04/11/2012
Aurore Martin : La grosse manip’ du gouvernement
L’extradition d’Aurore Martin porte la signature du nouveau couple tendance, Valls/Hollande. Un drôle de couple à vrai dire qui me rappelle le couple Banier/Bettencourt. Genre : le protecteur adoré qui abuse des gentillesses de la mamy larguée et pas trop regardante.
Circulez, il n’y a rien à voir ?
Si j’en crois le staff du PS, il n’y aurait rien à voir car il s’agirait juste de l’exécution d’une décision de justice. Allons, allons… A d’autres ! Merci de ne pas nous prendre que pour des cons, comme disait Coluche.
Il n’y a plus personne pour décrypter les faux discours innocents ? On gobe tout, parce que le gentil gouvernement nous protège des méchants ?
Regardons de près,... et n'oublions pas la toile de fond: Valls fonce pour s'imposer, car Ayrault est en déroute. Hollande aime bien Ayrault, mais il sait qu'il est impossible de gouverner avec un premier ministre effondré dans les sondages.
D’abord, ce silence..
La première donnée qui pue le coup tordu, c’est le silence assourdissant de ces maniaques des micros, juste après l'arrestation.
Pendant la campagne, Hollande avait appelé Guéant à la clémence pour Aurore. Un engagement qui ne valait rien, comme les autres, mais qui montre qu’Hollande connait bien l’affaire.
Une Française est livrée à la prison espagnole pour avoir participé en Espagne à deux réunions d’un parti qui est légal en France. C’est une première, et aucun de nos bavards impénitents n’a un mot pour parler de cette affaire, défendre notre compatriote, ou au minimum lui apporter un message de réconfort ?
Aurore Martin moins vendable que Florence Cassez ?
Ce silence est une signature. Mais il y a bien plus.
Pourquoi ne pas avoir arrêté Aurore chez elle ? 
Que nous disent Valls et Taubira, sa danseuse d’un jour ? « Il y avait une décision de justice, et notre devoir est de faire appliquer les décisions de justice ».
Oki ! Ça serait çà le truc ?
Petits rigolos !
Aurore a vécu trois mois dans la clandestinité, mais depuis juin 2011, c’était fini. Aurore menait une vie tranquille et se rendait tous les jours à son travail. Elle avait la vie sociale de tout le monde, et participait aux réunions de son parti politique. La police et la justice avaient son adresse. Rien n’était caché.
Le vaillant parquet et la vaillante police pouvaient l’arrêter tranquillement chaque jour depuis 18 mois, chez elle, ou quand elle achetait son pain, ou quand elle se rendait au travail, ou au cinéma… Un jeu d’enfant.
Alors, pourquoi s’être abstenu ?
Aurore n’a pas été arrêtée chez elle parce qu’il aurait fallu que les sinistres assument, et ça, c’est trop demander à ces lopettes.
L’astuce a été de tendre un piège, le plus banal possible, et après de lever les bras au ciel sur le thème « je n’y suis pour rien, c’est la loi qui s’applique toute seule ».
Ils ne savent même pas mentir…
Que nous disent ces deux faux-culs, qui ne savent même pas mentir ?
Valls : « Aurore Martin a été arrêtée lors d'un contrôle routier habituel en cette période de vacances. Je démens toute autre version des faits ».
Taubira : « Aurore Martin a été interpellée lors d'un contrôle d'alcoolémie aléatoire ».
Alors, contrôle routier des vacances ou contrôle d’alcoolémie ? Déjà deux versions…
Mais surtout : pourquoi ne répondent-ils pas à la question principale, à savoir le refus d'arrêter Aurore chez elle, et depuis bien longtemps ?
Et cet empressement à dire : « Ce n'est qu'une affaire judiciaire ». Pas un seul mot d'analyse politique sur la question basque ? Sans doute une question qui n'existe pas ?
Le but : maintenir la tension
En réalité, Valls et Hollande savent très bien qu’Aurore présentait un danger zéro pour l’ordre public. Mais la seule chose qui compte est de maintenir la tension. Taper sur l’ETA, c’est un puits de consensus, alors il ne faudrait pas que la source se tarisse.
Comme tous les répressifs, Valls et Hollande se contrefichent de l’effet immédiat de leurs décisions. Seuls comptent l’effet médiatique et la construction du désordre, qui permettent de se préparer de nouvelles gloires sur le thème : « Moi, défenseur de l’ordre, protecteur de vos libertés ».
C’est donc un mensonge doublé d’une provocation, en espérant entretenir le mal, et là, c’est tout bénef. L’ETA, qui respecte l’arrêt des armes, est invendable et affaibli, donc très facile à diaboliser. Alors allons-y gaiement, et par la même occasion, enterrons toute idée de reconnaissance d'un pays basque.
Ce coup tordu est une pure provocation, avec l’espoir de provoquer une réaction… qui permettrait un nouveau degré dans la répression, l’occasion sans risque de se faire valoir.
Personne n’est dupe. Ces mecs sont accros, et s'ils ne se soignent pas, ils en feront d’autres.

C'était le bon vieux temps...
00:29 Publié dans Libertés | Lien permanent | Commentaires (64) | Envoyer cette note | Tags : espagne, extradition, mae, parti socialiste
13/10/2012
Le Parti Socialiste est déjà dans l’après-Hollande
Hollande est parti en Afrique pour refaire le monde par de beaux discours, mais il est entrain de tout perdre en France. Les sondages sont en berne, et le premier vrai scrutin, au sein du PS, est cruel. Cinq mois à peine après l’élection présidentielle, les militants PS se désintéressent de l'action d'Hollande et, déjà, préparent la suite. François / Pierrette, même combat ?
50% d’abstention
160 000 adhérents, et… 80 000 votants. Ouah, la latche ! Ce chiffre dit tout. Les adhérents du PS se battent les flancs de l’action du Gouvernement.
Il faut s’arrêter sur ce chiffre. Le congrès de Toulouse a été organisé comme celui du soutien à l’action de Hollande, maître de la Présidence, de l’Assemblée, du Sénat, et venu pour sauver la France. Ouaip,… mais les militants s’en fichent ! Un sur deux est resté à la maison, ayant mieux à faire que de voter son soutien au leader minimo.
Pour la motion stalinienne : 68% des votants, soit 34% des inscrits
Ayrault et Aubry partagent le souhait de voir la Gauche réussir, et même s’ils se mésestiment gentiment, ils savent que rien n’est possible sans un PS fort. Ils avaient aussi fait le choix de présenter une motion commune, en imposant à tous les ministres de la rejoindre, ce qui a été fait. L’affaire paraissait blindée.
Mais la base militante est tellement estourbie par la politique de Droite conduite par le Gouvernement, qui vote le traité européen de Sarko, colle aux délires financiers des banques, et idolâtre le consensus sécuritaire Valls-Sarko, qu’elle a refusé cet hara-kiri collectif. Sur les 50% de militants qui se sont déplacés, seuls 68% ont voté pour la liste stalinienne.
Donc, premier enseignement : Désir est gravement minoritaire dans le PS, avec seulement 34 % des effectifs.
Désir, enfant de la trouille
Ayrault et Aubry souhaitaient que Cambadellis prenne la tête du PS, car la rue de Solferino ne marche que s’il y a un patron. 
Mais un trio de cornichons – Mosco, Peillon et Valls – en a été chagriné,… car ces supermecs se voient tous futurs présidents. Ils ont donc besoin d’un premier secrétaire du PS en pâte à modeler. Alors, ils ont fait pression sur Hollande, en expliquant que si Cambadellis était premier secrétaire, il deviendrait le premier opposant, et préparerait la piste de décollage de Martine pour 2017.
Comme Hollande a une peur bleue de Martine, il a choisi Désir… croyant trouver la paix, molle.
Donc, à ce stade, Mosco, Peillon et Valls frétillent de bonheur, alors qu’Ayrault et Aubry font du boudin. Aubry est tellement écœurée d’avoir été lâchée par le leader minimo, qu’elle démissionne de sa fonction sans avoir prévenu personne, et en contradiction avec les statuts. Comme cela, l’intérimaire Désir, tombé du paquetage, se colle la préparation du congrès, pendant que tous les cumulards lui font un bras d’honneur ! C’est génial et on voit le résultat.
32 % d’opposants, et…
Emmanuel Morel fait partie de la poignée de notables du PS qui a refusé la consigne de l’ordre établi, et il a présenté sa motion sans trop y croire. Mais hier, bingo ! Il ressort à deux chiffres – 13% – et du coup, il annonce qu’il sera candidat contre Désir.
Le lunaire Hessel, fort du succès de son cahier de recettes « Indignez-vous » (mais surtout ne faites rien) – rafle 12 % des votes ! Hessel, une sorte de Sainte-Vierge des socialistes déboussolés.
Le match va se poursuivre…
On devrait bien rigoler avant le congrès de Toulouse, dans quinze jours, car le feuilleton va se poursuivre.
D’abord, les bonnes places
Les petits chefs à plumes avaient dealé en direct avec Hollande les places dans les instances PS sur la base d’un brillant succès à 90%. Les 32% inattendus vont réclamer leur pourcentage de bonnes places. Il va falloir reprendre tous les calculs, et comme derrière les calculs, il y a les bonnes places, ça va être sympathique et détendu. 
Ensuite, le cas de Désir et de ses bienfaiteurs
C’est le dilemme d’Ayrault et Aubry, compagnons d’infortune : « On soutient Désir, car ce grand nigaud après sa branlée est définitivement inoffensif, ou on finit de le fragiliser ». Là, le problème n’est pas l’inconsistant Désir, mais le trio de lascars qui le soutient : Mosco, Valls et Peillon. Flinguer Désir, en faisant voter en douce pour Morel, c’est excellent, car un bon score de Morel, qui va récupérer une part du vote Hessel, c’est un missile contre les insupportables Mosco, Valls et Peillon.
Dans les troupes d’Ayrault et d’Aubry, personne ne peut piffrer ces trois mecs. Et comme ces prétentieux se la jouent vraiment trop ces jours-ci, à commencer par Valls l’UMP-PS (qu’Aubry voulait virer du PS), un renforcement du score de Morel n’est pas à exclure, loin de là. Valls le prétendant avait fait 6%. Si Morel fait 20%, ça sera rigolo.
Hollande, élu par défaut, s’est grillé deux fois : en refusant de nommer Aubry Premier ministre, car il en a peur, et de soutenir Cambadellis Premier secrétaire du PS, car il en a peur. Avec de telles bases, on ne va pas loin, et cinq mois après son élection (Embrasse-moi…), il est déjà has been au PS. Chacun se positionne en fonction de l’après-Hollande et franchement, c’est de la lucidité.
D’où la question : « L’homme Hollande / Perrette est-il assez entré dans l’Histoire ? »

Congrès de Toulouse du PS, octobre 2012
02:09 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (54) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, gochmole
13/07/2012
PSA met Hollande en string
Hollande, qui en mai se proclamait en guerre contre les puissances de l’argent était plus timoré hier se déclarant « vivement préoccupé » par le plan social de PSA. Qu’arrive-t-il quand on cesse de souffler dans les baudruches ? Elles se dégonflent. Fin de partie ? Eh oui ! Déjà ? Eh oui !
Le droit social se conjugue avec le droit économique. Certes. Mais qui peut assurer son application ?
PSA, 123 000 salariés dans le monde, va supprimer 8.000 emplois, dont la fermeture du site d’Aulnay-sous-Bois, avec 3.000 emplois. Rennes est atteint et on supprime 3.600 emplois de structure, dont 1.400 dans la R&D : un aveu... Suivra en d'ici 2014 la suppression de 6.000 autres postes. PSA donne des chiffres. Sur le premier semestre, l’entreprise a perdu 700 millions d’euros. La baisse des ventes en Europe, qui était estimée à 5%, sera de 8%. En 2004, PSA vendait 3,6 millions de véhicules par an. En 2011, le chiffre est 2,3 millions.
Philipe Varin, président du directoire de PSA, explique sobrement : « Lorsqu’un groupe perd tous les mois en cash 200 millions d'euros, il ne pérennise pas l'emploi ». Donc c’est 8.000 maintenant, ou on tire le rideau en France.
Sur le plan humain, c’est très douloureux, sur le plan politique, c’est un fiasco, mais sur le plan économique, c’est simple. Une entreprise privée perd du fric à la pelle, et elle rectifie le tir.
C’est conforme à la loi,… sauf à changer la loi, mais ça ne semble pas dans les préoccupations des freluquets rose bonbon qui squattent les bureaux ministériels. Ces gamins avaient prévu ces jours-ci une mobilisation d’enfer sur le harcèlement sexuel – soixante condamnations correctionnelles par an – et l’abolition de la prostitution. D’après les milieux bien informés, Hollande devait même profiter de son interview du 14 juillet pour aborder la question du tweet de Valérie et la dépression réactionnelle de Thomas. Grandiose. 
Cette affaire PSA, c’est la fin de l’usurpation molle. Soyons réalistes : nous avons du sous-Raffarin. C’est mieux que Sarko, certes, mais bon.
Marisol Touraine, ministre des « Affaires sociales », est un général d’armée sur le front de la lutte contre les puissances de l’argent. Ses ordres de guerre ? « On ne peut pas accepter quelque chose comme ça. Il faut regarder, il faut évaluer ». Ouah, PSA tremble… Marisol attend le rapport de l'expert mandaté par l'Etat, rapport qui sera une bulle car PSA n’est pas un service public mais une entreprise privée. Que l’Etat gère déjà Sciences-Pipo, et on parlera du reste après.
L’andouille molle Montebourg Arnaud – surnommé par Le Canard Montebourg-Pif – avait soigné son brush pour faire le kakou sur le plateau de TF1, un lieu mythique du progrès social : « PSA a un devoir vis-à-vis de la nation France ». Eh banane, t’as payé cher pour ce slogan ? « Nous n’avons pas à ce jour les justifications suffisantes de ce plan ». Sauf que la Constitution garantit la liberté d’entreprendre, qu’une entreprise appartient à ses actionnaires et que l’Etat peut aller se faire voir, sauf à changer la Constitution. Se faire applaudir pour de fumeux couplets sur la « démondialisation » était rigolo pour passer au Grand Journal de Canal, mais au final, c’est un pet dans l’eau. Nul.
Et les autre héros de la lutte contre les puissances de l’argent ?
Ayrault n’a rien à dire, à part qu’il faut admirer son discours sur le dialogue social et les vertus des tables rondes. Bisounours carbonisé en 24 heures.
Mosco, le plus à Droite des soc’ (après Collomb Gérard), élu de Sochaux et Montbelliard, grandes terres de PSA, n’a rien à dire. Une grosse bulle, mais genre puante.
Bartolone, président de l’Assemblée Nationale, est élu du 9-3 comme Le Roux, président du groupe PS à l’Assemblée. Ils sont trop occupés pour s’intéresser au sort de ceux qui les ont élus.
Et « l’aile gauche du Parti » qui pleurniche parce que Martine lui shunte le congrès de Toulouse, alors que les p'tits gars étaient prêts à y défendre la classe ouvrière contre la cupidité du capitalisme par une magnifique motion… Des bouffons, en solde.
Oui, PSA met Hollande en string.
Hollande est le chef d’une équipe d’illusionnistes. Ce sont des mecs qui ont totalement intégrés les raisonnements de la Droite, mais qui n’ont pas le courage de se faire élire sous les couleurs de la Droite : la société est une compétition, et il faut être au top. Ils n’assument pas, et pensent que c’est plus facile de gagner les élections en se déguisant en « socialiste » et en se maquillant avec de la poudre de perlin-pinpin vertueuse.
Ce sont des nullards prétentieux. Rien de solide ; même pas du liquide ; juste du gaz.
Chères amies et amis salariés, si c’est pour défende vos droits, laissez tomber Nounours, Pimprenelle et Nicolas. Il n’y a rien à en attendre. Face aux requins, vous serez mieux barrés avec les syndicats.

Hollande pour fighter ? Laisse-moi rire !
00:42 Publié dans économie | Lien permanent | Commentaires (152) | Envoyer cette note | Tags : economie, constitution, syndicat, parti socialiste
11/07/2012
Martine : C’est reparti pour un tour ?
Martine, qui avait récupéré un PS en vrac après les années Hollande, a signé une belle période de trois ans, et tout montre qu’elle va rempiler. C’est une bonne nouvelle.
Elle avait dit qu’elle laisserait la place « si les conditions étaient remplies ». Elle n’a encore pas démenti, mais je prends les paris.
Un. Elle a très bien réussi depuis qu’elle a repris le Parti à Reims, avec une poignée de voix d’avance. Elle a du gérer le cirque et les aigreurs des cafards, et maintenant le PS est en ordre. Alors, l’idée de rester à cette fonction passionnante de première secrétaire du PS quand la maison est en ordre, ça peut être tentant.
Deux. Elle a été candidate aux primaires, et se serait bien vue Premier ministre. Alors, tout laisser filer pour se retrouver juste Maire de Lille, même si Lille est la ville la plus sympathique du pays, ça parait un peu court et çà ne correspond pas au personnage, qui aime mieux faire la politique qu’en parler.
Trois. Elle n’a pas de successeur au PS. Harlem Désir, recasé au PS dans un plan social de SOS Racisme, ou Jean-Christophe Cambadélis, l’un des derniers crypto-trotskystes maquillés en soc’, sont l’un et l’autre des ectoplasmes de couloir, dotés du charisme d’une huitre. Tous deux ont été condamnés en correctionnelle à de la prison avec suris pour des histoires d’argent plus ou moins bien gagné, et même si c’est il y a longtemps, ça fait de grosses taches pour être patron du PS après les déclarations asseptisées de so clean Hollande.
Quatre. Le calendrier va étouffer les velléités. Le congrès se tiendra fin octobre à Toulouse, et si on enlève les deux mois de l’été où il ne se passera rien, c’est très court pour faire émerger une personnalité capable de tenir le Parti, alors que les cinq ans à venir auront leurs tempêtes. De plus, pour être candidat, il faut en pratique être l’inspirateur d’une « motion », qui sera le texte soumis au vote des militants, et le dépôt des motions se fera vers la mi-septembre.
Cinq. Hier, Aubry et Ayrault ont annoncé qu’ils seraient les premiers signataires d’une « contribution générale », soit un texte préparatoire, mais dans les usages PS, une contribution réussie est reprise sous forme d’une motion, c’est classique. Et le premier signataire de la motion est candidat de facto. Fait inédit, Aubry et Ayrault ont demandé à tous les dirigeants du PS et à tous ministres de signer à titre exclusif cette contribution ! Le grand retour du godillot, et Martine en super-patronne.
Six. S’il y a d’autres motions signées par des dirigeants et des ministres, Martine dira que les conditions de son départ ne sont pas réunies. Si en revanche, elle réussit à chausser tout ce petit monde avec son bon godillot socialiste, il lui sera bien difficile de ne pas accepter les fleurs de la victoire.
Les opinions de Martine sont celles du PS, alors... Mais nous avons besoin de personnalités qui ont de la trempe et du caractère, alors c'est très bien que Martine reste aux avant-postes. On va la voir à la manœuvre sur le non-cumul de mandat, et ça ne sera pas triste.

00:41 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : aubry, parti socialiste
25/06/2012
Bambi veut abolir la prostitution
Bambi-la-déserteuse, qui a attendue d’être nommée ministre pour renoncer à sa candidature aux législatives, a eu tout le temps d’affiner sa profonde réflexion et elle nous en livre le nectar dans le JDD : abolir la prostitution. Avec posture morale, regard quasi-fâché et tout le tintouin. La politique cosmétique est en pleine forme.
Je voudrais d’abord rappeler à notre procureur de la morale qu’il n’y pas si longtemps elle était adjointe au Maire de Lyon, collant son Collomb sur toutes les photos. Alors, elle est bien sûr partie prenante des décisions municipales, notamment s’agissant de la prostitution. Ouaip, eh ben les faits sont moins clinquants que les discours, car ce qui a été fait à Lyon est juste honteux.
Collomb, le protecteur politique de Bambi, a joyeusement profité de l’infraction anti-racolage créée par Sarko pour virer les prostituées du centre-ville, car elles n’avaient plus leur place dans le bien propret « modèle lyonnais ».
Les prostituées, à coup d’arrêtés municipaux ont été virées à la périphérie, sur l’extrémité du quartier de Gerland, loin des lumières. Là bas, on y voit, sans fin, un rassemblement de camionnettes et de loin on croirait une foire-expo. Non, c’est seulement le marché du sexe à Lyon, une zone de désolation et de misère, avec les prostituées livrées à la loi des macs. 
Alors, comme Bambi entend « se donner les moyens », elle peut commencer par la ville où elle est élue. Pour défendre la dignité de la femme, elle va demander à Collomb de retirer ses arrêtés ce qui mettra fin à ce parcage de la prostitution, et elle va financer des programmes sociaux, pour l’hygiène, l’accès aux droits sociaux et l’accompagnement des familles des prostituées. Ca sera fait dès demain ?
Bref, cette salade lyonnaise suffit à montrer l’épaisseur des convictions de Bambi. Mais on peut poursuivre.
« Les prostituées sont en majorité victimes de l’exploitation ». Quelle perspicacité dans l’analyse ! Alors, la réponse serait de pénaliser le client. Ca, c’est un dérivatif pour amuser un plateau télé… Non, ce qu’il faut, c’est une politique pénale contre le proxénétisme, sous toutes ses formes. Avant « d’abolir la prostitution », on commence par se coltiner le proxénétisme, non ? Les flics y passent beaucoup de temps, et c’est coton. Alors, question à Bambi : quelles mesures concrètes engages-tu pour renforcer la lutte contre le proxénétisme, donc quels moyens tu donnes à la police ? Allô ?
La larme à l’œil pour les prostituées ? Oui, le lot commun est la misère sociale. Je ne parle pas philosophie, mais argent. Demain, une femme, ou un homme, peut se laisser convaincre de glisser, car elle ou il a trop besoin de fric. Un autre veut quitter, et comment lui donner des relais sociaux sûrs ? Questions : Bambi, tu mets combien d’argent sur la table, tu le trouves où, et tu embauches qui pour animer ce nouveau service social ? Allô ?
On peut aussi parler de coopérations internationales simples. Par exemple, où en est la coopération entre les polices française et marocaine, sur la prostitution infantile à Marrakech ? Par exemple, quel plan européen est mis en œuvre pour que les jeux olympiques de Londres ne soient pas, comme c’est le cas chaque fois, l’occasion d’une prostitution massive ? On peut aussi aller faire un tour sur les campus universitaires, c'est moins loin.
Donc, l’affaire est pliée. Tout pour la tchatche… C’est un métier.
Mais, il y a quand même un petit plus, c’est cette maladie génétique de la gauche morale à vouloir imposer sa pensée, parce qu’elle s’autorise à penser qu'elle pense mieux que les autres. La prostitution existe depuis la nuit des temps, et sur toute la planète. Elle est une forme de sexualité, c’est dire quelle fait partie de la vie. De la part d’un responsable politique, soutenir le phantasme abolitionniste, c’est dire qu’on ne supporte pas que d’autres vivent différemment, que des voies plus ou moins cassées trouvent une existence là où aucune ligne droite ne conduit. C’est le raccourci sarkozyste, la vie comme un damier. Il y a les bonnes cases, bien blanches, et les mauvaises, bien noires.
Et à ces femmes et ces hommes qui se prostituent, qui ont pour métier de se prostituer, on leur dit qu’on va abolir leur vie, car ils sont dans l’indicible ? Les prostituées ne demandent pas leur disparition, mais le respect de leurs droits. Si on progressait sur cette voie, ça serait déjà bien.

01:12 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (37) | Envoyer cette note | Tags : prostitution, parti socialiste










