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Fabius

  • COP21 : Ségolène et Jean-Louis collent Fafa au tapis

    Et voici mon génial Fafa qui commence sa fonction de président du Conseil constitutionnel par une splendide humiliation. Il renonce à cumuler cette fonction avec la présidence de la COP 21, en gardant un bureau au Quai d’Orsay et tout ce qui va avec. Une bataille perdue, mais pas la guerre.

    Pour ceux qui ne connaissent pas trop les affaires du Parti socialiste, il faut rappeler en quelques mots le souverain mépris de Fafa à l’égard de Hollande. Il était Premier ministre en 1984 alors que Hollande était encore simple conseiller de Mitterrand, et Fafa s’est tracassé pendant des années à constituer son courant dans le Parti pour lui assurer son pouvoir, alors que Hollande n’a jamais su le faire, ce qui reste la première cause de sa fragilité.

    Lorsque, pour 2012, Hollande avait déclaré sa candidature alors que DSK était en tête des sondages, Fafa avait décrit la situation comme les éléphants du Parti socialiste découvrant une fraise des bois… Trop sympa.  

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    Les attraits du pouvoir étant si doux, Fafa - perdant de la primaire - s’était rangé derrière Hollande, qui reconnaissant, l’a nommé sinistre des Affaires étrangères.

    Très vite, Le Drian a préempté l’Afrique, le vrai secteur d’influence de la France, et Fafa a dû chercher à s’illustrer sur le reste. Il s’est ridiculisé sur la question iranienne, puis sur la question syrienne,… mais il restait la COP21. Comme le précédent épisode, à Copenhague, avait été un échec, Fafa s’est donné les moyens de la réussite médiatique : un accord rédigé au conditionnel, et dénué de procédé de sanction. Du bidon, déjà remis en cause par la justice des Etats-Unis (Amérique du Nord, territoire indien occupé).

    Au final, tout ceci est secondaire : simplement, Fafa a vu l’opportunité d’être nommé Prix Nobel de la Paix, et ça, ça le branche. D’où sa désinvolture ces derniers jours.

    Il n’a pas attendu que le président de la République prononce la dissolution du gouvernement, utilisant sa méthode bien connue de quitter la réunion avant la fin pour faire les annonces lui-même à la presse. Donc, il n’est plus ministre, il va être nommé président du Conseil constitutionnel par « fraise des bois », et il reste président de la COP21 avec un bureau au Quai d’Orsay.

    Le minable Ayrault, amputé d’une fonction importante, n’a rien dit car il n’a rien à dire, comme d’hab’.

    Ségolène Royal était fumace, car elle a négocié avec Monsieur Ex pour voir les compétences du ministère de l'Environnement élargies aux « Relations internationales sur le climat ».

    Jean-Louis Debré, l'actuel président du Conseil Constitutionnel, a dû lui aussi faire comprendre que ce mélange des fonctions juridictionnelles et exécutives était impossible.

    Hier, Fafa a écrit à « fraise des bois » pour dire qu’il renonçait à la fonction de président de la COP21, alors que « fraise des bois » n’avait jamais songé lui laisser. L'autorité du Conseil constitutionnel n'en ressort pas renforcée, mais s'il faut s’arrêter à ce genre de détails...

    Pour autant, ne croyez pas que le match en restera là. Fafa garde les clés des grands réseaux qui vont se charger de le sponsoriser pour le Prix Nobel.

    - Ségolène a gagné.

    - Mouais...

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  • Sarkozy en rupture avec la laïcité

    Sur la laïcité, Sarkozy croit pouvoir s’en tirer avec deux discours, selon l’auditoire. Un à Ryad, où il salue l'héritage «civilisateur» des religions, l’autre à l’Elysée, où il se présente comme le grand défenseur de la laïcité à la française.

    Par ce qu’à Ryad ce n’était pas triste. Vous pouvez lire le discours sur le site  de Al Oufok, http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4373 et voir la vidéo sur le site de l’Elysée.

     

    Voici quelques extraits, dans un style lourdingue, qui rappelle le discours de Dakar.

     

     

    « Dieu transcendant qui est dans la pensée et dans le cœur de chaque homme.

    « Dieu qui n’asservit pas l’homme mais qui le libère. Dieu qui est le rempart contre l’orgueil démesuré et la folie des hommes.

    « Dieu qui par-delà toutes les différences ne cesse de délivrer à tous les hommes un message d’humilité et d’amour, un message de paix et de fraternité, un message de tolérance et de respect. »

     

     

    Je vous assure ce n’est pas le Pape qui parle, mais notre président élu, et qui poursuit par un joyeux méli-mélo, dont j’extrais :

     

     

    « C’est peut-être dans le religieux que ce qu’il y a d’universel dans les civilisations est le plus fort. Ce sont les religions, malgré tous les forfaits qui ont pu être perpétrés en leur nom, qui nous ont les premières appris les principes de la morale universelle, l’idée universelle de la dignité humaine, la valeur universelle de la liberté et de la responsabilité, de l’honnêteté et de la droiture.»

     

     

    Et le président de la République qui en ajoute des tonnes et des tonnes sur la politique de civilisation à sa sauce, c'est-à-dire une politique de la civilisation chrétienne, pour parer au choc des civilisations.

     

     

    Une fois à Paris, le discours devient plus calme, du style « je défends la conception classique de la laïcité ».  Comme si Ryad était une petite provocation, pour voir jusqu’où il est possible d’aller.

     

     

    Pas d’accord ! Respecter la laïcité, c’est reconnaitre que la République moderne s’est construite en s’extirpant de l’omniprésence catholique, qui captait ou contrôlait tous les pouvoirs. La loi de 1905 n'a pas la portée qu'on lui prête, car le plus dur avait été fait avec l’instauration de la République et l’école, au cours du XIX°. La loi de 1905 consacre l’émancipation de la tutelle que l’Eglise catholique avait instaurée sur le pays. Alors, les racines de la civilisation… elles sont dans l’esprit du Droit, pas dans les croyances.

     

     

    Et cet universalisme des religions du Livre ! Insupportable prétention ! Les autres religions, majoritaires en Asie, à commencer par le bouddhisme, ce sont quoi ? Des clubs de sophrologie ?

     

     

    Tout serait plus compliqué pour Sarkozy, si la Gauche avait un peu révisé ses notions, au lieu de nous resservir à peine réchauffée, les veilles lunes laïcistes. Au PS ? C’est le toujours jeune Laurent Fabius qui fait office de gardien du temple, et qui affirme sur RTL : « Il faut qu'on ne mélange pas les religions, que je respecte, et le domaine public dans lequel elles n'ont pas à interférer ».

     

     

    Mais Laurent, cette histoire « Sphère publique/sphère privée », ça ne tient pas la route deux minutes. Aux termes de l’article 1° de la loi de 1905, la République « garantit l’exercice des cultes ». C’est-à-dire quelle doit prendre des mesures pour s’assurer qu’effectivement les croyants puissent pratiquer leur foi, notamment par des manifestions publiques. Il y a mille exemples de cette immixtion du religieux dans le domaine public, à commencer par les émissions religieuses sur le service public de la télévision. Un cas mois connu ? L’évêque au diocèse des armées françaises.  L’Etat français reconnait l’existence d’une structure religieuse, un diocèse, correspondant à l’un des service public les plus régalien, à savoir l’armée. Et l’évêque fait l’objet d’une nomination conjointe par le pape et le ministre de la défense. 

     

     

    Pour retrouver la laïcité, il est préférable de regarder du coté du Droit que du coté de Dieu.

     

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