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Ségolène Royal

  • « Chez Ségo », la bonne soupe socialiste

    la_bonne_soupe.jpgQu’elle est bonne, et nourrissante, la tambouille socialiste... Après les discours géniaux sur le renouveau de la démocratie participative, voici le retour aux choses sérieuses : le beef ! Les socialistes sont prêts des préoccupations des Français, alors comme eux, ils s’intéressent à la croûte.

    Du haut de ses 6,95%, Ségo vient d’annoncer la « proposition qui lui a été faite par Martine Aubry et François Hollande de devenir présidente de l'Assemblée nationale. Après le second tour, François Hollande et Martine Aubry se sont parlés, puis Martine et François m'ont parlé en ouvrant cette perspective ». Et d’ajouter en toute bravitude : « Je n'ai rien demandé » mais « je pense que je peux être très utile à ce poste ».

    Utile au poste ! Sacrée Ségo, et sacrée SFIO…

    J’ai donc l’honneur et l’avantage de vous annoncer que la présidentielle a été gagnée par François, que les législatives ont été gagnées par la Gauche, que Ségo a été élue députée et que les forces du progrès l’ont vaillamment élue présidente de l’Assemblée.

    La distribution des postes a ainsi commencé, et à voir le sourire béat du leader minimo de la démondialisation, chacun a eu sa part. Hollande, c’est le plus gentil des pères Noël.  

    Ces marchandages, qui sont de vraies ventes de votes, sont lamentables.

    Et puis, il va falloir aussi régler quelques petits problèmes locaux. Ségo a été députée jusqu’en 2007, et elle devrait donc retrouver sa circonscription. Mais Ségo avait laissé la place à sa suppléante, Delphine Batho, un pur produit maison : secrétaire de la FIDL, le syndicat lycéen cornaqué par la PS, et vice-présidente de SOS-Racisme, nourrie de la puissante pensée d’Harlem Désir et de Julien Dray. Pas facile à virer… Mais grande chance, le député de La Rochelle, Maxime Bono ne se représente pas, alors la place est libre, et Ségo s’y est engouffrée. Sauf que le premier secrétaire fédéral, Olivier Falorni, a déjà annoncé qu’il était candidat à l’investiture.

    Voici un haut débat d’idées, qui flatte l’intelligence critique des électeurs, et je ne vois pour ma part qu’une solution pour trancher : organiser des primaires à La Rochelle.

    En attendant, je leur souhaite bon appétit, et pour ce qui me concerne, je vais me régaler de bonnes gamelles de morilles.

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    Ségo: "Mon programme pour la France"

  • Ségo pire que Sarko ?

    Errare_humanum_est.jpgJe dois être juste avec Sarko : Ségo aux manettes, c’aurait été pire. Et comme j’ai voté Ségo, il faut que je m’arrête cinq minutes sur ce douloureux cas de conscience.

    D’une certaine manière, c’était simple. Pas un vote à Droite depuis mes dix huit ans, sauf en 1974, pour Chirac contre le Pen. Alors… Au sein du PS, j’avais soutenu Ségo, ce qui aggrave mon cas, certes. Mais là encore, ça paraissait simple. Fabius était hors course, et DSK est une grosse feignasse qui n’avait rien fait après la désertion de son mentor, le crypto-trotskyste Yoyo. Ce génie des carpettes cultivait ses réseaux cravatés en attendant que le bon peuple vienne se prosterner. En 2002, toute la Gauche l’attendait. En cinq ans, il n’a pas trouvé un après-midi pour venir faire une réunion à la fédération du PS de  Lyon, et pas plus ailleurs. Tu nous lâches? Alors, prochain arrêt à la station Marrakech. Sous le petit vent du soir, quand l’immense soleil disparait dans les poussières flamboyantes du désert, on y fait des supers apéros. tout_est_faux_aout_2009.jpg

    Ségo représentait une alternative à ce que nous voyons aujourd’hui. C’était un choix sincère et serein : une Gauche gestionnaire, qui au moment des choix, garde en tête la solidarité, parce qu’il faut répondre à l’injustice et parce que c’est le meilleur moyen de construire un société solide. Parce qu’aussi, la Droite, depuis Marcelin et Peyrefitte, et l’enfant de cœur Pasqua, n’a jamais su, au delà des discours peaufinés, se mettre au clair avec l’idéologie sécuritaire et le vote FN ; une Droite dont les hautes sphères dirigeantes tètent assidument la mamelle du grand patronat, avec comme bergers les idiots utiles genre Emmanuel Hirsch ou Fadela Amara, agitant leur goupillon bien-pensant.

    Donc, j’ai voté Ségo à quatre reprises : deux fois comme adhérent PS, et deux fois comme citoyen. Votes raisonnés, car la vraie vie passe ailleurs, mais votes assumés, car les histoires passent par la Gauche démocratique. A tout prendre, il fallait mieux ça que de se casser un jambe, mais franchement je me suis planté. Car cette femme est dangereuse. Bien plus que Sarko.

    Ce que je me reproche, c’est que la campagne avait laissé voir les périls : danse du ventre autour de Bayrou, qui deux ans plus tard vaut moins qu’une Laguna diesel d’occasion ; isolement dans les locaux loués par Bergé ; fonctionnement mi-scout/mi-sectaire de Désir d’Avenir ; déclarations invraisemblables jusqu’à annoncer des tirs nucléaires sur l’Iran… Et puis de belles créations : la justice chinoise remarquable par sa rapidité ; le drapeau bleu/blanc/rouge obligatoire à la maison ; l’embauche de fonctionnaires de police pour raccompagner à la maison les fonctionnaires de police ayant fini leur service en horaire du soir ; des conceptions économiques de cirque.... Ajoutons, l’hallucinant show du Zénith et les salades associées. Le tout sur un axe politique fort : l’avenir de la Gauche passe par l’alliance avec le Modem.  

    wrong-7048801.jpgEt avec le temps, c'est pire. Ségo qui le soir des régionales piaffe sur son estrade pour parler avant Martine ; le dépôt, en son nom, de marques auprès de l’INPI en vue d'obtenir une protection commerciale, pour « Les universités populaires », ou « L’Espoir à Gauche »… Misérable. Et la région, collectivité publique, qui va investir dans Heuliez : une incohérence économique, alors que ni le propriétaire de l’entreprise, ni aucun industriel, ni aucun investisseur ne croit un instant au projet. Un gouffre annoncé pour l’argent public.

    Aujourd’hui, j’ai bien assez d’informations pour déplorer le quinquennat de Sarko. Mais, si je veux être honnête, je dois dire que la situation du pays aurait été pire avec cette lunatique et solitaire Ségo. Nous savons aujourd’hui que Ségo présidente, c’était Bayrou premier ministre, et nous avons une petite idée des bras cassés de ministres… Vincent Peillon ministre de l’économie… Jean Louis Bianco ministre de la Défense… Marielle de Sarnez ministre de la justice… Manuel Valls ministre de l’Intérieur… Malek Boutih ministre des affaires sociales… Corinne Lepage ministre de l’écologie… Najet Belkacem porte parole du gouvernement… Pierre Bergé secrétaire général de l’Elysée… Il y a vraiment de quoi flanquer une sacrée pétoche rétrospective.

    Vient la question la plus difficile. Oui ou non, aurais-je du, au second tour, renoncer au vote Ségo, et voter Sarko pour choisir la moins pire des catastrophes ?  

    J’ai voté en toute sincérité, mais je me suis planté. Cette solitaire insaisissable et incompétente est trop dangereuse, et ça se voyait. J’aurais du le voir, et en tirer les conséquences. Si en 2012, ce devait être Sarko contre Ségo, je me collerais une pince à linge sur le nez, et je voterais Sarko. Heureusement, si Ségo continue de s’agiter dans son bocage, elle n’a plus prise sur la vie politique nationale, et Pierre Bergé a cessé de la financer. L’espoir revient à Gauche.

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    Exclusif : Votre serviteur dans l'isoloir au 2° tour des présidentielles de 2007
  • Naufrage Royal

    48UE8CA356LD5CAKOE8HSCAL8YJBYCAB319YGCA5FB5K2CAG4NLHDCAQUEQ94CA33PICJCAT02DJ1CA5HUK42CABALFOOCATOCOC3CAW2TYFECAE15QM0CAXM9B2PCA0BVDNACAGII6RGCABTJ2E7.jpgimages.jpgNaufrage Royal. Ne rigolez pas, le spectacle d’hier soir au Zénith de Paris était un naufrage. Et l’électeur de Ségolène Royal que j'ai été se trouve confronté à cette redoutable question : aurais-je du voter Sarkozy ?

    Cinq ans plutôt j’avais voté Chirac, contre mes convictions, mais parce qu’un démocrate, en France, ne peut s’abstenir, et que les idées de Le Pen devaient être abattues. Je n’ai jamais eu aucun doute sur ce choix. Avec le show de Ségolène Royal ce soir, ponctuation de tant de dérives, le doute m’assaille.XSXBMCADCGF39CAVVPDVECAI4F7NFCACVKP0GCAR3OBR0CANQABU3CAKRGCUDCA7AF49ECAR8XFAACA8BZKBPCAX5O6O3CA1NCVJSCAZFOKHGCAU9JH7QCAZMDAZDCAH38N7ICAMDLO6SCA0A5MVT.jpg

    La politique de Sarko a trop de défauts. Défauts annoncés, et qu’on retrouve amplifiés aujourd’hui. Ce que je rejette le plus, c’est ce discours sécuritaire, privé de sens. Construire et agiter l’épouvantail de l’insécurité, pour siphonner le FN et justifier d’un pouvoir qui ne peut être discuté, au prétexte qu’il faut faire bloc contre les méchants. Le discours économique m’a moins gêné, tant il s’apparentait aux tics du brave gars qui agite ses petits bras. Il suffit de voir où on en est 18 mois plus tard. Inflation et chômage à la hausse, déficit budgétaire accru, pompant les financements dont auraient tant besoin les entreprises, et un endettement qui s’accroit. Toujours de bonnes raisons,... en réalité  toujours cette France qui vit au dessus de ses moyens. Sarko incapable de ramener un début d’ordre économique. Je passe sur le goût pour l’argent et les frasques de la vie privée bien posées sur le devant de la scène. Et les relents odieux du discours anti-étrangers. Non, je n’ai rien à faire avec Sarko.

    J18PXCA3D8HI1CAD9PQLICAILFN2UCA45XG8FCAB3FQRSCAQR9B2LCAIST2AFCAPFQB5YCAOSI4AMCAQGGKI9CASFJQIMCAQ9V6POCACWZ7V5CABIUV3MCA2D96C5CAVMVYU1CADGDLOQCAVU0210.jpgJ’ai pensé, comme tant d’autres, que DSK était le meilleur. Mais j’ai découvert une grosse feignasse, prétentieux au point de considérer l’électeur de base comme condamné à voter pour son génie. DSK a été Monsieur Mépris-des-autres. Et la joie avec laquelle il a accepté le parrainage de Sarko, après avoir tant daubé sur lui, montre qu’il en est resté à une mentalité de mandarin. Il n'y a aucune raison d'être son élève.  

    Ségolène Royal nous a fait de grandes peurs pendant la campagne. Bien sûr, il y a eu ses déclarations iconoclastes, du drapeau tricolore rendu obligatoire dans les maisons, aux fonctionnaires embauchés pour raccompagner les policiers chez eux le soir. Et ses amours cachés avec le beau Bayrou… Mais c’est secondaire. Son incompétence annoncée est un faux problème. Ce qui est un vrai problème, c’est son incapacité à travailler en équipe. Et là, elle s’écroule devant Sarko.  

    Sarko le chef qui décide de tout ? Hélas, ce n’est pas faux. Les ministres sont devenus des sous-fifres. Fillon a fini de tuer la fonction de premier ministre, mieux que toutes les réformes constitutionnelles. Sarko décide de tout, jusqu’à devenir sa caricature, mais s’il a vidé les ministères, il a constitué à l’Elysée un équipe d’une redoutable efficacité. A commencer par celui qui est le vrai premier ministre, Claude Guéant. Un dir’ cab’ devenu secrétaire général de l’Elysée et, de fait, chef du gouvernement. Une fidélité, qui au delà des tensions, des coups de gueules, traduit une grande considération. Et je constate que Sarkozy est très – trop ? – à l’écoute de l’UMP, la source de son pouvoir.

    XN1Z3CATTJRLMCAMVQ7EZCAWVJ30ICA6DTT74CAXSBA5ECA3LL299CATY72R5CAX8GM3SCANI8U5KCAGHMU2BCAYL32MLCAYDTULPCAX2XO5UCAFOG9VOCAIDJ2MBCAQENVQTCAJ0XWACCAIM13B0.jpgChez Ségolène Royal, je ne retrouve rien de cela. La première cause de son échec est qu’elle s’est isolée du parti qui l’avait investie, pour s’enfermer dans des équations personnelles auxquelles personne ne comprend rien. Le spectacle de ce soir, un show de prédicateur, financé  à 100% par Pierre Bergé, pour snober le Parti socialiste, auquel elle doit toute sa carrière, et qui, quels que soient ses défauts, est un modèle de démocratie, est un acte grave. Seule vedette, devant ses fans. Tout pour moi, tout par moi. D’un côté le parti et ses règles ringardisées, de l’autre, sa lumineuse personne. Non, il est impossible de suivre. Et cette insupportable manière de se présenter assise sur « ses » 17 millions d’électeurs. Les électeurs n’appartiennent à personne. Respect pour la liberté.   

    Rien n’est plus dangereux que l’exercice solitaire du pouvoir. Rien de plus grave que de se croire au-dessus du lot. Sans doute, faut-il pour ses fonctions, une personnalité qui se dégage, un égo au dessus de la norme. Nicolas Sarkozy a, sur ce plan, de quoi inquiéter. Mais Ségolène Royal bien davantage encore, et le triomphe qu’elle s’est organisée ce soir le confirme.

    Les programmes politiques ne sont pas si éloignés, quand la France représente 1% du monde et que la crise, industrielle et financière, est là. Aussi, je devais voter pour le plus démocrate. En votant Ségolène Royal, je dois dire que, sans doute, je me suis trompé. Et ça passe mal.

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  • Ségolène a-t-elle droit au mal ?

    Ségolène a-t-elle droit au mal ? « Des épreuves atroces ». Sur le divan de Sigmund Drucker, Ségolène Royal a témoigné de l’enfer, à savoir la campagne présidentielle. Mais elle en redemande. A-t-elle le droit de choisir la souffrance?

     

    On en apprend de belles, en écoutant Vivement Dimanche ! « J'ai découvert que j'étais capable de choses que je n'imaginais pas », a confié Ségolène Royal évoquant des « épreuves terribles à l'intérieur de mon propre camp et face à l'adversaire ». Elle a insisté : « Ca a été des épreuves atroces ». Folie : « On m'a même reproché l'amour des Français ». Mais, celle pour qui « la politique, c'est d'abord un don de soi », ajoute à propos de ceux qui l’ont fait tant souffrir : « Aussi incroyable que cela puisse paraître, je ne leur en veux pas. »

     

    Incroyable en effet dans le sens commun, mais croyable en référence à la sublimation des souffrances, appelée le sado-masochisme. Les analystes politiques nous diront si le PS est entrain de devenir le PSM. Les tracts ringards inspirés par Julien Dray remplacés par des extraits de Justine ou les malheurs de la vertu,… il y aurait sans doute de quoi mobiliser les foules. Mais regardons du coté du droit.

     

    Chacun a en tête la revendication féministe des années 1970 : « Je suis propriétaire de mon corps, et j’en dispose, notamment par la contraception et l’avortement. Ce n’est pas loi qui me l’interdira ». Grand combat, beau combat, et à la clé les droits et libertés pour les femmes. Bravo. 

     

    Mais, en droit, l’analyse est différente. Le principe, ancien et très respecté, est qu’un être humain n’est pas propriétaire de son corps. Le corps et la personne forment un tout indissociable : le corps est le substratum de la personne. La raison puise dans l’idée du vivant, caractérisée par l’unité du corps et de l’esprit. Et le corps, support de la dignité humaine, doit être protégé des agressions, même si la personne n’est pas en mesure d’agir, parce qu’elle est trop affaiblie, ou qu’elle renonce, piégée par une soumission plus forte qu’elle. La loi pose l’interdit de l’atteinte au corps, même librement consentie. Le médecin qui pratiquerait une mutilation avec l’accord d’une personne irait droit au tribunal.

     

    C’est l’objectivisme du droit : le corps est protégé non pas en fonction de la représentation que s’en fait la personne, mais de ce que le corps représente socialement.

     

    Quid dès lors des pratiques sado-masochistes ? Les adeptes se fixent des règles qui légitiment la souffrance, dans laquelle ils trouvent le moyen d’une satisfaction du désir. Sauf à interdire toute liberté, à imposer une infernale normalisation, le droit a toujours admis que l’être humain puisse mettre son corps à l’épreuve. Mais, les politiques de santé publique entrent vite en jeu, de la ceinture de sécurité à l’interdiction de fumer, pour limiter cette liberté.

     

    Et comment fixer cette limite, quand une personne choisit d’assumer l’épreuve ? La référence est désormais un arrêt rendu par la Cour Européenne des Droits de l’Homme, le 17 février 2005. Dans cette affaire, la justice belge avait prononcé des condamnations pénales pour violences, devant l’ampleur des souffrances causées. Pas d’accord, à répondu la Cour Européenne des Droits de l’Homme : « L’autonomie personnelle comprend le droit de disposer de son corps jusqu’à s’adonner à des activités perçues comme étant d’une nature physiquement ou moralement dommageables ou dangereuses pour sa personne ». Cap sur la liberté !

     

    Alors, choisir de souffrir, de s’imposer « des épreuves atroces », ne pas en vouloir aux bourreaux…  Au nom de la liberté individuelle, le droit ne trouve rien à redire,… même si le juge n’en pense pas moins. Ce n’est pas le droit au mal, mais la liberté de se faire mal. En route donc, pour de nouvelles « épreuves atroces », et avec le sourire.

     

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