie privée de cet enfant. C’est contre son gré que le monde entier connait son nom. Tant pis pour lui : Charlie ne respecte rien. Riss dézingue un gosse de trois ans.

    Riss va répondre qu’il ne faut pas en rester à une lecture simple, qu’il faut interpréter, contextualiser… Il faut chercher le sublime dans le crachat...

    Le problème d’Aylan, ce n’est pas le départ de Syrie, qui est le choix de ses parents. Quitter la Syrie en 2015…  tous les points de vue circulent, on en reparlera. Mais pour Aylan, la seule question est le devoir des Etats européens, tenus par leur constitution, la signature de la Convention sur les réfugiés et de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme d’accueillir toute personne en situation de précarité. Un impératif qui ne se discute pas.

    Les Etats signataires de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme – 48 Etats, un vrai bloc de civilisation incluant la Russie et la Turquie – sont tenus de respecter les articles 2 (droit à la vie) et 3 (refus des traitements inhumains et dégradants) en toute circonstance, et ils doivent agir préventivement pour s’assurer de l’effectivité de ces droits.

    Or, en septembre 2015, lors du décès d’Aylan et de ses proches, rien de sérieux n’était fait. Le sens de l’événement, c’est l’Europe – première puissance économique du monde – qui refusait de mettre à disposition des bateaux pour qu’aucun être humain ne meure noyé dans les eaux de la Méditerranée. En juillet 2013 à Lampedusa, le Pape l’avait dit, dans l’indifférence. Un enfant meurt parce que l’Europe manque à tous ses devoirs… Et Charlie se marre parce que cet enfant était programmé agresseur de femmes…

    Bien sûr que Charlie mérite un procès, mais le plus grave est ailleurs.

    La propagande

    Charlie publie ce qu’il veut, et basta. Là où ça devient grave, c’est avec l’idolâtrerie « républicaine » autour de ce journal nihiliste et provocateur, focalisé sur son chiffre d’affaires. La fusion « Etat-Charlie », c’est la catastrophe. La question n’est pas les frelatés de Les Républicains que sont Hollande et Valls… La question, c’est la France, un grand peuple, qui a tant à dire au monde, un membre permanent du Conseil de sécurité, que le monde entier observe.

    Associer Charlie et la République, c’est ajouter une bouse de plus au romantisme arrangé de notre histoire, après les guerres de religion, le roi et la reine décapités en place publique, la Terreur, le rétablissement de l’esclavagisme par Naboléon, les terrifiantes guerres de conquête par ce même criminel, la répression de la Commune de Paris par le gouvernement républicain, Jules Ferry et la supériorité de la race blanche, la colonisation destructrice, l’assemblée du Front populaire de 1936 remettant les pleins pouvoirs à Pétain, l’appareil d’Etat livrant les Juifs à Hitler, les crimes contre l’humanité dans les colonies, les Algériens jetés dans la Seine le 17 octobre 1961, la destruction de l’Afrique par la Françafrique…

    Et tant d’autres... Alors, aimer son pays, et toujours, mais (1) ne pas confondre le gouvernement et le pays, et (2) regarder les faits sans le maquillage, pour identifier les falsificateurs et les propagandistes, et les rejeter.

    Des journalistes abattus par des tueurs, c’est 100% de consensus de condamnation dans le pays. A commencer par la communauté musulmane qui sait les problèmes que lui posent ces criminels, dotés d’un petit pois vérolé à la place du cerveau.

    Mais Charlie, c’est no way. L’insupportable impératif « être Charlie » pour être un bon Français, comme certificat d’adhésion aux valeurs de la République, de la laïcité intégrée… Stop, please. Lisez Charlie, regardez le dessin d’Aylan. Si le dessin ne suffit pas, lisez « Mohicans », le livre de Denis Robert.

    Les dirigeants de l’Etat ont commis une faute grave en voulant faire de « je suis Charlie » un principe, alors que ce journal ne représente qu’un nihilisme catin et bourgeois.

    Dégage Charlie : tu pues.

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  • Il meurt lentement, de Pablo Neruda

    Joyeux Noël à toutes et à tous, et petit cadeau, ce magnifique poème de Pablo Neruda

     

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    Il meurt lentement
    Celui qui ne voyage pas,
    Celui qui ne lit pas,
    Celui qui n’écoute pas de musique,
    Celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

    Il meurt lentement
    Celui qui détruit son amour-propre,
    Celui qui ne se laisse jamais aider.

    Il meurt lentement
    Celui qui devient esclave de l’habitude
    Refaisant tous les jours les mêmes chemins,
    Celui qui ne change jamais de repère,
    Ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements
    Ou qui ne parle jamais à un inconnu

    Il meurt lentement
    Celui qui évite la passion
    Et son tourbillon d’émotions
    Celles qui redonnent la lumière dans les yeux
    Et réparent les cœurs blessés

    Il meurt lentement
    Celui qui ne change pas de cap
    Lorsqu’il est malheureux
    Au travail ou en amour,
    Celui qui ne prend pas de risques
    Pour réaliser ses rêves,
    Celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
    N’a fui les conseils sensés.

    Vis maintenant !
    Risque-toi aujourd’hui !
    Agis tout de suite !
    Ne te laisse pas mourir lentement !
    Ne te prive pas d’être heureux !

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