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écolo

  • L’échec des écolos : Le libertinage incompris !

    ILE_AU_COMPLOT_1949.jpgAprès s’être torturé la nouille médiatique pendant dix jours, le camarade Denis Baupin a trouvé la formule merveilleuse. Il explique avoir «longtemps été dans le registre de la séduction et dans une forme de libertinage correspondant à la culture des écologistes », ajoutant qu'il «a pu y avoir des situations de libertinage incompris».

    Le libertinage comme culture des écolos… DSK a immédiatement protesté : « Il est scandaleux de laisser entendre que je serais un écologiste. Le libertinage, option tarifée, relève du social-libéralisme, car il fait monter dans l’ascenseur sexuel des femmes qui, sinon, plafonneraient à 1.200 € par mois. Et elles souffriraient, ne pouvant acheter un costard... Le socialisme donne une chance à ces pauvresses,… mais bien sûr, il faut qu’elles aillent jusqu’au bout ».

    Non mais franchement… Baupin nous explique que chez les Verts, ça fricote matin, midi et soir, et à tous les étages et la Madame de ce mec nous affirme tranquillement qu’il s’agit d’un complot. Ce parti, qui vampirise l’écologie, c’est une catastrophe.

    Et pour ce qui est du « libertinage incompris»... De la part d’un type qui a pour état de voter la loi... La relation sexuelle, c’est le consentement des deux ou rien, point à la ligne.

    - Denis, quand une femme te dis « non », c’est « non », et à effet immédiat. Donc, tu remballes ton matos, et tu dégages.

    - C’est bien ce qui dit ma délicieuse ministre d’épouse : c’est un complot.

     

  • Nicolas Hulot est remonté dans son arbre à euros

    Après le sketch de l’icône, voici celui du pur et dur militant écolo Nicolas Hulot… L’homme moderne de l’écologie moderne a failli être ministre moderne de la République moderne… Un faux suspense de 24 heures qui a mis la presse en ébullition,... pour rien. Mais aussitôt la presse s’est autorisée à penser que peut-être le génial Nicolas Hulot avait renoncé à être ministre parce qu’il se prépare à être candidat à la présidence de la République… Quelle plaisanterie ! Le pape du gel douche veut faire embellir sa cote médiatique, mais de là à prendre le moindre risque politique… Ce type ne s'est jamais trouvé sur le terrain pour s’opposer à l’État et aux puissants groupes industriels et financiers. Son truc, c'est de faire du business, et je ne saurais lui reprocher. En revanche qu'il soit perçu comme un leader politique montre que nous avons perdu tout sens de ce qu’est la politique.

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    Tout a démarré en 1987 par l'émission de TF1, « Ushuaïa ». Cette marque appartient à TF1, qui en a cédé la licence d’exploitation à plusieurs entreprises, dont L’Oréal, pour son super gel douche. Pour TF1 et L’Oréal, « Ushuaïa », c’est de l’or en barre. Pour l’acrobate Hulot aussi, car s’ajoutaient à son salaire de 33.000 € par mois, les royalties versées à la société Eole Conseil, dont il possède 498 des 500 parts : en 2011, un chiffre d’affaires 787.302 €, et un bénéfice de 393.039 . Pas mal pour une société qui en réalité cache un patrimoine personnel dès lors qu’elle est détenue à 99 % par la même personne. Cette année-là, Hulot s’était attribué un dividende de 41.000 €, réinvestissant 351.729 € dans la société, confortant ses affaires. C’est la loi du business et cela ne me choque pas, mais de là à en faire l’épure du militant écolo, il y a une sérieuse rigolade.

    Depuis, le camarade acrobate a blindé ses affaires avec une fondation. Une fondation, c’est parfaitement moral, alors ne nous privons de rien.

    On commence par le conseil d’administration et le « Collège des fondateurs ». Et là, extraordinaire surprise, qui retrouve-t-on ? La triplette qui s’est faite des couilles en or depuis 1987 avec« Ushuaïa » : 

    • Nicolas Hulot, Président fondateur de la Fondation,
    • L’Oréal, représenté par Alexandra Palt, Directrice Responsabilité Sociétale et Environnementale,
    • TF1, représenté par Elisabeth Durand, Directrice de l’Antenne.

    Depuis, cette haute instance morale a admis en son sein un héros des luttes d’écologistes, Veolia Environnement, nouvelle étiquette de la Générale des Eaux, qui était le grand financeur occulte de la vie politique.

    Si vous avez encore un doute, je peux poursuivre avec le Collège des amis de la Fondation : l’Agence de l’Environnement et de la maîtrise de l’énergie, Akuo Foundation, Avril, Caisse des Dépôts, Carrefour, EDF, Fondation Bouygues Telecom, Fondation Daniel et Nina Carasso, L'Oréal, La Poste, Lesieur, RTE, SNCF, Veolia et Vivendi. Autant de grands noms des combats écologiques.

    Le plus drôle, c’est évidemment EDF et RTE, les deux magnats de l’énergie nucléaire, une noble valeur de l'écologie.

    Viennent ensuite deux structures d’État, la Caisse des Dépôts et Consignations, la mamy de tous les financements sur commande, et l’ADEME, ce qui montre que la fondation est un rouage du pouvoir.

    Suit la SNCF, qui veille au grain pour le surinvestissement dans les TGV non rentables.

    À mourir de rire, Veolia (voir plus haut) se retrouve en compagnie de Vivendi (ex Compagnie Générale des Eaux, maison mère de Canal+) et Bouygues, de grands groupes financeurs de la vie politique.

    Encore plus rigolo, la présence du groupe Avril, une référence de l’agriculture productiviste dirigé par Xavier Beulin, qui est par ailleurs président de la FNSEA.

    À côté du fric, il y a les idées, via le génial think-tank de la Fondation, où l'on retrouve les financeurs L’Oréal, TF1, EDF, RTE et SNCF... et Vinci, le groupe qui se gave sur les péages d’autoroutes, et auquel l’État a confié la réalisation de l’aéroport de Notre-Dame des Landes.

    Hulot est un excellent businessman, mais de là à en faire un écolo, laissez-moi rire. Ceci dit, s’il trouve cet incroyable espace politique, c’est parce que les écolos sont dans la mouise totale, incapables d’établir un projet politique cohérent, prêts à tout lâcher pour des portefeuilles en CDD ou des investitures aux législatives.

    De tout coté, on constate que le pouvoir est à ramasser.

    présidentielles 2017,écolo,gochmole

  • Les aventures amoureuses des pesticides et du principe de précaution

    On parlait de bio, hier, au tribunal correctionnel de Dijon. L'été dernier, un viticulteur avait jeté aux équevilles un arrêté préfectoral imposant une bonne douche de pesticides…9782130589860FS.gif

    Emmanuel Giboulot n’est pas le p’tit vigneron du coin : dix hectares en Côte-de-Beaune et Haute-Côte-de-Nuits, une solide expérience de viticulteur en biodynamie – la rolls de la bio – depuis les années 1970, et les affaires qui vont bien.

    C’est donc avec son grade de Maréchal de l’écologie que l'ami Giboulot voit arriver les arrêtés préfectoraux imposant des mesures sanitaires diverses et variées, et l’accueil est parfois froid.

    Dans cette affaire, est en cause une sale maladie des vignes, la flavescence dorée, qui est véhiculée par les cicadelles, de jolis petits insectes. Cette maladie, connue depuis 1949, est très contagieuse et peut faire des ravages sur les vignes. Alors, quand la maladie est là, il faut la traiter, donc par des pesticides. Jusque-là, tout le monde est d’accord.

    Tout le problème était de savoir si la flavescence dorée présentait une menace pour le vignoble de Côte d’Or en juin 2013 ?  

    Le préfet, en fait le directeur régional de l'Alimentation et de l'Agriculture, avait dit oui, expliquant que la maladie avait été trouvée dans des communes voisines, à Pommard, Volnay, Saint-Aubin et Meursault. Aussi, le préfet avait adopté un arrêté du 7 juin 2013 imposant le traitement à tous les vignobles de la Côte d’Or.

    Ce genre d’arrêté intervient après une concertation, la profession avait accepté, y compris la filière bio. Seul un a refusé, l’ami Giboulot. A l’arrivée de l’arrêté, il avait fait sa petite enquête, et estimé le risque inexistant sur son secteur.

    En 2012, 11 hectares atteints avaient dû être arrachés en Côte d’Or, et en 2013,… seulement une parcelle de 0,2 hectare. La preuve de l'efficacité des traitements, selon les services départementaux, mais pour l’ami Giboulot, celle que la maladie était peu présente et que rien ne justifiait ce recours général aux pesticides.000417751.jpg

    Le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB) a joyeusement allumé l’ami Giboulot, qualifiant ses théories d’illusoires, et dénonçant une campagne qui fait passer les viticulteurs pour des pollueurs, accros aux pesticides.

    La peine encourue était de six mois d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende, et le procureur a pris des réquisitions minimales : une amende de 1 000 euros, pour moitié avec sursis.

    Selon l’AFP, le procureur a distingué le recours aux pesticides dans la tradition française – césar pour l’ensemble de son œuvre – et l’attitude de l’ami Giboulot, qui n’a pas appliqué l’arrêté : « C'est une affaire avec en toile de fond un sujet polémique et controversé, je n'entrerai pas dans cette polémique. En refusant de prendre une mesure de protection des végétaux, Emmanuel Giboulot a commis une infraction pénale en violant l'arrêté préfectoral ». Bref, l’infraction n’est pas de ne pas avoir traité les ceps, mais d’avoir maltraité l’arrêté préfectoral.

    Ce qui nous amène à un bien joli petit problème de droit : l’exception d’illégalité.  

    Profondément légaliste, le blog ne peut que regretter l’attitude de l’ami Giboulot qui n’a pas attaqué l’arrêté préfectoral devant le tribunal administratif dans les deux mois, en l’assortissant d’un référé-suspension. C’était la bataille frontale qu’il fallait mener. Là, on est dans le système « je rends justice moi-même », et ça, c’est pas fameux.

    Mais le débat juridique ne s’arrête pas là. Le procureur ne peut imaginer que le tribunal se contentera de constater la violation de l’arrêté, car la défense a soulevé l’illégalité de cet arrêté, comme non motivé s’agissant de l’urgence à agir, et faisant une application dévoyée du principe de précaution.

    Alors, on débat de la légalité des arrêtés préfectoraux devant la chambre correctionnelle du tribunal de grande instance ? Et alors que le délai de recours a expiré ?2130571662_zoom.jpg

    Et oui. Cette possibilité, reconnue par la jurisprudence comme une garantie du principe de légalité (Tribunal des conflits, 5 juillet 1951, Avranches et Desmarets ; Crim. 21 décembre 1961, Dame Le Roux), a été incluse dans la Code pénal en 1992, à l’article 111-5.

    Chères sœurs et cher frères de Notre Dame de la Légalité, lisons : « Les juridictions pénales sont compétentes pour interpréter les actes administratifs, réglementaires ou individuels et pour en apprécier la légalité lorsque, de cet examen, dépend la solution du procès pénal qui leur est soumis ». Ce moyen de défense s’analyse en une exception préjudicielle, qui doit être invoquée avant toute défense au fond (Art. 386 CPP). La question de la légalité est si importante que le juge pénal peut déclarer d’office l’illégalité d’un acte quand elle lui paraît conditionner la solution du procès.

    Si le tribunal correctionnel estime l’arrêté illégal, il l’écarte des débats et ne peut le retenir pour caractériser l’infraction. C’est une situation curieuse où l’arrêté est définitif, et le reste, mais il ne peut être pris en compte au pénal.

    Alors, l’arrêté préfectoral est-il légal ou illégal ? La contrainte imposée par l’arrêté était-elle proportionnelle à un risque avérée ou relevait-elle de conceptions dépressives du principe de précaution ? Les débats ont dû être très techniques. Réponse le 7 avril.

    Mais dès que Hollande me nomme Premier ministre, je fais zigouiller ce principe de précaution, pas mauvais à l'origine, qui est devenu un gigantesque accélérateur à trouilles. Je le remplacerai par le principe de la prise de risques. 

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    René Magritte, Les Vacances de Hegel (1958)

  • Taxe carbone ? Vert de rage…

    « Sur la fiscalité écologique, je suis venu vous confirmer la décision actée par le Premier ministre de créer une contribution climat énergie ». Philippe Martin, le nouveau Sinistre de l’écologie, était tout fier de donner cette bonne nouvelle aux « responsables » d’EELV, réunis jeudi à Marseille pour leurs journées d’été. Et les « responsables » d’EELV en étaient enchantés…

    Problème : la taxe carbone de Sarko s’était faite rétamée par le Conseil constitutionnel (29 décembre 2009, n° 2009-599 DC) et le débat n’a pas avancé d’un centimètre.

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    Le but de la taxe est la lutte contre le réchauffement climatique. Existent depuis des années des mesures pour les équipements nouveaux, et il s’agit en plus de « taxer » le recours aux énergies fossiles, pour que les taxés y renoncent, et s’engagent joyeusement dans le nirvana de la transaction énergétique. Une belle histoire, mais irréalisable.

    Les plus gros consommateurs d’énergie sont les entreprises, accros au pétrole et au gaz. Génial, on les taxe ! Sauf qu’elles vont hurler contre cette charge nouvelle, alors que l’avenir passe beaucoup par la compétitivité des entreprises. Les entreprises vont donc s’organiser, et obtiendront toute les dérogations qu’elles veulent, le gouvernement étant dans l’incapacité d’ouvrir un conflit lourd avec le MEDEF.

    Restent les particuliers. On va donc taper celui qui doit prendre sa voiture pour aller travailler et qui consomme du gaz ou du mazout dans le logement dont il est locataire… C’est dire qu’il a une marge de manœuvre zéro, et qu’il va se prendre un surtaxe injuste (que je ne paierai pas parce que j’ai la chance de travailler à 5 mn à pied de la maison) et qui ne jouera en rien sur la modification des comportements (parce que le taxé n’a aucune influence sur le cadre socio-économique lui est imposé). Les bobos se font plaisir, c’est nul.

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    Dans sa décision du 29 décembre 2009, le Conseil avait jugé (Considérant 82) : « Les activités assujetties à la contribution carbone représenteront moins de la moitié de la totalité des émissions de gaz à effet de serre ; la contribution carbone portera essentiellement sur les carburants et les produits de chauffage qui ne sont que l'une des sources d'émission de dioxyde de carbone ; par leur importance, les régimes d'exemption totale institués par l'article 7 de la loi déférée sont contraires à l'objectif de lutte contre le réchauffement climatique et créent une rupture caractérisée de l'égalité devant les charges publiques ».

    Les soc’ connaissent bien ces arguments : ce sont eux qui avaient saisi le Conseil pour casser la loi Sarko.

    Et puis… cette maladie de la taxe, c’est dingue ! On demande au gouvernement de réformer, et non pas de taxer... Il nous faut des réformes, pas des taxes ! Mais ce sont des incapables, alors ils se planquent en embuscade et taxent les activités des autres.

    Devant le ras-le-bol dans le pays, c’était hier le rétropédalage avec Bambi nous expliquant qu’il n’y aurait pas de taxe nouvelle mais un verdissement des taxes existantes… Elle nous prend vraiment pour des nazes, la chérie du roi… Nous aurons dans les temps qui viennent encore maintes poussées des taxes et impôts, avec en figure de proue l’augmentation de la TVA (6 milliards attendus) et de la CSG pour les retraites, même si on nous dit le contraire.

    2014 est une année électorale, et l'arsouille Hollande veut endormir les dirigeants écolos pour amadouer le terrain pour les municipales et aller vers des listes d'union. Personne n'est dupe. 

     http://www.youtube.com/watch?v=y-9j9Io-gTk

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  • Reste-t-il en France une seule personne pour croire que Hollande va fermer la centrale de Fessenheim ?

    9782747017626FS.gifQue la Miss Batho soit traitée comme une Rom de base, il en faudra davantage pour m’émouvoir. Poupée insignifiante des filiales du PS, du syndicat lycéen FIDEL à l’enflure post-lycéenne dénommée SOS-Racisme, elle s’est trouvée bombardée ministre, sur le quota-femme et le quota-Ségo, et cette irresponsable a accepté cette mission ministérielle qui était en fait d’un autre monde. Un peu comme si on me proposait une sélection pour les championnats d’Europe alors que je peine à faire le tour du Parc de la Tête d’Or en moins de 22 minutes.  

    Bien sûr, Montebourpif aurait mérité cent fois d’être viré avant elle, mais bon : c’est un mec, et il a fait 17% aux primaires. Le permanent de la SFIO qui squatte l’Elysée connait ses classiques.

    Restons donc sérieux, et à ce titre, je vous propose de faire le point sur le réel, en cherchant par exemple où nous en sommes de l’engagement écolo n° 1 du leader minimo, la fermeture de Fessenheim. Ça tombe bien, car le Conseil d’Etat vient de rendre un arrêt qui rejette la fermeture de la centrale (28 juin 2013, n° 351986, confirmant la Cour Administrative de Nancy, le 16 mai 2013, confirmant le Tribunal administratif de Strasbourg).  

     

    L’arrêt du Conseil d’Etat du 28 juin 2013

    La demande avait été formée par des militants (l’Association trinationale de protection nucléaire). Estimant que la centrale fait peser des risques graves sur la santé, la sécurité et l’environnement, les militants ont demandé aux ministres chargés de la sûreté nucléaire, (dont Miss Batho) et à l’Autorité de sûreté nucléaire, de suspendre l’exploitation d’une centrale nucléaire (Art. L. 593-21 et L. 593-22 du code de l’environnement).

    Ces demandes étant restées sans réponse (Tu dormais, Miss Batho ?), les militants ont saisi le Conseil d’Etat, qui vient de rejeter la demande.moulin_a_paroles.gif

    Les militants, s’appuyant sur les enseignements tirés de l’accident de Fukushima, contestaient les méthodes d’évaluation des risques utilisés par l’ASN et EDF et soutenaient que les travaux de sécurisation prescrits à EDF étaient insuffisants. Ils mettaient en avant que :

    - le risque sismique propre à la zone d’implantation du site,

    - le risque d’inondation lié à la proximité du Rhin et du grand canal d’Alsace,

    - le nombre élevé depuis 2004 des incidents survenus sur le site,

    - l’illégalité des normes de rejet d’effluents liquides et gazeux applicables à la centrale de Fessenheim.

    Impeccable : ce sont tous les arguments du leader minimo pour fermer Fessenheim

    Le Conseil d’État a examiné toutes ces questions avec beaucoup d’attention.

    Les méthodes d’évaluation et de prise en compte des risques

    La centrale avait fait l’objet de visites régulières de l’ASN dans le cadre des réexamens périodiques de la sûreté des installations nucléaires de base, mais également d’une évaluation complémentaire de la sûreté de ses réacteurs à la suite de l’accident survenu à la centrale de Fukushima. Pour le Conseil d’Etat, ces évaluations ont effectivement permis de tester le comportement des réacteurs face à des situations extrêmes, y compris dans des hypothèses de cumul de risques, notamment de séisme et d’inondation concomitants.

    Risques sismique et d’inondation

    Avec maints arguments, Conseil d’État a écarté l’argument selon lequel le risque sismique aurait été sous-évalué et il conclut qu’il n’existe pas d’impossibilité de parer aux risques d’inondation du site.

    De même, il a jugé que les mesures prescrites afin de garantir le fonctionnement normal des installations en cas de survenance d’un ou plusieurs des risques envisagés (construction de talus et de murets de protection, rehaussement des matériels électriques, ajout d’un groupe électrogène, etc.) étaient suffisantes.

    Les incidents Le_moulin_a_paroles.jpg

    La centrale de Fessenheim a connu, entre 2004 et 2009, un nombre d’incidents plus élevé que celui relevé en moyenne dans les installations de même type. Certes. Mais ces accidents, dit le Conseil d’Etat, correspondent à des incidents mineurs dont le nombre a, depuis, été ramené un niveau comparable à la moyenne. Ils ne révèlent pas par eux-mêmes l’existence de risques graves et imminents, pas plus que les niveaux de rejets effectivement constatés d’effluents radioactifs par la centrale.

    Conclusion du Conseil d’Etat

    C’est un grand oui d’amour à EDF : « La condition de risque graves et imminents pour la protection de la sécurité, de la santé et de la salubrité publiques, de la nature et de l’environnement mise par le code de l’environnement à la suspension du fonctionnement de la centrale n’est pas remplie, et rien ne justifie la fermeture demande.

    Miss Batho avait plaidé… pour Fessenheim !

    Alors, vous pouvez imaginer que si Miss Batho a été virée, c’est parce qu’en fait, elle était minée par ce désaveu… Mais pas du tout, chères amies et chers amis. Miss Batho avait conclu que tout est nickel à Fessenheim et que les écolos peuvent aller se faire voir : « Aucune pièce du dossier ne permet d'établir une exposition à un risque sismique qui justifierait une mise à l'arrêt définitif de la centrale. La centrale de Fessenheim a bien intégré l'ensemble des exigences en matière d'évaluation du risque d'inondation. Il n'est pas établi qu'il existerait des risques graves menaçant la sûreté de la centrale de Fessenheim ».

    Dans son mémoire, EDF s’en était frisé les moustaches de bonheur : « Quelles que soient les déclarations effectuées par le gouvernement, qui concernent l’avenir et une évolution de la politique énergétique de la France, le ministre de l'écologie a constaté dans son mémoire que la demande de fermeture immédiate de la centrale de Fessenheim n'est justifiée par aucun élément de fait ou de droit ».

    Alors, oui, Miss Batho, c'était du cosmétique. Mais, vient la question : reste-t-il en France une seule personne pour croire que le leader minimo va fermer la centrale de Fessenheim ?

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