18.11.2010
Un cas rare de zoophilie
Une passion sexuelle pour les chèvres, mais les chèvres aimées étaient ensuite mises à mort. Tarif : cinq mois de prison avec sursis et un abonnement chez le psy. Le tribunal n’a pas été vache.
Sinistre découverte, au détour d’un bois à Usseau, dans le sud du département des Deux-Sèvres : une chèvre retrouvée morte, et mutilée. Et puis dans les jours qui suivent une autre, et puis une autre. Que passa ? Un ours des Pyrénées émigré en Charente-Poitou, et qui, un peu perdu, confondait un chamois et une chèvre ? Foncièrement anormal : il y avait anguille sous roche. De quoi faire tourner en bourrique le propriétaire des bêtes ! Aussi, il a choisi, tel un aigle, de monter la garde,… pour découvrir le pot aux roses, qui est un cas rare de zoophilie : un homme accrochait une chèvre par le cou à un arbre, puis lui faisait subir ses assauts. Une histoire sans queue ni tête.
Les gendarmes ont arrêté l’agresseur qui a reconnu s'être rendu à plusieurs reprises dans cet élevage pour avoir des rapports sexuels avec des chèvres. D'après Le Courrier de l'Ouest, l'homme a expliqué « être particulièrement attiré par les chèvres ». Bon, mais de là à les tuer…
Ce mercredi 17, c’était le procès devant le tribunal correctionnel de Niort. Mais des débats, on ne saura rien, car a été utilisé le plaider coupable – la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) – qui se joue pour l’essentiel à huis clos dans le bureau du procureur. Résultat des courses : l’agresseur, un célibataire de 52 ans, a été condamné cinq mois de prison avec sursis, 150 euro d’amende, l’interdiction définitive de posséder un animal de compagnie, une obligation de soin, 2 600 € pour indemniser le propriétaire et un euro symbolique à trois associations protectrices de la cause des animaux qui s’étaient constituées partie civile.
Lors de son procès, l’homme est resté muet comme une carpe.

01:02 Publié dans faits divers | Lien permanent | Commentaires (35) | Envoyer cette note | Tags : animaux, psychiatrie
17.09.2009
Prison ferme pour avoir martyrisé un chien
La cruauté : asperger un chien d'essence, puis l’enflammer. Comme ça, pour voir ce que ça donne, histoire de passer un moment. Mambo a été retrouvé dans un état désespéré, mais il a eu la vie sauve, et un mois plus tard les brûlures commencent à cicatriser.
Dans le petit village d'Espira-de-l'Agly (Pyrénées orientales), ce fut l’émotion, et la mobilisation. Une pétition a circulé sur Internet, pour recueillir 14 000 signatures, avec de grands noms parmi les philosophes modernes : Alain Delon, Zinedine Zidane, Brigitte Bardot, Michel Drucker…
En cause, l’article 521-1 du Code pénal : « Le fait, publiquement ou non, d'exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30000 euros d'amende. » Existe une qualification alternative, conventionnelle, avec l’article R. 654-1 pour les mauvais traitements. Mais là, pas de doute, le cap de la cruauté était atteint.
L’enquête, rondement menée, a identifié deux auteurs : l’un tenait le chien, l’autre a allumé le feu. Hier, une jeune femme de 22 ans, celle qui tenait le chien, comparaissait devant le tribunal correctionnel de Perpignan : six mois de prison ferme, une peine correspondant aux réquisitions du procureur de la République.
L'autre personne impliquée est un mineur, qui comparaîtra plus tard devant un juge pour enfants.
La Fondation 30 Millions d'Amis s’est constituée partie civiles, mais elle n’a pas été rassasiées : «Nous plaiderons la peine maximale », avait annoncé leur avocat, Maître Xavier Bacquet.
Ah, ah !... Mais depuis quand et sur la base de quel texte les parties civiles prennent-elles position sur les réquisitions pénales ? La Fondation défend les droits civils de la personne morale qu’elle est, ce qui est déjà beaucoup alors qu’elle défend la cause animale, et que les animaux sont juridiquement des choses. Donc, on oublie la caméra, et on se calme, le cas échéant avec une petite trempette du croupion dans une bassine d'eau froide.
Les juges ont-ils été sévères ? Une femme de vingt deux ans qui part en taule pour six mois, c’est très sévère, surtout s’il s’agit d’un premier passage devant le tribunal, et qu’il y a eu des regrets. Mais je ne sais rien de ce que savait le tribunal, à savoir le contexte, le casier, la personnalité. Donc, à voir. Le tribunal répondra qu’il a été modéré, la loi permettant de prononcer une sanction 4 fois plus sévère.
Très bien. La cruauté doit être sanctionnée. Mais la sévérité de la loi devrait être relativisée, car, dans cette formulation-là, elle ne vise que les animaux domestiques. J’ai quelques amis végétariens qui me considèrent comme un grand sauvage quand je me régale, en toute innocence et si loin du Code pénal, d’une bonne barbaque, venant d’une brave bête qui ne demandait rien à personne. Quant aux beaux manteaux de fourrure, j’avoue que ça coince. Dépecer un animal pour en faire un vêtement, alors qu’il y a tant d’autres moyens de se vêtir,…ou de rester à poils.

01:29 | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note | Tags : animaux, cruauté, loi, fourrure
10.04.2009
La saisie d’une éléphante
Un éléphant embarqué par la gendarmerie pour se refaire une santé dans un parc animalier… Non, ça ne se passe pas au Parti socialiste, mais au Cirque Zavatta. Tout rapprochement serait inconvenant.
Samuel Cagniac, le frère du propriétaire du cirque Zavatta à Dijon fait semblant de s’égosiller quand il raconte l’affaire à l’AFP : « Les gendarmes sont montés dans la cabine du camion qui transportait l'éléphante et avec l'aide de dépanneurs sont partis vers une destination inconnue, en nous bloquant pour nous empêcher de les suivre ». Et voilà, depuis qu’on vous le disait : les gendarmes sont des bandits… Sacrée histoire que celle Kenya, une éléphante de 21 ans, profession bête de cirque qui, pas de chance, était tombée chez un boss au nom de légende mais aux pratiques crapoteuses et illégales, devenu un habitué des tribunaux s’agissant du non-respect des règles professionnelles.
De fait, ce vendredi matin, juste après 6 heures, les gendarmes ont débarqué sur le parking d'un hypermarché à Quetigny, près de Dijon, où le cirque était stationné depuis plusieurs jours, et ont embarqué Kenya pour « une destination inconnue », en fait un parc animalier du centre de la France.
Le procureur de la République de Dijon, Jean-Pierre Allachi, n’accrédite pas la thèse du vol d’éléphant par une bande organisée que serait la gendarmerie. Non, il s’agissait juste d’exécuter un arrêt rendu le 11 mars 2008 par la Cour d'appel de Reims, confirmant une première condamnation du tribunal correctionnel de Troyes, ordonnant « la confiscation au profit de l'Etat de l'éléphante Kenya ».
Le propriétaire du cirque Arsène Cagniac avait été condamné pour maltraitance à animaux, notamment car l'éléphante était logée dans un van trop exigu pour sa taille, a expliqué le procureur de la République. Le sympathique Arsène avait également été écopé de six mois de prison ferme et 500 euros d'amende pour « récidive d'ouverture non-autorisée d'établissement présentant au public des animaux non domestiqués sans certificat ».
A l’origine, une plainte du secrétaire général de la Fondation Assistance aux animaux. Kenya, née en captivité, ne connaissait de la vie que les doux traitements du directeur du cirque. Avec à la clé d’importants troubles du comportement « du fait de l'absence d'espace, de l'absence de groupe social, du fait des numéros contre-nature qui lui sont imposés ». Ce à un point tel que la justice a ordonné la confiscation de l’éléphante.
Une nouvelle vie commence. Bonne chance, Kenya !

23:57 Publié dans Science, Sport | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : animaux, maltraitance, cirque










