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Martinon

  • David Martinon, réfugié politique

    David Martinon, réfugié politique. Il avait été parachuté à Neuilly-sur-Seine, et c’est Cécilia qui avait cousu le parachute. Promu porte-parole de l’Elysée, il était vite devenu une gloire mondiale pour s’être fait traiter d’ « imbécile » par un Sarkozy furieux, lors d’une conférence de presse. Parvenant à trouver le chemin de Neuilly, il avait été accueilli par des militants UMP, devant les caméras, par le slogan « Martinon, non, non ! ». Ce dimanche 10 février, celui qui été surnommé « marquis-non » vient de se faire lâcher en pleine campagne par ses colistiers, après avoir, la veille, reçu en pleine poire un missile venu du Figaro sous forme d’un sondage qui le donnait perdant.

     

    La veille encore, Marie-Cécile Ménard, numéro 2 de la liste, regrettait une « ambiance délétère » et mais affirmait qu’elle « restait loyale au candidat régulièrement investi par les instances de mon parti ». Le lendemain, la même, accompagnée d’Arnaud Teullé, adjoint au maire, et lui aussi conseiller à l'Elysée, et d’un certain Jean Sarkozy, annonçaient qu’ils constituaient leur propre liste, et appelaient à un large rassemblement, avec cette précision que David Martinon ne fait pas partie de ce rassemblement.

     

    Dans le même temps, on apprend que notre porte-parole est lâché comme une vieille chaussette par celui dont il porte la parole, et qui a fait savoir, via le toujours très efficace Patrick Devedjian, qu’il ne lui adressait plus la parole !

     

    Les carottes sont cuites, archi-cuites. Je ne vois plus qu’une solution pour l’éjecté, qui se faisait rappeler tous les jours qu’il n’était pas d’ici : l’asile politique.

     

    Peut bénéficier de cette protection toute personne qui répond à la définition de l'art. 1er, A, 2 de la Convention de Genève du 28 juillet 1951.

     

    L’asile doit être accordé à celui qui craint « avec raison d'être persécuté du fait (…) de ses opinions politiques », qui se trouve « hors du pays dont il a la nationalité » et qui « ne peut, ou du fait de cette crainte, ne veut, se réclamer de la protection de ce pays ».

     

    Et oui, telle est la triste situation de notre David Martinon ! Etranger à l’UMP, étranger à Neuilly, étranger à l’Elysée. Rejeté de partout. Et sans protection possible. Et n’est-ce pas une forme sublime de la persécution que d’être le porte-parole de quelqu’un qui ne vous adresse pas la parole ?  Enfin, le lâchage en rase campagne d’un parachuté est contraire à toutes les conventions internationales ! 

     

    Alors, David Martinon doit de toute urgence frapper à la porte de l’OFPRA, l’Office Française de Protection des Réfugiés et Apatrides, encore appelé le Modem, où la cuisine n’est pas mauvaise. Le communiqué lu par son patron François Bayrou qui stigmatise le style « monarchique » du chef de l'Etat, avec « grâces et disgrâces des favoris », et en appelle à « tous les républicains », laisse deviner une décision favorable de l’OFPRA. Le standing va en prendre un coup, mais çà, c’est le sort des réfugiés politiques.

     

     

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