18.03.2012
Mariza, Lisboa
Quelques pas dans les rues du Bairro Alto, sur les hauteurs de Lisbonne, un peu par hasard... Dans ce quartier, tout parle, tout existe. Les gens que tu croises ont le visage des amis, aucune porte n’est vraiment fermée, tu as l’impression d’être attendu. Joyeux, coloré, festif, insouciant, puissant et pourtant si vite grave, nostalgique... Et puis, de quelle porte ? de quelle fenêtre ? d'ici, de là ou d'ailleurs, tu entends Mariza chanter « Ó Gente Da Minha Terra ». Il ne reste qu’à pleurer, et tu es parti pour la nuit, et bien davantage...

« Ó Gente Da Minha Terra ».
http://www.youtube.com/watch?v=k7BwU0MVEwo&feature=related

Rosa Branca
http://www.youtube.com/watch?v=6Iapqgekl3I&feature=related

Barco Negro
http://www.youtube.com/watch?NR=1&v=8jApnqH-TWE&f...

Chuva
http://www.youtube.com/watch?v=OzrUs08-SWs&feature=related

Loucura
http://www.youtube.com/watch?v=ZiOi_jcmm-Y&feature=related

Medo
http://www.youtube.com/watch?v=NXqpuSq7nyY&feature=related

Maria Lisboa
http://www.youtube.com/watch?v=ixGxbfGASuE&feature=re...

Há uma música do povo
http://www.youtube.com/watch?v=BdHbQBvgyQ0&feature=re...
01:09 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : mariza, portugal, beauté
17.09.2011
TF1 : L’amour en quatrième vitesse
Saluons TF1 et son sens de l’innovation, de l’innovation créatrice. Cette chaîne a toujours su nous éclairer sur ce que sera demain et nous faire découvrir les nouveaux talents.
Ah l’amour… C’est bien beau les classiques…
Pierre de Ronsard

Je veux mourir pour tes beautés, Maîtresse
Je veux mourir pour tes beautés, Maîtresse,
Pour ce bel œil, qui me prit à son hain,
Pour ce doux ris, pour ce baiser tout plein
D'ambre et de musc, baiser d'une Déesse.
Je veux mourir pour cette blonde tresse,
Pour l'embonpoint de ce trop chaste sein,
Pour la rigueur de cette douce main,
Qui tout d'un coup me guérit et me blesse.
Je veux mourir pour le brun de ce teint,
Pour cette voix, dont le beau chant m'étreint
Si fort le cœur que seul il en dispose.
Je veux mourir ès amoureux combats,
Soûlant l'amour, qu'au sang je porte enclose,
Toute une nuit au milieu de tes bras.
* * *
Victor Hugo

Les femmes sont sur la terre...
Les femmes sont sur la terre
Pour tout idéaliser ;
L'univers est un mystère
Que commente leur baiser.
C'est l'amour qui, pour ceinture,
A l'onde et le firmament,
Et dont toute la nature,
N'est, au fond, que l'ornement.
Tout ce qui brille, offre à l'âme
Son parfum ou sa couleur ;
Si Dieu n'avait fait la femme,
Il n'aurait pas fait la fleur.
A quoi bon vos étincelles,
Bleus saphirs, sans les yeux doux ?
Les diamants, sans les belles,
Ne sont plus que des cailloux ;
Et, dans les charmilles vertes,
Les roses dorment debout,
Et sont des bouches ouvertes
Pour ne rien dire du tout.
Tout objet qui charme ou rêve
Tient des femmes sa clarté ;
La perle blanche, sans Eve,
Sans toi, ma fière beauté,
Ressemblant, tout enlaidie,
A mon amour qui te fuit,
N'est plus que la maladie
D'une bête dans la nuit.
* * *
Paul Eluard

La Courbe de tes yeux
La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.
Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,
Parfums éclos d'une couvée d'aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l'innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.
* * *
Marceline Desbordes-Valmore

Amour, divin rôdeur
Amour, divin rôdeur, glissant entre les âmes,
Sans te voir de mes yeux, je reconnais tes flammes.
Inquiets des lueurs qui brûlent dans les airs,
Tous les regards errants sont pleins de tes éclairs...
C’est lui ! Sauve qui peut ! Voici venir les larmes !...
Ce n’est pas tout d’aimer, l’amour porte des armes.
C’est le roi, c’est le maître, et, pour le désarmer,
Il faut plaire à l’Amour : ce n’est pas tout d’aimer !
* * *
Oui, tout çà c'est bien beau. Mais il est temps de passer à autre chose, il est temps d'être moderne. L’avenir, c’est l’amour en quatrième vitesse, et TF1 a choisi de donner la parole aux acteurs les plus impliqués de ce nouveau cours amoureux.

Alors, soyez informés, rendez-vous sur TF1 dimanche 20H.

Et en surplus, TF1 vous offrira le supplément moral

00:02 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (45) | Envoyer cette note | Tags : morale, droit, beauté
30.06.2010
Les Tsiganes font l'éloge de la beauté
Des Tsiganes en Camargue, et toute leur beauté. Une pub de cœur pour Eric Roset, photographe, qui expose cet été en Camargue L’expo, ce sont les femmes gitanes, et je trouve ses photos magnifiques de vie et de sincérité. Pour présenter l’expo, voici ce qu’en dit Claire Auzias.
Les Tsiganes font partie de ces sujets choyés des photographes : exotisme garanti, force visuelle. Quel que soit le style du photographe, il trouvera son content dans ces personnages de tous pays unis dans une puissance évocatrice qui fut souvent célébrée : En Arles, avec ne serait-ce que Lucien Clergues, l’illustre prédécesseur ; mais on trouve des photographies de tsiganes de tous pays depuis le XIXe siècle dans les musées d’Europe.
Eric Roset s’inscrit donc dans cette tradition picturale qui saisit un moment d’expression et nous l´offre pour l’immobilité à venir. Mais ses photos des femmes, davantage que de ses autres sujets et personnages, sont signés d’une idiosyncrasie reconnaissable de loin : Ses femmes sont ultra-modernes, peut- être même post -modernes. Elles vivent en divers pays d’Europe, rurales ou urbaines, caravanières ou sédentaires mais jamais elles ne sont figées sur papier glacé pour la postérité des stéréotypes qui ont tant fait dans la construction d’une Gitane imaginaire : Non ; les femmes observées par Eric Roset n’ont pas à rougir de leur place dans l’Europe d’aujourd’hui, car elles agissent comme toutes les femmes d’ Europe : elles s’assoient entre elles pour parler, entre femmes : deux amies ici, trois commères là-bas, quatre ouvrières romnia ailleurs : des enfants se maquillent , d’autres posent avec la moue boudeuse, voire contrariées carrément. Elles travaillent. Ici les vendanges, là la cueillette, plus loin la cuisine dans des conditions précaires, la marmite en plein air : Les femmes tsiganes photographiées par Eric Roset, ont fui tous les stéréotypes pour camper indubitablement dans le monde actuel, en blue-jeans et Adidas, à moto, en Tongue made in China rose fluo, comme tous les gens de la planète aujourd’hui qui partagent leur niveau économiquement faible.
On peut rendre grâce à Eric Roset de s’être écarté de la voie esthète de nos jours rebattue, pour nous conduire vers une autre réalité des femmes tsiganes, celle qui rejoint l’ordinaire de tout-un-chacun. En cela il est précurseur, et loin devant les usages photographiques généraux du monde tsigane.
Arles, du 2 juillet au 15 août, Atelier Cinq, 5 rue Augustin Tardieu, et du 2 au 27 aout, Maison des Associations; Le Sambuc, du 3 au 20 juillet, Salle des expositions, place de la Mairie. Et si vous voulez joindre Eric, c’est http://www.eric-roset.ch
Merci Eric, tes photos nous mettent les pieds sur terre, et la tête dans les étoiles.










00:32 Publié dans Libertés | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : tsiganes, beauté, solidarité










