30.12.2011
The Girl From Ipanema
Un peu de douceur dans un monde de brutes
Astrud Gilberto & Stan Getz, 1964
http://www.youtube.com/watch?v=UJkxFhFRFDA

Stan Getz & Joao Gilberto
http://www.youtube.com/watch?v=j8VPmtyLqSY

Tom Jobim & Joao Gilberto
http://www.youtube.com/watch?v=DmV0TcTNJ3o

Jobim & de Moraes
http://www.youtube.com/watch?v=NIFd177nlXo

Antônio Carlos Jobim
http://www.youtube.com/watch?v=bXPDktmNXJs

Jim Greeninger
http://www.youtube.com/watch?v=KBY5TLD62fI

Jacqueline François & Baden Powell
http://www.youtube.com/watch?v=aVwgAdM2Mo4

Girl From Ipanema, Irina Sergeyeva, 2009
01:34 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : brésil
04.01.2011
Battisti, le crime et la justice
Je ne comprends pas la décision de Lula : ne pas extrader Battisti est une injure à la démocratie, à la justice italienne et aux victimes de la plus lamentable des luttes armées. 
Les Prolétaires Armés pour le Communisme (PAC) ont la côte, si j’en juge par les éloges qui flattent l’un de ses leaders : Cesare Battisti. Des bons petits gars, qui prenaient les armes contre des civils, créant de toute pièce des situations de feu, dont ils ne maitrisaient rien. Et ces Prolétaires Armés pour le Communisme avaient raison de militer en marge des Brigades Rouges, beaucoup trop hiérarchisées. Ben oui : vive la liberté, où alors, ce n’est pas la peine de prendre les armes dans une démocratie bourgeoise. Surtout quand il s’agit de faire passer un tel souffle de la pensée…
Soyons précis. Ce qui est en cause, c’est une série d’exécutions : Antonio Santoro, surveillant de prison, abattu à Udine en 1978 ; Andrea Campagna, policier, abattu à Milan en 1979 ; Lino Sabbadin, un boucher, et Pierluigi Torregiani un bijoutier, abattu à Santa Marai di Sala en 1979.
Ces crimes ont été revendiqués par les Prolétaires Armés pour le Communisme, et en 2001, Cesare Battisti déclare à propos de ces faits qui étaient la matière de son procès : « Politiquement, j'assume tout ». Au moins, c’était clair. Depuis qu’il y a les mandats d’arrêt, et le propos est devenu moins franc, mais Battisti n’a jamais rejeté ce recours à la lutte armée, et n’a jamais présenté de regrets aux familles des victimes des crimes revendiqués par son groupe.
Il faut dire que pour combattre le capitalisme impérialiste, abattre un gardien de prison ou un flic est une première étape bien vue. C’est qu’aux Prolétaires Armés pour le Communisme, on réfléchissait beaucoup. Quant à Lino Sabbadin et Pierluigi Torregiani, c’était de la légitime défense : les PAC ne venaient pas les braquer, mais juste récupérer l’argent du prolétariat. Alors, que voulez vous : si on s’oppose aux braves révolutionnaires, ceux-ci doivent vous abattre. Question de cohérence.
Arrêté en 1979 après les déclarations d’un membre du groupe, Pietro Mutti, et évadé en 1981, Battisti est poursuivi pour les quatre assassinats : comme auteur principal pour le gardien de prison et le policier et comme complice pour les deux autres affaires. Lorsque le procès s’ouvre, Battisti est en fuite, mais ses avocats sont là. En 1988, il est condamné par contumace pour les quatre crimes : perpétuité. Ses avocats font des recours : la sentence est confirmée deux fois en appel en 1990 et 1993, après une cassation partielle.
Battisti est alors au Mexique. En 1985, le roi Tonton 1° décide de décréter une amnistie informelle pour des ressortissants italiens ( ! ), dite « la doctrine Mitterrand », selon laquelle la France n’extradera pas les activistes ayant rompu avec la violence. Mitterrand aurait pu faire voter une loi, mais il en reste à une doctrine, c’est-à-dire du vent, mais du vent tellement romantique... Et la sauce parait assez attrayante pour que Cesare Battisti quitte l'austère Mexique pour un Paris plus sympathique, alors que son procès en appel se tient en Italie. Irresponsabilité totale.
La doctrine Mitterrand ne survit pas à Mitterrand, d’autant plus que ses fondements sont malmenés par la CEDH (depuis l’arrêt Krombach, 13 février 2001, n° 29731/96). En 2004, Battisti est arrêté, et un vaste réseau de soutien s’organise. Toute la Gauche molle vient faire la belle : en tête, Guy Bedos, Georges Moustaki, François Hollande, BHL, l’Abbé Pierre, Delanoë… Le 2 mars 2004, le Conseil de Paris vote une motion de soutien, c’est-à-dire en réalité un bras d’honneur à la Cour de cassation italienne : l’hallu !
Le 3 mars, Battisti est remis en liberté, sous contrôle judiciaire. Le 30 juin, la cour d’appel de Paris rend un arrêt favorable à son extradition, et le 21 août, Battisti reprend la fuite. Le 13 octobre 2004, la Cour de cassation confirme l’arrêt de la Cour d’appel. Le premier ministre signe le décret d’extradition, décret confirmé par le Conseil d’Etat, le 18 mars 2005.
La CEDH, saisie par Battisti, rejette le recours le 19 mars 2007. Pour la Cour, Battisti avait « renoncé d'une manière non équivoque à son droit de comparaître personnellement et d'être jugé en sa présence » et « alors qu’il avait délibérément choisi de rester en situation de fuite après son évasion en 1981, il était effectivement assisté de plusieurs avocats, spécialement désignés par lui durant la procédure ». Mais ici, nous savons tous que la CEDH est un pivot du grand capitalisme.
Ce même mois de mars 2007, Battisti est arrêté au Brésil. L’Italie demande l’extradition et s’engage à remplacer la perpétuité par une peine de trente ans, la limite pour que le Brésil extrade.
En novembre 2009, la Cour Suprême de Brasilia autorise, par cinq voix contre quatre, l'extradition de Battisti. Il revient à Lula de décider de l'exécution de cette décision, et le dernier jour de son mandat, Lula dit non. Motif ? La vie de l’ancien membre des Prolétaires Armés pour le Communisme (PAC) « serait en danger ». Il y a « des raisons fondées de supposer que la personne réclamée subira des actes de persécution et de discrimination ». La procédure va sa poursuivre, la Cour suprême va vérifier si ce motif est établi, et conforme au traité d'extradition entre l’Italie et le Brésil.
Voilà.
Alors, étant donné ce que je lis ces jours-ci, je me dois de mettre quelques points sur les i.
Rien ne peut justifier la lutte armée dans une démocratie. Rien, aucune injustice, et aucune manipulation. Il y avait alors un activisme d’extrême-droite, peu tracassé par les pouvoirs publics ? Oui, et en quoi est-ce que ça pouvait justifier le recours aux armes contre des civils ? Qu’on ne me saoule pas : depuis 1945, l’Italie est une démocratie. La justice italienne mérite plus que le respect, elle qui s’est confrontée à la mafia et au terrorisme armé, sans s’écarter des principes sacrés de notre droit européen des libertés.
Il y a eu à l’époque un terrorisme qui a proliféré car il s’attaquait à des pouvoirs démocratiques : Armée Rouge en Allemagne, Action Directe en France, Brigades Rouges en Italie, avec la succursale des Prolétaires Armés pour le Communisme. Ce sont des groupes criminels dont il n’y a rien à tirer. Rien. Leur réussite reposait sur leur lâcheté : profiter des libertés garanties dans une démocratie pour commettre les crimes fondés sur leurs seuls désirs de puissance. Et grâce à ces dangereux abrutis, nous avons commencé à hériter de toutes sortes de lois répressives qui maintenant nous polluent l’air et la pensée.
Nous avons tous connus la même époque, et le même sentiment d’injustice. On ne va tout de même pas de faire des héros de ceux qui étaient les plus crétins et s’imposaient en tirant à la mitraillette sur des civils. Qu’ils se la ferment, et qu’ils se fassent oublier.

01:24 Publié dans droits de l'homme | Lien permanent | Commentaires (140) | Envoyer cette note | Tags : italie, terrorisme, brésil, crime
02.01.2011
Lula, notre ami
J’admire Lula. Quel figure, et quel talent dans un monde politique ressemble tant à un marécage. Et hier, un magnifique passage de témoin avec Dilma Rousseff.
Dans une interview à L’Express, il y a deux ans, Lula expliquait : « Dès ma prise de fonctions, c'était clair dans mon esprit: si j'échoue, me disais-je, ce sera non pas l'échec personnel de Lula, mais celui d'une idée. Quelle idée? Celle selon laquelle les travailleurs brésiliens, c'est-à-dire la majorité des habitants de ce pays, ont le droit d'élire l'un des leurs à la présidence. Bref, je n'ai pas le droit à l'échec. Car que dira-t-on si j'échoue? Il ne sait pas gouverner, il n'est pas au niveau, il ne sait pas y faire. »
Pari gagné, mon pote ! Tu as gagné avec tous les travailleurs brésiliens, et avec tant d’autres. Un Brésil tellement Brésil, qui se pense en tant que Brésil, qui chaque jour invente son modèle.
Dans cette même interview, Lula parlait de sa mère : « En 1953, lorsqu'elle a découvert que mon père avait un second foyer, elle est allée le trouver, un matin, pour lui annoncer qu'elle s'en allait. Elle était analphabète. Elle avait huit enfants. Et pourtant elle l'a fait. Elle disait toujours: Un être humain ne doit jamais perdre le droit de marcher la tête haute. » Et de poursuivre : « Nous, ses enfants, nous sommes mis au travail. L'un travaillait dans un puits à charbon, un autre vendait des sardines, un troisième était barman. Moi, j'avais 7 ans. Avec mon frère Chico, on vendait des oranges et des cacahuètes dans la rue. Voilà comment j'ai appris l'importance de la famille, qui est d'ailleurs au cœur de ma politique. Ma mère avait un autre credo, qui tient en une phrase : « Traite toujours les gens avec respect, disait-elle, car c'est seulement ainsi que tu seras respecté. » Voila ce qu'elle m'a transmis. Pour le reste, tout a été conquête. Car je n'ai absolument jamais rien reçu gratuitement, jamais. »
La famille au cœur de sa politique. L’une des grands coups de feu de Lula a été sa politique Bolsa Familia, avec une aide directe et massive aux 11 millions de familles les plus démunies. « Depuis les années 1950, les économistes les plus brillants du Brésil nous ont expliqué qu'il fallait générer de la croissance pour redistribuer de la richesse. D'abord, on va faire un gâteau, disaient-ils, puis, quand il sera prêt, on distribuera des parts... Moi, je ne suis pas économiste, mais je pense qu'il n'est pas nécessaire d'attendre que le gâteau soit cuit. Car, si l'on donne un peu d'argent à des gens qui n'ont rien, ils vont acheter non pas des voitures et des écrans plats fabriqués à l'étranger, mais ce dont ils ont vraiment besoin: des haricots, du riz, du lait, de la farine, des chaussettes, des chaussures. »
Bolsa Familia a boosté les communes rurales du Brésil, avec beaucoup d’effets induits sur la santé, le développement économique, la scolarisation, le tout accompagné dans un effort d’ensemble avec le développement de structures collectives et du réseau électrique. Mais, Lula a vu grand. C’est toute l’économie de Brésil qui a décollé, installant le pays sur de prodigieux taux de croissance, et les ingénieurs made in Brasil partent à la conquête du monde. Avec le Brésil, l’Amérique du Sud organise son développement sans se préoccuper des aigreurs et des envies US, et elle tisse une nouvelle diplomatie avec les grandes économies émergentes.
Comme bouquet final, le Brésil a reconnu la Palestine comme Etat, et le 31 décembre, Lula était à coté de Mahmoud Abbas pour poser la première pierre de l’Ambassade de Palestine.
Lula, notre ami.

23:31 Publié dans Politique dans les pays étrangers | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : brésil, politique
19.12.2010
Brésil: Un laboratoire de raffinage de cocaïne dans une prison
Toujours plus : le raffinage de cocaïne à l’intérieur d'une prison, au Brésil, pour alimenter les détenus ! La police a aussitôt fermé ce petit commerce.
L’histoire se passe à la prison de Caceres, à 250 km de Cuiabá, la capitale de l'Etat amazonien du Mato Grosso. Ce mercredi, les flics engagent une vase mission d’inspection, et trouvent vite ce qu’ils cherchaient : un labo pour raffiner la cocaïne, planqué derrière de faux murs. Ils ont saisi un kilo de pâte base de cocaïne, 27 téléphones portables et 20 flacons de produits tels l'acétone, l'éther ou la xylocaïne, produits permettant de raffiner la pâte base pour la transformer en cocaïne.
Le lieutenant colonel Jadir Metelo de la police militaire, responsable de la perquisition, a expliqué au quotidien O Globo que les trafiquants « préparaient la drogue pour la commercialiser dans la prison ».
Le directeur de la prison est resté en prison. Mais plus en qualité de directeur...
- Allo, chérie, ce soir je dois rester à la prison
- Ah bon, tu es retenu à la prison…
- Euh, non, j’y suis détenu !
00:38 Publié dans faits divers | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : brésil, prison, drogue
11.04.2010
Les jap's attaquent la salsa
Malheur de moi qui ne connaissais pas l’Orquestra Del Luz, la flamboyante salsa du japon. France O passait ce soir un concert fantastique.
Ma voisine Mademoiselle Internet me donne quelques bribes. C’est déjà bien, mais le concert de ce soir était encore dix fois au dessus. Les programmes de France O sont illisibles. Le samedi soir, on y trouve ce qu’il se fait de mieux, et souvent les programmes repassent. Viva la Salsa Caliente del Japon
http://www.youtube.com/watch?v=0qGGbAmIYz8&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=ekC7jnKR_7g
http://www.youtube.com/watch?v=vVOBv9eBF8Q&feature=re...
http://www.youtube.com/watch?v=QWK2ljHHvVg&feature=re...
http://www.youtube.com/watch?v=dvF5amY3Wc4&feature=re...
http://www.youtube.com/watch?v=hltBN-U1MY0&feature=re...
http://www.youtube.com/watch?v=WOa6xgN-XhM
http://www.youtube.com/watch?v=bq5sw4ZR8_Y&feature=re...
Avec Tito Puente
http://www.youtube.com/watch?v=qD5XTJDiL1U&feature=re...
Et Nora, l’incroyable chanteuse qui nous dit « Aligato ». Aligato à toi, Nora, et tu reviens quand tu veux :)

01:11 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : brésil, japon










