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Constitution.

  • Sarkozy condamné à être Président

    Sarkozy condamné à être Président. Sarkozy voulait redonner à la politique « ses lettres de noblesse ». Il risque surtout de découvrir les vertus du droit constitutionnel.

     

     

    La chute dans les sondages est impressionnante. S’agissant des tendances régulières de l’opinion, et surtout quand les chiffres montrent de telles évolutions … c’est du sérieux ! Par ailleurs, les députés de la majorité témoignent que l’incompréhension s’installe dans le pays. La grande question du pouvoir d’achat reste sans réponse, et les perspectives de croissance pour 2008 ne permettent pas de discerner le rebond de l’économie qui réinscrirait la France dans le cercle vertueux de la croissance, de la hausse du pouvoir d’achat et de la résorption du chômage.

     

     

    A cette réalité, centrale, s’ajoutent deux données.

     

     

    La vie privée du Président, bien entendu. Chacun, tout en réserve, se dit « c’est son affaire, cela ne me regarde pas » mais c’est évident pour ne pas moins en penser, et particulièrement lorsque cette vie privée est rendue publique.

     

     

    Plus généralement, celui qui est condamné c’est l’hyper Président. Celui qui s’occupait de tout, qui touchait à tout, qui faisait de son Premier Ministre un collaborateur, et qui a effacé les Ministres derrière ses propres conseillers. Et comme il s’occupait de tout en direct, il devient comptable en direct des mauvais résultats.

     

     

    C’est cette donnée qui rattrape Nicolas Sarkozy. Il a voulu en quelques sortes changer les institutions sans réformer la Constitution.

     

     

    C’est dire que Carla ferait mieux d’offrir à son Nicolas, au lieu d’une énième montre, un bon ouvrage de droit constitutionnel pour étudiant de première année. On y lit que le Président de la République n’exerce pas d’après ses volontés propres, mais en fonction d’un statut qui est fixé par la plus officielle des lois, la Constitution. Cette Constitution explique que le Président de la République est la clé de voûte des institutions. Placé au-dessus des enjeux politiques immédiats, il est le garant de l’unité nationale. Incarnation de la continuité de l’Etat, il doit se tenir au-dessus de la mêlée, et ce notamment car il représente la France à l’étranger.

     

     

    La Constitution lui donne de très nombreux pouvoirs. Mais tout se situe dans l’encadrement, pas dans l’action directe. C’est l’affaire du Premier Ministre et du Gouvernement pour la mise en œuvre de la politique, et du Parlement, pour définir les grandes lois qui vont structurer la société.

     

     

    Ainsi, Nicolas Sarkozy qui est le premier à stigmatiser ceux qui ne respectent pas la loi, est rattrapé par les mauvais sondages car il n’a pas respecté la loi qui s’impose à lui, c’est-à-dire la Constitution. Pour ne pas se placer en situation de récidive légale, il faut qu’il obéisse à ce texte et se coule dans la fonction présidentielle, qui le met un peu à l’écart du jeu. Mais dans un pays il est nécessaire qu’il existe une autorité placée au-dessus de la mêlée et susceptible de rendre les grands arbitrages. C’est finalement une belle illustration de ce qu’est la loi : dans le respect des libertés individuelles, la loi fixe le cadre qui permet la vie sociale. Si la loi limite les libertés des personnes, c’est finalement pour leur bien.

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