Avertir le modérateur

apologie de crime

  • Un nourrisson de 8 mois au commissariat pour avoir mordu le téton de sa nourrice

    Alors que le monde entier, fait de terroristes en puissance, guette comme une proie la douce France, si gentille avec ses belles valeurs, la police niçoise vient d’élucider une affaire qui fait froid dans le dos.


    Un nourrisson de 8 mois, abandonné par ses parents à la crèche municipale, a violemment mordu le téton de sa nourrice, et pourtant une nourrice authentiquement laïque. Nos enquêteurs ont pu vérifier son cahier de vaccinations laïques, qui est à jour, faute de quoi nous l’aurions dénoncée à la police, cela va de soi.

    Le téton, qui était encore meurtri, a été saisi et placé sous scellé par les enquêteurs, pour être transmis au laboratoire de police scientifique où il sera expertisé. Les conclusions des experts seront décisives pour la suite de la procédure, mais grâce à notre équipe d'investigation, on en sait déjà beaucoup.

    Encore sous le choc, la nourrice a pu déclarer à nos reporters de guerre : « Tout se passait bien, et le petit trésor tétait goulûment. Soudain, il m’a violemment mordu le téton. Bien sûr il n’a pas de dents, mais ses mâchoires ont joué un comme étau, et on voyait bien qu’il voulait me manger toute crue. J’étais terrifiée, et heureusement, le directeur de la crèche a pu appeler les secours ».

    Ce qui marque beaucoup dans cette affaire, c’est la radicalisation rapide de ce gosse vers le cannibalisme le plus extrême. Et quelques secondes, l’adorable bambin avait basculé dans la criminalité.

    Mais ces faits dramatiques témoignent d’une dangerosité sociale avérée, car aussitôt son forfait commis, le bambin n’a pas hésité à sourire… et ce en présence de deux autres enfants. Le directeur de l’école a donc, à juste propos, déposé plainte pour apologie de crime de cannibalisme devant le procureur de la République, le président du Conseil général, le Conseil national de sûreté intérieure, la Commission européenne, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, le procureur près la Cour pénale internationale, le Conseil de sécurité et le président de la Société nationale des enfumages en tout genre.  

    Il faut dire que d’après certaines rumeurs, l’enfant n’en serait pas à sa première déviance, car il aurait zappé la minute de silence pour Charlie... en piquant un bon roupillon. Or, le directeur de l’Observatoire national des minutes de silence (ONMS) est affirmatif : « Bien sûr que celui qui dort est silencieux, mais en droit, l’article L. 243-8 du Code des minutes de silence est formel : celui qui dort pendant la minute de silence, ça compte pour du beurre ».

     

    Un dernier fait, qui n’est guère rassurant. Devant les services de police, l’enfant a déclaré, bravache : « Quand je serai grand, je ferai une thèse sur le béton ».

    12_18_08_1914-Lavisse-4.jpg

  • Apologie du nazisme par un député maire ?

    go_to_jail.jpg« Comme quoi, Hitler n'en a peut-être pas tué assez » de la part d’un député-maire, et en parlant des Roms… Les réactions n'ont pas tardé pas, … mais pour dénoncer un « dérapage ». Attention les amis, ce n’est pas du dérapage, mais de l’apologie de crime contre l’humanité.

    La scène s’est passée hier dimanche en fin d’après-midi à Cholet, lors de l’arrivée d’une mission évangélique de 150 caravanes.  En provenance de Tours, elle n’a pu se rendre sur l’aire de grand passage de la route du Puy-Saint-Bonnet, qui l’accueille habituellement mais dont l'accès, selon Ouest France, a été barré par un talus de terre. L’air d’accueil local ne compte de 30 places, et les 150 caravanes se sont installées dans un champ de 5 ha, empêchant les agriculteurs qui l’exploitent d’y envoyer leur troupeau.

    Le député-maire UDI de Cholet, Gilles Bourdouleix, s’est rendu sur place. Le ton a monté et l'élu aurait, selon lui, été « comparé à Hitler » par les gens du voyage, mettant en cause son comportement raciste. La réponse du député-maire aurait été : « Comme quoi, Hitler n'en a peut-être pas tué assez »Les propos ont été publiés par le Courrier de l’Ouest

    Aujourd’hui, Gilles Bourdouleix se défend d'avoir prononcé une telle phrase, et dit avoir marmonné « Si c'était Hitler, ils les auraient tués ».Tout le problème est que le journaliste, Fabien Leduc, journaliste au Courrier de l'Ouest, et auteur de l'article, confirme... et explique avoir enregistré. La bande-son a été rendue disponible.

    Le premier point sera donc de savoir quels propos exacts ont été tenus, et s'ils étaient tenus pour être entendus, et par qui.

    Le second point est la qualification. Il faudra faire une étude précise lorsque l’on connaitra exactement les propos et le contexte, mais regardez un peu ce que dit la jurisprudence.jail.gif

    La base : l’écrit qui présente comme digne d'éloge une personne condamnée pour crime, magnifie son crime et fait ainsi l’apologie dudit crime (Cour de cassation, chambre criminelle, 16 novembre 1993, n° 90-83128, Publié). Mais est aussi une apologie des crimes de guerre, la publication d'un texte de nature à porter un jugement de valeur morale favorable aux dirigeants du parti national socialiste allemand condamnés comme criminels de guerre par le Tribunal international de Nüremberg et constituant un essai de justification au moins partielle de leurs crimes. (Cour de cassation, chambre criminelle, 14 janvier 1971, n° 70-90558, Publié). La Cour ajoute qu’un écrit qui présente comme susceptibles d'être justifiés des actes constitutifs de crimes de guerre doit être considéré comme apologétique et l'intention coupable se déduit du caractère volontaire des agissements incriminés (Cour de cassation, chambre criminelle, 7 décembre 2004, 03-82832, Publié).

    Gilles Bourdouleix est député, mais l’immunité dont il bénéficie ne joue pour les opinions émises « dans l'exercice de ses fonctions »  (Constitution, article 26 ; Cour de cassation, Chambre Criminelle, 7 mars 1988, Bull. n° 113 p. 286).

    Si la phase est exacte, elle ne relève pas du dérapage mais de l’apologie de crime de guerre. C’est au Parquet de prendre les initiatives. Pour rappel, des poursuites visant cette qualification avaient été engagées à propos du tee-shirt « Jihad, né le 11 septembre ». Les faits sont ici d’une autre gravité. 

  • Marignane: L'OAS virée du cimetière

     

    Marignane : L’OAS virée du cimetière. Il y a tout de même des élus qui font n’importe quoi. Comme le maire de Marignane qui avait installé dans le cimetière communal une stèle en l’honneur de l’OAS. La justice vient de lui donner tort.

     

     

    Paix aux morts. Et à chacun ses héros. Pour les nostalgiques de l’OAS (Organisation armée secrète), les héros ont pour nom Roger Degueldre, Albert Dovecar, Claude Piegts et Jean-Marie Bastien-Thiry. Tous quatre condamnés à mort pour meurtres ou tentative d’assassinat contre le chef de l’Etat ­par la Cour militaire de justice, et passés par les armes en 1962 et 1963. Vu par les lunettes révisionnistes, ces criminels deviennent des « combattants tombés pour que vive l’Algérie française ». Après tout, à chacun ses fidélités.

     

    Là où les choses se compliquent, c’est quant un dépositaire de l’intérêt général prend fait et cause. Ce dépositaire est Daniel Simonpieri, maire divers-droite (ex-FN, ex-MNR) de Marignane, dans les Bouches-du-Rhône. Comme un frère d’armes, en tout cas un frère de souvenirs : l’extrême-droite aime se ressourcer dans ces crimes. Et vient l’idée, d’ériger une stèle dans le cimetière Saint-Laurent-Imbert à Marignane en l’honneur de ces héros incompris. En septembre 2004, le maire en confie la réalisation à une bande de copains, l’Amicale pour la défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus et exilés politiques de l’Algérie française (Adimad).

     

    Apologie de crimes dans un cimetière,… et en toute illégalité. Un cimetière municipal fait partie du domaine public communal. C’est-à-dire qu’il est inaliénable. Toute vente ou donation est impossible. Or, il faut une parcelle de six mètres carrés pour édifier cette imposant stèle. Alors que tout est prêt, Daniel Simonpieri s’aperçoit de la bévue, et sans sourciller, signe le 23 juin 2005 un arrêté par lequel il autorise pour une durée de quinze ans l’Adimad à « occuper le domaine public communal » contre une redevance de 169 euros par an. Et d’argumenter que des stèles ou des plaques commémoratives existeraient aussi à Toulon, à Nice, à Théoule-sur-Mer, à Perpignan...

     

    L’inauguration est prévue pour le 6 juillet 2005, mais devant le protestation que soulève cette provocation, le préfet des Bouches-du-Rhône décide le 5 juillet 2005 de l’interdiction de cette cérémonie. La stèle est installée le 6 juillet, dans la discrétion. Depuis, elle trône dans le cimetière municipal.

     

    L’arrêté a été attaqué devant le tribunal administratif de Marseille. Pas par le préfet, chose disons curieuse, mais par un particulier soutenu par Ligue des droits de l’homme, François Gavoury, dont le père, commissaire de police, a été abattu par l’OAS.

     

    Le tribunal administratif vient de rendre son jugement, ce 7 juillet 2008, et il annule l’arrêté municipal.

     

    Le tribunal décrit ainsi la stèle.

     

    « La stèle représente un homme qui s’écroule, attaché à un poteau, visiblement fusillé, comportant la mention Aux combattants tombés pour que vive l’Algérie française, les dates de la présence française en Algérie, (1830-1962), quatre dates de la guerre, qui bien que non explicitées font référence aux événements d’El Halia, d’Oran et d’Alger où des Européens ont été tués, ainsi qu’à la journée dite des barricades, et trois autres dates qui, elles non plus non expressément précisées, correspondent aux exécutions de quatre activistes de l’OAS. »

     

    Pour le tribunal, la stèle évoque « par certaines des dates choisies, des agissements inacceptables, même en temps de guerre, établis et jamais déniés par leurs auteurs ». Et d’ajouter : « Ces agissements, bien qu’amnistiés, demeurent et ne sauraient, en tout état de cause faire l’objet d’une quelconque apologie publique plus ou moins explicite. »

     

    Ceci posé, le tribunal poursuit par deux considérants, qui puisent dans les bases du droit public.

     

    D’abord, un vice de forme. le maire ne pouvait décider seul par un arrêté. Il fallait une délibération du conseil municipal. Une combine de planqué.

     

    Ensuite, le fond. Le maire d’une commune doit assurer dans un cimetière le maintien de l’ordre public, et veiller à la décence et à la neutralité. Or, pour le tribunal, cette stèle est « susceptible de manquer de respect aux familles des victimes d’activistes de l’OAS, et de heurter certains usagers du cimetière ». Elle comporte « une connotation qui n’est pas conforme à la neutralité » qui doit être de rigueur dans un cimetière.

     

    Trois ans de procédure et l’initiative d’un particulier pour dénoncer l’apologie de crime et défendre la paix des cimetières… Et l’absence du ministère de l’intérieur dans un tel procès est profondément choquante.

     

     

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu