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Démocratie

  • Aux neuneus de la moralisation : La noble pratique portugaise

    Quel lamentable spectacle de voir les 308 « dépités » de En Marche ! voter à main levée pour le candidat unique imposé par le Prince, ce malheureux Ferrand dégagé du gouvernement car embrouillé dans une affaire, et recyclé comme parlementaire. Ça promet ! Cette même équipe de godillots radicalisés s’apprête à voter la loi sur la moralisation de la vie politique, juste avant de déléguer le pouvoir législatif au gouvernement pour réécrire le Code du travail, ce texte protecteur des salariés, qui est la base véritable de la vie familiale. Alors, moralisation…

    A cette belle équipe lunaire, je propose une saine lecture, à savoir le site l’Assemblée de la République portugaise qui, loin du naufrage gluant de la morale, publie sur son site le statut des parlementaires, et trimestre après trimestre, les exactes sommes qu’ils perçoivent, comme rémunération et comme frais.

    Je vous laisse lire, c’est absolument parfait.

    Je pose donc juste cette question à notre brochette de rigolos : pourquoi ne pas laisser tomber la morale, et tout simplement publier les sommes perçues comme revenus et frais, vu que c’est de l’argent public au service de la collectivité ?

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  • Les ruineux technocrates de Bruxelles… sont à l’OTAN

    Nous aurons à reparler de l’importante réunion de l’OTAN à Bruxelles de ce jeudi, mais il faut un peu de temps avant de récupérer les informations fiables.

    Le truc qui m’a tué, c’est le nouveau siège de l’OTAN. Les cadors de l’OTAN viennent – avec notre argent – de financer un bâtiment démentiel à 1,1 milliard d’euros. Oui, 1,1 milliard… et ce pour faire travailler 4.500 personnes, ce qui représente un coût de 245.000 € par poste de travail, record battu.

    Jeudi, toute la presse était à l’inauguration, et tous les responsables politiques ont suivi l’évènement. Pas un seul pour poser des questions sur ce coût exorbitant ! Pas un seul non plus pour relever l’invraisemblable opacité des processus décisionnels au sein de cette coalition, qui définit sans le moindre contrôle démocratique les grands enjeux de politiques étrangères.

    A la première occasion, on tape sur les technocrates de la Commission européenne, et on stigmatise, en prenant de grands airs, l’absence de politique étrangère de l’UE. Et c’est vrai que l’Europe pourrait faire mieux.

    Mais quid de ce silence vis-à-vis de l’OTAN ? C’est la signature de la servilité. Des coûts exorbitants ? aucune question. Des choix stratégiques mettant en cause l’indépendance des Etats sans le moindre débat public, sans le moindre contrôle démocratique ? aucune question. Une organisation qui met en scène une fraternité avec les US, premiers importateurs du terrorisme dans le monde, pour détruire notre fraternité géographique, culturelle et politique avec la Russie ? aucune question.

    Ce qui est remarquable, c’est que le bâtiment est la représentation même de ce processus occulte de décision. Toutes les façades sont vitrées, image de la transparence, mais derrière ont été installés des structures lourdes en béton, calculées pour résister à des attentats XXL.

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  • Qui conduira la bataille des législatives ?

    Si Fillon est au second tour, l’affaire est pliée : on aura la droite 100% pour cinq ans, avec des législatives au meilleur score jamais connu. Dans cette hypothèse, les candidats fantômes de Macron disparaitront, le FN n’aura pas un député, et la gauche fracassée sera en survie. Cette perspective est tellement belle pour la droite qu’il faut prévoir une dernière semaine de toutes les surrenchères et de tous les coups tordus.

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    Sinon ?

    Fillon éliminé, c’est le retour de Sarko

    Si Fillon est éliminé au premier tour, c’est que Le Pen sera qualifiée, et ce sera donc à fond le « tous contre Le Pen ». Juppé étant sorti de la campagne, le seul leader après l’élimination de Fillon sera Sarko, qui se dépêchera d’appeler à voter Macron, et prendra à l’instant même le leadership pour les législatives, avec pour but d’imposer une cohabitation à Macron, qui sera alors limité à une sorte de Prince de la Principauté. Je vois mal les fantomatiques candidats aux législatives d’En Marche ! se faire une notoriété en un mois. Du coté, des Républicains, ce sera des efforts tous azimut vu les enjeux. Et ce sera Sarko qui fera la VIeme République, en contrôlant le pouvoir depuis l’Assemblée nationale.

    Mélenchon contre Fillon ou Macron

    Si le second tour, c’est Mélenchon contre Fillon ou Macron, c’est plié. Les votes Fillon/Macron deviendront interchangeables, et la gauche, divisée, sera perdante aux législatives.

    Reste Mélenchon/Le Pen

    Je n’y crois pas trop car à deux jours du premier tour, l’électorat Fillon/Macron choira celui des deux qui sera le mieux placé. Mais admettons.

    Mélenchon a derrière lui 30 ans de PS, et il s’était allié avec Rocard pour diriger le PS. S’il est qualifié, il soldera en une heure son programme au nom de l’unité et du barrage à Le Pen (ce que n'a pas su faire Hamon) et sur cette base, il peut gagner la présidentielle. Mais il n’aurait pas assez de temps pour investir des candidats cool dans tout le pays, et « président de tous les Français », il ne pourrait diriger la campagne des législatives. Qui, pour prendre le relais, alors qu’il a tout organisé autour de sa personne ?... Et il ne pourra pas virer Cazeneuve, qui sera ipso facto le patron des législatives, et activera tous les réseaux pour faire élire les députés PS, bien ancrés sur le terrain, et pas trop atteints par la défaite de Hamon, vu qu’ils auront fait le service minimum.

    On retrouverait alors Mélenchon Prince de la Principauté. Cazeneuve irait pépère se prendre un vote de soutien – et pas d’investiture, pas besoin – à l’Assemblée. Le président ne pourrait même pas nommer le Premier ministre, vu que Cazeneuve ne démissionnerait pas. Le pays serait dirigé par le Premier ministre, à partir de sa majorité à l’Assemblée, mettant en place au jour le jour, la VIeme République.

    Je ne veux fâcher personne, mais il me semble voir que la faiblesse des candidats à la présidentielle est telle qu’elle est entrain de niquer la Veme.

  • Le blog publie le rapport que Trump ne veut pas voir publié

    Combien de temps va durer Trump ? Au premier abord, on peut dire qu’il va tenir quatre ans, vu la sacralisation de la fonction présidentielle aux Etats-Unis (Amérique du Nord, territoire indien occupé), mais il ne faut pas écarter que notre ami, idole des masses populaires en perdition, se fasse dégager prématurément, car ce lunaire - obligé de dealer avec le Parti Républicain - a choisi comme vice-président Mike Pence, qui est jugé très honorable dans cette maison.

    Bref, le jour de l’investiture de Trump, se trouve diffusé sur Internet, à partir du site BuzzFeed, un drôle de document. Il s’agit d’une compilation de mémos anonymes et informels, sur 35 pages, rédigés sans citer les sources et sans preuves. C'est au lecteur d'apprécier la valeur probatoire au regard de la cohérence du récit. Pas d’en tête, ni de signature, donc pas la peine de s’y arrêter, la pente glissante des coups tordus des services étant ingérable.

    Sauf que.... Sauf que ces mémos, attribués à un ancien agent du M16, le renseignement british, ont été jugés dignes d'intérêt par les quatre boss du renseignement US, à savoir le directeur de la National Intelligence James Clapper, le directeur du FBI James Comey, le directeur de la CIA John Brennan, and et le directeur du NSA Mike Rogers. A tel point que la semaine dernière, ces gentils garçons ont soumis ce document à Obama, à Trump et à quelques chefs à plumes parlementaires.

    Et pas de chance, les voici sur Internet le jour de l’investiture.

    Trump est furieux de cette publication, et je ne peux donc faire moins que de la relayer. Voici donc le document.

    On y lit quoi ?

    1/ Des histoires sur les relations entre Trump et la Russie, rien de neuf, et en fait, rien de délictueux. Le staff du Parti démocrate déconnait, et des petits malins l’ont fait savoir. Rien de plus.

    2/ Une sordide histoire de cul, selon laquelle Trump aurait réservé la suite d’un grand hôtel de Moscou, qu’avait occupé le couple Obama, pour y organiser une partouze avec des prostituées, qui lui urinaient dessus, et le tout étant filmé par les services, qui contrôlent ce genre d’établissement.

    Réponse de Trump : « je n’aurais jamais rien fait ça dans ce genre de chambre d’hôtel, car je sais qu’on y est filmé ».

    - Imbécile, c’est presque un aveu…

    - Ben arrête, tout le monde sait que je ne suis pas professeur de philosophie…

    Alors, ce qui s’est passé ?

    Il y a le côté virtuel, c’est-à-dire la véracité, si vivement contestée, de ces allégations. Nous aurons bien le temps de voir, le feuilleton ne fait que commencer.

    Mais il y a le côté réel, celui d’une démocratie étasunienne, véreuse jusqu’à l’os. Ce qui fait aussi partie du bilan d’Obama. Comment ce type peut-il dire : ce qui se passe maintenant n’est pas mon fait ?

    En attendant, installez-vous, respirez bien, et prenez tout votre temps : vous allez en direct live assister au naufrage de cet Etat voyou et vérolé qui depuis cinquante ans – la guerre du Vietnam – sème la guerre dans un monde qui n’aspire qu’à la paix. Et ça, c’est objectivement une bonne nouvelle.

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    La chambre de la suite machin chose du Ritz Carlton de Moscou,

    sous l’œil des caméras

  • Turquie : Le pouvoir attaqué

    Ce 16 juillet, peu après minuit, le coup d’État engagé en Turquie en début de soirée semble prendre une ampleur considérable. En moins de quatre heures, l’armée contrôle la chaîne de télévision d’État TRT, les grands axes de circulation et les bâtiments stratégiques à Istanbul, Ankara et Izmir, et les bâtiments sièges du parti pouvoir l’AKP. On évoque des tirs par hélicoptère à Ankara, et à minuit, l’information circule d'un Parlement entouré par les chars. Le chef de l’état-major, le général Hulusi Akar, a été isolé, et l’armée turque a établi un « Conseil de paix » qui a annoncé la prise du pouvoir pour sauver la démocratie et les droits de l’homme, et dans l’immédiat la suspension de la constitution, l'instauration de la loi martiale et du couvre-feu. L'armée s'autorise l'usage des armes en cas de manifestation. Les avions et les hélicoptères montrent qu’ils maîtrisent l’espace aérien, et l'aéroport Ataturk a été fermé, et placé sous contrôle militaire.

    Erdogan, qui était en congé, donnait tous les signes qu’il était pris de vitesse, au moins dans cette première phase. Alors que l’on attendait une intervention télévisée officielle, il est apparu sur le smartphone d’une journaliste de la CNN Turque, via Facetime, dénonçant l’action d’un groupe putschiste, au service de Fethullah Gulen, l’ennemi de l’ombre.

    Les amis sur place font preuve de la plus grande inquiétude, redoutant la perte des libertés individuelles, et surtout des risques d’affrontements dans le pays. Les deux inquiétudes se conjuguent. Les informations sont à ce moment trop partielles, mais l’action de l’armée semble puissante, il apparaîtrait qu’une partie de la police a suivi. Erdogan a appelé ses proches à descendre dans la rue, et l’AKP a de très forts réseaux, mais ce sont des heures très sombres qui attendent le peuple turc. La journée de demain nous dira beaucoup.

    Mais leur inquiétude est très vive parce que la situation politique, intérieure et extérieure, de la Turquie est en ébullition, avec 800 km de frontière commune avec la Syrie, la question Daesh, les opérations militaires conduites contre les Kurdes et les 2 millions de réfugiés. Trop isolé, Erdogan vient de se rapprocher de la Russie et d’Israël. Et me revient cette phase prémonitoire d’un ami tuc : « La Syrie et la Turquie ont les mêmes structures de population, mais si elle dure la déstabilisation de la Syrie entraînera celle de la Turquie ».

    Les événements en cours sont de première importance. Où conduiront-ils ?

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    A 10 heures

    La nuit a été violente, très violente, les premiers bilans évoquent une centaine de morts. Des bâtiments officiels ont été attaqués à l’arme lourde, et notamment le Parlement. Erdogan a su réagir, en rentrant à Istanbul et appelant la population à descendre dans la rue. Malgré la présence militaire, la population s'est regroupée autour de l'aéroport Atatürk où allait arriver Erdogan, et par dizaine milliers, a envahi la sclère place Taksim, plus que jamais le lieu névralgique de la Turquie, et devant les ponts du Bosphore. Les informations parlent de tirs des militaires sur les manifestants. A dix heures, on a appris que le chef d'état major a été libéré, et que des groupes entiers de militaires se rendent aux autorités. 

    turquie,démocratie

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